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Live Report   

EMP Persistence Tour : la sauvagerie hardcore à son top


Shorts, casquettes et Vans sont de sortie pour cette soirée hardcore. Et oui, le Persistence Tour sera accueilli cette année par le Cabaret Sauvage. Une affiche toujours aussi alléchante puisque les New Yorkais de Sick Of It All ont fait le déplacement et seront en tête d’affiche, accompagnés des Californiens de Ignite, ainsi que par Walls Of Jericho et quatre autres groupes. La soirée s’annonce costaude…

Il est 17H à Paris, le Cabaret Sauvage se tient près à accueillir le premier groupe de la soirée Broken Teeth, malgré un public peu nombreux. Ce jeune groupe anglais arrive sur scène avec la volonté de bien faire, à l’image de leur chanteur très énergique, celui-ci fera même chanter quelques fans. L’avantage est que les Britanniques profitent d’un son plutôt clair, ce qui rend leur musique agréable à l’écoute. Au bout de vingt-cinq minutes de set, le groupe sort en ayant convaincu grâce à un hardcore mixé aux influences des années 90.

Evenement : EMP Persistence Tour
Date : 18 janvier 2015
Salle : Cabaret Sauvage
Ville : Paris [75]

Après Broken Teeth, c’est au tour de All For Nothing de fouler la scène ce soir. Ce quintet hollandais mené par la charismatique Cindy van der Heijden introduit son concert par un « prelude » suivi de « Luctor Et Emergo », chanson de leur nouvel opus What Lies Within Us qui ravit le public un peu plus entreprenant que lors du précédent groupe. Les choeurs sont imposants et renforcent la voix déjà très puissante de la frontwoman, ainsi qu’un Jim van de Kerkhof, batteur du groupe très bien en place et impeccable rythmiquement. Après un discours prônant la paix et le rassemblement, les deux dernières chansons « Not Your Kind » et « Dead To Me » accompagnées d’un dernier circle pit viennent clôturer un set précis et pro qui aura convaincu grand nombre d’auditeurs.

La scène toujours aussi vide en terme de décors, eh oui on est pas à un concert de hardcore pour rien, s’apprête à recevoir Turnstille, groupe de Baltimore qu’on pourrait qualifier de particulier. En effet le fait que le groupe utilise des influences industrielles, rap et même parfois des riffs de guitares qui nous feraient presque penser au « Freezing Moon » de Mayhem est vraiment étrange ! Brendan Yates, chanteur du groupe, propose une belle puissance vocale et une grande présence (sa voix nous rappelle un peu celle de Zack de la Rocha, leader de Rage Against The Machine), comme ses compères bassiste et batteur qui mènent un rythme presque parfait pendant tout le concert avec notamment de gros changement de rythmes qui ravissent les mosheurs et le reste du public. Ce dernier commençant d’ailleurs à prendre d’assaut la scène. Une prestation carrée d’un groupe aussi doué que particulier qui mettra tout le monde d’accord.

C’est au tour d’un combo reformé de monter sur scène. En effet, les Allemands de Ryker’s qui s’étaient séparés il y a quatorze ans de cela reviennent avec un nouvel opus à leur actif, la banane jusqu’aux oreilles à l’image de leur leadeur Kid D, habillé d’un T-Shirt Slayer. Les bases sont posées. On pourrait définir ce groupe comme du « thrashcore », l’utilisation de la double pédale (pas habituelle dans le hardcore) est imposante, ainsi que les riffs et solos de guitare tranchants et rapides comme sur leur premier morceau, « The World As I See It Today » extrait du dernier album et sur « Lowlife » où le solo prend une place importante. Le pogo est ainsi lancé avant qu’un souffle de guitare et trois coups de batterie ne se fassent entendre. Des coups de batterie synonymes de… « Raining Blood » ! Le chef d’oeuvre de Slayer amène le chaos et pendant une minute il n’y a plus aucune retenue dans le public. Le show se termine et on n’a pas vu le temps passer. Résultat, un groupe convivial et généreux dans son approche musicale qui nous aura fait kiffer pendant quarante minutes.

Petit changement de style avec Walls Of Jericho qui nous apporte sa patte Metalcore. Un groupe à l’énergie incroyable grâce notamment à la présence vocale de sa chanteuse Candace Kucsulain, petit bout de femme qui se met de suite le public dans la poche. On voit une poignée de fans fidèles du groupe se manifester dans les premiers rangs et à l’écoute des premier mots sortis de la bouche de la leader on comprend très vite que le combo ne fera pas de quartiers ce soir. Tous les musiciens se mettent par exemple à « jumper » dès le premier morceau, « The Ministry ». Comme à son habitude Candace communique beaucoup avec le public et le fait participer en donnant même parfois le micro aux premiers rangs. « Feeding Frenzy », extrait de The American Dream, permet au groupe de montrer toute sa subtilité musicale. Chaque combo de la soirée aura un petit mot gentil sur les événements récents, pas d’exception pour Candace qui prend le sujet très à coeur et qui est acclamée par le public. La prestation est parfaite, tous les morceaux sont justes et précis.

Ignite est prêt à nous dévoiler son Punk/Rock des années 90 énergique, mais avant cela le public a droit à une annonce de la sécurité informant les spectateurs de vol. Ca y’est on peut donc y aller, le concert commence en trombe avec trois classiques « Poverty for All », » Veteran », « Fear Is Our Tradition ». L’intensité et la présence sur scène sont incroyables en ce début de set. Le son est par ailleurs très bon et bénéficie d’un jeu de lumière intéressant. Pourtant tout d’un coup le groupe baisse de régime et commence à jouer des morceaux un peu mous et sans doute trop calmes pour la soirée. Malgré un groupe d’expérience et un Zoli Téglás coiffé de sa casquette avec une voix toujours aussi belle sans oublier un bassiste omniprésent, le combo paraît malheureusement ne pas être dans le coup pendant la moitié du set. La faute à un public trop peu nombreux et sans doute pas adepte de ce genre de musique. C’est bien dommage car une formation de ce calibre aurait sans doute mérité un meilleur accueil.

Le Cabaret Sauvage n’affiche pas complet ce soir et ça se voit. Très peu de monde dans la fosse et un public qu’on sent un peu mitigé après le passage de ces six groupes. Tout le monde attend donc le messie de la soirée, Sick Of It All. Les quatre monstres arrivent sur les coups de 22H (un drapeau orne la scène) et c’est parti pour un « Bronx » de 1H15. « Sound The Alarm », musique du nouvel opus est très bien accueillie par le public qui démarre le combat dès la première note. La salle est réveillée et le montre sur les classiques qui vont suivre, tels que « Injustice System » et « My Life ». Le quatuor composé d’un seul guitariste, chose rare dans le hardcore profite d’un son impeccable, qui met en valeur leur puissance et leur brutalité. Le concert continue sur des bases très solides et bon enfant, les slams s’accumulent et le public est ravi de voir Lou Koller parler un peu français. Pete Koller (frère de Lou) saute sur scène comme à son habitude et communique visuellement avec le public. Plusieurs fois, Lou dira : « it’s your home, it’s yours », ce qui déchaînera encore plus le public.

Preuve que le nouvel album est bien reçu, les chansons « DNC », « Get Bronx » et « Road Less Traveled » sont chantées à tue tête comme sur « DNC » où tout le public répète en cœur Le  » DNC… Oi,oi,oi ». « Step Down », un des plus gros hit est repris à l’unisson par le Cabaret Sauvage. Sur « World Full Of Hate », Lou demande au public sur un ton moqueur si il est fatigué. Alors après plusieurs réponses négatives le groupe se remet à jouer quatre chansons de plus que ce qui était prévu, dont la puissante et inévitable « Scratch The Surface » précédée par un Wall Of Death qui résume bien l’ambiance de la soirée et la performance scénique de Sick Of It All. Un « Us vs. Them » chanté avec Candace de Walls Of Jericho et SOIA clôture le concert. Une puissance de jeu et une générosité sans failles sur ce set grâce notamment à un public déchainé et un son optimal. On sentait ce soir que le groupe était vraiment heureux d’être là et cela se voyait. L’audience aura en tout cas eu droit à une ne setlist parfaite qui ne laissa aucun répit aux pogoteurs. Le bilan sera court, Sick Of It All reste bien un grand leader de la scène Hardcore et ne nous a pas déçu ce soir. Une énergie au top, un amour exceptionnel pour ce qu’ils font et un partage généreux avec le public.

Setlist Sick Ot It All :

Sound The Alarm
Clobberin’ Time
Uprising Nation
Injustice System
My Life
Death Or Jail
Busted
Sanctuary
Take The Night Off
DNC
Machete
Get Bronx
Step Down
Outgunned
Just Look Around
Good Lookin’ Out
America
World Full Of Hate
Road Less Traveled
Braveheart
Scratch The Surface
Us vs. Them (avec Candace from Walls Of Jericho)



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