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Live Report   

DILLINGER ESCAPE PLAN A LA COOPERATIVE DE MAI DE CLERMONT


Artistes : Dillinger Escape PlanPoison The WellStolen Babies
Lieu : Clermont (France)
Salle : Coopérative de mai
Date : 19-03-2008
Public : 400 personnes environ


Stolen Babies, photo promo

C’est Stolen Babies qui débute devant une salle qui commence seulement à se remplir. La musique de ce groupe est très variée, très barrée. Une sorte de fusion de différents styles à la Faith No More. Le lien avec le combo de San Francisco paraît assez facile à faire car les compos de Stolen Babies varient entre hurlements méchants et mélodies d’une finesse remarquable. En fait, le groupe présente au public de Clermont son premier essai initulé « There Be Squabbles Ahead ». Un album à l’image de la musique du groupe et de l’accoutrement de ses 5 musiciens (comme qui déjà ? Ah oui…Faith No More) : déjanté ! Quand on parle d’accoutrement on pense surtout aux savants mélanges chaussettes longues, kilts, maquillages…un cocktail détonant. Côté musique, avec Stolen Babies, ce n’est donc pas étonnant que ça parte dans tous les sens : pop, goth, metal…bref fusion. Sur scène ça dépote sévère et Dominique Lenore Persi, la chanteuse du groupe, montre l’étendue de son talent dans l’interprétation live. Sa voix mélange d’Annie Lenox et de Candice (Eths) envoûte sans problèmes un public forcément surpris par le style de musique proposé par Stolen Babies. Le groupe ne peut malheureusement interpréter que 5 titres sur scène mais sa prestation impose le respect. Les jouissifs  » Fillstata » ou « A Year Of Judges » balancent du lourd et évoluent sans problèmes aux côtés d’un morceau très pop comme l’est « Lifeless » et sa jolie mélodie. Le groupe, c’est à noter, à reçu un bon accueil du public qui s’était surtout déplacé pour la musique plus violente de Dillinger. Stolen Babies : voilà un groupe a écouter furieusement sur Radio Metal et à voir rapidement sur scène en tête d’affiche !


Poison The Well, photo promo

Passons maintenant à Poison The Well. Si Stolen Babies a pour lui un style très personnel, ce n’est pas le cas de ce groupe dont la musique se rapproche sans conteste de l’agressivité de Dillinger. Les compos de Poison The Well sont un peu redondantes et en live ça casse pas 3 pattes à un canard car on se lasse assez vite de la musique proposée par ce groupe. Ca gueule, ça hurle…mais sans âme et sans surprise. Quand bien même la foule a l’air de savourer ces moments de pure colère ! Force est de constater que les membres de Poison The Well ont le mérite de se bouger et de faire preuve d’un vrai dynamisme. Les musiciens se déchainent donc sur leurs instruments sans lésiner et le show du groupe est assez intense. Dommage que les compos soient aussi interchangeables et que le chanteur manque autant de charisme avec sa main constamment posée sur sa cuisse gauche au moment d’éructer. Drôle de contenance ! Ah…dur métier que celui de chanteur. Si l’on a pas le charisme avec soi, c’est tellement difficile.


Dillinger Escape Plan, la folie

Mais de toute façon ce n’est pas grave, le public n’est pas là pour Poison The Well. Les 400 personnes présentes se sont en effet déplacées pour…Dillinger Escape Plan ! Ce groupe à la musique si décalée est heureux d’être sur scène et de présenter à la France son 7e album : Ire Works. Le set proposé par le combo américain a été véritablement bluffant. Quelle énergie déployée, quelle puissance sonore ! Greg Puciato, chanteur du combo depuis 2001, se donne à fond et assure comme un maître vocalement car il n’est pas simple de garder cette folle intensité scénique faîte de mouvements perpétuels durant tout un set et d’être aussi irréprochable sur la partie vocale. Côté zicos, la prestation est elle aussi tout simplement remarquable. Si l’on parle d’intensité pour Poison The Well, quels termes doit-on alors employer pour évoquer la performance scénique de The Dillinger Escape Plan ce soir ? Folie, furie, énergie…allez savoir.

Rares sont les musiciens capables de faire autant de cabrioles avec leurs instruments ! Combien de sauts de 2 mètres de hauteur, de montées sur les retours, de tours sur soi-même pendant des heures ou encore de riffs de guitares au milieu de la fosse ?!

Les membres du groupe sont en tous cas des virtuoses. Comment font-ils, tout au long de cette performance scénique unique, pour être aussi irréprochables sur la musique proposée ? Im-pre-ssio-nant. Caractérisée par des structures rythmiques hyper complexes, oscillant entre violence inouïe et moments plus jazzy/prog, la zik de Dillinger passe très bien l »épreuve du live.

Le set aura duré environ 1H10. Logique quand on voit le show proposé et pas plus mal car ce n’est pas le genre de musique qui peut faire tenir un public en haleine pendant 2 heures et demi. Pas de rappels…et là aussi ce n’est pas plus mal.

Le message est en effet bien passé, pas besoin de faire de rappel. Vous voulez connaître le contenu du message de Dillinger ?! Et bien le voici :

« Right in your motherfuckin’ face, baby ! »



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