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Song For The Deaf   

Faire des reprises acoustiques, c’est facile…


« Faire des reprises acoustiques, c’est facile : il suffit juste de ralentir le tempo, d’échanger sa guitare électrique avec une guitare acoustique et prendre un air de latin lover (étape la plus difficile pour nous autres rockeurs laids, pileux et grimaçants). Bref, sortir un album de reprises acoustiques de titres déjà existants, c’est juste un coup marketing ne nécessitant aucun effort musical, un énième moyen de nous entuber ».

Nous avons vraiment vu ce genre de réactions à l’annonce de l’imminente sortie de 7, l’EP de reprises acoustiques de Sixx: AM. Au vu du nombre important, quel que soit le sujet, de théories du complot visant à trouver tous les moyens possibles par lesquels nos artistes préférés cherchent à « nous entuber », on ne peut en conclure qu’une seule chose. Le rapport anal est aussi inconnu que fantasmé par les internautes fans de metal, tant ils l’évoquent avec acharnement. Vous nous pardonnerez ce raccourci psychanalytique, mais il semble évident qu’il s’agit là d’un désir refoulé. Mais passons.

Ce n’est pas sans un certain découragement que nous abordons ce second paragraphe destiné – parce que, visiblement, c’est nécessaire – à expliquer que non, ce n’est pas si simple de réaliser une version réarrangée d’un titre existant. Du découragement, parce que : comment expliquer quelque chose d’aussi évident ?

Si un tel exercice ne nécessitait aucun effort, ne pensez-vous pas que bien plus de groupes se précipiteraient sur la brèche ? Autant dire qu’une adaptation d’un livre au cinéma ou un remake ne représente aucun travail. Allez dire ça à Jean Renoir… Les seuls points communs entre un titre rock et sa version réarrangée sont les paroles et la mélodie. La base, en somme. Mais passer de l’un à l’autre nécessite quasiment le même effort que le fait de composer un nouveau titre, tant l’esprit et les arrangements sont différents. Voire un effort supplémentaire, tant il faut parfois réussir à oublier la version d’origine. Certains passages doivent être raccourcis, rallongés, supprimés, recomposés.

A l’écoute de ce 7, disponible en streaming ((à l’heure où nous écrivons cet article) sur cette adresse, Sixx: AM a bossé. Les réarrangements sont travaillés et pertinents. Le résultat n’a rien de bâclé. Et quand on parlait d’oublier la version d’origine, écoutez donc le passage de la version d’origine de « This Is Gonna Hurt », à l’énergie d’un Nickelback, à son alter ego réarrangé sur 7. Le titre y est métamorphosé en une triste ballade au piano qu’aurait très bien pu écrire Anathema.

Avant :

Après :

Mais effectivement : il n’avait qu’à débrancher les guitares électriques.



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  • Nikki Nikki Nikki

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  • le + marrant c’est de mettre les 2 zics en même temps ! les 2 sont bonnes mais la version \m/ prime !

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  • Patti smith! !!!

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  • Bon, je comprends quand même les doutes des gens. Car à la sortie de l’album « It’s gonna Hurt », ils avaient sorti une version acoustique de « Lies of the beautiful people » et en fait… ils avaient juste remplacé la guitare principale par une gratte accoustique, avec exactement les mêmes accords. Là je m’étais dit « et ben ils se sont pas cassé le cul ».
    Par contre je suis déjà plus satisfait de cette reprise, ils ont vraiment retravaillé la chanson (enfin j’ai l’impression en tout cas).

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  • Je confirme : adapter en acoustique un morceau qui ne l’était pas est hyper dur… Comme toute reprise en général, quand on veut apporter quelque chose de nouveau au morceau, plutôt que le rejouer tel quel. C’est pas pour rien si les bons albums de reprises sont si rares…

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  • J’aime beaucoup les deux versions.

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    De toutes façons, quand on vois et on sait qui est derrière cela… Il n’y a rien a redire entre ces 2 versions.

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