Artistes : Deep Purple – CafĂ© Bertrand
Ville : Vienne (France)
Lieu : Théâtre Antique
Date : 24-07-2008
Public : 3 500 personnes environ

Deep Purple : un groupe culte.
Un événement rare, Deep Purple, le monstre sacré du Hard, se produisait ce soir au théâtre antique de Vienne. Lieu mondialement reconnu pour son festival de jazz, accueillant chaque année les plus grandes figures du style. Cinq jours plus tôt le groupe clôturait le festival de Montreux. Même si dans la cité romaine le contexte n’est pas tout à fait le même, on se dit que décidément, l’histoire du Deep reste invariablement lié au Jazz.
Il y a des signes qui ne trompent pas. Alors que le public investit les lieux, un soleil de velours inonde encore les marches en pierres de l’amphithéâtre, une brise coquine vient nous caresser la peau et le thermostat se règle en mode « bien ĂŞtre ». Un climat orchestrĂ© au millimètre, associĂ© Ă un cadre qui ne manque pas de cachet, tout ceci fleure bon la soirĂ©e mĂ©morable.

CafĂ© Bertrand en guise d’apĂ©ritif.
C’est le groupe CafĂ© Bertrand (mais oĂą ont-il Ă©tĂ© chercher ce nom?) qui ouvre les hostilitĂ©s. On peut au passage fĂ©liciter Deep Purple de donner sa chance Ă des groupes français. CafĂ© Bertrand assène un Rock’n’Roll indĂ©niablement influencĂ© par la musique de Noir DĂ©sir. MĂŞme si leurs compositions n’ont pas l’accroche de ce dernier, on retiendra une prĂ©sence scĂ©nique exemplaire, avec un chanteur survoltĂ© et bavard, malgrĂ© des sous entendus quelque peu dĂ©placĂ©s sur le relatif manque d’enthousiasme du public. Quand on connaĂ®t le menu, on s’Ă©conomise sur l’apĂ©ritif.

Ian Gillian, chanteur du Purple.
Après une sympathique sĂ©ance de « qui se reconnaĂ®tra » sur les Ă©crans gĂ©ants, le show tant attendu commence. Deep Purple fait une entrĂ©e en scène fracassante sur un enchaĂ®nement « Fireball »/ »Into The Fire » survoltĂ© qui ne manque pas d’incendier l’amphithéâtre. C’est avec un enthousiasme non dissimulĂ© que l’assistance se met Ă danser sur le groove de la paire Glover/Paice. On dĂ©plorera simplement un Ian Gillian un peu faible vocalement qui nĂ©anmoins retrouvera toute sa superbe après quelques titres d’échauffement.

Le guitariste Steve Morse (au 1er plan)
Mais l’homme de la soirĂ©e sera indĂ©niablement Steve Morse. Celui lĂ mĂŞme qui en 1996, grâce au monument « Purpendicular » a fait renaĂ®tre le ph?nix de ses cendres. Le blondinet modernise et transcende la musique du Pourpre Profond, l’amène Ă des hauteurs inatteignables. En tĂ©moigne un « Perfect Stranger » faisant trembler les pavĂ©s. Ce titre datant de 1984 est devenu un classique incontournable depuis que le maĂ®tre Morse se l’est appropriĂ© et en a fait son terrain de jeu. Et que dire de l’ultra heavy « The Battle Rages On » ? Tout simplement Ă©crasant.

Let’s (Hard) Rock !
Parmi les moments forts on relèvera le solo de guitare de Morse suintant le feeling par tous les pores de sa Musicman, prĂ©cĂ©dant un « Sometimes I Feel Like Screeming » de toute beautĂ© et suivi par les instrumentaux « Wring That Neck » / « The Well Dressed Guitar » aux allures de feu d’artifice. Rare sont les groupes capables de soulever les foules dans le contexte instrumental et pourtant, ici, Deep Purple leur Ă permis d’atteindre le nirvana. On notera Ă©galement un « Space Truckin » fĂ©dĂ©rateur, le solo de clavier de Don Airey enchaĂ®nant les thèmes classiques les plus connus (dont la comptine « Alouette » chantĂ©e en ch?ur par la foule !), un « Highway Star » prĂ©cĂ©dĂ© d’un Jam bass/batterie groooooovy, un « Smoke On The Water » convenu et une triplette de rappel orgasmique : « Speed King » affublĂ© d’un jam endiablĂ© ainsi qu’un clin d’?il au Rock’n’Roll des annĂ©es 50, « Hush » chantĂ© Ă tue tĂŞte par un public en transe et « Black Night » qui finit d’achever les derniers survivants.

Ian Gillian et Steve Morse.
Ce soir Deep Purple à fait preuve d’une osmose incomparable (jeux scéniques entre musiciens, duels chant/guitare, clavier/guitare, basse/batterie, etc.) et d’une joie de vivre communicative : rien ne semblait pouvoir perturber le sourire d’un Steve Morse prenant littéralement son pied.
L’évidence est faite, le temps du mĂ©nestrel est bel est bien rĂ©volu, car aujourd’hui Deep Purple C’EST Steve Morse. Un style unique, inimitable, foncièrement hard et une banane… une banane qui donne la patate !
Comme dirait Mister Gillian : superbe !

Grand concert du Purple !
Setlist :
Fireball
Into The Fire
Strange Kind Of Woman
Rapture Of The Deep
Mary Long
Kiss Tomorrow Goodbye
Contact Lost / Steve Morse solo
Sometimes I Feel Like Screaming
Wring That Neck
The Well-Dressed Guitar
The Battle Rages On
Don Airey solo
Perfect Strangers
Space Truckin’
Drum & Bass jam / Highway Star
The Aviator (intro) / Smoke On The Water
Rappels :
Speed King (incl. jam & Rock’n'Roll medley)
Hush
Black night




















































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