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Interview   

Dream Theater entretient le souvenir


Si les tournées anniversaires sont aujourd’hui monnaie courante (sans mauvais jeu de mots), Dream Theater, après avoir fêté les vingt-cinq ans d’Images And Words, a décidé de pousser le bouchon plus loin et carrément coupler la tournée de son dernier album en date, Distance Over Time sorti en début d’année, à l’anniversaire de son premier album conceptuel, le mythique Metropolis Pt. 2: Scenes From A Memory. Après tout, quand on parle de « distance au fil du temps », il n’est pas étonnant de vouloir jouer sur les deux tableaux, passé et présent.

A l’occasion de la promotion des deux concerts de Dream Theater dans l’Hexagone dans le cadre de cette tournée spéciale – les 26 et 27 janvier à La Seine Musicale de Paris et à la Halle Tony Garnier de Lyon –, nous avons joint John Petrucci au téléphone. Nous faisons avec lui un premier bilan sur les retours de Distance Over Time, mais surtout revenons sur Scenes From A Memory, un album entré à jamais dans le panthéon des plus grands disques progressifs.

« Images And Words, Scenes From A Memory, A Dramatic Turn Of Events et Distance Over Time, ce sont un peu les piliers de notre carrière, qui ont profité d’un grand enthousiasme de la part des fans et qui nous ont propulsés en avant et aidés à poursuivre l’aventure. »

Radio Metal : Votre nouvel album Distance Over time est sorti en début d’année. Quel est ton sentiment sur la manière dont il a été reçu par les fans et la scène metal prog jusqu’ici ?

John Petrucci (guitare) : Oh mec, c’est incroyable ! C’était vraiment super. Nos fans ont reçu cet album très gracieusement, on dirait vraiment qu’ils l’apprécient. Nous avons eu plein de retours immédiats via nos réseaux sociaux au début, et puis quand nous sommes partis en tournée et que nous avons parlé aux gens, ils nous ont fait part de super commentaires. Des gens disent que c’est notre meilleur album depuis Scenes From A Memory ou d’autres disent que c’est leur album préféré parmi tous ceux que nous avons faits. C’est super, après quatorze albums, presque trente-cinq ans de carrière, de voir un nouvel album être aussi bien reçu. C’est assez incroyable.

Il y a quelques années, vous aviez enchaîné la tournée de The Astonishing avec une tournée anniversaire pour Images And Words. Maintenant, vous allez même jusqu’à coupler la tournée de Distance Over Time avec une célébration des vingt ans de Scenes From A Memory. Penses-tu qu’à notre époque, les groupes ont besoin de se reposer de plus en plus sur ces tournées anniversaires ?

Je pense que ça va avec le fait d’avoir une longue carrière, d’être un groupe qui existe depuis aussi longtemps que nous. Quand on commence à avoir des jalons… Par exemple, notre premier album est sorti il y a trente ans, Images And Words vingt-cinq ans, Scenes From A Memory vingt ans… Ce sont de grandes réussites, et en tant que groupe, c’est comme célébrer n’importe quel autre anniversaire – un anniversaire de mariage ou un anniversaire de naissance : ça fait plaisir et c’est sympa de revisiter et jouer des albums en entier. Pour nous en tant que groupe, c’est vraiment amusant, et je pense que pour le public, c’est un joli cadeau, surtout pour les gens qui n’ont pas eu l’occasion de voir un album comme celui-ci être joué sur scène ; peut-être qu’ils n’étaient pas nés il y a vingt ans, peut-être qu’ils étaient trop jeunes, peut-être qu’ils ne se sont intéressés à Dream Theater que récemment. Donc c’est une bonne opportunité pour les nouvelles personnes de voir ça.

Pas l’intention de célébrer les trente ans du premier album aussi ?

Non, pas pour l’instant. Je veux dire qu’il n’y a pas assez de temps [petits rires]. Ce serait sympa mais nous n’avons pas le temps de tout faire !

Quelle est la place des nouvelles musiques au milieu de votre ancien répertoire ? Est-ce devenu plus difficile d’inclure de nouvelles chansons au milieu de tous vos classiques ?

Heureusement, ça s’imbrique super bien parce que, comme je disais, nombre de nos fans apprécient beaucoup le nouvel album. Nous avons plein de demandes pour jouer le nouvel album en entier ! Plein de gens veulent entendre plein de chansons de Distance Over Time. Ça n’a pas été difficile. Nous avons joué un paquet de chansons du nouvel album, elles passent super bien l’épreuve du live, et elles s’insèrent naturellement entre les vieilles chansons. Nous en sommes heureux. Ça fait beaucoup de bien de jouer les nouvelles chansons en concert et d’avoir un retour aussi positif de la part du public. C’est assez spectaculaire.

La dernière fois qu’on s’est parlé, James nous avait dit qu’avant de faire Scenes From A Memory, vous sortiez d’une tournée et d’un cycle d’album où vous cherchiez de nouveau qui vous étiez et ce que vous étiez. Est-ce que ça veut dire que tout le cycle de Falling Into Infinity vous avait désorientés ?

Nous voulions procéder à un changement après Falling Into Infinity. Nous étions un petit peu contrariés par certaines implications, nous voulions avoir plus de contrôle et nous avons pris certaines décisions sur la base de la réussite de cet album. L’expérience d’enregistrement de cet album et le fait d’avoir travaillé avec Kevin Shirley, qui est un bon ami à moi, c’était très amusant, mais il se passait aussi d’autres choses à l’époque. Il y avait des trucs étranges avec le business et des changements dans le management qui se tramaient en coulisse et qui faisaient que c’était un peu bizarre. Donc après avoir fait cet album, nous avons décidé que quelques trucs devaient vraiment changer. C’est donc ce que nous avons fait avant d’entrer en studio et de travailler sur Scenes. Tout d’abord, nous avons recruté un nouveau claviériste, nous avons intégré Jordan Rudess au groupe, c’était un très gros changement. Nous avons décidé de nous autoproduire pour la première fois et nous avons décidé de faire un album conceptuel pour la première fois. Donc tous ces changements qui avaient lieu en même temps ont lancé le chapitre suivant dans notre carrière. Heureusement, l’album a fini par être très bien reçu et est devenu un des préférés des fans. Ça nous a permis de continuer et de faire plus de musique. Il est donc clair que dans notre carrière, il y a certains albums qui sont des jalons nous ayant aidés à avancer. Images And Words, Scenes From A Memory, A Dramatic Turn Of Events et Distance Over Time, ce sont un peu les piliers de notre carrière, qui ont profité d’un grand enthousiasme de la part des fans et qui nous ont propulsés en avant et aidés à poursuivre l’aventure.

Après l’échec commercial de Falling Into Infinity, votre maison de disques a donné carte blanche au groupe pour la direction musicale de l’album suivant. Penses-tu que c’était une étape nécessaire pour finalement faire un album comme Scenes From A Memory ? Penses-tu que c’est là que vous avez gagné votre liberté ?

Oui, parce que c’était la première fois où nous disions : « Ecoutez, on va aller en studio, on va tout installer et on va composer, et en même temps on va enregistrer. On va tout faire d’un coup. » Pour pouvoir faire ça, nous avions besoin de ce genre de contrôle. Cet album a pris beaucoup de temps à se faire. Ça aurait été très étrange d’avoir un producteur extérieur posé là avec nous pendant que nous composions la musique. Je ne crois pas que ça aurait marché. Donc le fait d’avoir ce type de liberté et de contrôle créatifs sur la production était, je pense, vraiment essentiel afin d’écrire ce type d’album en studio et de l’enregistrer en même temps, et prendre les décisions que nous avons prises. Je suis très content que nous l’ayons fait comme ça. Le résultat est très bon, je trouve, et c’était une super expérience.

« Il y a vraiment des parties de guitare de malade là-dedans [petits rires]. Il a fallu que je me souvienne de ce que je jouais et que je m’entraîne beaucoup pour essayer de me remettre ces parties dans les doigts. Il est clair que c’était un défi. »

Comme tu l’as dit, Scenes From A Memory a été marqué par plein de premières : premier album avec Jordan Rudess, premier album conceptuel, premier album autoproduit. N’était-ce pas intimidant autant de nouveautés d’un coup ?

La chose qui était la plus intimidante était que c’était la première fois que nous décidions d’écrire un album conceptuel, et en tant que fans de musique, certains de nos albums préférés de tous les temps sont les albums conceptuels emblématiques, comme The Wall, Tommy, Operation: Mindcrime, The Lamb Lies Down On Broadway… Nous vénérons ces albums ! Donc quand nous avons décidé de faire un album conceptuel, nous étions très nerveux, car nous voulions qu’il soit à la hauteur de ces grands albums. Nous avons énormément travaillé dessus, nous lui avons consacré beaucoup de réflexion et de créativité, et au moment où il était terminé, nous nous sentions très satisfaits. Nous avions l’impression de tenir quelque chose de très fort et qui sonnait très Dream Theater. Heureusement, les fans semblaient l’apprécier et il a fini par nous rapporter pas mal de succès. Mais à l’époque, oui, nous étions nerveux à l’idée de faire ce type d’album, à cause de tous les albums conceptuels emblématiques qui existaient déjà.

Non seulement les fans ont apprécié l’album mais il est désormais considéré comme un des plus grands albums de metal prog de tous les temps. Comment expliquer cet éclair de génie que le groupe a eu à ce moment-là ?

[Petits rires] C’est un peu un mystère, la façon dont les choses se mettent en place et pourquoi certains albums dans la carrière des groupes sont plus spéciaux que d’autres ou pourquoi les gens sont attirés par certains albums plus que par d’autres. Je n’ai pas de réponse à cette question. C’est très étrange, indéfinissable et intangible [rires]. Pour une raison, tout a fonctionné et s’est connecté comme il faut. Quand Jordan a rejoint le groupe à ce moment-là, nous étions très stimulés. Nous avions une nouvelle personnalité musicale et c’était très inspirant. Donc ça vient en partie de ça. Encore une fois, nous voulions relever le défi, nous voulions vraiment essayer de faire un album qui serait à la hauteur de tous ces incroyables albums conceptuels du passé. Donc tout a convergé comme il fallait. C’est très dur à expliquer.

Avant qu’il ne rejoigne Dream Theater, vous aviez déjà travaillé avec Jordan Rudess sur le projet Liquid Tension Experiment. Comment est-ce que cela a favorisé la dynamique du groupe ?

Nous avons beaucoup appris de l’enregistrement de ces albums de Liquid Tension Experiment, parce que nous avons réalisé que nous pouvions aller en studio, en gros, sans musique, installer notre matériel et écrire sur place et enregistrer plus ou moins en même temps. Quand nous avons travaillé avec Jordan et Tony Levin, Mike et moi, sur Liquid Tension, c’était la première fois que nous faisions ça. Donc quand Jordan est arrivé dans Dream Theater, nous avons décidé de faire les mêmes choses. Donc pour Scenes From A Memory, c’était la première fois que nous allions en studio, installions tout notre matériel, installions les micros de repique et commencions à écrire et enregistrer l’album en studio. Donc ce n’est pas comme si nous avions enregistré des démos avant. Tout était frais en studio. C’était l’une des dynamiques qui ont changé à ce moment-là et c’est quelque chose que nous continuons à faire aujourd’hui.

Dream Theater a toujours oscillé entre les côtés heavy et progressif – vos deux derniers albums, Distance Over Time et The Astonishing, représentent d’ailleurs un peu les deux extrêmes. Penses-tu que Scenes From A Memory est l’album où vous avez trouvé le meilleur équilibre à cet égard ?

Je ne sais pas. C’est dur à dire parce que tous nos albums sont différents. Il y a des éléments de prog classique dans notre musique, des éléments de metal, des éléments orchestraux, symphoniques et cinématographiques… C’est dur à dire. Enfin, je pense effectivement que nous avions sur cet album un excellent équilibre entre le côté mélodique du groupe, le côté narratif, et le côté heavy. Il y a clairement des passages progressifs et aussi des passages au contraire très simples, dans des chansons comme « The Spirit Carries On » et « Through Her Eyes ». Mais il y a aussi des passages techniques de dingues dans des chansons comme « The Dance Of Eternity » ou « Beyond This Life ». Donc oui, il y a plein de choses là-dedans, c’est clair. Je trouve que c’était un bon équilibre. Il est certain que ça reflète ce qu’est vraiment le son de Dream Theater. Et nous avons continué sur cette lancée avec des albums comme Systematic Chaos, Dramatic Turn Of Events ou Distance Over Time : ils intègrent également ces éléments.

Le point de départ de l’album était une démo instrumentale intitulée « Metropolis Part II » issue des sessions de Falling Into Infinity, mais à quel point la chanson « Metropolis Part I » présente sur Images And Words a-t-elle inspiré la « Part II » ?

C’est la partie intéressante de l’histoire. Quand nous avons écrit « Metropolis Part I », j’ai écrit les paroles et j’ai trouvé le titre, la première partie était un peu comme… C’était en partie influencé par des groupes comme Rush, qui avait la chanson « Cygnus X-1 Book I ». Nous trouvions ça tellement cool d’avoir une chanson avec une première partie, ce qui sous-entendait qu’une seconde partie viendrait plus tard. Mais à l’époque, quand nous enregistrions Images And Words, nous n’avions aucune idée quand nous ferions la seconde partie. Quand nous avons décidé d’appeler le nouvel album Metropolis Pt. 2, nous avons dû trouver comment faire le lien entre l’histoire de « Metropolis Part I » et celle de la seconde partie, et c’était très difficile, c’était un peu tiré par les cheveux. Nous avons aussi pu utiliser certains des thèmes musicaux comme point de départ, mais c’était vraiment vaguement lié, je dirais, à la première partie.

« Avec les pionniers, puis ce que nous avons fait en combinant le metal et le progressif, et ce que les nouveaux groupes font aujourd’hui, c’est une grande et joyeuse famille. C’est vraiment cool de voir le style prospérer et se développer. »

Quelle a été la source de l’histoire développée dans l’album ?

C’était une conversation que Mike et moi avons eue et nous avons commencé à parler des vies passées et de toute cette idée. J’ai commencé à lire à ce sujet et à faire des recherches sur l’hypnose et ce genre de truc, et c’est un peu comme ça que l’histoire s’est développée. C’était une conversation que nous avons eue, en fait, quand nous étions en train d’enregistrer, je crois, le second album de Liquid Tension Experiment. Tout le groupe logeait ensemble dans un endroit dans le nord de l’Etat de New York, et Mike et moi avons eu cette conversation. C’est là que toute cette idée de vie passée a germé, c’est là que ça a commencé.

A quel point les albums qui ont suivi – Six Degrees, Train Of Thoughs, Octavarium, etc. – se sont nourris du succès et de l’assurance que vous avez gagné avec Scenes From A Memory ?

C’est intéressant parce que les albums après ça ont en fait eu plus de succès. Systematic Chaos et Black Clouds And Silver Linings étaient parmi nos albums qui ont atteint les plus hautes places dans les classements de nombreuses années plus tard. Et puis avec Dramatic Turn Of Events et l’album sans titre, nous avons reçu nos deux premières nominations aux Grammy Awards. Je pense que Scenes a consolidé à une place qui a permis à notre carrière de connaître un second départ, et ensuite nous avons commencé à avoir de plus en plus de fans. Donc les gens s’intéressaient plus aux albums suivants qui marchaient de mieux en mieux, et c’est là que le succès du groupe a commencé à croître. C’est quelque chose dont nous sommes très fiers et très conscients. Chaque fois que nous sortons un album, nous essayons de faire de notre mieux et de créer de la musique dont nous sommes tous contents et fiers. Nous essayons de faire mieux que la fois d’avant et espérons que les gens aimeront. Ce mouvement ascendant de succès que nous avons connu est vraiment très appréciable. C’est le résultat non seulement de tout le travail abattu par le groupe mais aussi de notre public et de nos fans qui sont si cool, si dévoués et ouverts à la nouvelle musique. Ils ont permis à notre carrière de perdurer pendant tout ce temps. C’est assez extraordinaire, ça fait énormément de bien.

Comment c’était de revenir sur cet album et de réapprendre toutes ces chansons pour la tournée ?

C’était dingue ! Je connais très bien certaines de ces chansons ; par exemple, nous avons souvent joué « Overture », « The Spirit Carries On » ou « Dance Of Eternity », mais pour certaines des autres chansons, c’était vraiment dingue d’essayer de les réapprendre. Comme « Beyond This Life » et « Fatal Tragedy », il y a vraiment des parties de guitare de malade là-dedans [petits rires]. Il a fallu que je me souvienne de ce que je jouais et que je m’entraîne beaucoup pour essayer de me remettre ces parties dans les doigts. Il est clair que c’était un défi. D’une certaine façon, après cet album, en tant que guitariste, j’ai commencé à faire des choses qui étaient encore plus techniques, comme l’album Train Of Thoughts qui est assez dément niveau guitare, mais Scenes a beaucoup de parties de guitare qui sont très difficiles. Donc maintenant, vingt ans plus tard, il y a des parties qui sont toujours dures à jouer et qui, en tant que guitariste, nécessitent encore que je m’entraîne dessus, et puis il y a des parties qui me viennent plus naturellement maintenant, que je suis capable de mieux gérer qu’à l’époque. Il y a un peu des deux. Techniquement, il y a des passages très difficiles, mais c’est vraiment amusant à jouer. Je me fais vraiment plaisir sur scène à la guitare. C’est un album très expressif et j’ai l’occasion de faire des choses qui vont d’un jeu très émotionnel, comme dans « Through Her Eyes » et « The Spirit Carries On », à un jeu très technique, comme je l’ai dit, sur une chanson comme « Beyond This Life ». Il y a donc un peu de tout, c’est très marrant. Et en répétant les musiques, je me suis un peu souvenu quand je m’intéressais à certains types de techniques et d’où ça venait. Je prends beaucoup de plaisir à revisiter ça et à réapprendre ces plans pour les maîtriser à fond. Ça me fait clairement repenser à cette époque et j’apprends beaucoup sur là où j’en étais à l’époque en tant que guitariste.

Aujourd’hui, une nouvelle et belle scène metal progressif s’est développée durant les dix dernières années environ, avec principalement des groupes comme Haken, Leprous ou Between The Buried And Me. En tant qu’aînés du metal progressif, vous sentez-vous défiés par ces plus jeunes groupes ?

Hier soir, il y avait les Progressive Music Awards à Londres. Il y avait des groupes qui sont de grands géants du prog de la fin des années soixante et des années soixante-dix, comme Genesis, Yes et Pink Floyd ; ces gars étaient tous là hier soir. Et puis Dream Theater était là, et il y avait aussi des groupes comme Haken et Tesseract. Tout ça, c’est un grand arbre généalogique dans l’évolution de la musique progressive. Avec les pionniers, puis ce que nous avons fait en combinant le metal et le progressif, et ce que les nouveaux groupes font aujourd’hui, c’est une grande et joyeuse famille. C’est vraiment cool de voir le style prospérer et se développer. C’est assez extraordinaire.

Interview réalisée par téléphone le 13 septembre 2019 par Nicolas Gricourt.
Retranscription & traduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Dream Theater : dreamtheater.net

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  • Fini pour moi Dream Theater. Je les ai vus au printemps dernier au Luxembourg pour un prix de place par vraiment cheap et tout cela pour 1h15mn de show rappel compris !!! Du grand foutage de g*****. Et James Labrie qui a passé plus de temps en backstage que sur scène. Peu de communication avec le public et un groupe en roue libre complet. Quelle déception pour moi qui me faisait une joie de les voir. D’ailleurs, à la fin du concert, beaucoup de spectateurs partageaient mon point de vue.
    Je préfère 100 fois aller voir des groupes moins prestigieux mais qui ont un respect du public et une réelle envie de partager.

    [Reply]

    Mr Claude

    C’est clair, y’a foutage de gueule! Quand tu vois Machine Head faire le même type de show pour 35€ contre 75€ pour DT…
    La dernière fois que je les ai vu, ils étaient déja bien en roue libre et ça doit remonter a presque 10 ans.
    Qu’on leur donne l’envie, l’envie d’avoir envie. Un peu de rock’roll les gars quoi!

    Simon

    C’était une tournée de festival, d’où leur setlist réduite. C’est moche qu’ils aient fait ça sur une date hors fest, mais si tu les revois sur une « vraie » tournée, tu apprécieras davantage. Ils jouent actuellement/prochainement tout l’album Scenes From A Memory en plus des morceaux que tu as a vu donc rajoute une bonne heure et quart à ce que tu as vu.

  • Images and words est sorti y’a 27 ans, c’est awake qui est sorti y’a 25 ans ! Confondation avec la tournée anniversaire des 25 ans de images and words pendant la tournée the astonishing ?

    [Reply]

    Spaceman

    Oui, je pense que quand il a dit 25 ans, il voulait dire « environ 25 ans », justement parce qu’on avait évoqué la tournée anniversaire d’Images And Words dans la question.

  • « Systématique Chaos » la traduction automatique a foiré ? 😉

    [Reply]

    Spaceman

    Juste une erreur d’utilisation du correcteur Word… Si seulement l’utilisation de traducteurs automatiques était viable, ça nous ferait gagner énormément de temps et d’énergie. Malheureusement, ce n’est pas le cas et on est bel et bien obligé de traduire nous-même pour que vous puissiez profiter de ces interviews en Français, d’où quelques erreurs humaines parfois 🙂

    Simon

    @spaceman : entendu, entre la retranscription et la traduction, c’est un sacré boulot donc chapeau quand même.

  • bien d’accord avec d’autres fans que le dernier album « très heavy » est dans le top 3 de leurs meilleurs albums.
    Impatient de me remettre dans l’ambiance de « Scenes from A Memory » en live

    [Reply]

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