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Live Report   

DARK TRANQUILLITY AU NINKASI KAO DE LYON



Artistes : Dark TranquillityPoisonblackFear My Thoughts
Ville : Lyon (France)
Lieu : Ninkasi Kao
Date : 29-10-2008
Public : 470 personnes


L’écran géant des Dark Tranquillity !

Fear My Thoughts est un groupe qui commence à faire parler de lui. Le combo est allemand et pratique un metal moderne. Certains évoqueront le metalcore, d’autre le death mélodique…bref à vous de juger ! Ayant la chance d’assister aux balances, nous découvrons avec plaisir un groupe qui dépote sévère officiant effectivement dans une veine moderne. Nous avons le droit à quelques riffs à la At The Gates et à la répétition d’une chanson rock/metal avec un chant parfait qui ressemble sans conteste à celui de James Hetfield ! Tout ça promet pour la suite…


Martin Fischer en action !

Mais quand les Allemands montent sur scène, c’est une semi déception. Pourtant, le son est bon et le groupe en place. Mais le combo est en effet étonnamment moins bon que pendant les balances ! Leur style oscille effectivement entre un death mélodique et un metalcore bien fait, mais les compos s’enchaînent sans vraiment marquer. Souvent, la batterie se cale en contre temps des guitares et l’effet n’est pas vraiment génial. Au contraire. Quand bien même, le public suit. Les Fear My Thoughts sont énergiques et le chanteur remercie la foule à plusieurs reprises pour l’accueil.


Prestation moyenne des Fear My Thoughts

Le dernier morceau « Bound and Weakened », plus calme et plus rock, dégage une identité personnelle qui vaut l’écoute. Le titre est d’ailleurs en écoute sur le MySpace du combo. Espérons que le groupe suive cette voie sinon il risque d’être noyé dans le flot des combos de « Core ». Ce qui serait dommage au vu des capacités musicales des Allemands. Au bout de 30 minutes, le groupe laisse la place aux finlandais gothiques de Poisonblack.


Le charismatique Ville Laihiala ?!

Poisonblack avait toutes les armes en main pour donner ce qu’on appelle communément un « putain de concert ». Ce rejeton de Sentenced, sans être orgasmiquement original, propose un arsenal chargé de gros riffs et de refrains mélodiques accrocheurs. Au final, le groupe a tiré à blanc (A.BLANC! HAHAHAHA!). En ce mercredi 29 octobre 2008, il n’y avait rien pour extirper le quintet d’une fadeur boueuse. Même l’arrivée sur scène fait soupirer. Mais pffff quoi! Il faut dire que le coup de l’entrée sur fond de clavier, le bras levé et la tête religieusement baissée, on nous l’a déjà fait… D’autant plus que le pseudo effet de surprise est quelque peu émoussé par la présence du groupe aux balances trois minutes plus tôt…

Sur le show en lui-même, tout d’abord, Ville Laihiala ne convainc pas. On était en droit de s’attendre à plus de charisme et de classe de la part de l’ancien frontman d’un groupe aussi emblématique qu’était Sentenced. Cela nous aurait permis de lui pardonner sa prestation vocale limitée. Mention spéciale, cependant, à son jeu de guitare net et sans bavures. Les autres musiciens font efficacement mais timidement leur travail. Le groupe peine à transmettre l’énergie de morceaux pourtant incisifs. On fait face à un manque d’attaque et de pêche qui, de ce fait, réduit l’impact et la dynamique des riffs de Poisonblack.


Janne Markus live au Ninkasi !

Cela dit, la déception est en majeure partie due à la setlist. En effet, elle se concentre essentiellement sur les titres du dernier album. Titres qui, malheureusement, se ressemblent tous. Plus de diversité et plus de titres des anciens albums auraient changé la donne. En fin de concert, Poisonblack se décide (enfin) à varier son propos avec un (seul) représentant de l’excellent et imprononçable Escapexstacy. Le concert s’achève sur un « Rush (Lust Stained Despair) » efficace, puis par une reprise de Sentenced.

Une prestation en décalage total avec le potentiel du quintet. Surtout avec le concert de Dark Tranquillity qui va suivre…


Mikael Stanne : l’homme de la soirée !

A quelques minutes du début de la messe, un parterre de fidèles se rassemble comme un seul homme devant l’autel. Un moment de recueillement qui embaume l’air du parfum enivrant de l’expectation. Ce soir le public est là pour communier avec son idole.


Martin Henriksson : le guitariste aux dreads blondes

En effet, cette soirée mettra en exergue le rôle, et même la responsabilité, de l’assistance dans la qualité d’un concert. Ce soir, la scène sera la salle tout entière, le public un membre à part du show. Dès l’arrivée des musiciens sur les planches, la connexion s’établit, les premières émotions se diffusent dans le réseau. Un courant à haute tension transite d’un bout à l’autre du Ninkasi Kao. Ca y est, la machine est lancée. Comme dans un moteur à explosion, les déflagrations du public entraînent l’artiste à se surpasser, à lui ensuite de relancer le piston. Face à un tel accueil, le visage de Mikael Stanne se fend immédiatement d’un sourire presque aussi béat qu’incrédule.

Il est des moments rares d’osmose, ce concert en était un.


Mikael en gros plan !

La venue en ville des « sombres paisibles » n’étant espacée que de quelques semaines avec celle de leurs frangins enflammés, la comparaison pend au bout de toutes les langues. Seulement, l’évidence est là, Dark Tranquillity est incontestablement resté dans la cour des maîtres. Ces musiciens sont de ceux qui se suffisent à leur talent. Ici, pas de guirlandes disco, juste un écran projetant des animations artistiques et qui permettent d’appuyer les propos crachés par Mikael Stanne. La formation donne tout ce qu’elle a dans le ventre et particulièrement le classieux frontman. Ce dernier n’hésite pas à s’accroupir au niveau des premiers rangs pour mieux capter les regards. Là où un déluge de slammers aurait tôt fait de rameuter le service de sécurité, c’est Stanne lui-même qui leur tend la main pour mieux les accueillir, littéralement à bras ouverts, tel un père fier de retrouver son fiston.

C’est au sommet des piliers du genre que l’extase atteint le paroxysme : « Wonders At Your Feet », « Final Resistance », « Therein » et surtout un « Punish My Heaven » anthologique précédé par l’intro de « Yesterworld » (un titre tiré de leur seconde démo A Moonclad Reflection). Justement, le groupe a gâté ses fans les plus fervents avec de nombreuses vieilleries, parmi lesquelles « Edenspring », « Lethe » ou « Dreamlore Degenerate ». Tant mieux, car non seulement ces titres possèdent toujours la verve du premier jour, mais aussi se marient à merveille au répertoire des derniers albums. Un autre bon moment est attribué au titre « The Mundane And The Magic » pendant lequel Stanne vient quémander de l’aide auprès de la gent féminine. Le souci d’authenticité qui a probablement poussé le groupe à ne pas utiliser de sample pour le chant féminin est tout à son honneur. Même si les interprétations des demoiselles dans la fosse ne sont pas très probantes, voire peu audibles, la démarche quant à elle est assurément fun. Puis, au final, sans artifice, le titre perd en mièvrerie ce qu’il gagne en efficacité.


Merci à Dark Tranquillity pour cette soirée magique !

Dark Tranquillity a fait le choix de supprimer la tradition du rappel, nous explique Stanne, en rallongeant simplement son set. Ainsi la flamme n’aura pas eu le temps de s’essouffler une seule seconde.

Lorsque « Fiction » et réalité se mêlent, à coup sûr la magie opère…

Setlist Dark Tranquillity :

The Treason Wall
The New Build
Focust Shift
The Lesser Faith
Wonders At Your Feet
Lost To Apathy
Inside The Particle Storm
Nothing To No One
Edenspring
Lethe
Dreamlore Degenerate
Misery’s Crown
Therein
Yesterworld (intro)
Punish My Heaven
The Mundane And The Magic
Final Resistance
Terminus (Where Death Is Most Alive)




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