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Nouvelles Du Front   

Electric Wizard : les élucubrations d’Oborn


« C’est un nouveau départ… ou une nouvelle fin… On peut s’attendre à deux ou trois Dopethrone… A moins qu’ils soient morts-nés. Le son est foutrement incroyable… et tellement lourd. » Jus Oborn, leader d’Electric Wizard, à Vela Negra.

Plus tôt cette année, le retour de Mark Greening avait déclenché l’allumage de quelques cierges noirs dont les flammes brillaient dans les yeux des fans d’Electric Wizard. Si, durant son absence, longue de près de dix ans, l’œuvre du groupe côté studio n’a, tout au plus, souffert que d’un ralentissement en termes de productivité (guère imputable au batteur), plus que dans ses qualités artistiques, le retour d’un fondateur, qui plus est l’un des auteurs du triplé Electric Wizard (le premier album) – Come My Fanatics – Dopethrone, a tout de même dopé quelques fantasmes de fans de doom. Alors quand Jus Oborn, leader du groupe, déclare lui-même qu’ils pourraient désormais sortir deux à trois équivalents de leur troisième opus, nombreux doivent être ceux qui se préparent déjà à un trip d’enfer.

Sauf si, comme le dit le chanteur-guitariste de la bande de Dorset, ces futurs albums devaient être « morts-nés ». Car, plus qu’une apparente fantaisie macabre placée dans cette déclaration, cela a du sens dans l’esprit du Britannique. Si la gestation du successeur de Black Masses (sorti en 2010) dure depuis plus d’un an et demi, la grossesse n’en finit pas de se prolonger. La faute, selon Oborn, à Rise Above Records, qui l’empêcherait d’exister.

C’est dans une interview par e-mail avec le blog brésilien Vela Negra qu’Oborn tacle le label de Lee Dorian (Cathedral) : « Nous avons un nouvel album mais on ne peut pas le sortir. Rise Above Records a un avocat qui nous empêche de sortir des disques ou simplement d’utiliser notre nom. Bien sûr, nous nous battons… mais avec la loi, tout est argent, argent, argent… Peut-être que nos fans sauront les convaincre de nous traiter avec respect. »

Contacté par nos soins, le label rejette totalement ces propos : « Ce ne sont que des conneries. Nous ne tentons pas d’empêcher Electric Wizard de sortir son prochain album, en fait nous sommes plus que prêts à le sortir et plus qu’excités par cette perspective. Nous n’avons jamais tenté d’empêcher Electric Wizard d’utiliser leur propre nom, nous ne l’avons pas même suggéré. »

Par conséquent, il est à se demander ce qui passe par la tête de Jus Oborn pour émettre de telles déclarations et si ce n’est pas lui-même qui ralentit ainsi la sortie de ce prochain album, premier opus de l’actuel line-up d’Electric Wizard. En effet, cette réalisation représentera une nouvelle étape pour le groupe : la première œuvre associant, autour d’Oborn, Liz Buckingham et Mark Greening. La guitariste est considérée par le frontman comme sa jumelle démoniaque, et le batteur jugé comme un élément inimitable du style Electric Wizard, et qui plus est un frère pour le leader de cette bande : « Tous les autres batteurs ont tenté de copier le style de Mark… mais nous sommes de vieux amis. Dans la vie, tu apprends à ne faire confiance à personne… Je connais Mark depuis longtemps, nous sommes originaires de la même ville. Sa mère était ma baby-sitter… il est presque de la famille. »

« Ne faire confiance à personne », voilà probablement un élément d’explication de la pensée d’Oborn, qui transparait encore un peu plus loin dans cet échange avec le blog brésilien Vela Negra. Groupe occulte, autant dans ses thèmes que dans son système, Electric Wizard est une famille fermée et restreinte à un noyau de trois personnes (plus un bassiste, Glenn Charmann, qu’il ne faudrait pas oublier mais dont l’importance dans cette alchimie n’est pas encore démontrée). Et plus encore, Electric Wizard se veut dangereux, une bande de marginaux dévorant ceux qui les approchent pour mieux les recracher sur le bord de la route. D’ailleurs, quand il lui est demandé d’expliquer les départs de certains membres du groupe ces dernières années, notamment le bassiste Tas Danazoglou et le batteur Justin Greaves, Oborn est sans pitié : « C’était de mauviettes ! Electric Wizard est un groupe vraiment heavy… pas seulement notre musique. Nous sommes comme un gang de bikers, et ça peut parfois être rude. Certaines personnes ne sont tout simplement pas faites pour ce style de vie… ça les rend trop fous et stupides. Ça se termine toujours mal… haha. » Il ne faudrait pas que cela se termine aussi ainsi avec Rise Above.



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  • Bon sang mais qu’ils nous les sortent ces albums on en peut plus d’attendre la suite de Black Mass! Et si en plus ils nous disent qu’ils ont 3 Dopethrone en puissance… @_@
    Ps: je crois que la guitariste se nomme Liz Buckingham et non Cunningham :p

    [Reply]

    Effectivement, on s’est emmêlé les neurones, c’est corrigé. Merci de l’avoir noté.

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