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Interview   

DREAM THEATER : ENTRETIEN AVEC JAMES LABRIE


DREAM THEATER s’est produit le 26 juin dernier à Clermont-Ferrand. James Labrie, le chanteur du combo, a choisi d’évoquer pour Radio Metal le dernier opus du groupe, Systematic Chaos. Un 9ème album controversé : comme d’habitude !

Radio Metal : Il n’y a pas si longtemps, DREAM THEATER était considéré comme le groupe de Metal progressif par excellence avec un son et une musique très propres. Cependant vous participez de plus en plus à des festivals très orientés Metal comme le Gigantour ou le Hellfest. Apparemment l’album Train of Thought a eu son effet car vous touchez de plus en plus de fans de Metal. Es-tu d’accord avec cette analyse ?

James Labrie : Il y a toujours eu un aspect Metal chez DREAM THEATER. Si on remonte dans le temps, on peut trouver en 1994 l’album Awake qui était déjà très agressif. Nous avions des chansons très « rentre dedans » comme « The Mirror » ou « Lie ». Nous nous étions clairement engagés vers quelque chose de très Metal avec cet album. Mais c’est normal que les gens se réfèrent plus à Train of Thought puisque c’est réellement l’album le plus heavy que nous ayons fait. Les opus suivants sont plus équilibrés et font la balance entre nos diverses influences que sont le rock progressif, le rock traditionnel et le Metal. Systematic Chaos, notre dernier album, en est un bon exemple. Il est très diversifié. Cela le rend dynamique et profond. Systematic Chaos est varié mais très bien construit et cohérent. Pour en revenir à Train of Thought, il est évident que l’on peut voir de plus en plus de métalleux dans notre public… et ça fait vraiment plaisir. Les deux mondes se rejoignent : d’un côté les fans de progressif, de l’autre les fans de Metal. Et tous viennent pour écouter le même groupe. Cette démarche est difficile mais ça a l’air de marcher !

En fait vous gardez les meilleurs aspects des deux mondes…

En quelque sorte !

Vous avez joué l’album Images and Words en entier aux Gods of Metal (NDLR : le 3 juin 2007). Quel effet cela fait-il de toujours jouer ces chansons et quelle a été la réaction du public ?

Ça fait du bien de revenir un peu en arrière. De se rendre compte que ces vieilles chansons peuvent encore avoir sur vous l’effet qu’elles avaient à l’origine. C’est toujours excitant et gratifiant de voir la réaction de la foule lorsqu’on annonce qu’on va jouer Images and Words du début à la fin. Pour l’instant ça s’est plutôt bien passé. Nous avons joué l’album 4 ou 5 fois depuis le début de la tournée. C’est drôle car nous ne l’avions pas joué en entier depuis la tournée Images and Words !

Tu as justement eu du mal à chanter certains morceaux d’Images and Words à cause de soucis avec ta voix…

Oh putain, ouais… En décembre 1994, j’étais à Cuba avec ma femme, et à la suite d’une intoxication alimentaire je me suis rompu les cordes vocales en vomissant. Les spécialistes que j’ai consultés m’ont dit que les dommages n’étaient pas irréparables mais qu’il me faudrait attendre très longtemps pour guérir. Je ne me suis vraiment senti moi-même en tant que chanteur qu’autour de 2002-2003. Jusque là j’ai vécu un enfer vocal durant 8 ou 9 ans car je n’avais plus la même puissance. Mais j’ai fait de mon mieux et aujourd’hui je me sens totalement guéri.

Est-ce que c’est la raison pour laquelle tu vas moins dans les aigus sur les albums récents?

Non, c’est tout simplement parce que nous avons envie d’écrire de la sorte. Je ne me sens pas obligé de faire lalalalaaaa (NDLR : James s’égosille !) pour me sentir bien. Contrairement à beaucoup d’autres groupes, nous cherchons à nous focaliser sur l’aspect mélodique de notre musique au lieu de privilégier la technique vocale. Il y a toujours des moments où je chante aigu comme lorsque nous jouons les anciens morceaux. Donc oui j’en suis toujours capable. Mais DREAM THEATER se focalise vraiment sur l’harmonie. C’est une priorité dans nos chansons.

Est-ce que ça ne t’ennuie pas un peu de chanter pour la énième fois des morceaux comme Pull me Under ou Metropolis ?

Oui, c’est sûr ! Il faut être honnête, quand on attaque Pull me under ou Metropolis je ne peux pas m’empêcher de me dire : « encore… c’est pas vrai… » (il chante le début de Pull me Under d’un air ennuyé). Mais en même temps il faut toujours se dire que le public vient pour écouter nos chansons. Que ce soit Pull me Under, Metropolis ou Scarred. On doit donc se comporter en professionnels et donner tout ce qu’on a. Agir autrement serait injuste envers les fans. Même si le morceau ne nous fait plus vraiment vibrer, il faut avoir l’air pro. Mais bon, nous sommes des êtres humains. A toujours répéter la même chose, on finit par se lasser. Cela dit, l’énergie dégagée par le public nous donne la force de jouer ces morceaux et nous rappelle pourquoi elles avaient marché à l’époque.

Parlons un peu de Systematic Chaos. Quelques mois avant la sortie de l’album, Mike (Portnoy, batteur du groupe) a affirmé qu’il « contenait tous les éléments pour lesquels nous sommes connus » ! C’est assez vague et ça semble vouloir dire que finalement il n’y aura pas beaucoup de surprises, alors qu’on est justement habitué au contraire avec DREAM THEATER… Au final, c’est une description très juste. Est-ce que cet album est justement une manière d’évoluer, de nous surprendre, de répondre à ceux qui attendent toujours plus de DREAM THEATER ?

Notre objectif n’est pas de satisfaire ou de surprendre les gens à toute force. Nous faisons les albums que nous voulons faire à un moment précis. Parce que c’est ce que nous sommes, c’est ce qui nous inspire. C’est là où nous voulons aller. Nous composons à partir de ce que nous ressentons et notre musique est totalement sincère. Il est très important de conserver notre intégrité. Chacun de nos albums représente ce que nous sommes à tel ou tel moment précis de notre carrière. Ils nous décrivent émotionnellement et professionnellement. Ils montrent ce qui nous inspire à ce moment-là. La priorité est de faire d’abord ce que nous voulons. Ensuite oui…on espère que les fans vont apprécier. Nous avons une fanbase impressionnante dans le monde. C’est incroyable de constater leur fidélité et leur enthousiasme. Depuis le temps, ils ont compris qu’il fallait s’attendre à des changements. A ce qu’on repousse nos limites. C’est devenu la marque de fabrique de DREAM THEATER.

A l’époque de Six Degrees of inner turbulence) en 2002, Mike a expliqué que la chanson titre a été inclue dans l’album pour ne pas désorienter les fans du fait de la rupture entre le 1er CD de l’album et Scenes From a memory (NDLR : l’album précédent du groupe, sorti en 2000). Concernant Systematic Chaos, il avait ajouté que vous aviez « les fans les plus dévoués au monde et qu’ils apprécieraient certainement le nouvel album parce qu’il y a énormément d’éléments classiques de DREAM THEATER ». Avez-vous peur de décevoir vos fans au point de toujours inclure des éléments spécifiques à DREAM THEATER sans trop d’innovations ?

Non, ça rejoint ce que je disais précédemment. Notre priorité est de faire quelque chose d’intéressant. Après, on ne sait pas comment cela va être interprété par les auditeurs. Vont-ils penser que nous avons fait ceci pour toucher ce qu’ils pensent être du vrai DREAM THEATER ? Que nous avons fait cela pour être plus complexes ou techniques ? Dans chacun de nos albums, nous cherchons à évoluer. Mais il nous faut aussi conserver l’identité de DREAM THEATER. Conserver ses éléments qui nous identifient immédiatement sur chaque album. Pour en revenir à Six Degrees, après le concept album Scenes, nous voulions revenir au format « chansons » mais aussi faire un morceau épique dans la veine du précédent. Ce phénomène est simplement lié à notre volonté d’évoluer tout en gardant notre identité musicale.

Donc vous ne prêtez pas trop attention aux demandes des fans?

Non, ce ne serait pas correct de notre part. Les fans ont envie d’entendre ça, ils aiment bien cet élément alors réutilisons-le ? Non on ne peut pas fonctionner de la sorte car nous deviendrions une sorte de juke-box. « Tenez, voici ce que vous vouliez entendre, peut-être (j’espère !) que vous allez aimer ! ». Ce genre de raisonnement sonne faux. En général, les fans comprennent que nous faisons ce que nous voulons, ce que nous pensons devoir faire. Nous composons pour nous également…nous faisons la musique que nous aimons et dont nous sommes fiers. Si le public aime, tant mieux. Mais nous ne pouvons pas forcer un fan de DREAM THEATER à aimer le nouvel album juste parce que c’est DREAM THEATER. D’un autre côté, nous, on l’aime cet album. Et c’est pour ça que nous l’avons fait !

Une petite question sur l’évolution de votre style… Un journaliste français a fait une remarque intéressante: « en général, les groupes commencent par rendre hommage à leurs influences puis finissent par trouver leur propre son ». Ce serait l’inverse chez DREAM THEATER car on entend de façon plus distincte vos sources d’inspiration. Que pensez-vous de la critique selon laquelle vous ne faites que compiler les influences ?

Je ne vais pas essayer de convaincre ceux qui croient que nous ne faisons que mixer diverses influences. Personnellement je ne suis pas d’accord. En effet, plus on travaille ainsi et plus on devient soi même. Tout groupe qui veut rester contemporain doit prendre en compte ce qui se passe dans son environnement musical. Sinon, il court le risque de s’enfermer dans une bulle et d’avoir un son en décalage par rapport à ce qui se fait aujourd’hui. Effectivement, nos propres influences sont plus distinctes car nous prenons en compte l’évolution de la musique. Cela dit, aucun groupe n’a de droits sur un style de musique. Aucun ne peut se l’approprier. Nous ne faisons que nous essayer à des styles que certains groupes ont rendus populaires. Tel ou tel passage fera penser à METALLICA, SLAYER ou PANTERA, assurément. Cependant, voilà des années que nous jouons et composons ensemble. L’alchimie se fait de plus en plus naturellement et nous arrivons à réinventer le style à notre sauce. Nous ne ferions pas de chansons si nous ne pensions pas que ce sont les nôtres. Si nous ne pouvions pas nous les approprier totalement. Nous mettons une chanson sur un album que si nous en sommes fiers et si cela nous fait évoluer musicalement…

Mais d’une certaine manière on peut penser cela parce que John Petrucci lui-même a qualifié le groupe « d’éponge musicale »

Mais ne penses-tu pas que des artistes très talentueux comme COLDPLAY ou LAMB OF GOD fonctionnent de la même manière ? LAMB OF GOD a bien été influencé par PANTERA. Lorsque j’écoute un groupe qui me plait, j’ai envie de m’en inspirer pour en faire du DREAM THEATER. Donc oui, nous sommes des éponges. Nous prenons divers éléments de ce qui se passe autour de nous dans la sphère musicale. Tout en étant conscients que les gens vont faire le rapprochement. Certes, notre musique va parfois sonner comme tel ou tel autre groupe mais cela reste notre musique. Chaque groupe a ses influences et développe ses connexions, ses rapprochements.

En fait ce qui est surprenant, c’est ce processus d’évolution… Au fur et à mesure, les groupes essaient de cacher leurs influences alors que de votre côté c’est le contraire !

Bien sûr ! Pour la bonne raison que nous sommes sûrs de nous. Comme je le disais, si une chanson finit sur l’album c’est parce que nous avions envie de cette chanson ou de ce style précis à un instant donné. Les gens vont clairement identifier de quel artiste telle ou telle chanson s’inspire mais on ne compte pas s’en cacher. On ne dira pas : « non non, je n’ai jamais écouté MUSE ou COLDPLAY de ma vie ! »

Vous avez atteint un pic avec l’album live SCORE. Comment garder la tête froide après avoir enregistré un live avec un orchestre ?

C’était très excitant. C’était un grand moment de notre carrière et cette soirée a été mémorable pour nous. Cela nous a fait plaisir de nous essayer à cette expérience et de jouer nos morceaux avec un orchestre. On ne peut que se sentir heureux après un moment aussi réjouissant et magique. Et oui on parvient à garder la tête froide en se disant que c’était le bon moment dans notre carrière pour faire cette expérience.

Est-ce qu’il s’agit d’un sentiment d’accomplissement ?

Oui, assurément. Jouer dans cette salle centenaire qu’est le Radio City Music Hall, là où se sont produits de grands artistes comme Frank Sinatra, Rush, Yes ou The Who… C’était incroyable de jouer devant 7000 personnes dans une salle avec une telle histoire.

Dream Theater a eu l’habitude d’aller encore plus loin d’années en années. Quel serait le prochain challenge ?

Je n’en ai aucune idée. C’est quelque chose dont on n’a même pas commencé à parler. On le fait rarement avant le moment où l’on rentre en studio. Comme d’habitude, on s’efforcera de composer un album qui nous ouvre d’autres horizons musicaux. Tout en espérant que les fans apprécient cette nouvelle direction. C’est quelque chose que l’on étudie toujours avec beaucoup d’attention avant de commencer un nouvel album.

Est-ce qu’on n’est pas tenté de rentrer dans un délire du type « on a fait un concert avec un orchestre de 20 personnes, maintenant on va le faire avec 40 personnes, puis 100 personnes etc. »?

Bien sûr. Si on pense que « toujours plus signifie toujours mieux » c’est une façon de voir les choses. Nous pouvons aussi repenser intégralement notre façon de nous présenter au public. Choisir d’être plus intimistes et personnels ou au contraire revenir à ce côté grandiose. On ne peut pas vraiment se décider avant que ces situations ne se profilent à l’horizon. Beaucoup pensent que pour faire mieux, il faut faire plus. Mais je ne pense pas que ce soit indispensable. Tout dépend de la façon de le présenter. Il est pour l’instant trop tôt pour nous prononcer.

Les petites salles ne vous manquent pas ?

Si, parfois. Les petites salles sont plus intimes car les fans sont juste là, en face de toi. Mais en même temps on apprécie également les grandes salles dans lesquelles on essaie toujours de donner un concert personnel. On a toujours envie d’interagir avec les fans, de les attirer à nous. Plus les fans sont nombreux, plus ils peuvent nous communiquer leur énergie. On apprécie donc aussi bien les petites que les grandes salles. Chacune à leur manière.

Vos deux ou trois derniers albums ont déclenché des réactions mitigées chez les fans. Certains ont parlé d’un manque d’objectivité de votre part. Vous qui êtes toujours prêts à tenter de nouvelles expériences, pourquoi êtes-vous réticents à l’idée de travailler avec un producteur qui pourrait apporter cette objectivité à votre musique ?

Tout simplement parce que nous sommes suffisamment objectifs nous-mêmes. Notre façon de créer, produire et mixer un album fonctionne parfaitement. Nous n’avons pas l’impression qu’il nous manque quelque chose. John et Michael s’en sortent très bien en tant que producteurs. Ils restent des membres du groupe et ils nous demandent toujours notre avis. Il n’y a pas de « ne me dites pas ce que j’ai à faire, c’est moi qui produis ». Nous sommes toujours une équipe objective. C’est pour cette raison que cela fonctionne. J’ai effectivement lu quelques réflexions sur Internet. Les gens se demandent souvent pourquoi nous ne faisons pas appel à un producteur qui pourrait transformer totalement le son d’un album. Mais ce n’est pas le producteur qui va rendre le son différent, c’est nous. L’album commence et se termine avec nous. Ce n’est pas parce qu’un producteur nous dit « je n’aime pas trop la direction que vous avez prise, il faudrait changer ça », qu’on va le faire. Si nous ne sommes pas d’accord, nous ne le ferons pas. Nous faisons ce qui nous paraît bien. Il n’y a que comme ça que nous resterons fidèles à nous-mêmes. On se fiche pas mal que le Pape soit dans la pièce et nous dise que ce qu’on fait n’est pas assez spirituel. Nous avons déjà eu des producteurs, comme Kevin Shirley ou Terry Date. Ils se sont beaucoup impliqués, c’est vrai, mais je ne suis pas sûr que les changements qu’ils ont apportés aient été pour le mieux. D’une certaine façon, ils ont modifié notre approche de certaines chansons, comme Take Away My Pain ou You Not Me. Les démos de ces chansons étaient formidables. Si le producteur n’était pas intervenu, ces chansons seraient devenues exactement ce que nous voulions, exactement ce qu’elles devaient être. Un producteur ne fait pas tout vous savez !

DREAM THEATER est un des rares groupes à jouer presque toutes ses chansons en concert. Pourtant, vous avez affirmé que certains morceaux tels que Disappear ou Take Away My Pain ne seraient plus joués. Pourquoi ?

Je vois bien Disappear revenir et je ne pense pas que Disappear aie disparu ! Il n’y a qu’une seule chanson que nous n’ayons jamais jouée et dont l’avenir est incertain (NDLR : James Labrie évoque ici Space Dye Vest, de l’album Awake), même s’il ne faut jamais dire jamais. Chaque chanson mérite d’être jouée et rejouée. Je ne crois pas que parce qu’une chanson a été jouée une unique fois lors d’une occasion particulière et magique (cf. l’unique interprétation de Disappear lors du Live at Budokan) il ne faut plus la jouer. Toutes ces chansons reviendront lorsque nous estimerons qu’elles devront le faire.

On peut donc espérer voire Space Dye Vest jouée en concert ?

Je ne sais pas. C’était LA chanson de Kevin Moore (il chante d’ailleurs dessus en backing vocals).

As-tu pensé à jouer des titres d’AYERON lors de concerts avec ton groupe solo ?

Peut-être, oui. Ce sont d’excellents morceaux. En ce moment, on termine à peine l’écriture de mon prochain album solo donc je n’ai même pas eu le temps d’envisager la tournée pour l’instant. Mais si la tournée se fait ce serait un vrai plaisir de jouer un ou deux morceaux d’AYREON avec ce grand musicien qu’est Arjen Lucassen.

D’ailleurs, avec qui joueras-tu dans le prochain album solo ?

Il y aura Marco Sfogli à la guitare, Matt Guillory aux claviers et Mike Mangini à la batterie. Pour l’instant le nom du bassiste n’est pas fixé.

Tu as donc totalement arrêté le projet Mullmuzzler ?

Oui, parce que je voulais évoluer vers autre chose, vers un autre style de musique.

Pour finir, c’est la tradition James, une petite question qui n’a rien à voir : quelle est la musique que tu as le plus honte d’aimer écouter ?!

Oh la la… (il hésite un moment) Ah, oui, je me souviens d’avoir bien aimé René Simard quand j’étais gosse, vous connaissez ? C’était de la pop du Québec. Ca m’avait beaucoup plu quand j’avais 7 ans. Maintenant il faudrait me payer pour que je réécoute ça ! En dehors de ça, la plupart des trucs que j’écoutais étaient plutôt cool… (il cherche à nouveau)

Britney Spears ?

Non non non ! Aucune chance ! Parce que justement je n’ai jamais trouvé ça cool (rires) ! Euh, sinon, non je ne vois rien d’autre pour répondre…

Tu n’écoutes que de la musique de qualité en fait !

A vrai dire, j’ai été élevé par mon père à coups de Miles Davis, Nat King Cole… Mes frères et s?urs écoutaient Pink Floyd et Genesis donc j’étais entouré de bonne musique !

Entretien réalisé le 26 juin 2007 à Clermont Ferrand

Traduction : Metalo et Saff

Site Internet DREAM THEATER : www.dreamtheater.net
Site du Fan Club Officiel français de DREAM THEATER: www.yourmajesty.net



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