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Le Blog Du Doc   

Des places sont à prendre


Les hommes politiques se demandent comment ils vont faire pour devenir Président de la République en se rasant. Moi je me demande comment Radio Metal va devenir un média incontournable en me lavant les dents. Car oui, chers amis lecteurs, notre but est de devenir incontournable, la référence ultime, le truc où il faut aller si l’on souhaite être bien vu en société (métallique). Ainsi, tous les jours que Dieu fait, nous travaillons avec cet objectif en tête : devenir une référence. Et pour cette quête nous avons obligation de franchir jour après jour des caps éditoriaux, communicationnels et économiques.

« Pourquoi ne sommes nous pas encore incontournables ?! » : telle était la question que je me posais encore récemment devant ma glace. Si l’on devait sortir un seul élément de réponse, il serait sûrement lié à la jeunesse de notre média car quatre ans c’est tout de même très jeune. Mais d’ailleurs, que signifie « être incontournable » ?

Pour moi Rock One fait partie des incontournables des médias rock/metal français – à l’instar du magazine Rock Hard – parce que ces deux titres ont l’ancienneté pour eux et une fan-base considérable. Concernant Rock One, depuis quelques numéros on ne trouve plus de sampler avec le mag, ce qui est mauvais signe car cela veut probablement dire qu’aujourd’hui la fabrication de CDs coûte trop chère pour ce magazine.

Le monde dans lequel nous évoluons, nous médias musicaux, est vraiment très dur. Parce que nous sommes, quoi qu’on en dise, dépendants de la pub. Pas uniquement et heureusement… Mais sans pub cela devient très chaud de faire fonctionner un média, c’est-à-dire en maintenant la diversité de nos services tout en investissant pour évoluer. Et sur ce point c’est encore plus dur pour nous, les médias web, qui avons du contenu 100% gratuit.

Côté magazine si un Rock One venait à disparaître – je ne dis pas qu’il va disparaître, je me pose la question de sa disparition – ce serait un signe de plus que notre style musical va mal. Car si les médias d’envergure disparaissent c’est le style musical qui finira par mourir. On ne peut pas se passer des médias, ils sont essentiels et difficilement remplaçables (surtout dans notre petit milieu des médias metal qui voit de moins en moins de flux financiers transités).

La preuve : depuis la mort de Hard & Heavy, aucun magazine metal payant ne s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale avec succès. Car c’est EXTRÊMEMENT compliqué de s’en sortir financièrement. Plus le temps passe et plus RM se rapproche de l’objectif évoqué plus haut. Mais la situation économique de la grande majorité des médias metal/rock – nous compris – fait vraiment peur.

On voit en tout cas que la stabilité d’un Rock Hard est un modèle parce que même si Rock One vend probablement plus – je ne suis pas dans le secret des Dieux – le fait est que ses changements de couverture lui ont peut-être fait perdre son lectorat de base : le fan de Tokio Hotel étant différent de celui de Slipknot ou Indochine.

Rock Hard a pour lui une fan-base solide, des gens qui achèteront le mag pour le mag et, en conséquence, il peut prendre des risques sur sa couv’ (Atheist, Volbeat…) et malgré tout ne pas se retrouver le couteau sous la gorge.

Donc, ce que l’on constate, c’est qu’il n’y a que la stabilité qui paie.

Faire vivre un média professionnel sur le metal/rock en France est extrêmement dur. Devenir incontournable l’est tout autant. Mais si nous continuons à ce train-là nous finirons par l’être comme je l’envisage. D’une part grâce aux efforts que l’on aura effectué et d’autre part grâce au fait que, si l’on regarde bien, il n’y a plus beaucoup de médias professionnels en France (mise à part Rock One et Rock Hard), ce qui laisse, par conséquent, la place à des projets d’envergure structurés sur le papier comme sur le web.



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  • Le Duc ® dit :

    En fait, je crois que le pire ennemi qu’ait à affronter RM n’est pas la gratuité d’une bonne partie de son contenu. C’est le temps. Le temps qui coûte, qui décourage, qui démotive.

    Cependant, rappelons-nous que ni Fesseboucq, ni Groupon, ni Touitteur ne se sont bâtis en un jour.

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  • J’attends le droit de réponse de ROCK ONE tout comme ROCK HARD dans un précédent article sur le même sujet. Tu cherches la polémique Doc ? ;-)))
    Je reste convaincu qu’il y a une belle place à prendre sur le web. Aujourd’hui! Peux importe si on lit ou pas des mag papier (pour mon cas OUI!).
    DU CONTENU ORIGINAL, DE LA FREQUENCE QUOTIDIENNE, DU PROFESSIONALISME et TA FORCE DE CONVICTION rendront RM incontournable (important, gros, indispensable… pour ceux qui aiment jouer sur les mots). Et nous n’avons pas encore parlé d’un format média qui n’est pas encore exploité à sa juste valeur… ;-O

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  • Voilà un sujet qui nous emmenera dans de nombreux débats. Personnellement je ne lis que très peu les magazines et la presse papier en général que ce soit les journaux (il faut bien se tenir informé de ce qu’il se passe dans le reste du monde) ou les magazines de musique ou de jeu vidéos. Pour moi c’est simplement une question de temps. Je ne prend plus le temps de me poser tranquillement dans mon canap’ ou à la terrasse d’un bar avec un magazine.

    Je suis un geek et je passe le plus clair de mon temps sur internet et je trouve les infos que je cherche dessus. (En même temps c’est devenu tellement simple de chercher des infos). Je ne connais pas les autres site qui traite du métal/rock mais je sais que sur radiométal j’ai trouvé un média qui me convient. Tout d’abord parce que des webradios c’est cool (et d’ailleurs, j’avais tapé « web radio » sur google et vous étiez le premier lien des résultats). et aussi pour la « qualité » des articles.

    Du coup continuez comme ça les gars 😉

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  • Pour le cd de Rock One, n’est ce pas plutôt lié au déclin du cd ? Pour ma part, jusqu’à il y a 2-3 ans j’écoutais toujours le sampler de Rock Hard, mais depuis pas mal de temps je ne prends plus le temps car il suffit d’aller sur myspace ou sur des sites pour avoir du son…

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    Papy Wired

    Il n’y a pas que l’histoire du déclin du CD. C’est aussi beaucoup moins onéreux de faire comme Obskure par exemple, en mettant un sampler en ligne sur leur site plutôt que de faire presser autant de CD, surtout quand il y a beaucoup d’invendus. C’est autant de « gaspillage » en moins et, quand on connaît les difficultés de survie des magazines papier ciblés (je ne parle pas des Closer et autres Voici, ces PQ sur papier glacé), il n’y a pas de petites économies !

  • Je ne suis pas sûr que prendre en exemple la presse est vraiment représentatif, la presse souffre quelque soit le domaine. Elle était en déclin avant l’explosion du net, et celui ci n’a fait que renforcer la pente descendante. Bon au moins les médias papiers ont réagit et se sont embarqués tôt dans le net (pour ceux en ayant les moyens en tout cas).
    Car si tu t’attaches au metal et derivés, le vivier de webzine est impressionant, florissant et cumul un nombre de connexion/jour assez impressionant : donc le public est là.
    Et tu ne cites que Rock One et Rock One?? Noise Mag, Obskure sont aussi là, et pour Noise leur couv’ sont pas du tout « mainstream » (mettre Cheveu en couv’, faut oser); et vu leur durée de vie, je ne dirais pas que c’est la poule aux oeufs d’ors, mais au moins ça semble fonctionner. Car ils fournissent un travail de dingues, très pointu.
    Pour moi le rock / metal / punk / hardcore a forcément besoin de publicité (ne serais que pour informer sur les dates de concerts), et je suis le premier à me réjouir de voir de gros médias s’intéresser à des styles trop peu diffusé en France (comparé à l’Angleterre, Canada, USA), mais avoir des médias pros n’est pas pour moi un indicateur que la scène va mal ou pas.
    Pour moi la scène va mal si les concerts se vident, si les festoches se pétent la gueule, si personne ne parle du style (magazine, radio, fanzine, webzine, télé), … en gros si le public disparait. Après je ne nie pas l’importance des mag’ et autres, mais ce n’est pas non plus vital pour la scène.

    Et devenir incontournable : gros projet, perso je pense que personne n’est incontournable. On réponds à des attentes de certains (et pas à d’autres), devenir incontournable voudrait dire contenter le fan des grosses machines comme Metallica, Slipknot, Sum 41 tout comme l’amateur de Aucan, Cheveu, Amenra, Defeater, art difficile!

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