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Interview   

Faithless Messiah fait passer High Hopes en mode international


Ce soir votre serviteur et Margoth vous présenteront une émission High Hopes un peu particulière. Tout simplement parce que l’artiste interviewé, en l’occurrence Tristan du groupe Faithless Messiah, est actuellement en Chine. Et comme cet entretien est en direct à 20h30 en France il sera en Chine… 3h30 ! Et là vous vous dites « mais qu’est-ce que Tristan peut bien faire en Chine en ce moment même ?! ». Nous partageons votre interrogation par conséquent ce sera la première question posée à notre interlocuteur !

High Hopes est l’émission de Radio Metal réservée aux artistes qui démarrent. Elle a lieu tous les mercredis de 20h à 22h. Au cours de ce programme, nous avons pour habitude d’interviewer un des groupes diffusés. Ce mercredi 3 novembre, Faithless Messiah nous présentera son album intitulé Ghosts.

Interview :

Radio Metal : Stan, tu représentes le groupe Faithless Messiah qui vient de sortir son premier album. Pour commencer, il faut préciser que tu es actuellement en Chine. Quelle heure est-il là-bas et pourquoi y es-tu ?

Stan (Faithless Messiah) : Il est trois heures et demie, je viens à peine de me réveiller et je dois me relever dans quatre heures pour visiter la Muraille. Je suis en Chine pour commencer à mettre en place notre tournée mondiale… Non, je déconne, je suis juste venu visiter mes parents (rires).

En gros, tu es venu visiter la Chine avec tes parents…

Non, mes parents habitent là-bas. Ça fait plus de six mois que je ne les ai pas vu donc me voilà.

Donc, vous vous permettez d’enregistrer en Chine pour que ça coûte moins cher (rires) ?

Ça pourrait être marrant mais non. Par contre, on pourrait peut-être faire faire des t-shirts ici, cela nous ferait faire des économies (rires) !

Par des petits enfants ?

C’est ça (rires) ! On va pouvoir les faire dédicacer par des petits enfants en Chine s’ils nous font les t-shirts. Merci les petits Chinois (rires) !

On a déjà diffusé quelques morceaux de l’album Ghosts il y a quelques semaines. C’est toi le compositeur principal de cet opus, c’est ça ?

Effectivement. C’est un peu une histoire compliquée parce que je me suis retrouvé tout seul dans le groupe pendant deux ans à composer l’album. Il y a un an, les autres ont rejoint le groupe et on a un peu tout retapé dans les chansons. C’est pour ça qu’on ressort l’album encore une fois maintenant.

Quel âge as-tu maintenant ?

J’ai 21 ans.

Et ce serait donc ton premier projet ?

Pas tout à fait mais c’est le premier projet que je prends au sérieux.

Tu es la tête pensante du groupe. Les autres membres sont-ils des gens que tu as démarché ou sont-ils venus d’eux-mêmes ?

Quand j’ai commencé le groupe, les musiciens étaient des gens que j’avais rencontré en vacances avec qui ça avait bien marché. On a joué ensemble pendant un an puis le bassiste s’est désintéressé du metal, le guitariste a déménagé et la batteuse est partie aux États-Unis. Ce n’était plus très facile de continuer. Je me suis donc retrouvé à jouer tout seul en sachant que je n’avais pas vraiment envie de chercher des musiciens car je savais que ça ne collerait jamais spécialement bien. Quand on cherche un musicien, on ne trouve pas. C’est au bout de deux ans d’avoir composé tout seul que j’ai commencé à en parler à des potes. Lucas, le batteur, que je connais depuis le collège et avec qui je suis resté en contact, Julien que j’avais rencontré quelques mois plus tôt dans un autre groupe et David qui est le guitariste originel du groupe qui est revenu il y a environ deux ans. Non, ce ne sont pas des gens que j’ai démarché en particulier, juste des amis avec qui je suis revenu en contact au moment où ça tombait bien.

L’intégralité de Ghosts a été composé uniquement par toi ou y ont-ils un peu participé ?

Les trois premières chansons qu’on a composé, c’était « Within Before My Eyes » avec des petits passages qu’on avait composés ensemble lors de la première formation du groupe. J’ai composé le reste tout seul, j’ai sorti une première version de l’album auto-produite chez moi avec une boîte à rythmes. Quand on a reformé le groupe à quatre il y a deux ans, tout le monde a un peu rajouté sa sauce, en particulier Lucas qui a quand même retapé toutes les pistes de batterie.

Le son de l’album est quand même très bon. L’avez-vous refait en studio avec des moyens améliorés ?

Voilà, c’est ça. On a été au Hybreed Studio avec Andrew G. que vous pouvez trouver notamment sur nos amis sur notre myspace. C’était un vrai plaisir de travailler avec lui, surtout Lucas qui disait qu’il aurait pété un câble sur les prises de batterie. Andrew n’a jamais perdu patience et c’était bien sympa.

Pourquoi Lucas aurait perdu patience ?

Parce qu’il n’arrivait pas à rentrer ses pistes tout simplement (rires) !

Vous avez sorti un clip tout récemment si je ne m’abuse ?

Oui, effectivement ! On a fait ça pendant l’été. On vient tout juste de le sortir à défaut d’avoir réussi à sortir l’album à temps. On a fait le clip de « Pawn » que vous pouvez voir sur Youtube. Il n’y a qu’à taper Faithless Messiah et ce sera la première vidéo qui sortira vraisemblablement.

On avait discuté de clip entre nous il y a quelques jours. C’est votre première réalisation donc ?

Tout à fait.

Quel souvenir gardes-tu de cette première expérience ?

C’était plutôt sympa. En fait, c’est mon frère qui a réalisé le clip parce qu’il fait depuis très longtemps des vidéos semi-professionnelles. A un moment, je lui ai proposé de faire un clip pour nous et il a été assez motivé. Il a ramené son matos et on s’est quand même bien amusé. Comme on connaissait tout le monde dans le projet, c’était assez bon enfant. Ce n’est pas comme si on avait demandé à des professionnels qui nous auraient fait payé des mille et des cents pour faire un clip.

N’as-tu pas eu l’idée de tourner le clip en Chine ? Sur la Muraille de Chine par exemple…

Cela aurait été un peu cher au niveau des billets d’avion pour les quatre membres du groupe (rires) ! Là, le clip nous a coûté la modique somme de presque zéro euro.

Vous vous en sortez bien pour un premier clip. Est-ce que la vidéo est un outil essentiel selon toi pour un artiste qui démarre. Vous êtes encore un jeune groupe et tous les jeunes groupes ne choisissent pas de promouvoir leur musique par ce biais.

Je pense que maintenant avec internet, c’est vachement facile de promouvoir sa musique. Il faut utiliser tous les médias disponibles. Dans la mesure où Youtube est gratuit et simple, avec un savoir-faire en vidéo, c’est quand même simple de faire quelque chose de bien. Ca ne coûte rien d’essayer et cela nous a fait plaisir de le faire. On aime tous bien ce clip donc je n’ai rien contre le fait qu’un jeune groupe sorte un clip. Cela fait une expérience.

Pour moi, LE morceau phare de l’album reste « Abomination ». J’ai cru comprendre que c’était le morceau que vous appréciez le moins. Pourquoi donc ?

C’est l’un des morceaux que l’on appréciait le moins quand on l’a enregistré la première fois parce que j’avais fait un peu de la bouillasse au niveau enregistrement. Ça clippait de partout un peu dans le style du dernier album de Metallica par exemple. Je n’étais pas content du travail que j’avais fait sur la production, du coup, cela se ressentait vachement sur la qualité de la chanson. J’ai été très étonné ensuite de voir pas mal de chroniques qui disaient que c’était un des meilleurs morceaux de l’album. De mon côté, je ne le trouvais pas si bon que ça.

Surtout en terme de son, pas vraiment en terme de composition donc ?

En terme de composition, je trouve que c’est surtout un gros bordel cette chanson. Je me suis complètement laissé aller et on a fait des passages jazz/fusion super bizarres. Ca plaît et maintenant que je l’ai ré-enregistré, je me rends compte que le morceau est bien. Mais à l’époque, je ne l’avais pas trouvé super.

Ça vous inspire pour la suite ce genre de morceaux où vous vous dirigez plus vers de l’expérimentation ?

Justement, je pense que sur le prochain album, on va essayer de faire quelque chose de plus varié d’une part mais aussi quelque chose de plus expérimental. Après avoir composé l’ensemble de l’album, j’ai commencé à écouter, et je ne suis pas le seul, des choses comme le dernier album de Mastodon qui part complètement dans toutes les directions. Moi, ça me fait vraiment plaisir d’écouter ce genre de choses et l’ambiance est vraiment intéressante sur cet album-là. Je pense qu’on va essayer de s’inspirer de ce genre de metal « progressif » sans non plus que ce soit du Dream Theater.

L’album contient un morceau éponyme, « Ghosts ». Un tel choix n’est-il pas un risque car les gens iraient se focaliser sur ce morceau comme le plus représentatif de l’album ?

Je ne vois pas trop. Au niveau des paroles, c’est un titre qui englobe un peu tout le thème qu’on met en avant sur l’album. Je l’ai bien résumé sur le myspace donc je ne vais pas le redire ici car je ne suis pas capable de le résumer oralement. Faithless Messiah est un groupe à messages. Si un morceau résume bien l’ensemble de l’album, pourquoi ne pas lui donner le même nom ?

Au niveau des paroles, y-a-t-il des thématiques qui reviennent souvent dans cet opus ?

Le problème qu’il y a avec Faithless Messiah, c’est que pour moi, c’est tout un concept, une philosophie qui va englober des centaines de messages, des dizaines d’idées qui sont interprétées de milliers de façons différentes. Du coup, je suis incapable d’expliquer le thème de Faithless Messiah. Enfin, je peux l’expliquer mais je partirais sur trois heures d’explications. Je ne pense pas qu’on ait vraiment le temps pour ça.

Quand tu parles de philosophie globale, j’imagine que tu es très attaché à ta manière de composer et au fait que le groupe soit très important dans ta vie. Mais, justement, par rapport à ça, s’agit-il d’expériences personnelles ou parce que ce seraient des choses abstraites pour toi, ce qui expliquerait la difficulté pour toi d’en parler ?

J’essaie d’éviter de parler d’expériences personnelles parce que Faithless Messiah n’est pas tourné autour de moi mais autour de messages. Pour moi, le message, au risque de tomber dans le cliché, tourne autour de la façon dont on vit, des règles sociales que je trouve parfois aberrantes, des choses comme ça.

C’est sûrement dû à ta trajectoire à toi car tu as eu la chance de côtoyer différents pays et différents modes de fonctionnement. C’est peut-être ça qui t’a donné une certaine maturité dans l’analyse comportementale de la société ?

Absolument ! C’est ça qui m’a ouvert les yeux car je me suis rendu compte qu’il y avait des choses qui semblent normales dans notre société mais qui semblent aberrante dans des pays du Moyen-Orient et en Chine par exemple et inversement. Ensuite, on peut se rendre compte que tout n’est pas objectif et qu’on peut faire le tri des valeurs qu’on veut garder et qui servent vraiment à quelque chose. C’est un peu ça le message de Faithless Messiah : essayer de prendre du recul sur les valeurs avec lesquelles on vit et choisir les plus utiles, celles qui nous apporteraient vraiment quelque chose.

Tu vois que tu arrives à résumer les thématiques de Faithless Messiah (rires) ! Pour conclure cet entretien, il me semble important que tu nous parles des prochaines dates de votre calendrier. Je crois que vous jouerez à la Scène Bastille prochainement…

Tout à fait ! Le 21 novembre, on joue à la Scène Bastille. Ce sera quinze euros l’entrée sur place ou douze euros en passant par les groupes ou treize euros quatre vingt en passant par la FNAC. Sinon, pour les autres dates, on n’a rien encore de prévu concrètement mais on essaie d’organiser un maximum de dates à Paris ou autre part pendant l’année. J’espère que tout le monde aura l’occasion de nous voir. En tout cas, la Scène Bastille promet car nous jouons avec deux autres groupes très bons dont Magoa. Je suis devenu vraiment fan de ce groupe en l’écoutant, je vous conseille d’aller voir ça. Normalement, on devrait bien envoyer !

Une dernière chose à dire ?

Grille-pain !



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