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Interview   

Entretien impudique avec Blaze Bayley


Une interview de Blaze Bayley est par nature impudique. Car pour comprendre et analyser son œuvre, il faut lui poser des questions terriblement indiscrètes. Questions auxquelles cet homme blessé répond franchement, ne cachant pas sa vulnérabilité, la voix parfois tremblante et faisant parfois de longs et lourds silences comme pour s’empêcher de trop se laisser aller. Le genre de discussion duquel on sort avec une boule au ventre.

Nous avons donc parlé de découragement – notamment abordé sur la chanson « One More Step » sur laquelle on dirait que Blaze s’arrache le cœur pour la chanter -, de dépression et même de suicide, une option qu’il a envisagée à plusieurs reprises. Fait marquant, l’ancien chanteur d’Iron Maiden répète à plusieurs reprises au cours de cette interview : « Je suis un artiste underground », comme une sorte d’invocation. Sur des thématiques plus concrètes, nous avons abordé son dernier album en date, The King Of Metal, sur lequel il exprime son extrême dévotion et sa gratitude envers ses fans, qui sont la raison pour laquelle il supporte d’être à ce point éloigné de sa famille. Un album sur lequel il rend un hommage sincère à Dimebag Darrell (Pantera) qu’il appréciait en tant que musicien, mais aussi pour son mode de vie exemplaire. C’est avec humilité qu’il répond à la polémique concernant sa séparation avec les anciens membres de son groupe.

Comme une note humoristique s’imposait vivement, il conclut sur un adage de son invention et qui semble se vérifier quand on voit l’évolution capillaire de Paul Di Anno : « Si tu renonces à Iron Maiden, tu renonces à tes cheveux. »

« Je voulais pouvoir parler à mes fans dont la langue maternelle n’est pas l’anglais, il fallait donc que mon message soit très clair et très direct. »

Radio Metal : Ce nouvel album, The King Of Metal, est le premier que tu as sorti depuis le départ de Jay Walsh et de David et Nico Bermudez. En quoi est-ce que ça a changé le processus d’écriture ? Comment cet album a-t-il été composé ?

Blaze Bayley : J’ai trouvé un nouveau guitariste. J’écris la majeure partie des chansons et ensuite on en parle. Ça fonctionne de la même manière avec Claudio Tiricanti, mon batteur pour cet album. Donc, concernant le processus d’écriture, on a eu une approche tout à fait différente. Je voulais faire quelque chose de très simple et très direct, notamment au niveau des paroles. Je voulais pouvoir parler à mes fans dont la langue maternelle n’est pas l’anglais, il fallait donc que mon message soit très clair et très direct. Quand j’ai commencé à écrire, je voulais être en mesure d’être sur scène, en tournée, et de dire certains mots d’une certaine manière directement à mes fans, c’est donc ce que j’ai fait.

Est-ce que tu te sens plus libre de composer comme tu veux en tant qu’artiste solo ?

Je fais comme je veux de toute façon. La seule chose qui compte, c’est mon état d’esprit et ce qui se passe dans ma vie à ce moment-là. Chaque album est un reflet de ma vie à un moment précis, une sorte d’instantané. Tu sais, à plusieurs moments dans ma vie, j’ai dû surmonter de grosses épreuves ; j’ai dû voir un psy pour pouvoir régler mes problèmes de dépression jusqu’à ce que je puisse arrêter les médicaments, et cet album parle vraiment de tout ça.

« Tu sais, je suis juste un petit chanteur underground de heavy metal, […] j’ai le soutien de quelques fans dans le monde entier et c’est ça qui me fait continuer. Je suis très fier, très honoré d’avoir ce soutien, vraiment. »

Ce nouvel album est intitulé The King Of Metal. Comme tu l’as dit, il est dédié aux fans de heavy metal. Tu as aussi dit que les vrais rois du metal, ce sont les fans de ce genre. Est-ce que tu penses que de tous les genres, le metal est celui qui a les fans les plus dévoués ?

Oui. Je pense que si on considère tous les genres musicaux, les fans de pop sont plus sensibles à la mode, et donc peut-être qu’ils vont aimer un album de Madonna, mais pas nécessairement toute sa discographie. Tous les artistes ont un certain nombre de vrais fans, mais les fans de heavy metal sont spéciaux. S’ils aiment un artiste, s’ils ont aimé un CD, alors ils ne vont pas attendre les critiques pour acheter l’album suivant, ils vont juste voir quand il sort et l’acheter directement, parce que quand tu es fan d’un groupe, tu aimes tout ce qu’il fait. Dans tous mes projets, cette loyauté a été très importante pour moi. J’ai quelques fans… Tu sais, je suis juste un petit chanteur underground de heavy metal, et beaucoup de fans de l’époque Iron Maiden ont entendu parler de moi, mais peu savent ce que je fais de mon côté. Je suis un artiste underground mineur qui fait les choses à sa façon, j’ai le soutien de quelques fans dans le monde entier et c’est ça qui me fait continuer. Je suis très fier, très honoré d’avoir ce soutien, vraiment.

Ne penses-tu pas que les fans de styles tels que le rap ou de jazz ont aussi ce genre de loyauté ?

Oui, tout le monde a un certain nombre de fans, chaque artiste a des fans loyaux, mais dans le heavy metal, je trouve qu’on est plus extrême dans cette loyauté. Je ne trouve pas vraiment de mot pour exprimer ça, mais si tu es fan de Miles Davis, tu resteras sans doute fan de lui, cela dit il y a beaucoup de gens qui aiment Miles Davis sans avoir ne serait-ce qu’un album de lui mais qui se disent pourtant fans. Dans le heavy metal, si tu es fan, tu soutiens vraiment l’artiste, mais peut-être que je me trompe, je ne sais pas. Je suis juste un artiste underground qui essaie de faire quelque chose de différent.

Est-ce que tu penses que c’est justement parce que le heavy metal a une scène très underground que les fans sont aussi dévoués ? Parce qu’ils savent que ces artistes ont besoin de soutien ?

Ce qu’il y a de sûr, c’est que moi j’ai besoin de ce soutien, et je suis vraiment content de l’avoir. J’ai trouvé vraiment beaucoup de soutien de la part de fans partout en Europe et même dans le monde entier. J’ai sorti une édition limitée numérotée de l’album avec un T-shirt exclusif et elle a été épuisée très rapidement. Chaque soir, quand je joue, je vends du merchandising et les fans achètent mes CD et mes t-shirts pour me soutenir. C’est comme ça que je peux continuer à tourner et payer mon loyer.

Ce nouvel album est un disque de heavy metal classique qui sonne comme un retour aux sources, non seulement musicalement mais aussi au niveau de la production de l’album, qui est très différente de celle des productions modernes. Est-ce que tu voulais un son brut qui représente ce côté old-school ?

Oui, je voulais faire quelque chose de très simple. Les gens ne sont plus habitués à ça de nos jours mais je voulais faire quelque chose de très direct, très cheap. La base de l’album, c’était aussi simple et brut que possible. Du coup, c’est un petit peu difficile à écouter au début mais j’espère qu’au bout de deux ou trois fois, ça va mieux. C’est sûrement comme un café serré : au début, c’est un peu amer, mais peu à peu, tu te rends compte que tu ne peux pas vivre sans.

« Je trouve que les gens sont glorifiés quand ils se noient dans l’alcool ou qu’ils meurent d’overdose, alors que, à mes yeux, ce n’est pas une bonne chose. Dimebag ne s’est pas suicidé, il n’a rien fait pour mourir. On lui a pris la vie. »

Il y a une chanson intitulée « Dimebag » qui est dédicacée à Dimebag Darrell. Pourquoi as-tu décidé de lui dédier une chanson huit ans après sa mort ? Pourquoi maintenant ?

Il y a plusieurs raisons et la première est artistique. J’ai eu l’idée générale de la chanson quelques semaines après la mort de Dimebag, mais je travaillais avec d’autres musiciens à l’époque et ça n’a tout simplement pas marché. On a essayé plusieurs fois mais on n’a jamais eu l’occasion de finir la chanson, donc j’ai gardé seulement l’idée parce que je la trouvais vraiment bonne, j’y croyais vraiment. J’ai essayé de la réaliser avec tous les musiciens avec lesquels j’ai travaillé mais ça n’a jamais marché, ça ne passait pas, ça ne collait pas avec le reste de ce qu’on faisait. Pour cet album, je me suis dit : « OK, on va essayer encore une fois, on va commencer par ça. » Ça a été l’une des premières choses sur lesquelles on a travaillé quand on a commencé à écrire avec Thomas [Zwisjen] et ça a vraiment bien marché. Ensuite, on est passé aux pré-productions, la basse et la batterie ont été ajoutées et ça a commencé à vraiment prendre forme. Voilà. On avait la base de la chanson et je suis très content de ce que ça a donné en fin de compte. Donc, à cause de certaines raisons, c’est un hasard si ça sort maintenant mais, en fait, c’est une bonne chose, je trouve. Personne ne peut dire que j’essaie de faire des affaires en parlant de ça, parce que, si longtemps après sa mort, il est impossible de croire que je le fasse pour que les fans de Pantera achètent mon album. C’est une chose à laquelle les fans de Pantera ne vont pas penser, et dans la presse en général, personne n’en parle, donc, comme ça, après tout ce temps, les gens vont se rendre compte que c’est un hommage authentique à l’homme qu’il était, et aussi un avertissement des terribles choses qui peuvent arriver. De tous les morts qu’il a pu y avoir dans la musique, c’est lui que je respecte le plus pour la manière dont il a mené sa vie. Il n’a jamais décidé de mourir. Je trouve que les gens sont glorifiés quand ils se noient dans l’alcool ou qu’ils meurent d’overdose, alors que, à mes yeux, ce n’est pas une bonne chose. Dimebag ne s’est pas suicidé, il n’a rien fait pour mourir. On lui a pris la vie. Je pense que c’est pour ça qu’il mérite qu’on se souvienne de lui plus que les autres, et aussi pour tout ce qu’il aurait pu faire. Il n’était pas le genre de personne à se laisser mourir en buvant ou ce genre de chose.

« Un million de pas, c’est à peu près 500 kilomètres : il faut à peu près trois jours pour marcher 500 kilomètres, et c’est possible de survivre trois jours sans nourriture, donc c’est faisable. […] Même si les choses semblent impossibles à un certain moment, elles ne le sont qu’à cause de l’état d’esprit dans lequel on est à ce moment précis. »

La chanson « One More Step » est une très belle chanson sur le découragement. Lorsqu’on est découragé, on se représente toutes les étapes qu’on doit accomplir à la fois, on ne pense plus étape par étape. Comment luttes-tu contre ces émotions qui nous poussent à abandonner ?

Parfois mes émotions prennent le dessus et j’ai l’impression de ne plus pouvoir continuer. Je pense que j’ai vraiment de la chance d’avoir des fans incroyablement dévoués. Beaucoup d’entre eux me disent, quand ils me rencontrent après un concert : « Continue ce que tu fais, s’il te plaît ! » J’ai aussi le soutien inconditionnel de ma famille et d’une poignée d’amis que je respecte énormément et, sur ce plan-là, j’ai énormément de chance. C’est une autre idée que, pendant un moment, je n’ai pas réussi à réaliser. Je suis vraiment content que ça ait fonctionné sur cet album. J’espère seulement que les gens qui écouteront cette chanson comprendront les paroles, et peut-être que ça aidera ne serait-ce qu’un peu, ne serait-ce qu’un de mes fans qui aura passé une mauvaise journée ou une mauvaise semaine, à continuer, ou alors peut-être une personne qui doit supporter le stress de ses partiels à l’université, ou quelqu’un qui cherche un travail, ou n’importe quel défi de ce genre. J’espère que cette chanson les aidera parce qu’un million de pas, c’est à peu près 500 kilomètres : il faut à peu près trois jours pour marcher 500 kilomètres et c’est possible de survivre trois jours sans nourriture, donc c’est faisable. C’est physiquement possible de faire un million de pas. C’est ça, le message de la chanson : même si les choses semblent impossibles à un certain moment, elles ne le sont qu’à cause de l’état d’esprit dans lequel on est à ce moment précis. Si tu peux regarder les choses sous un autre angle, alors tu verras qu’en fait, ce n’est pas impossible. Parfois, on ne peut pas voir trop loin, il faut juste prendre les étapes les unes après les autres, faire le premier pas, et même si ça ne semble pas grand-chose, c’est toujours ça de plus près du but.

Tu chantes d’ailleurs cette chanson de manière très intense, très émouvante, comme si tu parlais à quelqu’un, ou même à toi-même. À qui est-ce que tu t’adresses dans cette chanson ?

Oui, j’essaie de… [silence] C’est ma voix intérieure que j’essaie de révéler dans cette chanson. C’est comme une force intérieure. Je pense à ma femme et à mon enfant parce que c’est tout ce que j’ai, mais, parfois, je suis à des milliers de kilomètres de chez moi et j’ai l’impression que je ne pourrai jamais rentrer. [silence] Je me parle à moi-même, je parle à ma femme.

« Parfois, si tu te laisses cette option, elle est toujours là, tu peux donc la choisir. ‘Do or do, not do or die’, ça signifie que si tu te donnes la possibilité d’abandonner, alors peut-être que tu le feras, donc il ne faut pas se donner la possibilité d’abandonner. »

Dans cette chanson, tu chantes « It’s do or do, not do or die », comme si la mort n’était pas une option pour toi. Tu n’as jamais eu envie d’abandonner, de mettre fin à tes jours ?

Si, beaucoup, beaucoup de fois je me suis dit que c’était fini, j’ai beaucoup de chance d’être encore là… [silence] D’autres chansons parlent de ça, elles aussi. Parfois, si tu te laisses cette option, elle est toujours là, tu peux donc la choisir. « Do or do, not do or die », ça signifie que si tu te donnes la possibilité d’abandonner, alors peut-être que tu le feras, donc il ne faut pas se donner la possibilité d’abandonner, mais se dire : « Je ne peux pas abandonner, je n’ai pas le choix, je dois continuer, c’est la seule chose que je peux faire, soit m’arrêter un peu jusqu’à avoir la force de continuer, ou continuer tout de suite, c’est la seule option possible. » Ce sont des mots que j’ai parfois besoin de me dire à moi-même parce que, parfois, c’est très difficile et il y a beaucoup de fois où j’aurais voulu m’arrêter, mais je ne l’ai pas fait, je n’ai pas pu, et j’espère qu’à la fin de cette tournée d’une soixantaine de dates, à mon petit niveau j’aurais prouvé que… [silence] j’ai continué, que j’ai trouvé un moyen d’avancer et de faire un nouvel album. Si je m’étais arrêté, je n’aurais fait aucune de ces choses. Quand je rencontre mes fans et qu’ils me disent que ma musique et mes paroles leur parlent vraiment, alors tous ces moments sombres où je me demande si je suis seul en valent la peine, d’une certaine manière. Quand on me dit : « Ces paroles m’ont vraiment inspiré, ces choses m’ont vraiment aidé à surmonter ça », c’est que ça a marché.

« Il n’y a pas de vérité, il n’y a que des visions personnelles, subjectives, de sa propre situation et de sa propre réalité. […] Pendant cette tournée, j’avais juste envie de me suicider. La pression pour faire tenir le groupe ensemble était trop forte. »

L’année dernière, tu t’es séparé de David et Nico Bermudez et de Jay Walsh, et tu as publié un communiqué à ce sujet. Quelques jours plus tard, ils ont eux-mêmes publié un communiqué dans lequel ils disaient avoir été virés pour des raisons financières. Comment as-tu réagi à ça ? Où est la vérité ?

Il n’y a pas de vérité, il n’y a que des visions personnelles, subjectives, de sa propre situation et de sa propre réalité. Il n’y a pas de vérité. Il y a ce que tu ressens par rapport à une certaine situation et comment tu as l’impression d’avoir été traité. Pendant cette tournée, j’avais juste envie de me suicider. La pression pour faire tenir le groupe ensemble était trop forte. Parfois, j’avais vraiment envie de mourir pour échapper à ça mais ma femme a réussi à m’enlever cette idée de la tête, elle m’a persuadé de continuer, et c’est pour ça que je suis encore là aujourd’hui. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent mais ma vérité, c’est qu’être avec ces gens, pendant cette tournée, dans cette situation me donnait envie de me suicider, de mettre fin à mes jours, d’en finir une bonne fois pour toute, de quitter ma femme et mon fils juste pour fuir tout ça. C’est ma vérité à moi.

Il y a quelques semaines, tu as chanté avec Paul Di Anno, qui a comme toi été un membre d’Iron Maiden, en Russie. Est-ce que tu peux nous parler un peu de cette expérience ?

C’était fantastique, on s’est vraiment éclatés, c’était super. Le temps était épouvantable à Moscou, il neigeait et il faisait très froid, mais Paul est un mec très drôle et, en plus, le groupe russe qui jouait avec nous était absolument excellent et a fait un boulot formidable. Grâce à eux, mes chansons sonnaient vraiment bien. Ça a été très agréable de travailler avec eux. Grâce à nos deux noms, certaines personnes qui ne me connaissaient pas encore sont venues pour voir Paul, je me suis donc fait plein de nouveaux fans. C’est quelque chose qui m’a vraiment plu et que j’avais jusqu’alors toujours remis au lendemain, mais, cette fois, c’était le bon moment, le bon état d’esprit, donc c’était génial. Je me suis vraiment éclaté et en plus j’ai été payé, ce qui est formidable. Je pense que, du coup, on va faire plus de dates de ce genre, on a prévu d’aller en Australie en novembre et, ensuite, je crois qu’on va faire quelques dates en Europe de l’Est fin octobre, début novembre. J’ai vraiment hâte, c’est quelque chose qui fonctionne très bien. J’ai fait quelques-unes de mes chansons, puis quelques chansons de la période où j’étais dans Iron Maiden, et les fans ont eu l’air de bien aimer cette setlist, donc, bien entendu, je suis ouvert à l’idée de le refaire. Je me suis vraiment amusé. L’une des choses dont je suis persuadé à propos de la musique, c’est qu’on devrait toujours faire ce qu’on fait parce que ça nous plaît et pas par intérêt. Si ça te rapporte quelque chose, tant mieux, ça te permet de faire ce qui te plaît. C’était vraiment super et ça m’a boosté, donné confiance en moi pour continuer. Ça a vraiment été une bonne chose.

C’est cool, est-ce que vous avez songé à faire un album ensemble ?

Non, parce que je ne vois pas quelle valeur il pourrait avoir musicalement parlant. Si Paul et moi avions une idée extraordinaire pour inventer une nouvelle sorte de metal britannique ou une nouvelle sorte de heavy metal qui se chanterait à deux voix, alors peut-être, mais pour le moment ce n’est pas le cas. En ce moment je suis très occupé avec ma propre musique et Paul est très occupé lui aussi, il a un club au Brésil et plusieurs magasins, donc il travaille tout le temps aux quatre coins du monde. Donc, non, nous n’avons pas réfléchi à ça, je ne vois pas vraiment où serait l’intérêt. Il ne faut jamais dire jamais, mais je ne vois pas qui serait intéressé par cet album.

Lorsqu’on a vu les photos du concert, il y a eu une sorte de running-gag sur le fait que vous aviez tous les deux perdu vos cheveux. Est-ce que ça veut dire que jouer avec Iron Maiden rend chauve ?

Oui ! Si tu renonces à Iron Maiden, tu renonces à tes cheveux.

Interview réalisée le 25 avril 2012 par téléphone

Retranscription et traduction : Chloé

Site Internet de Blaze Bayley : www.blazebayley.net

Album : The King Of Metal, disponible dans les bacs.



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  • 500 kilomètres à pieds en trois jours ?

    J’aimerais bien le voir marcher, le mec 😀

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  • Merci, comme d’habitude de mettre aussi à notre disposition la version anglaise, c’est très intéressant de pouvoir relire en anglais dans le texte aussi. Continuez ce bon travail!

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  • alex moselle dit :

    l’interview reflete bien la personnalité de blaze bayley,,,une personne entiere et  » vrai  » .Je l’ai vu en concert a plusieurs reprises ( dont 3 fois avec maiden) c’est un chanteur exellent.
    Il est franc , honnete et disponible avec son public,, c’est un exemple en soi.
    Continue blaze.

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  • J’ai trouver cet interview émouvant. J’en avais presque les larmes à l’oeil^^

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  • shouks_gilbert dit :

    Blaze est un artiste incroyable qui signe des albums d’une qualité remarquable. Ce gars est impressionnant sur scène, il partage sa musique avec le public d’une façon unique.

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  • Jesus et Terminator

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  • Dans cette image (cf. pochette de l’album The king of metal), se cachent deux références : la première est religieuse, l’autre cinématographique.
    À vous de les trouver, courage.

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  • Ce mec c’est de l’or en barre, toujours accessible à tous ses concert, toujours une super ambiance. Et ses albums sont de qualité, autant j’avais des doutes sur le dernier mais il m’a fallut plusieur écoute pour m’habituer maintenant c’est roule ma poule.
    On peut comparer son mode de production à celle de Corbier pour ceux qui ont suivi, la démarche est vraimment la même.

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  • Paul Di’Anno et Blaze Bayley passeront en août dans l’aveyron tout près de chez moi ça sera surement comme en Russie j’ai hâte!!!

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