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Chronique   

De La Tierra – De La Tierra


Quatre éminents représentants de la scène metal, rock, ska d’Amérique centrale et du sud qui se réunissent pour former un super-groupe hispanophile : voici venu De La Tierra, né de la réunion d’Andreas Kisser (Sepultura), Alex Gonzalez (Mana), Flavio Cianciarulo (Los Fabulosos Cadillacs) et Andreas Gimenez (A.N.I.M.A.L.) qui ont décidé lors d’une réunion à Buenos Aires d’unir leur amour commun du metal sous la bannière linguistique de l’espagnol, plus que du portugais bien que Kisser soit brésilien, car l’espagnol est la langue la plus parlée du continent sud-américain.

Du latin metal en espagnol ? De quoi donner envie, car l’offre dans ce domaine n’est pas très fournie. Et pourtant, on y verra malheureusement là l’un des uniques attraits du premier album de cette union pourtant originale sur le papier. Outre une façon habile de mener des compositions efficaces et des refrains accrocheurs (« Somos Uno », « Rostros »), l’album tourne vite en rond avec une impression de redondance des riffs et des plans rythmiques. C’est quelque part une forme de gâchis car au vu de la variété des horizons d’où viennent les membres, on aurait pu s’attendre à une démarche plus ouverte et diversifiée, mettant en avant d’autres influences que les clichés heavy, thrash et metal qui ponctuent l’album : « Detonar », par exemple, « détonne » surtout par une impression de déjà entendu et réentendu avec son couplet-refrain d’une naïveté surprenante.

Il y a, mis en évidence à travers les treize titres, un sens certain de la mélodie parfois très à propos comme sur « Maldita Historia ». Mais également un chant maîtrisé avec le lyrisme de la langue espagnole collant comme un gant au style, et une volonté sincère de faire des riffs et des plans efficaces qui ressort à d’autres occasions, avec évidemment une petite touche de l’univers Sepultura (« Chaman De Manaus ») mais aussi une basse évoquant à quelques occasions Primus (« San Asesino », « Reducidores De Cabezas »)… Mais l’ensemble trop inégal et des morceaux à l’apport plus que dispensable (« Corran ») au fur et à mesure que l’on approche de la fin de l’album donnent à l’ensemble un goût de bâclé et d’inachevé. Venant d’un groupe latino qui débute, les intentions auraient certainement été analysées différemment, mais avec les années de scène et d’enregistrement que comptent les quatre protagonistes de ce super-groupe, on aurait vraiment pu s’attendre à un travail plus riche et original.

Ci-dessous le clip de « Maldita Historia » :

Album De la Tierra, sorti le 14 janvier 2014 chez Roadrunner Records



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