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Nouvelles Du Front   

Faire du cinéma, c’est metal


Le rapport entre le metal et le cinéma, c’est un longue histoire allant de KISS contre les Fantômes à l’actuel œuvre en cours de Nightwish. Le lien entre metal et films d’horreur est même encore plus évident : depuis Black Sabbath (nom inspiré par un giallo des années 60) jusqu’aux réalisations de Rob Zombie en passant par les caméos et autres petits rôles tenus par certains artistes sidérurgiques (sans compter l’utilisation de musiques sur les BO). Inutile de vous faire un dessin.

La prochaine étape était probablement de passer à la production. Slash avait déjà franchi le pas en montant sa société Slasher Films, une affaire qui avance puisqu’entre deux bouts de tournée il assure aussi ses rendez-vous d’affaire. Et voici qu’Alan Robert, le bassiste de Life Of Agony, se lance aussi dans l’aventure de la production en montant la compagnie Wasted Talent Entertainment qui sera d’abord dédiée à l’adaptation cinématographique d’une bande-dessinée (ou roman graphique pour faire plus classe) d’Alan Robert lui-même : Wire Hangers.

Eh oui, le musicien a d’autres talents puisqu’il est le géniteur, scénariste et dessinateur d’une courte série de comics publiée chez IDW Publishing, une société d’édition qui nous a déjà offert les romans graphiques à l’origine des films 30 Jours de Nuit mais qui héberge aussi (et c’est peut-être bien moins à son honneur) les adaptations en bande-dessinées de séries télévisées ou de film comme True Blood, l’Agence Tout Risque, G.I. Joe ou encore Doctor Who.


Wire Hangers (ce qui signifie « cintre » en français, si vous regardez bien les images vous comprendrez mieux pourquoi) tient principalement du thriller horrifique jouant avec les théories du complot. Sur le site consacré au comic book, on trouve le speech suivant : « une épidémie d’enlèvements frappe New York et personne n’est à l’abri. Quand Anna Davis, une jeune et fougueuse reporter, tente sous couverture de mettre la main sur un scoop, elle tombe sur des indices qui lui donnent un aperçu de ce qui pourrait être la conspiration gouvernementale la plus dérangeante de tous les temps. Des inspecteurs qui marchent aux pilules, des agents secrets corrompus et un mystérieux sans-abri défiguré sont tous liés dans ce conte horrifique de vengeance et de rédemption. »

Woh ! On sent qu’on pourrait bien avoir là un paquets de personnages et de situations stéréotypés mais les images donnent néanmoins envie d’y mettre le nez. En tout cas, le comic book a dû trouver son public pour qu’IDW ait encore offert à son auteur de réaliser une nouvelle série. Elle s’intitulera Crawl To Me et tentera de dépoussiérer le (très) vieux thème de la maison hantée. Et IDW semble tellement croire en Alan que Ted Adams, PDG de la maison d’édition sera le producteur exécutif de l’adaptation cinématographique de Wire Hangers.

Heureusement, Alan Robert n’a pas l’air de chercher à prendre le même chemin que Frank Miller qui est un excellent auteur de comics mais un piètre cinéaste. La société de production cherche donc à l’heure actuelle des scénaristes et des réalisateurs pour se charger de l’adaptation. Mais, comme vous pouvez le voir, des affiches sont déjà là. Elles ont été réalisées par Robert Hall, créateur d’effets spéciaux, qui avait déjà conçu la première couverture de la BD, prix de la meilleure couverture de 2010 aux Horror Comic Awards.


Ces affiche nous font quand même penser à quelques films d’horreur de série B à Z sortis en « direct-to-DVD » qu’on regarde le weekend avec des bières à la main mais nous ne nous arrêterons pas à ce jugement. Des films comme ce que pourrait être Wire Hangers traversent plus souvent l’Atlantique que des comic books comme celui dont il est tiré. Ce sera alors sans doute la seule chance de pouvoir apprécier cette part de l’œuvre d’Alan Robert.

Animalement vôtre.



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