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Live Report   

Dir En Grey : Âmes sensibles s’abstenir


sans-titreAffiche alléchante ce soir au Bataclan pour qui aime la musique musclée et empreinte de sombres émotions. Les Japonais de Dir En Grey existent depuis un moment maintenant et ils amènent dans leur valise le tout récent nouvel album Arche qu’ils auront à cœur de défendre. Avec eux, nos Marseillais de Dagoba, tourneurs inlassables en fin de cycle Post Mortem et à l’aube de nous conter quelques histoires… d’aube noire justement.

Ces deux groupes se connaissent puisque Dagoba ouvrait pour le combo nippon sur leur tournée aux Etats-Unis. Ajoutez à cela un public qui, quand il s’agit de soutenir des groupes japonais, est un cran plus hystérique que les autres, vous aurez tous les ingrédients pour une soirée explosive. Alors, prêts à vous accrocher à cette tournée de cette vie impossible à arrêter ?

Artistes : Dir En GreyDagoba
Date : 26 mai 2015
Salle : Bataclan
Ville : Paris [75]

Dagoba_2015_05_26_01

Werther et Z : Denses !

Un concert de Dagoba possède ses rituels. L’arrivée de Franky qui toise, jauge les fans, tel un guerrier prêt à en découdre le premier. Ensuite, vient l’entrée du reste de la bande et de la déferlante sonore. En ce moment, ‘I Reptile’ issu du dernier album des Marseillais fait office de première salve. La scène est toujours parée des tentures de Post Mortem Nihil Est, plus pour très longtemps a priori. Sur le devant de la scène, les plateformes permettent aux membres du groupe de prendre de la hauteur. Ce qu’ils n’hésitent jamais à faire.

Dans les rituels se trouve aussi le Wall Of Death sur ‘The Nightfall And All Its Mistakes’ par exemple. Shawter remercie les fans pour leur accueil, indiquant son plaisir d’être ici ce soir. Le chanteur aiguillonnera sans cesse le public, démontrant une nouvelle fois ses talents de frontman. A ses côtés, Z et Werther apportent leur densité, changeant régulièrement de côté, le bassiste suant à grosses gouttes tant il se dépense !

Les titres défilent, ‘Black Smokers’, ‘When Winter’ bien reçus par un public qui tend les bras et scande des « hey ! hey ! » formant un plutôt bel ensemble. Shawter remerciera le public d’accueillir aussi bien une première partie, et c’est vrai que l’ambiance est chaude comme le prouve la réaction de la salle sur ‘The Great Wonder’ qui arrive telle une furie dans un Bataclan aux anges.

Côté son, un peu trop fort sûrement et les voix claires peuvent toujours être améliorées. Mais dans l’ensemble, cela reste acceptable. Et le concert est soutenu par de bons jeux de lumières, renforçant la percussion des Marseillais. « Ca va toujours, Le Bataclan ? » demande Shawter, haranguant le public. « On a jamais vu un public prêt à attendre des heures ses stars. Faites du bruit pour vous ! ». En effet, certains fans se sont pointés tôt pour attendre l’ouverture des portes pour Dir En Grey.

Sur ‘It’s All About Time’, Shawter demandera un second Wall Of Death, expliquant que maintenant que tout le monde est rentré, il n’y a plus d’excuse ! Quarante-cinq minutes de show plus tard, le groupe quitte la scène avec la mission largement accomplie. Pour une première partie, les spectateurs auront eu droit à de la qualité assurément, un concert de Dagoba restant une valeur sûre même si une certaine routine en fait un film connu désormais. Ils arrivent toutefois à ne pas lasser par une qualité de percussion intéressante et efficace.

Set List Dagoba :

Intro
I Reptile
The Man You’re Not
The Nightfall And All Its Mistakes
Black Smokers
When Winter
The Great Wonder
Born Twice
It’s All About Time
Things Within
The White Guy & The Black Ceremony

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Et la folie arriva !

Pendant le changement de plateau, trente minutes, les fans montrent leur présence en criant des « Dir En Grey ! Dir En Grey ! ». Le ton est déjà donné, l’ambiance devrait être chaude. Effectivement, à 21h15, l’entrée théâtrale des Japonais est accueillie avec force de voix aiguës dans le public ! ‘Chain Repulsion’ titre plutôt enlevé précède le lourd ‘Sustain The Untruth’ avec ses voix aussi aiguës que les cris des fans surexcités, ultra présents comme le montre leurs réactions quand le groupe laisse un court silence avant de lancer ‘Un Deux’ et sa voix grave et chaloupée. Titre joué quasiment dans le noir.

Et l’on comprend plusieurs choses. Les ambiances lumineuses ne sont pas la tasse de thé de Dir En Grey qui préfère la pénombre pour distiller sa folie musicale. Etonnant car du coup, leurs maquillages ne se voient pas spécialement. Détail finalement. Folie musicale disions-nous ? C’est tout à fait cela. Les Japonais nous prennent dans un grand huit musical qui ne peut laisser neutre et remuent des émotions particulièrement barrées, confinant au malsain certaines fois. Il faut dire que Kyo est impressionnant, extraterrestre même, tellement sa voix peut passer d’un growl à vous glacer les sangs à une voix frôlant Klaus Nomi en passant par un registre plus heavy. Inutile de vous préciser que ses tessitures parfaitement exécutées même dans les conditions du live déboulent sur un même titre rendant l’écoute particulière. La foule adore, les gradins sont même debout !

Et pourtant le groupe ne fait pas grand-chose, si ce n’est rien en termes de communication. Grimés, dans la pénombre, avec un écran en fond de scène. Et pourtant les gars sont charismatiques et il suffit que le chanteur étende simplement les bras pour obtenir une vive réaction de la foule.

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Le rouge vous va si bien !

Côté son, un peu fort là aussi mais peut-être de meilleure qualité que pour les Marseillais. Les ambiances restent toujours lourdes, malsaines même si une guitare plus calme apporte parfois une courte bouffée d’air. La musique sait être variée pour ne pas lasser amenant des ambiances jazz, chaloupée parfois ou orientale dans un ensemble surpuissant, dérangé à souhait qui remporte un énorme succès auprès du public. Côté setlist, pas trop compliquée elle se base essentiellement sur le dernier opus Arche sorti en décembre 2014. Seuls les rappels verront le groupe jouer des titres d’autres albums, à savoir ‘Withering To Death’ ou ‘Dum Spiro Spero’. Rappels sur lesquels les fans ne flancheront pas et chanteront encore et encore. Et où Kyo dira enfin un mot qui déclenchera des cris dans la foule !

Quelle expérience les amis, en plein dans la folie pendant une heure et demie ! Folie saluée par les vivats d’une foule particulièrement enthousiaste. Âmes sensibles s’abstenir. Curieux, laissez-vous tenter par ce grand huit…japonais. Vous en ressortirez décoiffés et les tympans assurément nettoyés !

SetList Dir En Grey :

Sosyaku
Chain Repulsion
Sustain the untruth
Un Deux
Iroko
Tousei
Rinkaku
Kuukoku
Magayasou
Phenomenom
Behind A Vacant Image
Cause Of Fickleness
The Inferno
Revelation Of Mankind

Rappels :

The Final
Saku
Hageshisa To, Kono Mune No Naka De Karamitsuita No Yami

Live report et photos : Lost.



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  • Hey; cool trip report mais les noms des chansons de dir en grey sont faux 🙂

    « so SHA ku » (soshaku pas sosyaku)
    Ainsi que :
    iroko -> UROKO

    Kuukoku (kukoku ou en entier : Kukoku No Kyouon / kukoku no kyôon)

    Et hageshisa to en entier -> hageshisa to kono mune no naka de karamitsuita shakunetsu no yami
    Ou plus simplement « hageshisa to »

    Encore un peu de travail sur le Japonais !

    Et la folie était en effet bien plus présente qu’à Londres; mais moins que dans le passé diront certains 🙂

    [Reply]

  • J’y étais et ce concert était une vraie tuerie 🙂

    [Reply]

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