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Interview   

Epica : l’appel à la prise de conscience


Par son nouvel album Requiem For The Indifferent, Epica lance un appel à la prise de conscience des enjeux économiques et environnementaux de notre planète. D’après la chanteuse Simone Simons, l’homme ignore, involontairement comme volontairement, ces enjeux et vit sa vie égoïstement. En évoquant ces thématiques lors du suivant entretien, la conversation a naturellement dérivé vers l’actualité du moment, à savoir le débat sur le téléchargement suscité par la récente fermeture du site Megaupload. La position de Simone là-dessus est ferme : pour peu qu’une nation soit économiquement stable, étant donné la facilité avec laquelle la musique est accessible légalement sur internet, il ne faut pas télécharger.

Sur un sujet plus musical, nous avons abordé l’impact marquant de l’album Design Your Universe sur la musique du groupe. Impact qu’évoquait déjà avec nous Mark Jansen il y a un an. Et Simone de confirmer : avec ce disque, le groupe avait établi une norme qui servirait de base pour toutes ses productions futures, dont ce nouvel album, Requiem For The Indifferent.

Interview.

« Je n’ai pas craché un chewing-gum par terre depuis des années ! […] Si je laisse un déchet par terre, je me sens coupable toute la journée, ça va à l’encontre de mes principes. Quand on va se promener en forêt, mon copain ramasse même les déchets que les gens ont laissés derrière eux. C’est dire si nous sommes impliqués ! »

Radio Metal : Au niveau des paroles, le nouvel album Requiem For The Indifferent sous-entend que le monde va connaître la fin d’une ère et que l’humanité devrait ouvrir les yeux et réagir. Penses-tu que le monde tel que nous le connaissons va s’effondrer ?

Simone Simons (chant) : Non, nous ne pensons pas que le monde touche à sa fin et que nous allons être confrontés à l’Apocalypse. Nous espérons un changement. Nous espérons que tous ceux qui restent indifférents aux problèmes de la société et du monde vont se réveiller et changer les choses.

Que penses-tu qu’il adviendrait si les gens n’ouvraient pas les yeux ?

Il faut attendre de voir ce qu’il va se passer. À travers notre musique et nos paroles, nous essayons de faire passer un message. Il faut que les gens y réfléchissent. Mais nous ne sommes pas devins, on ne peut pas prévoir ce qu’il va se passer.

Selon toi, que devraient faire les gens ?

S’investir davantage, en s’informant de ce qui se passe, en modifiant de petites choses dans leurs vies. Pour l’environnement, par exemple, on peut commencer par recycler plus. On peut prendre les transports en commun ou utiliser le vélo pour ne plus avoir autant de voitures polluantes sur la route. Évidemment, les voitures électriques sont toujours très chères, mais elles seront bientôt plus accessibles, et c’est très bien pour l’environnement. On devrait aussi s’impliquer davantage dans la politique. On a déjà assisté à des manifestations, il y a quelques mois, de la part de gens qui vivent dans des dictatures et se sentent opprimés. Ils essaient de se faire entendre. Très souvent, les gens n’ont pas leur mot à dire sur ce qu’il se passe dans leur pays ou dans leur vie. Il faut faire en sorte de faire entendre sa voix, son opinion. Pensez au bien commun, pas seulement à vos petites personnes, soyez moins égoïstes.

Ce n’est pas qu’une question de prise de conscience : beaucoup de gens, au fond, savent pertinemment qu’ils devraient modifier leurs comportements pour préserver l’environnement mais ils ne le font pas pour diverses raisons. Comment les convaincre ?

C’est difficile, il y aura toujours le bien et le mal dans le monde. On ne peut pas forcer les gens à avoir les mêmes idées sur certains sujets, c’est impossible. On essaie de participer à travers nos paroles ; et nos fans sont des gens très intelligents qui lisent les paroles et qui y réfléchissent. C’est notre contribution. Nous ne voulons pas imposer nos opinions aux gens, on se contente de les mettre sur la table pour qu’ils puissent y réfléchir. Voilà ce qu’on peut faire en tant que groupe. Et, bien sûr, on peut espérer inspirer ses amis et les membres de sa famille. C’est la même chose avec le téléchargement illégal. Je m’efforce de donner mauvaise conscience aux gens qui m’entourent s’ils téléchargent de la musique, surtout étant donné que je suis musicienne, c’est mon travail. Tu travailles deux ans pour produire un album que les gens peuvent télécharger gratuitement en une minute sur Internet. C’est tout ce que je peux faire, mais je le fais autant que possible.

Penses-tu que les gens se comportent encore comme des adolescents ? En d’autres termes, penses-tu qu’ils poursuivent certains comportements en sachant pertinemment que c’est mal ?

Oui, parce qu’ils veulent être cool ! (rires) C’est exactement comme cracher un chewing-gum par terre ou laisser des déchets sur le sol au lieu de les mettre à la poubelle. Ça m’agace vraiment. Je n’ai pas craché un chewing-gum par terre depuis des années ! Je le garde dans ma bouche jusqu’à ce que je puisse le mettre à la poubelle. Ce sont de petits exemples idiots. Si je laisse un déchet par terre, je me sens coupable toute la journée, ça va à l’encontre de mes principes. Quand on va se promener en forêt, mon copain ramasse même les déchets que les gens ont laissés derrière eux. C’est dire si nous sommes impliqués !

À ton avis, comment l’humanité a-t-elle pu laisser le monde atteindre ce point critique sans réagir plus tôt ?

Il y a toujours eu des personnes conscientes des problèmes, qui s’efforçaient de convaincre les autres. Le problème, c’est que beaucoup de gens sont très égoïstes et continuent à faire ce qu’il ne faut pas, même s’ils savent que c’est mal. Ce n’est pas qu’ils ne savent pas, c’est seulement qu’ils s’en fichent. Ils vivent dans leur petit monde irréel et pensent que rien ne va leur arriver. Beaucoup de gens n’ont pas conscience d’être privilégiés avant que quelque chose ne leur tombe dessus. Epica est impliqué dans une organisation de charité et j’ai récemment fait don d’un costume de scène très spécial, pour lequel un Français a dépensé beaucoup d’argent. Cet argent est allé à une organisation de lutte contre le cancer du sein. Je suis une femme et certaines personnes dans ma famille ont connu un cancer du sein. Je suis en bonne santé mais ça ne veut pas dire que je n’y pense pas. Je veux investir dans l’avenir et contribuer à trouver un meilleur traitement pour cette maladie. Voilà comment nous nous investissons pour faire du monde un endroit meilleur.

« Beaucoup de gens n’ont pas conscience d’être privilégiés avant que quelque chose ne leur tombe dessus. »

Aujourd’hui, la crise financière est tellement inquiétante que même les musiciens en parlent dans leur musique. Penses-tu qu’il s’agisse d’une des crises les plus importantes qu’on ait connues ?

En tant que musiciens, on ressent la crise parce que beaucoup de gens n’achètent plus de disques, ils se contentent de les télécharger. Le gouvernement investit également moins dans les événements culturels. On sent passer la crise. Dans certains pays, il faut réfléchir au prix que l’on va demander pour un billet de concert. Hier, je discutais avec un Grec et il m’a demandé si nous allions baisser le prix des billets là-bas parce que plus personne ne peut s’en offrir. C’est triste de se dire que l’argent est tellement important et peut détruire tant de choses. Cela pourrait signifier la fin de l’Union Européenne, même s’il faut espérer que ce ne sera pas le cas. Certains pays comme l’Allemagne, par exemple, investissent beaucoup d’argent dans la Grèce pour les remettre à flot mais c’est une histoire très compliquée !

Quelle est ta réaction à l’actualité du moment, à savoir la fermeture de MegaUpload ?

Je pense que c’est une bonne chose. Mais je suis sur Twitter et j’ai lu de nombreux retweets. Quelqu’un écrivait qu’un violeur d’enfant va récolter sept ans de prison, alors que quelqu’un qui a téléchargé de la musique ou des films va écoper de quinze ans. Ça ne devrait pas être le cas. Je sais que le monde du téléchargement est très vaste et affecte beaucoup de gens. Mais, éthiquement, ce n’est rien comparé à l’agression d’un enfant, par exemple. Ce genre d’événement aura un impact sur un plus petit nombre de gens, bien sûr, mais c’est une chose avec laquelle il faut vivre toute sa vie. Le téléchargement illégal, ce n’est qu’un problème économique. On perd de l’argent parce que les gens téléchargent mais ce n’est absolument pas aussi grave qu’agresser un enfant. Ça, ça devrait être puni par un siècle de prison. Le téléchargement devrait être puni différemment.

« Dans certains pays, il faut réfléchir au prix que l’on va demander pour un billet de concert. Hier, je discutais avec un Grec et il m’a demandé si nous allions baisser le prix des billets là-bas parce que plus personne ne peut s’en offrir. »

Beaucoup de gens, y compris des musiciens, affirment que le téléchargement est une bonne chose car, le public ayant la possibilité de télécharger gratuitement de la musique, les artistes ont plus de monde à leurs concerts…

Dans certains pays, beaucoup de gens n’ont pas les moyens d’acheter le disque, mais ils viennent aux concerts. Au Mexique, par exemple, le marché illégal est très important. Quand je me suis promenée en ville, j’ai vu la copie d’un album d’Epica entre les albums des plus grands chanteurs pop de la planète. J’ai trouvé ça très drôle, j’ai même pris une photo. On peut essayer de lutter contre ça mais, dans ces pays, le marché illégal est trop énorme. Mais, encore une fois, les gens viennent aux concerts. On peut aller tourner là-bas et donner des concerts formidables. Ce n’est pas comme si les gens n’allaient pas venir parce qu’ils ont l’album à la maison ! Ces gens-là aiment aller en concert, et ces concerts sont toujours assez grandioses.

Donc, d’une certaine façon, ça peut être une bonne chose ?

Dans ces pays-là, ce n’est pas une mauvaise chose. Mais dans les pays économiquement stables en Europe – pas tous, mais la majorité – on ne devrait pas télécharger. Je ne veux pas dire que le téléchargement ne soit jamais une bonne chose. C’est simplement un problème qu’il faut combattre. Je dois reconnaître qu’il m’est arrivé de télécharger quelques chansons pour m’assurer que j’aimais la musique, mais après, j’ai acheté l’album. Aujourd’hui, tout le monde a un iPhone ou un iPod et on peut télécharger la musique en ligne pour un prix inférieur. Tout le monde veut mettre la musique sur son lecteur mp3, de toute façon, mais les collectionneurs veulent aussi avoir la version physique avec le CD et la pochette. Je télécharge beaucoup sur iTunes. On paie quelque chose comme sept euros de moins, c’est plutôt bien. Et c’est légal.

« Étant donné que tout le monde est sur Internet et que c’est aussi là que se trouve la musique, ils n’ont pas l’impression de voler à proprement parler. Ils ne voient pas ça de la même façon que le fait d’aller dans un magasin, de glisser un CD dans leur manche et de repartir. Mais ça revient au même. »

Toujours concernant la fermeture de MegaUpload, certains s’en plaignent, affirmant qu’il s’agit d’une privation de leur liberté. Penses-tu que les gens se comportent comme des enfants gâtés, qu’ils ont trop pris l’habitude d’écouter la musique gratuitement ?

Je pense que, étant donné que tout le monde est sur Internet et que c’est aussi là que se trouve la musique, ils n’ont pas l’impression de voler à proprement parler. Ils ne voient pas ça de la même façon que le fait d’aller dans un magasin, de glisser un CD dans leur manche et de repartir. Mais ça revient au même. J’espère que les gens achèteront l’album et iront aux concerts. J’espère qu’ils finiront par comprendre que c’est vraiment du vol. Certains membres de ma famille et de mes amis téléchargent et je leur dis que ce n’est pas bien. Ils me répondent : « Oui, mais c’est sur Internet, il n’y a pas de prix dessus ». Tout le monde ne comprend pas et, de toute façon, les ados sont terriblement têtus ! Ils font ce qu’ils veulent et sont égoïstes. Ce n’est pas seulement leur attitude qui est en cause, c’est aussi la façon dont les parents gèrent ça. Pour moi, en tant que musicienne, il est très important que les gens réalisent que télécharger est illégal et que ça affecte les musiciens. Tout le monde se dit : « Il n’y a que moi qui fait ça », mais ce n’est pas vrai. Le téléchargement est une épidémie.

L’artwork de l’album montre un personnage quittant un monde chaotique et industrialisé pour trouver une clé dans un arbre. Penses-tu que la solution à tous ces problèmes se trouve dans le fait de renouer avec la nature ?

Oui. Nos vies sont devenues matérialistes, alors que les choses importantes dans la vie sont la santé, la nourriture et la terre elle-même. On n’a pas besoin de tout ce matérialisme. La femme de l’artwork est nue et elle porte un numéro sur le bras. Elle n’est qu’un numéro parmi tant d’autres gens qui ont été dépouillés par l’aspect matérialiste du monde. Elle essaie simplement de prendre une bouffée d’air frais et de s’échapper de ce monde. C’est une illustration facile en termes d’interprétation.

« Je pense toujours que Design Your Universe est un album formidable, pas du tout inférieur à Requiem For The Indifferent. Avec Design Your Universe, nous avons établi une norme en termes de style à explorer. »

La musique d’Epica est devenue, avec le temps, de moins en moins accessible, plus sombre et plus agressive. Est-ce dû à l’évolution du monde ? Cela a-t-il un impact sur l’écriture ?

Non, pas vraiment. D’ailleurs, je ne suis pas d’accord : j’ai l’impression que, sans être commercial, Requiem For The Indifferent est plus accessible que ne l’était Design Your Universe. Il y a un côté heavy mais ce n’est pas parce que nous trouvons que le monde est sombre. C’est parce que nous avons deux nouveaux dans le groupe, qu’ils s’impliquent davantage dans le processus d’écriture et qu’ils apportent un changement dans la musique. Ce n’est pas parce que nous avons une vision négative du monde. Il faut que la musique colle aux paroles.

L’année dernière, Mark Jansen nous disait que vous étiez très fiers de Design The Universe et que vous vouliez garder ce même esprit sur le nouvel album. Pourquoi ce disque était-il si spécial pour vous ?

Bonne question ! Je crois que, pour chaque album, on est toujours très satisfaits du résultat. C’est spécial parce que c’est tout nouveau, c’est excitant et on ne sait pas ce que le public va en penser. Mais je pense toujours que Design Your Universe est un album formidable, pas du tout inférieur à Requiem For The Indifferent. Avec Design Your Universe, nous avons établi une norme en termes de style à explorer. La musique ne va pas s’éloigner beaucoup de ce qu’elle est sur Design Your Universe. Nous allons simplement ajouter de petits éléments pour la renouveler un peu, mais nous continuerons à coller à la base de cette musique.

Même si vous vous apprêtez à sortir un nouvel album, penses-tu que Design Your Universe soit le meilleur album d’Epica à l’heure actuelle ?

Pas le meilleur, mais l’un des meilleurs ! (rires)

N’avez-vous pas peur d’empêcher le groupe d’évoluer en essayant de retrouver l’alchimie que vous aviez pour cet album ?

Oh, non. Je veux dire, on ne va pas se mettre brusquement à faire du thrash. Il faut conserver les ingrédients principaux qui composent la musique et ajouter de nouveaux éléments pour la rendre un peu plus surprenante. Par exemple, sur les chansons écrites par Isaac, « Monopoly On Truth » et « Deter The Tyrant », les guitares sont plus mélodiques et reçoivent plus d’attention. La musique est toujours épique et très symphonique mais nous voulons ajouter de nouveaux ingrédients sans changer une très bonne recette dans sa totalité.

Penses-tu qu’un groupe n’a pas le droit de changer radicalement de style ?

Si c’est quelque chose de naturel au début du processus d’écriture et si, d’une certaine façon, on n’aime pas ce qu’on a fait avant, on doit être libre de faire la musique qu’on veut. En ce qui nous concerne, nous avons décidé de faire de la musique dans ce genre, le metal symphonique, mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas modifier mon chant ou que le style de guitare ne peut pas évoluer. Toutefois, l’impression générale reste la même. Mais si un jour nous décidons que ce style ne nous plaît plus, nous pourrons toujours changer et devenir un groupe de hip-hop ! Cela dit, les chances que ça arrive sont très, très faibles !

Il y a davantage de solos de guitare sur cet album. Est-ce quelque chose que vous avez décidé au préalable ?

Les chansons étaient déjà pratiquement terminées et nous étions en studio en Allemagne pour une séance photos. L’un des garçons a dit : « Je pense que certaines chansons pourraient bénéficier d’un solo de guitare ». Nous avons décidé à la dernière minute d’ajouter des solos supplémentaires à deux titres. Isaac [Delahaye] est un très bon guitariste, alors on lui a demandé de se lâcher un peu sur certaines chansons.

L’édition nord-américaine de l’album comporte deux chansons bonus. Que peux-tu nous dire à leur sujet ?

Il y a « Twin Flames » et « Nostalgia ». « Nostalgia » est une chanson courte, avec une mélodie forte et un chant plus classique. « Twin Flames » est une ballade. Il faut savoir que ce titre avait été écrit pour Design Your Universe, mais il ne s’est pas retrouvé sur l’album. Nous l’avons travaillé un peu plus et il a fini par être enregistré, mais nous voulions que cette chanson reste un peu spéciale.

En septembre dernier, vous avez offert à vos fans la possibilité de choisir la première partie de votre tournée européenne via Facebook. Comment avez-vous eu cette idée ?

Nous voulons savoir ce qu’aiment les fans et rester à la page en ce qui concerne les groupes populaires. Nous voulons rester en contact avec nos fans via Facebook et Twitter. Pour nous, il est important de savoir ce qu’ils aiment, afin d’essayer d’inclure ça dans ce que nous faisons.

Votre maison de disques ou votre management auraient-ils eu la possibilité de dire non quant au choix des fans ?

Non, nous sommes libres de choisir qui nous voulons pour tourner avec nous. Par exemple, si on prend un autre groupe de notre maison de disques, le label est plus susceptible de vouloir investir dans la tournée. Pour eux, évidemment, c’est un avantage si nous tournons avec un autre groupe signé chez eux. Mais nous sommes libres de partir en tournée avec qui nous voulons.

C’est donc bien ce qui va se passer ? Le groupe avec lequel vous allez tourner est celui que les fans ont choisi ?

Si les fans disent qu’ils veulent Sirenia en tant que groupe de première partie, ça ne signifie pas que nous pourrons travailler avec eux. Nous pouvons les contacter et voir s’ils sont intéressés. Il faut aussi qu’ils veulent se lancer. Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte avant que les choses puissent se faire. Mais les gens peuvent lancer une idée, nous suggérer des noms. Ensuite, il y a de nombreux facteurs qui entrent en jeu.

Dans ce cas, quel a été le groupe choisi par les fans ?

Je crois que Sirenia est revenu souvent. Tristania, aussi. Nightwish a même été mentionné, mais ça, ça ne va pas être possible ! (rires) Au final, nous avons retenu deux groupes, avec lesquels nous sommes en train de finaliser la paperasserie. Dès que tout sera réglé, nous annoncerons les noms sur Internet.

Cette année marque le dixième anniversaire du groupe. Avez-vous prévu des événements spéciaux avec des invités, comme les anciens membres du groupe ou l’orchestre ? Mark nous a dit que vous aimeriez renouveler l’expérience Classical Conspiracy. Avez-vous déjà prévu quelque chose ?

Oui, nous voulons donner un concert très spécial. Ça se fera peut-être fin 2012, même si nous envisageons plus début 2013 : nous tournons beaucoup, et nous voulons bien nous préparer pour ce concert. Il y aura plein de surprises, ce sera un bel événement. Dix ans, c’est quelque chose de spécial, alors il va y avoir du lourd !

C’est tout pour moi, merci !

Merci à toi ! Je devais te passer le bonjour de la part de Julien de La Grosse Radio. (NDLR : Merci confrère !)

Ah, oui ! Je le connais, il m’a dit que tu t’étais fait couper les cheveux ?

(rires) Non, je suis allée chez le coiffeur pour un soin capillaire, pas pour une coupe. Ils sont toujours longs ! (NDLR : vous comprendrez, chers lecteurs, que notre devoir était de laisser cette information essentielle)

Interview réalisée le 27 janvier 2011 par téléphone
Retranscription et Traduction : Saff’

Site Internet d’Epica : www.epica.nl



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  • Je n’ai jamais téléchargé de ma vie… d’ailleurs c’est qui Epica ?

    [Reply]

  • JE voudrais la baiser avec une capote recyclable pour lui faire plaisir.

    [Reply]

    raskholnikov

    Personnellement étant un peu plus distingué que mon cher voisin du dessus, chacun son éducation…
    J’aimerais tout simplement lui projeter de l’anis biologique en plein visage et la voir mâchouiller mon malabar.

  • Comme j’aimerais être un chewing gum …

    [Reply]

  • Moi je me rappel qu’avant le téléchargement il y avait les cassettes aussi, pour les apprentis barbe noirs =)
    Comme quoi^^
    http://www.unc.edu/~cigar/Piracy.htm

    Sinon je suis assez d’accord sur le fait que les artistes doivent disposer des moyens de distribuer leur zik, il existe encore d’irréductible fanatique de l’underground qui laisse en dl libre ou leur album à prix libre.
    (par contre c’est que de l’autoprod, et souvent l’absence de techniciens pro se fait sentir).
    La bande passante ne va pas tuer la musique, faut pas déconner non plus, mais elle va faire MAL à une industrie sclérosé…
    Pis tiens, si on décidait que la culture (et pas que artistique parce que bon, ras le cul de la société du spectacle même si je nage dedans) ça devait être accessible à tous, que l’on remplace le spectacle marchand par un partage global.
    Vu que la plupart des artistes sont déjà obliger de bosser à côté pour payer la prod de leur album (et la à cause de la maudite bande passante, c’est pas sur que ce soit rentable),est-ce que fondamentalement ça changerait quelque chose (mise à part le revenu du groupe obligé de cumuler des contrat précaire pour pourvoir tourner un piti peu)?
    ET est-ce que télécharger est plus écologique que acheter un album? (production, distribution, c’est du circuit long tout ça^^). Bref, la question n’est pas simple, et j’ai du mal à comprendre les gens ayant un avis trancher. Mais le débat génère plein de passions.

    [Reply]

  • Autant je suis un amateur d’Epica depuis leur premier album, autant le discours moraliste à l’américaine me fait gerber. On dirait une femme politique … La guerre c’est mal, l’écologie c’est bien, les gens sont égoïstes, l’amour c’est super, nian nian nian, un niveau de réflexion intellectuel digne du collège … Et une langue de bois indigne du milieu dans lequel elle évolue.

    [Reply]

  • Comparez donc ceci :

    http://en.wikipedia.org/wiki/File:Poetryforthepoisoned.jpg
    http://en.wikipedia.org/wiki/File:Septicflesh-the-great-mass-artwork.jpg

    avec la pochette du nouvel album d’Epica ! C’est Seth (bassiste / chanteur de Septic Flesh) qui les a toutes réalisées. Vers un monopole de la pochette du métal symphonique ?

    [Reply]

  • La première partie de l’interview est rempli de banalité creuse, la seconde sur la musique, je sais pas, vu que j’ai pas écouter l’album je risque pas trop d’entendre la ou elle veut en venir

    [Reply]

  • Metal'O Phil dit :

    « Autant vous dire que si j’avais dû y mettre de ma poche, ces albums-là n’auraient JAMAIS rejoint ma playlist. Et c’est le cas pour à peu près 80% de la musique que j’écoute. »

    Pour aller dans le sens de Spaceman, Saff’, je pense que tu n’en sais rien du tout, si ces albums auraient ou non rejoint ta playlist. Nous sommes nés avec le téléchargement. Nous savons, même inconsciemment, que « au pire », il y a la possibilité de télécharger histoire de se faire idée. Et quand je dis nous, j’inclus également le staff de Radio Metal. Nous ne savons tout simplement pas ce que ça a du être de n’avoir aucun autre moyen de découvrir un artiste que d’acheter son oeuvre. Je pense qu’il serait bien présomptueux de dire aujourd’hui que si on n’avait ni Youtube, ni le téléchargement, si on se trouvait face à l’impossibilité totale de se procurer l’oeuvre, on ne payerai pas.

    Pour réagir plus globalement à ce débat et aux commentaires que j’ai pu voir, je suis toujours extrêmement mal à l’aise quand je vois que des internautes accusent les artistes de ne pas être « ouverts d’esprit par rapport au fait de se faire télécharger ». Je trouve ça très gonflé. C’est eux qui devraient avoir le choix de la manière de vendre/diffuser leur produit. Pas nous.

    Et, preuve que nous sommes définitivement des enfants gâtés, bon Dieu, il y a TELLEMENT de moyens aujourd’hui pour se faire une idée de ce que vaut un artiste et ce, gratuitement : myspace, facebook, youtube, deezer. Alors arrêtons de prouver parce que l’on veut, avec tout ça, imposer un peu de contrôle sur la possibilité de se procurer toute une discographie sans payer le moindre sou.

    Acheter un disque sur la base de l’idée qu’on s’en est faite sur myspace ou youtube, c’est une prise de risque (fortement minimisée par autrefois qui plus est) que l’on doit à l’artiste.

    [Reply]

    Guillaume

    Désolé, mais il faut éviter de tomber dans le cliché.

    Il relève de l’artiste de s’entourer correctement. Certaines majors se voilent littéralement la face en ayant pris à contre pied la totalité de ce que le numérique pouvait leur offrir depuis 20 ans. Certains petits groupes auto-produits font bien mieux que certains gros groupes surproduits. La conclusion ? (attention elle est facile…) Les petits groupes auto-produits talentueux sont extrêmement plus rentables et ne sont généralement pas pris en charge par les majors.

    Par ailleurs, je ne nie absolument pas qu’il y a un problème de sensibilité et surtout de maturité de la part des plus jeunes vis à vis du téléchargement illégal. Sauf que personnellement, ayant la trentaine, je me rends bien compte que mes achats sont conditionnés par la possibilité d’écouter un groupe avant l’achat. C’est aussi ça mon acte militant : si j’aime un groupe, j’achète.

    Parlons des Deezer et Spotify : ils sont voués à disparaître. Les majors demandent des sommes disproportionnés pour permettre à ces services LEGAUX de fonctionner. La prise en charge par les plate-formes d’écoute légale des répertoires des majors approche le milliard d’euros. Comment voulez vous que le numérique suive ? Comment voulez vous qu’une offre légale crédible émerge ?

    La méthode actuelle, c’est : on ponctionne une industrie florissante et en croissance (le numérique) pour financer une industrie sans innovation et ambition (la culture). Vous voulez un scoop ? Quand on aura ruiné le numérique, la culture n’ira pas mieux car elle ne cherche pas à faire mieux.

    Alors oui, les artistes devraient réfléchir à tout ça et se garder d’affirme : 1/ le téléchargement c’est mal 2/ payer c’est mieux, car : 1/ le téléchargement n’a en soi absolument rien d’illégal (c’est le contenu téléchargé qui est éventuellement illégal) et 2/ télécharger n’empêche pas de payer. Le jour où mon abonnement Newsgroup ira dans les poches des producteurs de série et des artistes, alors on aura tout compris.

    Pour autant, ça ne m’empêche pas d’acheter toute la musique que j’aime et d’avoir un abonnement premium à Spotify.

    Ne pas stigmatiser tout ce qui émane du numérique, c’est mon souhait, pieux, je sais bien.

    Jérem'

    On ne fait pas l’amalgame entre téléchargement légal et illégal. Et les artistes non plus. Elle parle du téléchargement illégal alors ne mélangeons pas tout.

    Internet est une réelle mine d’or pour les groupes et pour les découvrir mais encore une fois pour ça, on n’a pas besoin de téléchargé illégalement.
    Moi aussi, j’écoute la musique sur le net avant d’acheter parce que je ne croule pas sur l’or, mais je vais sur youtube ou myspace, beaucoup d’artistes y mettent du contenu maintenant.

    Les majors s’engraissent sur notre dos, c’est un fait, mais le téléchargement illégale avant de faire couler les majors qui elles, peuvent faire pression sur deezer et autre, aura la peau de petits labels indépendant qui eux essaient de produire de nouveaux artistes. Ça c’est vu ces derniers mois, plusieurs labels ont mis la clé sous la porte…

    La musique c’est un peu comme la grande distribution et les agriculteurs. La grande distribution s’engraisse sur le consommateur et sur le producteur, alors l’attitude à avoir, c’est de volé la salade ou le litre de lait dans le rayon ? Oui en effet la grande distribution perdra de l’argent, mais celui qui en souffrira le plus de cette perte d’argent, c’est le distributeur ou le producteur qui lui ne croule pas sur l’or ??
    Pour la musique, c’est exactement le même système.

    Le problème, c’est que l’on veut consommer la musique rapidement et on veut tout maintenant. Tiens j’écouterai bien Iron Maiden pour voir ce que s’est, aller hop, je télécharge les 14 albums que je n’écouterai jamais mais comme ça je vais me faire une idée… Pourquoi ne pas acheter un best of qui en général permet de donner une bonne idée sur la carrière d’un groupe… Pourquoi ne pas aller sur Youtube, ou deezer pour écouter le plus de chansons légalement ?
    Parce qu’on veut tout, tout de suite, dans la minute et sur son ordi, sur son baladeur et chez soit !!!!
    J’ai des potes qui télécharge, quand je vois tout ce qu’ils ont… je trouve ça lamentable surtout qu’ils en écoutent pas la moitié. Alors, c’est vrai, ils ne les auraient pas acheter autrement, mais est ce que c’est une raison suffisante ? Un coup d’œil sur youtube n’aurait il pas suffit ?

    Un CD, ça coûte relativement cher, c’est vrai, mais c’est pas non plus un endettement sur 20ans… Je suis étudiant moi même et j’arrive à acheter des CD et pour tout vous dire je vais même en concert et j’y consomme même une bière. Faut savoir ce que l’on veut. La musique est une passion alors j’y consacre du temps et de l’argent. Et je vous rassure, j’arrive quand même à sortir et à avoir une vie sociale…

    Il y a des solutions qui profiteraient aux amateurs, aux artistes et à la création musicale, mais en aucun cas, c’est le téléchargement illégale. Par contre ça demande du temps et ça à l’heure actuelle, c’est pas concevable…

    Jérem'

    On ne fait pas l’amalgame entre téléchargement légal et illégal. Et les artistes non plus. Elle parle du téléchargement illégal alors ne mélangeons pas tout.

    Internet est une réelle mine d’or pour les groupes et pour les découvertes mais encore une fois pour ça, on n’a pas besoin de téléchargé illégalement.
    Moi aussi, j’écoute la musique sur le net avant d’acheter parce que je ne croule pas sur l’or, mais je vais sur youtube ou myspace, beaucoup d’artistes y mettent du contenu maintenant.

    Les majors s’engraissent sur notre dos, c’est un fait, mais le téléchargement illégale, avant de faire couler les majors, qui elles, peuvent faire pression sur deezer et autre, aura la peau de petits labels indépendant qui eux essaient de produire de nouveaux artistes. Ça c’est vu ces derniers mois, plusieurs labels ont mis la clé sous la porte…

    La musique c’est un peu comme la grande distribution et les agriculteurs. La grande distribution s’engraisse sur le consommateur et sur le producteur, alors l’attitude à avoir, c’est de volé la salade ou le litre de lait dans le rayon ? Oui en effet la grande distribution perdra de l’argent, mais celui qui en souffrira le plus de cette perte d’argent, c’est le distributeur ou le producteur qui lui ne croule pas sur l’or ??
    Pour la musique, c’est exactement le même système.

    Le problème, c’est que l’on veut consommer la musique rapidement et on veut tout maintenant. Tiens j’écouterai bien Iron Maiden pour voir ce que s’est, aller hop, je télécharge les 14 albums que je n’écouterai jamais mais comme ça je vais me faire une idée… Pourquoi ne pas acheter un best of qui en général permet de donner une bonne idée sur la carrière d’un groupe… Pourquoi ne pas aller sur Youtube, ou deezer pour écouter le plus de chansons légalement ?
    Parce qu’on veut tout, tout de suite, dans la minute et sur son ordi, sur son baladeur et chez soit !!!!

    Petit exemple personnel. En octobre dernier, j’ai été voir un concert de Samaël. En sortant du concert, j’avais envie d’en réécouter. Quand j’étais chez moi, j’allais sur youtube, j’écoutais les plus connus, et quand j’étais dans le bus ou dans ma voiture, je me disais « arhh j’écouterai bien du Samaël ».
    Selon votre logique, j’aurais téléchargé tout et après j’aurais acheté.
    Et bien non, j’ai attendu et il y a 1 petit mois maintenant j’ai acheté mon CD. Je peux maintenant écouter Samaël sur mon baladeur et dans ma caisse. Mais il a fallut attendre 3, 4 mois…
    Si j’avais tout téléchargé, je ne pense pas que j’aurais eu autant envie d’acheter ce CD, ça aurait reporter mon achat. Est ce que j’avais réellement besoin de l’écouter dans ma voiture et sur mon baladeur ?? Non, je ne pense pas, ça pouvait attendre que j’achète le CD.
    Il faut savoir être patient lorsque l’on veut découvrir un groupe.

    Un CD, ça coûte relativement cher, c’est vrai, mais c’est pas non plus un endettement sur 20ans… Je suis étudiant moi même et j’arrive à acheter des CD et pour tout vous dire je vais même en concert et j’y consomme même une bière. Faut savoir ce que l’on veut. La musique est une passion alors j’y consacre du temps et de l’argent. Et je vous rassure, j’arrive quand même à sortir et à avoir une vie sociale…

    Il y a des solutions qui profiteraient aux amateurs, aux artistes et à la création musicale, mais en aucun cas, c’est le téléchargement illégale. Par contre ça demande du temps et ça à l’heure actuelle, c’est pas concevable…

    Jérem'

    Dsl pour ce double commentaire, celui de 12h17 ne devrait pas être là, je pense avoir fait une fausse manip’ quelque part…

    Guillaume

    Pas d’amalgame ?

    – « Le téléchargement devrait être puni différemment. »
    – « Mais dans les pays économiquement stables en Europe (…) on ne devrait pas télécharger. »
    – « Je ne veux pas dire que le téléchargement ne soit jamais une bonne chose. C’est simplement un problème qu’il faut combattre. »
    – « Certains membres de ma famille et de mes amis téléchargent et je leur dis que ce n’est pas bien. »
    – « il est très important que les gens réalisent que télécharger est illégal »

    Dans l’interview, il n’est qu’une seule fois question du « téléchargement illégal » en tant que tel. Toutes les autres fois, le raccourci est bel et bien là : « le téléchargement est illégal ».

    Mais je suis désolé, la comparaison équivoque qui est faite entre le vol d’un produit de supermarché et un album MP3 sur un service de téléchargement illégal est profondément, fondatementalement malhonnête.

    La preuve ? Tu l’évoques toi même : « aller hop, je télécharge les 14 albums que je n’écouterai jamais ». Où est le manque à gagner sur un truc qu’on télécharge mais qu’on n’écoutera jamais ? Si déjà on prenait cet aspect en compte, on pourrait sans problème diviser le coût du téléchargement illégal par 10 ou 20. Et on se rendrait compte qu’en finançant des usines à gaz comme Hadopi, on dépense plus qu’on ne bénéficie. Et si cet argent était réintroduit dans le numérique (Spotify, Deezer, Jamendo, même My Major Company), alors cela redeviendrait profitable.

    Encore une fois, je n’ai jamais dit qu’il FALLAIT télécharger illégalement. J’alerte simplement sur le fait que le jour où ce type de téléchargement sera rendu définitivement impossible, il y aura eu de très graves dommages collatéraux dans l’industrie numérique.

    Et quand l’industrie numérique sera ruinée (ce n’est pas moi qui tire la sonnette d’alarme mais Neelie Kroes, commissaire européenne chargée du numérique), il n’y aura définitivement plus personne pour sauver l’industrie culturelle qui est de toute façon condamnée puisqu’elle ne souhaite pas aller mieux. Encore une fois, regardez autour de vous : Spotify, Deezer, ce n’est pas les maisons de disque. Facebook, Youtube, ce n’est pas les maisons de disque. Apple, Amazon, ce n’est pas les maisons de disque. Elles sont où les maisons de disque ? Elles font quoi concrètement pour s’en sortir aujourd’hui (à part ce qu’elles faisaient déjà il y a 25 ans : de la pub mal ciblée dans la presse papier, à la télévision ou à la radio) ? Tiens, un autre exemple qu’il y a un truc qui déconne dans le système : les annonceurs sur Spotify sont à 95% des constructeurs automobiles et le cinéma. Efficacité ? Proche de zéro…

    Repensez-y dans cinq à dix ans.

    Jérem'

    Il y a une différence entre internet et le téléchargement illégal. Je suis absolument contre le téléchargement mais pas contre la plus part des services que tu as cité qui, il me semble, sont légaux.
    Je ne suis en aucun cas un défenseur d’hadopi ou des lois pondues par les différents gouvernements et je suis à 100% pour qu’on trouve un système qui rende le prix des CDs plus abordable et qui profite autant au public qu’aux groupes.

    Je trouve juste qu’il y a une certain « hypocrisie » chez les pro téléchargement illégal et je suis aussi assez « choqué » lorsqu’on critique un artiste qui est contre le téléchargement illégal. Alors c’est sûr quand c’est un artiste pété de thune, c’est assez risible, là aussi Simone n’est pas franchement convaincante mais de là à la faire passer pour la méchante, je trouve ça un peu exagérer…

    Je ne suis pas du tout contre internet, je pense juste qu’il y a d’autre moyen d’utiliser internet pour découvrir des groupes que le téléchargement illégal.
    Tu cites d’ailleurs plusieurs de ces outils comme deezer et Co.

    Il ne faut pas non plus confondre numérique et téléchargement illégal C’est ce que font malheureusement la plus part des lois comme Hadopi mais ça c’est un autre problème. Le numérique n’est pas forcément nuisible aux artistes alors que le téléchargement illégal, lui, l’est un plus.

    Je suis d’accord que le mec qui va télécharger les 14 CD d’Iron Maiden sans réellement les écouter, ce n’est pas réellement un manque à gagner mais à quoi ça sert ? C’est un peu ça aussi qui m’énerve. Cet entassement de musique juste pour avoir du contenu sur son PC… Au lieu de passer par youtube, myspace, on télécharge directement.

    Je parlais de mon CD de Samaël tout à l’heure. Si je l’avais téléchargé, je ne suis pas du tout sûr que j’aurais acheté ce CD, et là c’est un manque à gagner.
    Il est là, le problème du téléchargement.

    De plus, les majors, elles, elles sont à l’abri, pendant des années elles ont amassé de la thune, les dirigeants s’en sortiront même si les majors coulent. Le problème dans l’industrie du disque, c’est qu’il n’y a pas que des majors. Il y a aussi des petits labels indépendants qui essaient de subsister dans ce monde virtuel et qui n’y arrivent pas tellement.

    Slasher

    Je suis d’accord avec Jerem’.
    De manière générale la plupart des gens privilégient le principe du moindre effort. Sans entrer cependant dans un débat pour ou contre le téléchargement, il me semble que cette boulimie musicale (cf l’exemple des 14 albums de maiden) n’apporte rien. On apprécie mille fois mieux un groupe quand on s’est un minimum cassé le cul à se faire une idée générale du groupe. Le problème n’est pas dans le téléchargement, mais dans l’usage qu’on en fait.
    L’éternel problème reste le coup et le temps… et oui avoir un album légalement ça coûte du fric et le trouver demande du temps.
    Je me dis même parfois que si on ne téléchargait plus beaucoup, tout en se contentant d’aller aux live pour faire vivre les groupes, les majors seraient plus ou moins contraintes à baisser le prix des CD… mais on touche malheureusement ici à une tendre utopie ;(.

  • antoniocarlosdossantos dit :

    Showwwwwwwwwwwwww

    [Reply]

  • Si Epica pouvait avoir une prise de conscience sur le fait que la pochette est moche, ça serait déjà bien.

    [Reply]

  • Il faut reconnaître un certain talent aux maisons de disques pour lobotomiser leurs artistes au point que ceux-ci régurgitent leurs arguments douteux en interview, sans se rendre compte qu’ils se contredisent d’une réponse à l’autre…

    On en finira peut-être avec les commentaires manichéens et bien-pensants (« télécharger, c’est maaaaaaaal, point final ») quand maisons de disques et artistes auront enfin compris que ce n’est pas parce qu’une personne télécharge un album qu’elle l’aurait ACHETÉ si Internet n’existait pas. Le 1 pour 1, c’est l’argument frappé au sceau de la mauvaise foi par excellence. Je vais parler pour ma pomme : il y a une semaine, j’ai téléchargé toute la discographie de Gregorian. Autant vous dire que si j’avais dû y mettre de ma poche, ces albums-là n’auraient JAMAIS rejoint ma playlist. Et c’est le cas pour à peu près 80% de la musique que j’écoute.

    Les adolescents sont égoïstes, c’est un fait, ma chère Simone, mais ils sont aussi généralement TOTALEMENT FAUCHÉS. Les albums qu’ils téléchargent tous les mois, ils n’auraient de toute façon pas eu les moyens de les acheter (et papa-maman non plus, d’ailleurs ; on nous rebat les oreilles de la crise, c’est pas pour rien). Les groupes qu’ils auront téléchargés d’y perdront rien au change. Ils ont au contraire tout à y gagner : des fans potentiels dans le public de leur prochain concert (avec une place offerte à un anniversaire ou à Noël), et/ou des gens qui vont parler du groupe à leurs potes et élargir le cercle des fans. Qu’est-ce qu’elle croit, Simone ? Qu’il y aurait autant de monde aux concerts d’Epica au Mexique si les gens du cru devaient débourser l’argent qu’ils n’ont pas pour découvrir le groupe en achetant le CD ? J’ai des doutes…

    Sans téléchargement, je n’aurais jamais découvert Epica il y a 8 ans. En fait, je ne les aurais sans doute jamais découverts avant de gagner ma vie et d’avoir les moyens de m’offrir des CD hors de prix. Par conséquent, je ne serais jamais allée à ces quatre concerts entre 2005 et 2010. Je préfère télécharger l’album et me faire plaisir avec une place de concert plutôt que d’acheter le CD et de ne plus avoir les moyens de profiter de l’ambiance d’une bonne fosse par la suite. D’ailleurs, au niveau pourcentage, je ne me demande pas longtemps ce qui est plus rentable pour les artistes.

    Si tout le monde pouvait avoir la mentalité de Devin Townsend, on sortirait peut-être enfin de l’hypocrisie liée au téléchargement. Mais ça, je sais pas pourquoi, je sens que ce n’est pas près d’arriver.

    [Reply]

    Spaceman

    « Autant vous dire que si j’avais dû y mettre de ma poche, ces albums-là n’auraient JAMAIS rejoint ma playlist. Et c’est le cas pour à peu près 80% de la musique que j’écoute. »

    Dans le fond, c’est bien ça le souci ma petite Saff. 😉 Aujourd’hui on fait de la surconsommation. On écoute de la musique comme on va au Mac Do. On veut tout bouffer mais sans jamais savourer. Si on n’apprécie pas vraiment, pourquoi chercher à se le procurer? Et ne prétextons pas la découverte, c’était vrai il y a huit ans mais il y a aujourd’hui plein de moyens accessibles pour ça. Au final le problème n’est pas le téléchargement mais le comportement du consommateur et le fait qu’on ne demande pas leur avis aux artistes : c’est leur musique, leurs oeuvres, ils devraient avoir le choix dans la manière dont ils la distribue. Qu’on soit au final d’accord ou non à celui-ci, qu’on pense que les artistes sont lobotomisés par les maisons de disques (ce qui est certainement de moins ne moins le cas) ce choix mérite d’être respecté. Mais qu’est ce que le respect aujourd’hui?

    Et il ne faut pas se voiler la face : la création artistique est en danger, c’est un fait. Il suffit de voir les musiciens et groupes qui de plus en plus jettent l’éponge. Nombre de groupes se concentrent de plus en plus sur les stratégies à adopter pour leurs tournées – on n’a pas encore trouvé le moyen de pirater les concerts, donc ils se rattrape là dessus – que sur la qualité de leurs albums. Et encore on trouve le moyen de leur reprocher d’essayer de gagner leur pain sur les concerts qui ont, forcément, augmentés dans leurs prix. Un artiste est aujourd’hui OBLIGE de tourner et devient d’avantage un « performeur » qu’un créateur, là ou avant il pouvait se contenter de créer (tout le monde n’aime pas forcément se produire en concert). Plus encore, l’artiste doit tourner encore plus qu’auparavant et aller éventuellement jusqu’à sacrifier sa vie de famille (cf. Iced Earth et le cas Matt Barlow) pour la nourrir. Soyons conscient qu’à cause de ce revirement de priorité, la réalisation d’albums à gros budgets comme The Wall est devenue quasi-inaccessible aujourd’hui pour nombres d’artistes. Si ce n’est des fous furieux comme Devin Townsend qui sont capables de dire « téléchargés ! Ça ne me dérange pas car si jamais j’en arrives à ne plus gagner assez d’argent pour continuer à faire ma musique, je peux arrêter et faire autre chose car je sais faire autre chose ». Même si ça ne le dérange pas, ne serait-il pas dommage d’en arriver là?

    Acheter de la musique va bientôt devenir un acte militant pour soutenir la Création avec un grand C, si ce n’est déjà le cas.

    Saff'

    « Si on n’apprécie pas vraiment, pourquoi chercher à se le procurer? »

    Où m’as-tu entendu dire que je n’appréciais pas vraiment, Spaceman ? Il n’est pas question d’une surconsommation de musique (en tous cas, pas dans mon cas). Je ne télécharge pas de la musique uniquement parce que je le peux et que j’ai envie d’engranger. Ces 10 albums de Gregorian n’auraient pas rejoint ma playlist, non parce que « oh, au fond je n’aime pas trop, je peux m’en passer », mais parce que je n’ai pas les moyens de m’offrir tout les albums de tous les groupes que j’aime et dont la musique m’éclate et/ou me transporte.

    Le téléchargement n’est pas le fast food de la musique. Je ne consomme pas sans savourer, sous prétexte que c’est moins cher que dans un grand resto et que du coup, je pourrai en avoir plus, même si c’est moins nourrissant. Ce n’est pas du tout mon état d’esprit. Après, je prêche pour ma paroisse, évidemment, je ne sais pas ce qu’il en est pour les autres.

    Guillaume

    Encore une fois, télécharger n’a jamais empêché d’acheter, et comme je le disais plus tôt, c’est même très fortement corrélé, c’est un fait avéré, prouvé, soutenu, justifié, publié etc… Le militantisme actuel ne consiste pas à soutenir ou non la Création mais à FINANCER ou non l’INDUSTRIE culturelle. Et dans cette dernière phrase, chaque mot à un sens bien précis. 😉

    Spaceman

    Sauf que le fait est que dans l’industrie culturelle il y a une différence entre financer la performance et financer la création. Qu’on le veuille ou non, c’est naturellement l’aspect qui sera le plus rémunérateur qui prendra de l’ampleur au détriment de l’autre. C’est une question d’équilibre. Après, on peut toujours espérer que les performances scéniques arrivent à financer la création… En partie peut être, en totalité, personnellement je n’y crois pas. Et puis ceux qui ne souhaitent pas faire de concert l’on dans le baba et n’ont plus vraiment le choix. C’est comme dire aux écrivains : maintenant vos livres sont gratuits, vous n’avez pas le choix, alors vous allez devoir devenir des conteurs publiques. Remarquez, pourquoi pas, mais il ne faut s’étonner que ça en décourage certains à écrire des romans. D’ailleurs, on va peut être y venir car l’industrie du roman n’est probablement pas au meilleur de sa forme non plus…

    Et puis j’insiste encore sur le fait d’accorder à l’artiste le droit d’exploiter son oeuvre comme bon lui semble et de le respecter. Mais c’est peine perdu n’est-ce pas? Il faut bien faire avec car les mentalités ne changeront pas et la tendance ne s’inversera pas. Sale époque pour être un artiste : la création artistique n’est plus le gâteau mais la cerise. Plus que jamais le gâteau ce sont les concerts, le merch, la comm et le marketing. Le business quoi. Seuls ceux qui arrivent à se dépatouiller dans ce marécage arriveront à quelque chose et tant pis pour ceux qui n’y parviennent pas, même s’ils avaient en fin de compte de plus belles choses que d’autres à proposer.

    Après pour ceux qui téléchargent mais achètent quand même la musique quand elle leur plait vraiment. Tant mieux, c’est déjà une « bonne » chose pour favoriser la création en tant que telle.

    Guillaume

    Je t’invite à lire le livre de Pascal Nègre, « Sans Contrefaçon ».

    Ils montrent que, dans les années 80, il fallait déjà déployer des sommets d’imagination et faire fonctionner son ciboulot pour être rentable. C’était effectivement la bonne époque : on acceptait d’innover sans avoir des milliards d’euros à la clé. Et on faisait de belle marge.

    En tout cas, la preuve est là : ça marchait. Aujourd’hui, le dieu profit interdit toute prise de risque. Non pas à cause du téléchargement illégal mais si la maison de disque ne présente plus une croissance à deux chiffres alors on considère que la récession est là.

    Les petits groupes ambitieux, audacieux et innovants s’en sortent. Oui, dans leur catégorie, ils se comptent sur les doigts de la main, mais ils sont bel et bien là.

  • Je suis étudiant, je ne croule pas sous l’or et je ne télécharge pas, enfin pas de manière illégale.

    Quand on me dit que le téléchargement permet de découvrir des groupes, je trouve ça légèrement hypocrite… Je découvre plein d’artiste grâce à Myspace ou Youtube…

    Il faut arrêter avec ça, les groupes mettent suffisamment de contenu légal sur le net pour qu’on en ai une vraie idée.

    Il y a des solutions pour avoir la musique moins chère mais pour rester dans la légalité aussi.

    Et c’est un peu normal que les artistes défendent leur beefsteack… Ils ne croule pas sur l’or eux non plus. Le problème ce sont les maisons de disques et les revendeurs. Mais le téléchargement illégale affecte les artistes et plus qu’on ne le pense.

    [Reply]

  • Que de colère Musstaki !
    Lol, bon dans le fond je trouve qu’elle n’a pas tort sur l’écologie, mais le sermonage au quotidien là-dessus tend à me gonfler un peu aussi.

    Par contre sur le téléchargement: le prix d’un CD représente pratiquement une semaine de courses. Et oui, jeune à budget serré, si j’achetais toutes les musiques que j’écoute j’aurais à peine de quoi bouffer, alors ne parlons pas de faire des concerts ou des festivals. D’ailleurs, sans téléchargement je connaîtrais tellement peu de groupes que je ne ferais jamais de concerts. Alors la question est là pour les artistes, est-ce qu’ils préfèrent vendre plein de CD et faire concert devant trois pélerins parce que les fans seront trop en rade pour acheter leurs places, ou remplir des salles en vendant moins de CD ?

    [Reply]

  • Le truc ESSENTIEL que l’économie culturelle adore oublier, c’est que chez les personnes adultes, plus on télécharge, plus on consomme légalement en magasin derrière : ces gens dépensent d’autant plus à la Fnac, Virgin ou Gibert que s’ils n’avaient pas pu pré-écouter la musique en la téléchargeant illégalement. C’est avéré : les sondages publiés par Hadopi corroborent cette tendance et il serait temps d’en tenir compte.

    En ce qui concerne la liberté et Megaupload, il n’a JAMAIS été question de la liberté de télécharger illégalement. Il ne faut pas oublier que tous ces sites et services de téléchargement (peer to peer, newsgroups, direct download) ont parfaitement vocation à proposer un service de stockage. Télécharger N’EST PAS une épidémie : c’est une procédure technique qui vise à reconstruire un fichier distant, existant déjà par exemple à l’autre bout de la planète.

    Je m’arrache systématiquement les cheveux lorsque je lis les artistes sur le « téléchargement », le « piratage » et « Internet » : ils montrent toute l’envergure de leur manque de connaissance du sujet et du même coup, leur étroitesse d’esprit.

    Alors OK, testons pour voir : on coupe tous les moyens de télécharger (légalement, illégalement, jetons le bébé avec l’eau du bain). Interdisons les services de stockage quels qu’ils soient (y compris Dropbox ou les solutions pour entreprise). Interdisons le peer to peer (même si le gouvernement norvégien se sert de cette technologie pour transmettre à ces citoyens des vidéos à caractère informatif). interdisons les newsgroups même si cette technologie est utilisée depuis des décennies par les scientifiques du monde entier. Interdisons le partage via Internet même s’il incite les particuliers à participer à de grandes causes numériques (vous avez déjà entendu parlé du calcul partagé et des progrès effectués dans la recherche en acides aminés ?). OK, super, les gens arrêteront à coup sûr de télécharger illégalement, et peut être même que les fabricants de lecteurs DVD / Blue Ray, clés USB recommenceront à se frotter les mains.

    Et on verra à quel point une décision inefficace pour l’industrie culturelle aura de graves répercussions sur l’économie numérique dans sa globalité !

    [Reply]

    BrocasHelm

    En y repensant, ce serait contre-productif pour un artiste de se prononcer en faveur du téléchargement illégal. Et même un artiste qui, sans être totalement pour, ne condamne pas ne serait-ce qu’un peu le téléchargement illégal, risquerait peut-être d’avoir une mauvaise réputation auprès des maisons de disques, surtout des majors qui n’aiment pas les fouteurs de merde. Ne blâmons pas les artistes eux-mêmes là-dessus, bizness is bizness. Mais tous leurs fans ne roulent pas sur l’or, ça ils doivent en avoir conscience par contre.

  • Raaaahhhh! Ces bien pensants écolos, ce qu’ils peuvent m’énerver! Toujours irréprochables, à donner des leçons aux autres, à les empêcher de vivre… Elle consomme autant d’essence en faisant sa tournée qu’une personne normale en 20 ans!
    Et évidement, sur le téléchargement, c’est à peine moins cliché: « Le téléchargement c’est mal! Pourquoi? Mais parce que c’est du vol! Et Donc? Mais parce que! » Aucun argumentaire, aucune juste mesure. Tiens, par contre, je n’entends jamais personne donner l’argument ultime en faveur du téléchargement illégal: Tout le monde n’a pas les moyens de payer! A en croire les détracteurs du DL, les téléchargeurs ne sont que des ados pétés de thunes. Mais il existe aussi des étudiants qui n’ont pas forcément les moyens d’acheter toutes les sorties chaque mois. Et qui se trovent donc privées d’accès à la culture.
    Conclusion au sujet de la chanteuse d’Epica: Encore une sale gauchiste! J’espère qu’ils ne gagneront pas trop d’argent avec leur tournée, ils seraient capables de rajouter un synthé à leurs compos, et encore plus de Tadaaaaa! Tsoin Tsoin!

    [Reply]

    Spaceman

    « l’argument ultime en faveur du téléchargement illégal: Tout le monde n’a pas les moyens de payer! »

    Tiens, tout à l’heure j’ai pas eu les moyens de payer ma baguette de pain. Du coup je l’ai directement « téléchargé » dans mon sac à dos sans demander l’avis à mon boulanger… 😉

    Bougaah

    Encore un boulet, devient président interdit les concerts qui doivent représenter 0.000001 % de la pollution mondiale et qui ne servent à rien haha …
    De même la fermeture de Megaupload n’est pas qu’un problème économique (Simone aussi semble ne voir que cela malhereusement …)

    Continue à être stupide tu le fais bien 😉

    Musstaki

    Spaceman: Tout à l’heure tu n’avais pas les moyens de manger. Tu donc acheté des graines et fait pousser des carottes. Tu es un voleur, tu n’es pas allé acheter des carottes au marché, causant ainsi un manque à gagner.

    Musstaki

    Et Bougaah:
    Franchement, je ne cherche pas à réfuter ton accusation de « boulettude », mais quel est lien entre ce que tu dis et mon argumentation? Au contraire, je montre par l’absurde qu’il ne faut pas chercher à réduire par tout les moyens la pollution individuelle, car la pollution d’un homme pendant 20 ans représente elle aussi 0.0000000000000000000001 %, donc tous les efforts de Simone qui nous pourrissent la vie sont inutiles.

    Allez, j’oserais dire, encore un boulet qui interprète n’importe comment des propos et insulte en conséquence.

    Spaceman

    Ton argument ne tient pas debout mon cher Musstaki. Je ne parle pas de manque à gagner mais de respecter le choix du commerçant (artiste) de vendre SES carotte (SON oeuvre). Après si moi j’ai envie de produire MES carotte (composer MA musique) tant mieux pour moi. Le commerçant pourra toujours vendre ses carottes à quelqu’un autre ou décider de donner ses invendus aux nécessiteux ou se faire un bon potage avec. 😉 Toujours est-il que c’est LUI qui aura décidé du sort de SES carottes. Mais on a bien comprit que pour beaucoup dans ce pays la générosité consistait à prendre aux autres pour soit et qu’on ne les prennent pas à avoir des état d’âmes en plus, non mais et puis quoi encore, par dessus le marché (tiens on y revient).

    Musstaki

    La ou je veux en venir, c’est qu’objectivement, il n’y a AUCUNE différence pour l’artiste entre Jean, qui a téléchargé la discographie, et Pascal, qui ne connait pas ce groupe. Si ce n’est un sentiment partagé entre la joie d’avoir un auditeur, et la tristesse d’avoir son oeuvre qui se balade. Dans ce cas il faut se rendre compte que le téléchargement n’est pas un problème en lui-même pour le groupe. Il ne l’est que conjugué à la baisse des ventes occasionnée selon certains par le téléchargement, mais qui est selon moi due à autre chose pour deux raisons:
    – Premièrement, un téléchargeur est souvent un acheteur. Il profite de toutes les nouvelles technologies et attend d’entendre un album complet et de s’en être fait une idée pour passer au support physique et donner son argent à un artiste qu’il apprécie. Cela entraîne d’ailleurs l’obligation pour se dernier de produire un bon travail à chaque fois, il ne peut plus se reposer sur ses lauriers, et donc une augmentation du niveau de la production artistique. (Un album tel que Lulu aurait fait un carton à mon avis dans les 80’s, car les gens se seraient jetés sur le nom avant de voir le contenu).
    -Deuxièmement, ce n’est pas l’industrie de la musique qui est en panne, c’est la musique en elle-même. Comme vous le faits bien souvent remarquer, les playlists des grandes radios sont composées d’un nombre très restreints de « hits », sans parler des quelques clips matraqués par les chaînes de télévision. La musique a donc perdu sa diversité, tandis que les jeunes, souvent montrés du doigt, mais aussi toutes la classe populaire, s’arrêtent souvent à l’écoute de ces quelques artistes. On peut d’ailleurs voir que leurs ventes sont tout à fait satisfaisantes, se chiffrant à plusieurs millions. Au détriment de tous les genres « underground » qui ont un public qui achètera l’album, mais qui n’est pas assez nombreux.

    Enfin, pour illustrer mes propos, je vais donner mon histoire personnelle. Je vais essayer d’être le plus complet posible, tant pis si ca devient fouilli.
    Je m’intéressais guère à la musique jusqu’à il y a 2 ans, quand je décidai pour Noël d’avoir un baladeur mp3. Je cherchais alors de la musique à écouter, quand je me rappela d’un documentaire où Michael Moore invitait Marilyn Manson. Je m’intéressai alors à ses productions en téléchargeant sa discographie, qui me plurent. Petit à petit je découvrit de nouveaux groupes. Il y a un an j’achetai mon premier cd (Rabbits don’t come easy d’Helloween), et 6 mois et une cinquantaine de cds achetés plus tard, je décidai de ne plus télécharger, n’en éprouvant plus le besoin. Je n’ai pas failli à cette résolution depuis.
    On peut voir grâce à cette petite histoire que le téléchagement peut mener à l’achat, cela va dans les deux sens. Nul doute que si je n’avais pas téléchargé la discographie de Manson, je serais ce soir en train de sortir avec des gens, et non à regarder le dvd du Big 4.

    J’en reviens à l’histoire de la carotte: ce n’était qu’une comparaison un peu boîteuse, en réponse à la tienne, non moins foireuse, avec le boulanger. Je ressors un argument pro-téléchargement bateau, mais la baguette, tu ne fais que la copier, tu ne la voles pas.

    Spaceman

    Mais j’entends bien tes arguments et je ne pointe pas du doigt tant l’acte de télécharger que le fait de forcer la main aux artistes et passer totalement outre son droit de décider comment il souhaite exploiter/diffuser sa propre oeuvre.

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