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Nouvelles Du Front   

Dave Lombardo : une vie à vivre sans attendre


Quand Dave Lombardo avait quitté Slayer dans les années 90, le groupe était alors devenu l’une des formations majeures de l’époque et donc le batteur, ayant acquis un statut de référence de l’art percussif métallique, ne pouvait pas rester inactif bien longtemps. Il n’allait pas devoir passer de longues nuits à côté du téléphone à attendre qu’on l’appelle pour qu’on propose une place au patron de la double grosse caisse et à son jeu puissant, varié et néanmoins rigoureux dans un groupe en mal de cogneur. Et pourtant quand il refit surface, ce ne fut pas pour compenser un vide dans une formation pré-existante, mais pour s’envoler de ses propres ailes, avec son propre groupe, Grip Inc. – après avoir participé au projet Voodoocult au côté du guitariste polonais Waldemar Sorychta – avec lequel il sortit quatre album de 1995 à 2004.

Finalement, en 2001, le coup de fil arriva : Slayer avait de nouveau besoin de lui. Ce qui fila forcément un gros coup de frein à Grip Inc. qui mit donc cinq ans à sortir son dernier opus, loin du rythme biannuel qu’il avait pris jusque 1999. 1999 étant aussi l’année où il a intégré le projet Fantômas de Mike Patton. Lombardo se retrouvait alors avec trois groupes – sans parler de ses participations à des albums de l’artiste jazz John Zorn ou à ceux d’Apocalyptica. Pas peu occupé le Dave. Puis les années passèrent. En 2005 sortit le dernier opus studio en date de Fantômas, en 2006, il enregistrait son premier album de Slayer en quinze ans, Christ Illusion, qui le réinstallait définitivement dans l’histoire du groupe. Mais voici 2008 et le décès du chanteur Gus Chamber, qui flinguait tout espoir de suite à l’histoire Grip Inc.

Conséquence aussi de cela, le batteur, qui commençait à multiplier les expériences musicales se retrouvait à ne jouer (au moins en public) plus que du Slayer. Et il devait donc lui manquer de quoi exprimer tout ce qu’il pouvait garder pour lui. Et c’est probablement ainsi qu’est né Philm, son actuel side-project, en 2012 (dont le premier album est sorti l’an dernier chez le copain Patton justement, sur le label Ipecac Recordings), déroulant une musique toujours heavy mais surtout plus expérimentale. Idéal pour se changer du train-train des « AC/DC du thrash ».

Enfin, « side-project »… Comme dirait mon opticien, « ça, c’était avant », car depuis qu’il a été « mis de côté » par Kerry King & co. (enfin, surtout King à force), Dave Lombardo, même s’il espère toujours reposer ses fesses sur le tabouret où il a imprimé sa marque, ne semble pas plus que ça se soucier d’y retourner. Interviewé par le site grec Rock Overdose, il avoue ne pas savoir comment les choses vont évoluer et qu’il se contente d’attendre de voir les choses venir. Même si cela doit prendre encore dix ans ? Pourquoi pas car, il l’affirme : Philm est désormais son groupe principal, plus un simple projet. Et donc, comme il y a vingt ans, il n’a plus besoin d’attendre de coup de fil de Slayer et peut développer son art et ses propres projets (d’ailleurs Philm part ce mois-ci pour une tournée européenne qui l’emmènera par la Grèce, l’Italie ou la Suisse).

Et peut aussi relancer Grip Inc. ! Comment ?! Sans la voix de Gus Chamber ?! Oui, car, comme le dit encore Lombardo à Rock Overdose, lui et Waldemar Sorychta ont envie de raviver la flamme de ce groupe et peut-être sortir un nouvel album. Un disque qui sera certainement encore produit par Sorychta lui-même, qui n’a pas perdu la main depuis Incorporated (2004) puisqu’on l’a trouvé à la production du dernier Sodom (In War And Pieces, 2010) ainsi que d’albums de Samael, Lacuna Coil ou Moonspell ces dernières années. Mais, ce qui est certain, c’est qu’il y aura déjà une tournée, avec, sur les planches, au devant d’eux, le chanteur Casey Chaos du groupe punk/hardcore new-yorkais Amen,au C.V. guère moins impressionnant que celui de ses deux nouveaux camarades, comparé un jour par le magazine Kerrang à un « Iggy Pop coincé dans le corps de Glenn Danzing ».

Casey Chaos à l’œuvre.

On n’a donc pas fini d’entendre Lombardo taper des rythmes de thrash bien musclés. Mais Slayer dans tout ça ? Eh bien, qu’ils continuent ce qu’il sont en train de faire, mais il est peu probable qu’on continue d’associer ces deux noms dans un même paragraphe dans les prochains mois, voire dans les prochaines années.



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  • pppiiiiiiiiiiierrree dit :

    bien ecrit comme article!
    ça met bien l’eau a la bouche d’entendre la resurrection des groupes a ce bon dave

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