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Interview   

Delain : l’art de la juste mesure


Après avoir sorti We Are The Others en 2012, Delain revient deux ans plus tard avec un nouvel album, The Human Contradiction, qui vient de voir le jour chez Napalm Records. Même s’il est plus sombre que son prédécesseur – « Je crois qu’au niveau des textes, il se peut que ce soit l’album le plus sombre que nous ayons fait » confie d’ailleurs la chanteuse Charlotte Wessels dans l’entretien ci-dessous – Delain continue sur ce disque d’appliquer sa recette musicale qui mélange pop, metal, gothique et arrangements orchestraux classieux.

Dans cette interview, la toujours très nature Charlotte Wessels nous parle de la manière dont Delain approche sa musique et de la trilogie littéraire d’Octavia Butler qui a servi d’inspiration pour son nouvel opus. La chanteuse en profite également pour évoquer l’apport de Marco Hietala, le bassiste de Nightwish, qui participe une nouvelle fois à un album du groupe néerlandais en tant qu’invité. Sur un plan plus personnel, Charlotte Wessels revient pour nous sur la période mouvementée que le groupe a traversé lorsqu’il a quitté Roadrunner / Warner ou sur sa participation à la bande-son d’une série télévisée concernant la communauté gay d’Amsterdam.

« Pour être claire, nous nous sommes retrouvés dans une situation où nous étions chez Warner alors que Warner n’avait pas choisi de travailler avec nous et nous n’avions pas choisi de travailler avec eux. »

Radio Metal : La dernière fois que nous avons discuté, vous veniez de quitter Roadrunner et Warner et vous travaillez maintenant avec Napalm Records. Peux-tu nous en dire plus là-dessus et en êtes-vous satisfaits ?

Charlotte Wessels (chant) : Oui, nous en sommes très satisfaits. Je ne sais pas si je t’avais vraiment tout raconté à ce sujet la dernière fois mais toute cette période mouvementée que nous avons traversé quand Roadrunner a été racheté par Warner nous a vraiment frustré. Pour être clair, nous nous sommes retrouvés dans une situation où nous étions chez Warner alors que Warner n’avait pas choisi de travailler avec nous et nous n’avions pas choisi de travailler avec eux puisque nous avions choisi Roadrunner. La situation était vraiment difficile, au final nous sommes allés chez une autre maison de disques pour We Are The Others et ensuite nous avons signé avec Napalm Records et là c’est comme une bouffée d’air frais, c’est un changement très positif et lorsque nous avons sorti Interlude, nous nous sommes tout de suite rendu compte que notre collaboration avec eux était très positive. Donc, oui, c’est un gros changement et nous espérons rester chez Napalm un certain temps, je ne veux plus vivre ce genre de choses.

Le ton de cet album semble plus sombre et plus moderne, particulièrement par rapport à ce à quoi nous sommes habitués de la part d’autres groupes menés par une chanteuse. Est-ce dû à l’évolution de votre musique ou au thème de l’album ?

Je dirai que ça dépend. Concernant la musique, je pense que c’est une réaction naturelle au processus que nous avons enclenché, notamment depuis notre dernier album We Are The Others. Beaucoup de gens extérieurs se sont impliqués dans la musique, parfois c’était génial et sur d’autres aspects c’était un peu frustrant pour nous. Nous avons donc décidé de recommencer à faire les choses nous-mêmes sur ce disque. Nous avons pris les choses en main et personne d’autre n’est intervenu dans le processus d’écriture. Nous avons consacré plus de temps à la production et je crois que cela a été très positif pour nous. Je ne sais pas si c’est à cause de cela mais nous avons remarqué, une fois que nous avions toutes les chansons, qu’effectivement, en général le son est, comme tu l’as dit, assez sombre et retrouve les éléments symphoniques qui étaient présents sur notre premier album. Au niveau des paroles, je ne sais pas si c’est vraiment plus sombre mais il s’y passe beaucoup de choses, je crois que c’est ce qui est naturellement ressorti du fait que nous voulions donner libre cours à notre créativité. Une chose en a amené une autre, je suis vraiment heureuse du résultat et je trouve ça intéressant de voir notre musique prendre ce chemin-là quand nous décidons de laisser faire les choses.

En fait, lorsque j’ai cherché un adjectif qui pourrait décrire l’album, j’ai opté pour « gris » parce que ce n’est pas un album très tragique, ni très léger, il est entre les deux. Peux-tu me dire ce que tu penses de cet adjectif, « gris » ?

Et bien, j’ai lu Cinquante Nuances de Gray (NDLT : le titre Fifty Shades Of Gray en anglais est un jeu de mots entre « grey » – « gris » en français, et « Gray », le nom du personnage principal.), donc lorsque tu parles de « gris », cela m’évoque des choses complètement différentes mais dans tous les cas c’est un terme approprié. En règle générale j’aime la musique sombre mais au niveau des paroles j’aime quand il y a une espèce de lumière au bout du tunnel. Je crois qu’au niveau des textes, il se peut que ce soit l’album le plus sombre que nous ayons fait mais il y a effectivement des chansons très exaltantes aussi, comme « Masquerade », par exemple, qui est un morceau très positif. Ce n’est jamais totalement noir ou blanc et je pense que c’est bien parce qu’il nous faut un peu des deux, de toute façon !

Le titre de l’album fait référence à la trilogie d’Octavia Butler « Lilith’s Brood » qui dépeint un monde post-apocalyptique dans lequel l’humanité à succombé à sa nature auto-destructrice. Penses-tu réellement que c’est ce qui arrivera ?

Je ne pense pas que c’est ce qui arrivera mais je pense que c’est une brillante œuvre de fiction dont l’histoire est inspirée de notre monde actuel. Quand Octavia Butler évoque la contradiction humaine, le fait que nous soyons intelligents et hiérarchisés induit cette hiérarchie dans laquelle nous décrétons que certaines personnes sont meilleures que d’autres, puis nous cherchons une caractéristique au hasard et en faisons le critère sur lequel repose le fait qu’untel soit meilleur qu’un autre. C’est quelque chose de vraiment auto-destructeur et je pense que c’est très réel et très présent dans notre monde. Mais je ne suis pas sûre que ce soit la raison de la fin de l’humanité, nous pourrions être heurtés par une comète et tous disparaître demain. Je ne fais pas dans l’anticipation mais, comme je le disais, elle se sert d’éléments très réalistes et c’est ce que je trouve intéressant. Sur notre album précédent, nous nous sommes focalisés sur cette notion d’altérité qui nous intriguait beaucoup, et la représentation qu’en avaient les gens, et lorsque j’ai lu de quelle manière elle décrivait la contradiction humaine, cela m’a marqué. C’est une façon tellement géniale de décrire cette dynamique, une métaphore superbe. Donc, oui, cela m’a marqué et je savais que cela ressortirait un jour, il y a tellement de chansons sur cet album qui, sous des angles différents, jouent avec cette notion d’altérité ; que ce soit vis-à-vis des autres êtres humains ou comment nous nous situons vis-à-vis des autres espèces. Il y a tellement de chansons qui se rapportent à cela que j’ai trouvé que The Human Contradiction (NDLT : la contradiction humaine) était un bon titre pour l’album. Ce n’est pas réellement un concept album mais il y a sans aucun doute un fil rouge tout au long du disque. La chanson qui sera notre premier single, « Stardust » est directement inspirée de la trilogie, donc cela transparaît de différentes façons.

Es-tu une fan de science-fiction ?

Non, pas du tout ! Ce n’est pas que cela me déplaît mais je n’ai jamais été particulièrement fan de science-fiction et en fait c’est un des premiers livres de science-fiction que j’ai lu et aimé et c’est immédiatement devenu l’un des mes livres préférés. Je le recommande d’ailleurs à beaucoup de gens, y compris à ceux qui n’aiment pas la science-fiction parce que je m’y suis plongée sans être fan de science-fiction et au final j’ai adoré. C’est principalement parce que c’était une auteure très sophistiquée et très brillante qui travaillait vraiment sur les caractéristiques du genre humain et avait une superbe manière de mettre cela par écrit. En fait j’ai dû lire le premier livre dans le cadre de mes cours en Études de Genre (NDLT : « Gender Studies » discipline qui consiste à étudier le rôles des hommes et des femmes dans l’histoire, la littérature ou les sciences selon leur sexe.) et j’ai fini les deux suivants peu après, ce sont d’excellents livres.

On retrouve sur ce disque, le côté symphonique de votre premier album, est-ce parce que cet aspect-là de votre musique vous manquait ou que vous avez été pris d’une certaine nostalgie ?

Non, ce n’est pas vraiment un sentiment de nostalgie, en fait ce n’est que lorsque nous avions tout écrit et tout écouté… Bien sûr, certaines chansons étaient différentes et n’ont pas trouvé leur place sur l’album, mais quand j’ai écouté la sélection finale, j’ai trouvé que globalement il y avait beaucoup de choses que nous avions fait à nos débuts et que nous faisons de nouveau aujourd’hui. Par exemple, les grognements très présents sur « Tell Me Mechanist », ou l’inspiration très symphonique des parties orchestrales de « Your Body Is A Battleground » et « Sing To Me » et bien sûr, le retour de Marco Hietala et George Oosthoek qui avaient participé à notre premier album. Ce n’est pas quelque chose que nous avons fait volontairement pendant que nous écrivions, mais plutôt quelque chose que j’ai remarqué lorsque nous avons fait la sélection et je me suis dit « ok, alors, voilà ce qui se passe quand nous ne nous posons pas de questions ! » (rires).

« Je pense que la chanson doit être solide et que cela doit fonctionner en jouant simplement la mélodie et le refrain. »

Ce qui est intéressant dans les éléments symphoniques que vous introduisez sur votre album, c’est que ce ne sont que des arrangements. On a l’impression que le plus important pour vous ce sont les chansons, les riffs, les mélodies et que le reste n’est que détails, alors que certains groupes se reposent trop là-dessus et en oublient d’écrire de bonnes chansons…

Oui, c’est très vrai, les éléments symphoniques sont bien souvent ajoutés à la chanson. À certains moments, nous avons travaillé avec Mikko Mustomen qui est très doué avec les orchestrations et qui nous a fait des arrangements vraiment super, mais seulement une fois que nous avions fini d’écrire les chansons. Je pense que tu es dans le vrai quand tu dis qu’une chanson doit être bonne, peu importe qu’elle soit simplement chantée et jouée sur une guitare acoustique ou qu’elle ait tous ses éléments symphoniques. Je ne qualifierai pas cela de détail parce que c’est très important, tout particulièrement dans ce genre de musique où les gens adorent ça et moi-même j’adore ça, mais à la base, oui, je pense que la chanson doit être solide et que cela doit fonctionner en jouant simplement la mélodie et le refrain. Ta conclusion est la bonne.

Marco Hietala a l’habitude de chanter avec des groupes menés par des femmes, est-ce la raison pour laquelle tu as choisi de retravailler avec lui sur cet album, pour avoir une sorte de double plus agressif ?

Oui, le truc c’est qu’il y a énormément de raisons de demander à Marco de participer à un disque. La première étant que c’est un chanteur qui envoie du lourd, sa voix de pirate est vraiment incroyable et c’est bien sûr d’abord pour cela que nous lui avons demandé de participer à notre premier disque. Et nous lui avons à nouveau demandé parce que nous imaginions bien sa voix sur certaines parties des chansons que nous avions écrites. Et puis il a tellement fait partie intégrante de notre premier album que c’est vraiment un plaisir de l’avoir à nouveau sur un disque. Lorsque nous travaillons avec Marco, je sais que nous allons aimer tout ce qu’il nous envoie mais je crois que cette fois-ci il s’est vraiment surpassé et que le résultat de notre collaboration est vraiment génial. Et comme tu l’as dit, cela fonctionne vraiment bien de l’avoir comme double, la chanson « Sing To Me » fonctionne particulièrement bien en duo et je suis vraiment ravie de la façon dont cela s’est passé, c’est génial de l’avoir à nouveau parmi nous !

Crois-tu que le groupe va avoir besoin d’un chanteur masculin de façon plus permanente à l’avenir ?

Je n’en suis pas tout à fait sûre. Il y a du bon dans le fait d’avoir des artistes invités, nous écrivons toujours tout nous-mêmes et ce qui est remarquable chez Marco c’est qu’il peut facilement chanter dans le même registre que moi, donc c’est vraiment facile pour moi de chanter ses sections et pour lui de chanter les miennes quand nous lui envoyons quelque chose sur lequel chanter. Puisque je peux chanter ses sections c’est très facile pour moi de les faire en live, mais bien sûr, à certains moments, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un duo ou lorsque nous chantons ensemble, nous avons besoin d’une voix masculine et dans notre cas c’est habituellement Otto, notre bassiste qui fait les grognements et Timo, notre guitariste qui chante les sections lorsque il s’agit d’une voix claire. Nous avons une solution sous la main !

La première fois que nous nous sommes rencontrés, tu m’as dit préférer les voix masculines. Qui sont tes chanteurs favoris ?

Je ne pense pas que les voix masculines soient plus belles ou meilleures à un quelconque niveau, je ne crois pas à une hiérarchie entre les sexes lorsqu’il s’agit de chant, et comme tu l’as probablement compris, je ne crois pas à une hiérarchie tout court (rires) mais il est vrai que la plupart de mes groupes préférés ont des chanteurs masculins. Ce sont Radiohead, Thom Yorke en général, y compris son travail solo, Nick Cave, Nick Cave And The Bad Seeds, j’aime beaucoup son travail, et concernant le metal, j’apprécie d’écouter des groupes comme Anathema. C’est peut-être aussi parce que lorsque j’écoute de la pop, par exemple, j’arrive vraiment à apprécier certaines chanteuses comme Kate Bush, Björk, Tori Amos et Florence And The Machine. Bien sûr, elles ont un genre de voix qui ne peut vraiment déplaire à personne (rires) et je les aime vraiment beaucoup mais lorsqu’il s’agit d’écouter des chanteuses dans notre style, je ne vis plus ça de la même façon maintenant que je chante dans ce style-là. Parce que quand j’entends des gens qui, par exemple, comparent ma voix avec celle de quelqu’un d’autre, j’écoute et je me mets automatiquement à faire la même chose, alors écouter ce genre de musique devient du travail au lieu d’être quelque chose de relaxant (rires) ! Donc pour me détendre j’écoute des musiques différentes de celle que nous faisons. J’ignore pourquoi mais j’écoute juste ce qui se fait dans notre genre d’une oreille différente depuis que j’y suis si activement impliquée. Voilà, ça a peut-être un rapport avec cela, mais globalement, oui, mes deux artistes favoris sont des hommes et il n’y a rien que je puisse y faire (rire) !

Tu avais également déclaré que tu aimerais beaucoup travailler avec des artistes non-métalleux. Cela fait-il toujours partie de tes projets ? As-tu tenté de contacter des non-métalleux pour cet album ? Je sais que tu parlais de The Cure, par exemple, il y a quelques années ?

Oui, pour moi cela dépend vraiment de l’endroit où l’on place les frontières du genre, je sais que The Cure n’est pas un groupe de metal, bien sûr, mais je pense qu’il sont quasiment au cœur de ce qu’est le style gothique. Oui, je continue à trouver cela intéressant. J’aime les collaborations, en général, et je sais que beaucoup de gens divisent la musique en styles très définis mais personnellement je vois parfaitement où se trouvent nos points communs avec un groupe comme The Cure, dans ce côté très sombre et gothique. Mais oui, pour ce qui est de la musique, j’ai vendu mon cœur au metal il y a très très longtemps (rires) et je sais que c’est mon truc principal, j’adore faire ce que nous faisons, mais j’ai aussi d’autres projets en cours. L’année dernière, par exemple, j’ai composé la bande-originale du pilote d’une nouvelle série télévisée Néerlandaise, qui n’avait rien de metal, et oui, j’aime garder l’esprit ouvert quant à ce que l’on peut me proposer.

Je sais que tu apprécies différentes formes d’arts, et il y a deux ans, tu nous as dit avoir envie d’explorer de nouvelles choses. As-tu déjà des projets en tête ?

Oui, eh bien, il y a trois ans, j’avais également prévu de reprendre ma carrière universitaire et aujourd’hui j’ai achevé ma Maîtrise en Études de Genre et je me suis focalisée sur les arts visuels. Bien sûr ce sont des écrits et c’est probablement quelque chose que les fans ne liront jamais mais je crois que c’était quand même une bonne chose pour moi de faire cela. Je n’aurais probablement jamais lu le livre dont est tiré The Human Contradiction si cela n’avait pas été pour mes études, alors ça a vraiment été enrichissant. Je suis toujours très impliquée dans les arts visuels et j’ai travaillé sur une exposition autour de l’écologie l’année dernière qui m’a également beaucoup inspirée. Et, bien sûr, chez moi je fais des trucs autour du visuel mais ce ne sont pas des choses que j’ai prévu de montrer à qui que ce soit dans l’immédiat, c’est pour me détendre à titre privé. J’aime beaucoup les arts en général. Composer la musique pour le pilote de cette série télévisée a été vraiment enrichissant parce qu’il s’agissait de créer de la musique qui renforcerait les images. La musique n’est pas autonome, elle doit être composée pour renforcer la puissance des images donc c’est dans un objectif très différent. Oui cela m’a semblé être une discipline complètement différente et j’ai trouvé cela très intéressant à faire, ça m’a vraiment plu. La série s’appelait Queer Amsterdam (NDLT : « Gay Amsterdam ») et parlait de la communauté gay d’Amsterdam et était totalement faite par et pour la communauté gay. Participer à ce projet a été très gratifiant pour moi. Oui, bien sûr, j’aspirerai toujours à faire différentes choses mais pour le moment, pour être franche, je n’ai pas envie et ne peux pas faire grand-chose d’autre que Delain parce que tout va fantastiquement bien. J’apprécie tout ce vers quoi nous nous dirigeons et nous allons faire une si importante tournée que je dois utiliser le moindre instant qu’il me reste pour envisager d’autres projets car je n’en ai que très peu (rire) !

Connais-tu la signification de ton nom de famille en français ?

Non !

Je dois te prévenir, c’est franchement nul et j’ai de la peine à croire que je vais réellement te le dire, mais ton nom de famille Wessels se dit vaisselle en français !

Vaisselle ? Oh, ça pourrait être pire ! Mais c’est bon à savoir, quand je suis en France et que je crois avoir un joli nom de famille, je me souviendrai que je n’ai pas un joli nom de famille ! Je te remercie pour tout ce que tu impliquais en me donnant cette information, je me sens bien plus avisée maintenant ! (Rires)

Interview réalisée le 19 février 2014 par Metal’O Phil.
Introduction : Amaury.
Retranscription et Traduction : Judith.

Album The Human Contradiction, sortie le 7 avril 2014 chez Napalm Records.



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  • Blake Crive dit :

    Bonjour,
    We Are The Others, ce serait pas plutôt en 2012?

    [Reply]

    Amaury/RM

    Salut !

    Oui bien sûr j’ai rectifié merci.

    Et d’ailleurs merci à toutes et tous pour vos posts quand il y a des fautes d’orthographe sur le site, sachez qu’on corrige ça directement dès qu’on prend connaissance de vos messages.

    Blake Crive

    Pas de soucis! Merci surtout d’en tenir compte.

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