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Interview   

Doro, la musique avant tout


Existe-t-il plus adorable que Doro ? Avouons le, nous avons été complètement désarçonné par la passion et la sincérité de cette femme. Tellement débordante de passion qu’elle en était au bord des larmes. « Non, mais tu es TOUJOURS comme ça ? » demanderai-je en fin d’interview.

En tout cas, quoi que l’on pense de sa musique, Doro n’usurpe pas son titre de Metal Queen tant elle ne vit que pour ça. La musique, et plus particulièrement le metal, c’est toute sa vie. Et ce n’est pas une métaphore : Doro a réellement fait le choix de ne pas se marier et de ne pas faire d’enfant afin de pouvoir continuer à écrire et tourner. Son investissement est tel qu’elle avoue avoir du mal à se lier avec les gens qui ne baignent pas dans l’univers de la musique : « Mes fans sont mes amis les plus proches ». Ça veut tout dire.

Un témoignage des plus poignants.



« J’ai envie de faire chaque concert comme si c’était le seul et unique concert de ma vie. »

Votre 2500ème concert figure sur votre DVD « 25 Years In Rock ». Est-ce que ça change de la routine traditionnelle d’un concert de se dire « c’est le 100ème, le 1000ème, le 2500ème » ?

Non, chaque concert est toujours aussi excitant que le précédent et je suis toujours très motivée quand je vois les fans. Chaque concert est une nouvelle aventure, un nouveau challenge et j’ai envie de faire chaque concert comme si c’était le seul et unique concert de ma vie, donc en fait chaque concert est très spécial et il n’y a aucune routine.

Malgré tout, ça doit faire quelque chose de se dire « c’est le 2500ème concert »…

Oui, mais je dois dire que j’aime chaque jour comme un jour entièrement nouveau. Même lors d’une tournée, tu sais, nous changeons parfois un peu la setlist pour qu’elle reste intéressante pour les fans qui nous suivent. Il y en a des tonnes qui viennent à tous les concerts. Mais malgré tout, je suis toujours très nerveuse quand je vais sur scène, tu sais, je me dis toujours « oh non ! », j’ai toujours le trac. J’accorde beaucoup d’importance à chaque concert et je suppose que je te dirai la même chose lorsque j’aurai fait 3000 concerts, ce qui, j’espère, arrivera. Avant de monter sur scène, j’ai l’impression de faire du saut à l’élastique ; il y a beaucoup d’adrénaline. J’ai toujours le trac pendant peut-être deux ou trois heures avant le concert. Ensuite je monte sur scène et je chante la première note et tout va bien.

Aujourd’hui lorsque des groupes fêtent un tel anniversaire, ils jouent généralement un album emblématique en entier. Ce n’est pas ce que tu as fait. Est-ce parce que tu ne voulais pas faire comme les autres ? Ou bien n’as-tu pas réussi à choisir ?

Nous avons tellement d’albums – seize en tout – et je suis en train de travailler sur de nouveaux morceaux pour les fans. Je ne saurais pas quel album choisir pour le jouer en entier parce que je les aime tous, je pense que chaque album a de très bons morceaux. On a parfois dans l’idée de jouer un album différent chaque jour et, dans ce cas, c’est OK. Mais j’adore le mélange entre les classiques et les surprises et montrer quelques morceaux des nouveaux albums. Donc je sais que certains jouent un album entier, mais pour l’instant je ne pense pas que je pourrais jouer juste un album sans jouer tous les autres classiques.

Apparemment, trois chansons ne figurent pas sur le DVD en raison de problèmes techniques. Que s’est-il passé ?

En fait, le concert a duré plus de trois heures et il y a eu des difficultés techniques : des larsens, etc. C’est difficile de se débarrasser du larsen quand il est sur tous les micros. Je me suis dit qu’il pourrait être sympa d’avoir ces morceaux en pistes bonus sur un nouvel album ou dans une piste cachée. En tout cas, ils n’entraient pas dans les critères sonores du DVD. Donc je me suis dit : « elles sont parties, mais pas perdues à tout jamais ».

OK, donc les trois chansons qui ne sont pas sur le DVD seront sur ton prochain album ?

Oui, peut-être sur un single ou comme chanson bonus. Mais je ne sais pas encore, nous avons beaucoup de choses pour le prochain album, mais nous les sortirons probablement, tôt ou tard.

« J’ai le sentiment que 99% du temps les fans et moi-même sommes sur la même longueur d’onde. »

Tu as un jour déclaré « Lorsqu’il y a quelque chose que je ne sens pas, je me dis : si je n’aime pas, personne n’aimera ». D’où te vient cette conviction que tes fans auront la même opinion que toi ?

Je connais les fans depuis si longtemps, tu sais, vingt-sept ans. Donc je sens ces choses. Lorsque je présente des chansons que j’aime beaucoup, généralement les fans ont le même sentiment. Avec ma longue expérience, j’ai le sentiment que 99% du temps les fans et moi-même sommes sur la même longueur d’onde, et lorsque je n’aime pas quelque chose, c’est peut-être évident que je ne suis pas dedans, corps et âme, donc les fans sentent peut-être aussi que ce n’est pas génial.

2500 concerts en 25 ans c’est grosso-modo 100 concerts par an sans pause et sans parler de diverses collaborations avec d’autres artistes. C’est un sacré rythme, comment parviens-tu à tenir ?

Par moments, nous avons même fait 200 ou 250 concerts par an. Lorsqu’on travaille sur un nouvel album, on ne fait pas tant de concerts, mais lorsque l’album est fini nous prenons toute une année pour tourner. Donc oui, on a tout compté, et je pense qu’il est même possible que ce soit plus. C’est certainement plus maintenant, je crois qu’on en a fait 2550. Ça fait beaucoup, mais j’aime tellement ça. J’aime la musique. Je voulais devenir chanteuse depuis que j’avais trois ans, donc c’est clairement la meilleure chose au monde de pouvoir jouer devant des gens, de faire des concerts. C’est beaucoup de travail, tu sais, ce n’est jamais facile, mais j’aime ça.

En regardant ton parcours, on a l’impression que tu n’as pas trop de temps pour faire autre chose que de la musique…

Oui, c’est vrai, c’est la musique presque 24h par jour. Je suis entièrement dévouée aux fans, à la musique, au metal, et je ne suis pas mariée, je n’ai pas d’enfants, donc j’ai clairement choisi cette voie de rester avec la musique et rien d’autre ne me procure une sensation qui s’en rapproche un tant soit peu. J’ai quelques passe-temps, j’aime le sport, mais tous les jours, c’est généralement la musique. Soit les tournées, le studio, écrire des morceaux, parler aux fans, faire des sessions d’autographes. Tout ce que je veux, c’est connecter avec la musique.

Qu’est-ce que tu fais du peu de temps où tu ne fais pas de musique ?

En fait, j’aime le sport, j’aime faire travailler mon corps, du jogging, courir. J’aime aussi lire. En fait, quand j’ai quelques minutes je lis, en particulier des « Motivational Books ». En particulier en tournée lorsque je suis épuisée, lire un bon livre redonne une bonne énergie. C’est ce que j’aime faire, mais même sur la route, tu as peu de temps pour toi, il y a quatorze ou quinze personnes dans le tour-bus, c’est donc difficile de trouver du temps pour soi.

La chanson « Für Immer » sous-entend que tu es capable de tout laisser tomber pour aider quelqu’un. Annulerais-tu un concert pour cette raison ?

Tout dépend, le concert est toujours le plus important, en haut de la liste des priorités. Si quelqu’un a vraiment, vraiment besoin de moi, quelqu’un de proche, peut-être. Mais généralement, c’est aux fans que je chante ; ce sont les personnes les plus importantes dans ma vie. S’il y avait une urgence, c’est autre chose, mais normalement je ferais le concert. Puisque les fans sont mes amis les plus proches, le concert vient toujours en priorité.

La passion pour la musique, composer et jouer sur scène, ça peut être prenant. Certains musiciens ont tendance à placer ça au-dessus de leur vie personnelle. Qu’en est-il pour toi ?

Mes chansons parlent d’amitié, du fait de tout faire par amitié… mais les fans sont mes amis les plus proches, c’est entièrement vrai. Le public, les fans, ce n’est pas anonyme. J’en connais beaucoup personnellement, et c’est clairement une amitié profonde parce qu’on aime la musique. C’est à un niveau plus profond qu’avec des amis normaux. Les gens normaux, qui ne sont pas dans la musique, c’est parfois difficile de se lier avec eux.

Au début de ta carrière, tu as fait face à beaucoup de changements de line-up. C’est une situation très décourageante pour un musicien, en particulier quand ça arrive encore et encore. Quel conseil pourrais-tu donner aux musiciens pour qu’ils ne perdent pas espoir ?

Je dirais qu’il faut toujours faire ce que te dis ton cœur et y aller à 120%, ne jamais abandonner, même lorsque ces choses là arrivent. Réessaie. Lorsque tu te heurtes à un mur, relèves toi et essaie à nouveau. Tu finiras forcément par trouver des gens. Aujourd’hui dans le groupe, mon bassiste, Nick Douglas, est dans le groupe depuis vingt-et-un ans, donc il y a clairement des gens dans le monde qui sont prêts à le faire, qui sont fidèles. Mon batteur, Johnny Dee, est là depuis dix-sept ans, donc certaines personnes peuvent rester longtemps. Il faut chercher, mais même quand des choses comme ça arrivent, quand les gens partent ou laissent tomber ou trouvent un autre travail, il faut faire ce que l’on aime. Tout seul tu ne peux pas tout faire ; tu peux te concentrer sur certaines choses comme l’écriture des morceaux, même si tu ne vas pas en tournée avec un groupe au complet. Tu trouveras toujours des gens qui sont sur la bonne longueur d’onde, c’est la vie, parfois ça va bien, parfois ça va moins bien. Parfois les gens restent, parfois ils partent. Mais il faut toujours suivre ce que te dit ton cœur, essayer et essayer encore. Il y a toujours de nouvelles personnes qui arrivent dans ta vie et qui ont envie de rester. Parfois ce n’était pas de ma volonté, et parfois ce n’était même pas celle du musicien. Parfois la maison de disques peut dire « OK, ce guitariste est viré » et on n’y peut rien. C’est souvent frustrant de différentes façons, lorsque ces choses arrivent. J’ai eu le sentiment que je voulais faire de la musique mais rien ne marchait. Maintenant j’ai trouvé les bonnes personnes qui sont là depuis longtemps : le bassiste depuis vingt-et-un ans, le batteur depuis dix-sept ans, et je pense que c’est très bon signe.

« Je suis entièrement dévouée aux fans, à la musique, au metal, et je ne suis pas mariée, je n’ai pas d’enfants, donc j’ai clairement choisi cette voie de rester avec la musique et rien d’autre ne me procure une sensation qui s’en rapproche un tant soit peu. »

Récemment, vous avez annoncé que vous alliez prendre un peu de temps pour vous reposer puis retourner en studio pour un nouvel album. Y a-t-il déjà des idées, des mélodies ou même des morceaux ?

Oui, on a quelques idées très sympa. On est en train d’y travailler en ce moment, je suis toute excitée. Je pense qu’il y a de très bons morceaux à venir. A priori, j’aurais terminé l’album d’ici la fin de l’année et il sortira au printemps prochain. On va faire encore quelques concerts cette année, on va certainement jouer à Lyon et à Paris, je pense que ce sera en octobre. On jouera également en Amérique du Sud en avril. Pas autant de concerts que l’an dernier, mais tout de même, la scène est très importante pour moi. Le travail en studio, c’est génial, mais la scène me manque, donc j’ai besoin de faire quelques concerts par-ci, par-là.

Que peux-tu nous dire sur ces chansons ?

On a quelques hymnes en cours d’écriture et quelques chansons rapides qui sont très difficiles mais je pense que les fans vont les apprécier. J’ai cette sensation. Je ne sais pas, habituellement j’écris autant de chansons que possible ensuite on choisit les meilleures à la fin. On peut vraiment sentir quel morceau brille. Là, c’est trop tôt pour dire comment l’album va sonner mais il y aura certainement de supers hymnes. Habituellement, on prend toute une année pour écrire un album, donc là c’est trop tôt pour dire quelles chansons figureront sur l’album. J’ai le sentiment qu’il sera super et je veux tout faire pour que les fans soient contents. Mais ça prend du temps.

Vous avez développé une amitié avec les membres de Scorpions. Ils viennent de fêter vos vingt-cinq ans de carrière avec vous. Pendant le Metal Female Voices Fest 2009, Tarja Turunen est montée sur scène avec toi. Tarja et les Scorpions sont aussi proches (elle a chanté sur leur dernier album). Penses-tu qu’il serait possible de voir Doro travailler à la fois avec Tarja et un ou plusieurs membres des Scorpions sur un prochain album ?

Eh bien, c’est une superbe idée que tu viens de me donner ! Je ne sais pas, il faut que… Peut-être que je vais leur proposer. Tarja a chanté sur mon album « Fear No Evil », on a fait un duo ensemble, sur « Walking With The Angels », c’était tellement sympa. C’est une superbe idée, il faut que j’en parle à Klaus Meine et à Tarja. Vu qu’on est tous amis, il y a une possibilité, mais je n’y avais jamais pensé avant.

La liste de rock stars avec lesquels tu as travaillé tout au long de ta carrière est très impressionnante. Certains seraient prêts à tuer pour avoir ton carnet d’adresses ! Quel est ton secret pour entrer en contact avec tous ces musiciens et créer un tel réseau ?

A vrai dire, on rencontre toujours des musiciens aux festivals et, à force de faire des tournées depuis aussi longtemps, tôt ou tard on finit par collaborer ensemble, ou faire une tournée. Avec les Scorpions, la première fois qu’on a joué ensemble, c’était au festival légendaire des Monsters of Rock, en 86. C’était au Royaume-Uni, au Castle Donington – on vient tous les deux d’Allemagne, mais notre premier concert ensemble était au Royaume-Uni et l’affiche était incroyable. C’était quelque chose comme Ozzy Osbourne et les Scorpions en tête d’affiche, avec Def Leppard, Motörhead et un autre groupe, je pense qu’il y avait Michael Schenker. C’est facile de parler aux gens lorsqu’on est en coulisses et que c’est à un festival sympa. Puis les idées naissent. J’aime les gens, donc je vais généralement leur parler, puis une amitié se développe et c’est encore plus facile. Je dois dire : Lemmy de Motörhead, je le connais depuis tellement d’années. Je suis une grande fan de lui, et en 2000 on s’est parlé et on s’est dit : « Hey, on devrait faire quelque chose ensemble ! » donc j’ai pris l’avion, je suis allée à Los Angeles et on a fait deux duos sur l’album Calling The Wild et c’était terrible ! J’étais également une grande fan de Kiss en grandissant et ça a toujours été un de mes rêves de reprendre une chanson de Kiss ou de travailler avec eux. Puis j’ai eu l’opportunité d’ouvrir pour Kiss à un autre Monsters Of Rock, en 89 et c’était la première fois que je rencontrais Gene Simmons. Après coup, on s’est posé et on a dit : « Si on faisait quelque chose ensemble ? », et ça s’est tellement bien passé qu’il a fini par produire tout l’album et écrit beaucoup des chansons dessus. Donc, ça se développe quand on le sent bien. C’est la même chose avec les femmes dans le metal, on s’appelle régulièrement quand l’une d’entre nous a un problème ou quand on a besoin de conseils, mais je suppose que c’est parce que je fais ça depuis si longtemps. C’est toujours une joie de faire quelque chose avec des gens géniaux, j’aime ça et j’espère que je ferais encore beaucoup de duos et de collaborations intéressantes. J’aime ces trucs !

Lemmy The Movie est sorti récemment. Vu ce lien d’amitié, on se serait attendu à te voir dedans. Ce n’était pas le cas, comment cela se fait-il ?

Je ne sais même pas. Mais la tournée qu’on a faite ensemble est un de mes meilleurs souvenirs, en décembre. C’était génial ! En fait, j’étais à l’after-party du film. J’étais à Berlin mais à cause du mauvais temps, mon avion n’a pas pu atterrir à temps, donc j’ai manqué le film. C’est quand même sympa de ne pas être dedans, comme ça je peux l’apprécier avec du recul. Mais la tournée avec Motörhead était fantastique. Je suis tellement contente qu’on l’aie faite. Tu ne peux pas être sur l’album de tout le monde et dans le film de tout le monde, ce n’est pas un problème.

On a interviewé Lemmy il y a quelques mois et il nous a dit qu’il ne prévoyait pas de partir à la retraite parce qu’il ne saurait pas quoi faire d’autre. J’ai l’impression que c’est la même chose pour toi…

Oui, la musique, les fans, le metal, c’est ma vie ! C’est ce qu’il y a de plus important, j’aime tellement ça, même si c’est difficile : ce n’est jamais vraiment facile. J’aime ça et j’espère le faire encore pendant de très nombreuses années. J’aimerais le faire jusqu’à ma mort, si possible.

Certes, mais que penserais-tu d’un ultime concert où tous les musiciens avec qui tu as travaillé viendraient sur scène pour te rendre hommage ? Comme pour célébrer ta carrière ?

Oh, (rires) ce serait génial. Mais ce serait seulement à faire si on est sûr que ce serait le dernier concert, dans le cas où je serais mourante. Mais ce serait cool de faire ça. Je ne sais pas ce qui pourrait se passer, ça pourrait se terminer n’importe quand. J’ai vu tellement de choses arriver, des accidents, beaucoup de gens qui sont morts très rapidement. Mon guitariste, Mario, est mort en 2000, il avait un cancer et en trois, quatre, cinq semaines, il était parti. C’était inimaginable. On ne sait jamais ce qui peut arriver. J’essaie d’apprécier chaque jour, et bien sur quand il y a de la bonne compagnie pour votre dernier jour, c’est super. On ne sait jamais. Je prends les choses telles qu’elles viennent et je suis ouverte à tout.

Sean Yseult (White Zombie) avait souvent l’accès aux loges refusé lors de ses propres concerts avec Rob Zombie parce que c’est une femme et que les gens la confondaient avec une groupie. T’est-il arrivé de faire face à ce type de scénario au cours de ta carrière ?

No, à vrai dire. Jamais. Il ne m’est jamais arrivé quoi que ce soit de la sorte. C’était toujours cool, j’ai toujours été bien traitée et respectée et je n’ai jamais eu cette sensation.

Ça  va faire une demi heure qu’on se parle on a vraiment l’impression que ce que tu dis vient toujours du fond du cœur. Tu es presque au bord des larmes à chaque fois, tu parles toujours aussi sincèrement ?

Oui, c’est la seule façon que je connais. C’est toujours comme ça. Je suis qui je suis. J’essaie toujours de répondre aux questions au mieux et toujours sincèrement, bien sûr.

La question stupide : Savais-tu que Doro est également le nom d’une compagnie de téléphones portables ?

Vraiment ? Non, je ne le savais pas ! C’est marrant. Mais je suis née avec ce nom, je ne peux probablement rien y changer. Ça veut dire « Or », ce qui est plutôt sympa. En espagnol ou en italien, c’est « Or » ou « en or », donc ça me va (rires).

Est-ce qu’on t’a déjà contacté par erreur pour un problème de facture téléphonique, du coup ?

Non ! Pas encore ! Peut-être que c’est seulement en France. Je sais qu’en Allemagne il y a une entreprise de films qui s’appelle Doro, mais c’est pas grave. Mon vrai nom est Dorothee, et on m’appelle Doro depuis que je suis petite. Je ne suis pas la seule personne sur terre, donc je peux le partager.

Savais-tu que ton nom de famille (NDLR : Pesch), veut dire pêche en français ?

Non ! C’est génial !

Interview réalisée par phoner en janvier 2011 par Metal’O Phil
Transcription et traduction : Stan

Site officiel : www.doro.de



Laisser un commentaire

  • Metal’O Phil va prendre la grosse tête si un jour un album de Doro-Tarja-Scorpion voit le jour. 😉
    Tu te rends compte ? Ce sera grâce à toi !

    Je vais à son concert à Paris en octobre, ce sera la première fois que je la verrai. Je l’aime bien Doro, authentique, passionnée, sincère.

    Ah mais une petite question, pourquoi mettre aussi tard sur le site une interview réalisée en janvier ? Mmm ? Mmm ? Me dites pas que Stan a mis autant de temps à traduire ? 😀

    [Reply]

    Metal'O Phil/RM

    T’inquiète pas, j’ai déjà un melon pas possible 😉

    Stan

    Stan est un gland qui n’était pas foutu de trouver quelques heures pour s’occuper de retranscrire cette interview… enfin, moi je dis ça, je dis rien…

  • J’étais à Castle Donnington en 86 (hé oui j’suis un vieux métalleux), grand souvenir. Il y avait aussi Bad news (un groupe comique), et un nombre impressionnant de bouteilles en plastique volantes remplies de toutes sortes de liquides…
    Je ne connaissait pas la zique de Doro mais j’ai quand même aimé.

    [Reply]

  • Gravalanch dit :

    Une grande artiste , je ne suis pas un inconditionnel de sa musique mais sa sincérité et son dévouement forcent le respect.

    [Reply]

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