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Live Report   

DELAIN A LA SCENE BASTILLE DE PARIS


Artistes : DelainWhyzdom
Lieu : Paris
Salle : La Scène Bastille
Date : 29-04-2009
Public : 350 personnes (sold-out)

Triste constat : les fans de metal symphonique sont tous gravement cabossés de la cafetière. Car pour commencer à faire la queue devant la Scène Bastille à 10 heures du matin, il faut être complètement siphonné ou n’avoir jamais mis les pieds dans cette salle. Ou les deux.

Toujours est-il que les fans inconditionnels et les membres du très actif fan-club français de Delain s’étaient donné rendez-vous à quelques pas de la Bastille à une heure ridiculement matinale dans l’espoir de passer le concert le plus près possible de la scène. Une attente bien inutile lorsque l’on connaît la configuration (minimaliste) de la salle, qui ne peut accueillir en tout et pour tout que 350 personnes. Que voulez-vous, le sympho, c’est une histoire d’abnégation.

Le metal symphonique français, vous connaissez ? A priori, cette appellation sonne comme un exemple parfait d’antithèse… jusqu’à ce que l’on jette une oreille à Whyzdom. Grand vainqueur du dernier concours organisé par le festival belge Metal Female Voices, Whyzdom, c’est LE futur grand nom de la scène symphonique. Il faut dire qu’avec une orchestration aussi bien rodée, des ch?urs aussi grandioses et une chanteuse aussi douée, le groupe a mis toutes les chances de son côté.


Telya : future star !

Whyzdom n’a que quatre chansons pour convaincre, mais à en juger par l’ovation que lui réserve le public parisien, c’est plus que suffisant. Les titres « Daughter Of The Night » et « The Witness » sont rien moins que des tubes en puissance, et la voix surprenante de Telya Melane s’accorde à merveille aux grunts de son comparse Vynce Leff. Pour un groupe « débutant », le niveau de composition et le professionnalisme des musiciens sont impressionnants. Une excellente performance, et un groupe à suivre de très, très près.


Charlotte sur scène !

Après une longue pause destinée à vider le stand de merchandising des derniers EP de Whyzdom, les deux écrans visant à égayer la scène de Delain sont finalement allumés, l’intro retentit, et le groupe fait son entrée. La première chose que l’on remarque, c’est la tenue vraiment transparente de la jolie Charlotte (si si, même quand on est une fille). La deuxième, c’est la bonne humeur contagieuse de tous les membres du groupe.

Du guitariste Ronald Landa, haranguant la foule debout sur les enceintes, à Martijn Westerholt, caché dans l’ombre derrière ses claviers, en passant par la douce Charlotte, le groupe prend un pied manifeste et semble particulièrement heureux de boucler sa tournée à Paris. La set-list fait évidemment la part belle au dernier album du combo, April Rain, sorti à peine un mois plus tôt, mais les chansons les mieux accueillies restent les « classiques » de leur premier opus : « The Gathering » atomise toujours autant le public, tandis que « Frozen » et « Pristine » arracheraient presque des larmes aux fans massés devant de la scène.

Car c’est probablement ce qu’il y a de plus incroyable ce soir : la réaction du public. Quelques heures avant le concert, Charlotte nous confiait que le public français en général (et parisien en particulier) était « complètement fou, mais dans le bon sens du terme ». On ne peut que tomber d’accord sur la notion de folie ! Hurlements, déclarations d’amour, interminables scansions du nom du groupe, chants d’encouragement à rendre jalouse n’importe quelle équipe de foot… La foule est déchaînée, le groupe est ravi, et Charlotte doit batailler ferme pour en placer une. Pour un peu, on se croirait à un concert pop.


Bon concert des Delain !

Pendant que les écrans disposés de chaque côté de la scène diffusent le logo et les différentes vidéos du groupe (dont le clip de « April Rain »), les ballades sucrées alternent avec les riffs plus heavy, « On The Other Side » étant ainsi suivie par le très sympathique « Control The Storm ». Interprétée à l’origine avec Marco Hietala, chanteur et bassiste de Nightwish, cette chanson est ici magnifiquement chantée en solo par une Charlotte au top de sa forme. A tel point, d’ailleurs, que l’on finit par se demander si la jeune dame est capable de chanter autrement que parfaitement. Car en plus d’être d’une pureté et d’une clarté exceptionnelles, la voix de Charlotte a ceci d’exaspérant qu’elle est toujours remarquablement juste. Toutes les chanteuses de metal symphonique néerlandaises rousses ne peuvent pas en dire autant…

Après un set relativement long, le groupe se retire, laissant le public hystérique s’égosiller et réclamer une autre chanson. Un v?u exaucé au bout de quelques minutes, puisque la foule aura même droit à « Lost », chanson apparemment réclamée par écrit par les membres du fan-club. Le temps ensuite pour Charlotte d’annoncer une mini-tournée française de quatre dates à l’automne et puis s’en vont.


Charlotte aux anges !

Le seul point négatif de ce concert aura donc été le délire quelque peu excessif du public ! L’hystérie collective, c’est mignon cinq minutes, mais après une heure trente de show, c’est too much…! Le groupe, lui, aura démontré une fois de plus son aisance sur scène et la qualité de ses compositions. Car oui, on peut faire de la bonne musique même quand on évolue en symphonique !

Set-list :

Invidia
Stay forever
Sever
April Rain
Go Away
The Gathering
A Day For Ghosts
On The Other Side
Control The Storm
Frozen
Sleepwalkers Dream
Virtue And Vice
Nothing Left

Rappels :

Silhouette Of A Dancer
Lost
Pristine



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