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Live Report   

Le Durbuy Rock Fest fait honneur à la Belgique


Pour la deuxième année consécutive, nos services metalliques se sont rendus au Durbuy Rock Fest, festival belge situé à Bomal-Sur-Ourthe, dans le but de vous proposer un article mettant en avant les cinq concerts de groupes belges qui nous ont le plus marqués. Le fait est que cette scène frontalière regorge d’artistes qui déboîtent (en studio comme en live). Partant de ce constat nous avons décidé, en accord avec l’organisation de l’événement, d’orienter le présent compte-rendu uniquement sur les formations belges puisque, chaque année, le Durbuy Rock Fest cherche particulièrement à promouvoir les artistes de son pays.

Lors de cette cuvée 2017, ils étaient ainsi neuf groupes à fouler les planches du DRF sur les vingt-quatre artistes programmés, soit plus d’un tiers des groupes présents. Un pourcentage impressionnant qui mérite d’être souligné, surtout pour un festival aussi important dont les têtes d’affiches étaient cette année Arch Enemy, Sick Of It All ou Ensiferum.

Evénement : Durbuy Rock Fest
Date : 7 & 8 avril 2017
Ville : Bomal-Sur-Ourthe [Belgique]

Comme à son habitude, le Durbuy Rock Fest se tenait sur deux jours avec deux scènes, une en pleine air et l’autre dans un grand gymnase dont l’acoustique de qualité nous surprendra toujours au regard du lieu qui ne paye pas de mine. Lors de cette édition 2017, on a également pu noter un metal market entre les deux scènes désormais plus grand où les vendeurs de T-Shirts et de disques côtoyaient des échoppes médiévales entre autres joyeusetés.

Le festival démarre pour les festivaliers, et donc pour nous également, à 17H15 dans la Salle « Le Sassin » avec Innerfire. Son death metal très dark fait mouche même si on peut noter quelques soucis de sons désagréables aux esgourdes. Le groupe wallon a l’expérience de la scène et ça se sent car sa performance est rodée et suscite des applaudissements polis d’une audience qui est déjà bien garnie pour le jour (nous sommes vendredi) et l’horaire (en fin d’après-midi beaucoup de festivaliers n’ont, par exemple, pas encore pu quitter leur lieu de travail). Le groupe et ses six membres tous vêtus de noir mettent en avant leur dernier album en date, Sacricide, sorti à la fin de l’année dernière et quinze ans après ses débuts on peut dire que son efficacité sur les planches ne peut pas être remise en cause. Un bon moment où musique rapide et soli d’envergure auront eu la part belle car avec Innerfire, pour être tout à fait honnête et direct, ça joue grave.

Le heavy, c’est la vie ! Franchement, quel style musical autre que le heavy metal est capable de donner autant la pêche ?! En fait, en assistant à la prestation de Masters Of Rebellions, groupe venu de Charleroi, on se dit que si son heavy metal traditionnel ne révolutionne pas du tout le genre il est assez énergique pour secouer les nuques et faire taper du pied, ce qui est à la base du heavy. Auto-produit, le groupe a sorti il y a quelques mois son premier disque intitulé Rise. Plein d’entrain, il nous fera plaisir avec des chansons qui ont dû ravir les fans d’Helloween car la prestation de Masters Of Rebellions était joviale et festive. Mention spéciale au talentueux chanteur/bassiste capable d’aller chercher des notes aigues franchement pas simples.

On continue dans la veine des artistes qui aiment la rapidité avec Evil Invaders qui propose un speed/thrash de bonne facture. Deuxième groupe a jouer sur le Podium Extérieur, le combo formé à Anvers propose une setlist qui mélange des titres issus de son premier album Pulses Of Pleasure mais aussi de son plus récent EP intitulé In For The Kill. Très concernés et constamment en mouvements, les membres du quatuor prennent visiblement plaisir à faire partager leur thrash venu des 80’s sous de jolies lumières souvent vertes. Le public paraît en tout cas apprécié ce groupe que certains parmi vous ont peut-être pu découvrir en première partie de Suicidal Angels. Traditionnel et efficace.

Le lendemain c’est encore la Belgique qui est à l’honneur pour ouvrir la journée avec Prelude To Disaster. Ce dernier a la charge forcément pas facile de réveiller les campeurs dès 11H45. Malgré tout, son mélange de metalcore et de deathcore convient bien pour une mise en bouche avec des riffs qui incitent au headbanging frénétique. Heureux d’être là, les membres du groupe luxembourgeois donnent le maximum et la foule encore éparse l’accueille comme il se doit : avec des applaudissements mérités. La particularité de Prelude To Disaster est de proposer, à l’instar d’un Black Bomb A, deux chanteurs : l’un qui gère les parties de chant guttural et l’autre le chant clair aigu. Le tout pour un rendu certes énergique mais quelque peu linéaire.

Toujours dans Le Sassin, Aktarum aura proposé de son côté un black/folk aux intonations celtique et scandinave. Dans le cadre de ce DRF 2017, le groupe amène une personnalité différente et originale comme le prouve son intro grandiloquente qui aurait pu faire une jolie bande-son d’un film fantastique. On ne se sera en tout cas pas ennuyé lors de ces trente-cinq minutes de show qui nous auront rappelé aux bons souvenirs des groupes cultes de cette scène que sont Finntroll, Heidevolk etc. « Aktarum vous plonge dans le monde des Trolls sanguinaires et festifs » explique le DRF dans son livret de présentation : un bon résumé de la vocation de cette formation sur laquelle on aura pu observer de nombreux slams dans le public.

Il est toujours plaisant de se rendre au Durbuy Rock Fest. Même si le fest se développe chaque année, il reste cependant à taille humaine ce qui nous permet de jouir des concerts en toute quiétude sans avoir à courir de partout en permanence. Plus important, son affiche est chaque année très éclectique et permet au public, outre les groupes importants, de faire des découvertes toujours appréciables. Ce qui aura une nouvelle fois été le cas pour nous lors de ce déplacement à Bomal.



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