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Chronique   

Edguy – Space Police: Defenders Of The Crown


Avec ce nouvel album et son illustration colorée et rigolote de ce policier de l’espace et son insecte interstellaire, Edguy perpétue plus que jamais le penchant fun et cocasse de sa personnalité. Et finalement c’est lorsque Tobias Sammet et ses copains se laissent aller à s’amuser comme des gosses avec leur musique, lorsqu’ils se lancent dans l’improbable avec parfois une certaine bouffonnerie, qu’ils sont les plus sympathiques. Edguy c’est avant toutes choses du divertissement et ils savent que c’est dans ce domaine qu’ils sont les meilleurs.

Space Police est rempli de chansons et éléments qui ne manqueront pas de surprendre et faire sourire. Ça commence dès l’ouverture coup de poing, « Sabre & Torche », dont le côté heavy speed classique et efficace, avec ses chœurs (« ooohwoh oh! ») et phrasés de basse à la Iron Maiden, est quelque peu perturbé par des claviers kitchs mais amusants. Mais ce n’est rien en comparaison de « Space Police » qui déboule juste après et où Edguy joue sur les clichés des vieux nanars de science-fiction. Si le gros de la chanson mise sur l’efficacité et un refrain entêtant au possible, le pont, lui, va carrément marcher sur les plates-bandes d’Arjen Lucassen (Ayreon), avant une vocalise d’opérette hilarante de Sammet et un break de fin en clin d’œil lourdaud au Space Invaders des vieilles bornes d’arcades. Et, plus loin, Edguy continue dans la clownerie avec sa reprise de l’Autrichien Falco, « Rock Me Amadeus ». Chanson pop/rap culte, elle s’était illustré dans les années 80 avec son clip vidéo totalement délirant. Si le groupe la reprend assez fidèlement avec un refrain qui lui colle aux basques autant que dans la caboche de l’auditeur, le mélange rap et rock du couplet n’est pas sans rappeler le célèbre « Epic » de Faith No More. A côté de ça, les cinq larrons se la jouent également glamouze sur « Love Tyger » (avec ses mimiques exagérées et bruits de succions) ou se prennent pour Bon Jovi avec la ballade « Alone In Myself ».

Mais tout ceci, c’est tout de même sans compter sur des chansons plus classiques, qui ramènent le disque dans le giron du heavy accrocheur habituel et bourré d’influences digérées et récupérées chez les références du genre (comme « The Realms Of Baba Yaga » qui lorgne quelque part entre Iron Maiden, Saxon et même Van Halen). Mais même là, non seulement les musiciens s’en donnent à cœur joie, mais en plus les surprises ne sont jamais loin : l’hymne typique « Defenders Of The Crown » s’offre une accalmie dont la mélopée guerrière risque de faire un malheur en concert, tout comme « Shadow Eaters », cette fois avec des accords de piano mélancoliques. Tout ça pour terminer sur la chanson épique « The Eternal Wayfarer », faite de refrains pompeux et synthés parfaitement horripilants mais aussi un passage où la superposition des lignes vocales évoque Savatage, maître dans cet exercice. Fun, joviale et surtout pas prise de tête, telle est la nouvelle fournée d’un Edguy d’humeur particulièrement touche-à-tout et aventureuse.

Ci-dessous la lyric-vidéo de « Sabre & Torch » :

Album Space Police: Defenders Of The Crown, sortie le 18 avril 2014 chez Nuclear Blast Records.



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