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Live Report   

Dieu est un astronaute endormi


God Is An Astronaut s’est construit une belle réputation à travers les années en s’imposant comme une référence dans le monde du post-rock instrumental. Alternant pure douceur et passages plus violents, Epitaph, son dernier album en date sorti en avril chez Napalm Records, est un bon résumé de la carrière du groupe. Le dernier passage de ce dernier à Paris revient à presque un an jour pour jour, lorsque la formation était passée sur la péniche du Flow. On passe du bateau au Trabendo, pour voir légèrement plus grand, et pour le plaisir des fans qui ne louperont pas cette tournée.

Beaucoup de matériel pour Xenon Field qui ouvre la soirée. Des câbles jonchent le sol et sont également présents sur les claviers, etc. On note également sur scène la présence d’écrans à LED, de touchpads, d’une guitare, d’une basse. Et pourtant Xenon Field n’est qu’un duo !

Artistes : God Is An Astronaut – Xenon Field
Date : 13 mai 2018
Salle : Trabendo
Ville : Paris [75]

Xenon Field

Comme le groupe le rappelle sur scène, il n’a pas encore sorti d’album et compte sur la scène pour se faire connaître. L’un des membres de Xenon Field est d’ailleurs le claviériste de la tournée en cours de God Is An Astronaut. Presque une histoire de famille donc ! Xenon Field est un projet irlandais de rock et d’électro, qui fera parfois penser sur scène à certaines ambiances de Kid A, l’album de Radiohead. La surprise majeure de la soirée est la durée du set. Malgré tant de matériel déployé, le groupe n’est devant nous que pour vingt petites minutes durant lesquelles les spectateurs parisiens assistent à une performance où l’univers visuel proposé est caractéristique de la scène electro.

Les écrans à LED sont ainsi utilisés pour diffuser des traits de lumière ce qui donne de la personnalité au rendu global. Les membres du groupe n’hésiteront pas à communiquer de manière sporadique avec le public et seront visiblement satisfaits de son accueil. C’est en effet sous des applaudissements polis et respectueux que Xenon Field quittera la scène.

Setlist :

Dualistic
Glass Hallways
VItals
Direct Induction

God Is An Astronaut

L’installation de God Is An Astronaut parait bien plus petite. Un clavier imposant, une guitare, une basse, une batterie, voilà ce qu’il faut au groupe pour enivrer les foules, le tout appuyé par les lumières. Cela a d’ailleurs toujours été la force des Irlandais en live : les lumières. Si ces dernières manquent cruellement de façade pour voir les visages des musiciens, nos pupilles sont charmées par ses projecteurs partant dans tous les sens. Néanmoins, pour cette date parisienne, le public ne profitera malheureusement pas du ciel étoilé dont le groupe à l’habitude de se munir. Un décor qui était présent sur les autres dates de la tournée, mais il semblerait que le Trabendo soit trop petit pour accueillir cet artifice.

Le set de God Is An Astronaut se déroulera, sur la majorité de ce concert, dans une atmosphère plutôt calme. Au contraire du groupe précédent, la longueur du concert (1H30) interroge lorsque l’on voit les visages des spectateurs qui paraissent parfois s’ennuyer. Mais ne soyons pas injustes, il est clair que le set aura ses moments de bravoures (« The End Of The Beginning ») avec ces passages rentre-dedans et éminemment intenses dont le groupe a l’habitude. Au vu des réactions présents dans la salle à la fin des morceaux, les fans paraîtront heureux de leur soirée.

God Is An Astronaut

Curieusement, la majorité des titres joués ce soir seront issus de l’album All Is Violent, All Is Bright (2005). Avec notamment le titre éponyme, « Fragile », « Forever Lost » et « Suicide By Star ». Lorsque l’on regarde les Irlandais sur scène, on est vraiment impressionné par la maîtrise technique des musiciens et surtout leur coordination. Pas un seul regard n’est échangé pour se synchroniser car chaque membre du groupe connaît parfaitement sa partition. Le tout donne une exécution parfaite. Néanmoins, l’on se dit que sur ce type de concert 99% instrumental, seuls les fans du groupe arriveront à suivre sans décrocher tout un set. Pour les autres, les albums studios sont évidemment recommandés chaudement.

Ce qui est certains c’est que le groupe apporte toujours un grand soin à ses prestations visuelles et chacun reconnaîtra les grands talents de l’ingénieur lumière et de l’atmosphère créée. Une atmosphère aérienne, éthérée, cosmique. Car ce qui est bien avec un show de GIAA, c’est que l’on peut aussi bien choisir de camper au premier rang pour profiter au mieux de l’expérience musicale, ou on peut simplement faire le choix de regarder la prestation de loin, comme si l’on regardait un magnifique coucher de soleil.

Setlist :

Epitath
Mortal Coil
The End Of The Beginning
Frozen Twilight
All Is Violent, All Is Bright
Fragile
Seance Room
Medea
Forever Lost
Suicide By Star
From Dust To The Beyond
Centralia
Helios I Erebus

Report et photos : Matthis Van der meulen (avec Amaury Blanc)



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