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Interview   

DGM : « Si la musique avait un corps, ce serait celui d’une femme ! »


Il ne reste pas un seul des membres originels de la formation de prog DGM, qui tire son nom des initiales de ses trois membres fondateurs. Et pourtant l’originalité du groupe est toujours là et s’accentue avec les années.

Plus qu’un simple groupe qui aurait surfé sur la vague du metal progressif de la fin des 90’s, DGM a cultivé un mélange spécial entre des riffs féroces et des mélodies enchanteresses. L’occasion de les voir sur scène ne se présentant que très rarement, nous avons profité de leur présence au festival Prog and Power de Mons le 10 avril dernier pour discuter avec Andrea Arcangeli et Mark Basile.


Andrea Arcangeli : « En Italie, le metal et le rock ne sont pas bien considérés. Ailleurs, si vous êtes un groupe de rock un tant soit peu connu, avec quelques albums, vous avez l’attention qui vous revient. Ce n’est pas le cas pas chez nous. »

Vous jouez souvent en Italie, vous allez jouer au Prog And Power Atlanta en septembre aux Etats-unis. Est-ce que vous aimeriez faire des dates plus souvent ?

Andrea Arcangeli (basse) : Nous espérons jouer le plus souvent possible. Cependant parfois les conditions ne sont pas bonnes et cela nous refroidit un peu. Mais ce n’est pas le cas ici : ici c’est un festival type « business class ». Dans notre pays les conditions peuvent être vraiment mauvaises. Pas d’argent – même si ce n’est pas notre motivation première -, pas d’endroit où dormir. Le personnel n’est pas forcément très agréable. Il faut souvent tout faire soi-même. Donc en général, dans ces conditions, nous refusons. Plus les organisateurs feront en sorte de faire jouer les groupes dans de bonnes conditions, plus les groupes voudront jouer.

Depuis toutes ces années, y a t-il des endroits où vous avez particulièrement aimé jouer ?

En dehors de l’Italie, c’est toujours mieux. Dans les autres pays, l’éducation musicale est différente. En Italie, le metal et le rock ne sont pas bien considérés. Ailleurs, si vous êtes un groupe de rock un tant soit peu connu, avec quelques albums, vous avez l’attention qui vous revient. Ce n’est pas le cas pas chez nous.

Les groupes montrent-ils une certaine solidarité entre eux ?

En dehors de notre pays, probablement oui. Quoique la situation se soit améliorée depuis 5 ans environ en Italie. Avant il y avait une sorte de petite guerre entre les groupes, sans doute liée au caractère belliqueux des Italiens. Nous avons beaucoup de fierté en nous, personne n’aime avoir besoin d’aide. Nous avons toujours été amis avec d’autres groupes italiens mais c’est difficile de trouver les bonnes personnes, ceux avec lesquelles nous pouvons partager une amitié musicale. Une grande amitié est née avec Astra et Empyrios, les autres groupes de notre claviériste, Emanuele Casali.

Seriez vous venus en tant que festivaliers au Power & Prog Fest ?

Tous les deux: Oui !

Andrea : C’est la dernière occasion de voir les Scorpions. C’est une des raisons. Puis c’est l’occasion de voir des groupes comme Pagan’s Mind, Adagio, Dreamscape, et tous ces jeunes groupes comme Pythia.

Sur scène, avec tous vos albums, comment construisez- vous la setlist ?

Notre setlist est faite de morceaux de tous les albums. En fait, nous avons beaucoup de morceaux de Different Shapes, l’époque à laquelle est arrivé notre guitariste, Simone Mularoni et qui a un peu changé le style de DGM. Nous avons quelques titres de Misplaced ainsi que du tout dernier album, titres qui passent bien sur scène, notamment grâce au travail de Mark (chant).

Et toi, Mark, tu aimerais chanter plus d’anciens morceaux ?

Mark Basile (chant) : Ces morceaux sonnent différemment, mais nous arrivons à les faire sonner aussi bien que les récents.

Et penses-tu t’impliquer de manière plus intensive pour les prochaines compos ?

Oui, il y a un mode de travail démocratique dans DGM, et les idées affluent rapidement

Andrea : Il n’y a pas de standards dans la composition. Les idées de chacun sont analysées et si c’est bon et que ça marche, alors on réfléchit à les intégrer.

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Tu dis qu’il n’y a pas de standard, mais il y a pourtant un style très reconnaissable chez DGM…

Oui, parce que nous sommes une entité dédiée à un son. Depuis le début du groupe, le line up a pas mal changé, de même que le son. Mais le style dont tu parles est le même parce que la volonté de jouer ainsi est toujours là, l’amour pour les mélodies comme nous les créons est là.


Mark Basile : « Si la musique avait un corps, ça serait celui d’une femme ! »

Iil y a une femme sur presque toutes vos pochettes. Une raison à cela ?

Mark (d’un air moqueur interrogateur vers Andrea) : Nous aimons les femmes ?

Andrea : En effet, ce n’est pas le cas sur tous les albums, mais c’est une bonne question !

Mark : Je crois que c’est une personnification de la musique.

Andrea : Quand nous parlons du concept de beauté, nous pensons à la femme, notamment à l’élégance de son corps. Nous essayons de rendre nos albums beaux, élégants. Depuis le premier album, Change Direction, nous utilisons la figure de la femme parce que nous pensons que c’est un porte-bonheur, et parce que nous aimons l’idée que la femme représente la beauté.

Mark : Si la musique avait un corps, ça serait celui d’une femme !

Alors avez-vous déjà pensé à inclure du chant féminin, en guest par exemple ?

Andrea : Peut-être, mais nous n’en avons jamais vraiment parlé. Quand nous étions à la recherche d’un nouveau chanteur, nous avons auditionné des chanteuses, très bonnes au demeurant et nous n’avons pas fermé la porte à cette possibilité. Si la voix est bonne et apporte quelque chose à la chanson, pourquoi pas. Mais pour le moment, nous avons un très bon line-up.

Dernière question, est-ce que le fait que les Scorpions arrêtent leur carrière vous fait quelque chose ?

Mark : Je ne pense pas que ça soit un bon choix, je suis sûr qu’ils ont encore des choses à dire, des bonnes chansons à créer…

Un dernier mot pour les fans français ?

Andrea : Merci à tous ceux qui nous contactent régulièrement sur le net !

Interview réalisée le 10 avril 2010 à Mons

Myspace DGM : www.myspace.com/dgmprog




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