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Erotisme et tentacules : TesseracT frappe mou


De l’érotique pour faire de l’érotique, faut pas prendre la bête pour un damoiseau fraîchement tombé de la branche de l’enfance, ça se repère du premier coup d’œil. Surtout pour quiconque s’est rincé la cornée pendant la moitié de sa puberté sur du film « moins de seize » au scénar’ philatélique : quand une nana taille mannequin en robe de chambre en soie se pavane sur un sofa, ça se voit d’ici que du tissu va disparaître à une vitesse record. Et donc, le cerveau reptilien au garde-à-vous, on se prépare à être électrisé par la dentelle et l’épiderme. Et ça, c’est bien pour les soirées solitaires d’ado tard devant la télé, mais ça devient problématique quand il s’agit de se concentrer sur le dernier clip d’un groupe de prog…

Si la musique progressive est bien souvent faite pour s’adresser à la matière grise du public, elle n’est par conséquent pas reconnue pour frapper directement sous la ceinture. Aussi, en se dirigeant vers le nouveau clip de TesseracT pour le titre « Singularity » issu d’Altered State, son tout nouvel album, immédiatement le ciboulot se met en branle, interprétation des signes activée… et ce n’est pas ce porte-jarretelle rouge (car, bien sûr, toutes les femmes seules chez elles se baladent avec cette panoplie sur elles) qui va bloquer le mécanisme intellectuel qui crie déjà qu’un dénouement humide va se produire dans moins de deux minutes…

Selon Horsie In The Hedge, la boîte de production chargée de la réalisation de ce clip, celui-ci trouve pourtant son origine de la réflexion suivante : « Les expériences de l’esprit, si elles sont perçues suffisamment intensément, peuvent-elles se manifester dans la réalité ? ». Voilà pour l’interprétation servie sur un plateau. Car à part dans le symbole du miroir qui sert d’outil de transport dans cette « expérience de l’esprit » (allô, Lewis Carroll ?), il n’y pas grand chose qui réfléchit dans cette vidéo qui s’avère en fait n’être qu’un tentacle (soft) porn qui atteindra son point culminant dans cette projection de fluide couleur anis digne d’un docu sur la reproduction des anémones de mer.

Ça ne chamboulera pas la maison – qui en a vu d’autres. Et sans jouer les faussement blasés : dans le metal, du gore et du cochon, à toutes les tables le service est assuré ; et en manger, c’est bon. Mais encore faut-il pour cela lâcher le manche au cerveau, et éviter de s’astiquer le neurone pour soulager sa conscience d’animal pensant. Car dans dans ce cas, le propos tombe à l’eau, comme la demoiselle, après s’être un peu trop touché le concept.



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  • Un très bel article. J’adore Tesseract (la musique) mais là, j’ai préféré ma lecture de l’article à mon visionnage du clip.

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  • Au final, j’ai bandé et débander sans arret…
    Je vous dirais pas a quels moments mes cochoncs 😉

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  • Ancient Valor dit :

    Musique progressive peut-être. Mais progressiste, certainement pas. 🙂

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  • Ils ont essayé un concept en effet, celui de mettre de la crème chantilly sur de la m****, mais ça reste inmangeable !

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  • « (car, bien sûr, toutes les femmes seules chez elles se baladent avec cette panoplie sur elles) »

    bah ouais ! 😎

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  • Deux fautes d’orthographe dans l’article: tu rajoutes des r la ou il n’en faut pas.

    Dans le titre: « Erotisme et tentacule: Tesseract FAPPE mou »

    Dane le corps: « Si la musique progressive est bien souvent faite pour s’adresser à la matière grise du public, elle n’est par conséquent pas reconnue pour FAPPER directement sous la ceinture »

    Et sinon, rien a redire sur l’article. Ca fappe mou. Sitot regardee, sitot oubliee.

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    Fap, fap, fap, fap !!!! Héhéhé !

  • Ça fait un peut pensé à Alien La résurrection :p. C’est étrange, mais pas mal

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