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Interview   

Fenriz (Darkthrone) : apôtre du vieux son


Cela n’a échappé à personne : il y a une vraie revendication, un vrai combat qui est mis en avant avec le nouvel album de Darkthrone, intitulé, explicitement, The Underground Resistance. Ce combat est celui de la reconnaissance et la conservation de la tradition du heavy metal des années 80. C’est aussi le combat pour la préservation des vieilles méthodes de production qui offraient un « vieux son », où « les instruments sonnaient comme des instruments qui étaient joués ».

Fenriz, Gylve Fenris Nagell de son vrai nom, nous en parle en détails, avec conviction et sans garder sa langue dans sa poche, dans l’entretien qui suit. A partir de là nous avons cherché a explorer la personnalité du personnage jusqu’à son rapport à la superficialité, les voyages ou l’humour.

L’entretien a été réalisé par e-mail – un choix de Fenriz qui préfère répondre aux interviews par écrit. Pour autant, force est de reconnaître qu’il a joué le jeu et a pris le temps de répondre consciencieusement. Le résultat permet ainsi de mieux saisir la philosophie de Darkthrone, et, à plus forte raison, de l’un de ses deux capitaines. A noter que nous avons conservé ses choix d’écriture, à savoir les mots qu’il a explicitement écrit en majuscules ou ses rires écrits en onomatopées.

« C’est le grand public qui pense que l’underground signifie ‘ne pas avoir de succès’ et que l’overground signifie ‘tu fais de l’argent et te joins aux autres pour payer les impots’. »

Radio Metal : Les albums The Cult Is Alive jusqu’à Circle The Wagons ont représenté un virage stylistique pour Darkthrone par rapport à son black metal traditionnel. Ces albums étaient orientés vers quelque chose proche de Venom ou même d’une sorte de punk metal. Était-ce une manière de vous réapproprier vos origines dans votre propre musique ?

Fenriz (batterie, chant) : Nah, on a toujours été inspiré par toutes les sortes de style de metal des années 80. C’est comme pour n’importe quel gars : la collection de metal est énorme et s’accroît et ce dans quoi tu es le plus change de temps en temps, bien que personne n’écoute jamais qu’un seul style. Donc, en quelque sorte, nous ne faisons que refléter ce dans quoi nous sommes le plus à un moment donné. Mais ça prend sacrément plus de temps de doucement glisser vers un autre style de musique que de changer le LP sur ton tourne-disque et passer du premier Dream Theater au premier vinyle de Righteous Pigs, n’est-ce pas ? Le black metal que nous faisions était principalement inspiré par ce qui est sorti de 1983 (Hellhammer et Celtic Frost) à 1988 (le Bathory de 84 à 88) et maintenant nous piochons beaucoup dans les styles de heavy metal de la même époque. Ça sonne de manière différente mais les influences proviennent de la même période.

The Underground Resistance s’éloigne de vos quatre précédents albums dans la mesure où, bien qu’il retienne toujours l’aspect traditionnel du heavy metal, il penche davantage vers un côté épique et sophistiqué, proche finalement du Bathory de la fin des années 80 et de Celtic Frost. Était-ce une manière pour vous d’explorer l’évolution du heavy metal sombre traditionnel des années 80 ?

Deux de mes chansons sont plus légères et donc plus risquées et couillues à faire pour moi que quoi que ce soit que j’ai pu faire par le passé. Je parle ici de « Valkyrie » et « THE ONES YOU LEFT BEHIND ». Ted (NDLR : Ted Skjellum alias Nocturno Culto) s’est vraiment occupé des trucs plus sombres et nerveux sur cet album. Alors que je reviens aussi au Celtic Frost de 85 dans le titre final, « Leave No Cross Unturned », je rends aussi clairement hommage au style du Agent Steel de 85 dans cette même chanson.

Sur l’album on peut parfois entendre un chant proche de King Diamond. Particulièrement vers le début de « Leave No Cross Unturned ». Est-ce une influence pour toi ?

Ceci est UN cri metal et c’est EXTRÊMEMENT typique du metal des années 1980, comme Agent Steel, et n’a vraiment rien à voir avec King Diamond dans la mesure où il utilise différemment sa voix lorsque qu’il fait ses voix de tête. Ce cri, précisément, est semblable à ce que l’on entend dans les premiers Queensrÿche, Crimson Glory, Agent Steel et tellement d’autres. C’est différent. J’ai fait ça la première fois sur le titre « Dommedagssalme » en 1992, donc rien de choquant ici.

De manière évidente vous mettez en avant un désir de préserver les traditions du heavy metal, mais ce que l’on voit comme une tradition est généralement une évolution de quelque chose de plus vieux et traditionnel. Donc, où met-on les limites de la tradition ? Qu’appelle-t-on tradition et que n’appelle-t-on pas tradition?

La tradition fait référence à l’époque où les instruments sonnaient comme des instruments qui étaient joués. C’était beaucoup comme ça avant que les « professeurs de studio » des années 80 commencent à expérimenter, généralement avec de plus grands groupes parce que ces expérimentation MERDIQUES coûtaient cher également. La plupart des vétérans de la crédibilité aujourd’hui ne font PAS attention au son typique des années 80, que ce soit dans le metal, le jazz ou la pop, et ne veulent RIEN D’AUTRE que ce son, de préférence le son des années 70 qui, la plupart du temps, est préférable pour la musique.

Mais il y a eu une vague heavy metal dans les années 80, ce qui veut dire que presque tout le monde et leurs mamans jouaient du metal et, en conséquence, les enregistrements étaient faits dans des studios des années 70 avec un son 70, et c’est super. Donc une grosse portion du metal et du metal underground enregistrés dans les années 80 bénéficient encore pas mal du son des années 70 et ça marche super bien aujourd’hui. En revanche, on peut dire que le premier Candlemass, par exemple, sonne à la fois années 80 et années 70, comme un compromis et ça fonctionne bien. Dans les Candlemass qui ont suivi, tu peux entendre que les 80’s ont pris le dessus presque complètement. En conséquence, COMME TOUTE SORTE DE CHOSES, il n’y a pas de ligne définie divisant le traditionnel et le moderne, mais le bon sens et l’expérience amène des personnes comme moi à se poser des questions à ce sujet. Pour le fun, disons que l’album OPEN THE GATES de MANILLA ROAD en 85 est incontestablement traditionnel et que Release From Agony de Destruction quelques années plus tard a succombé à la modernité.

« Je pense qu’on ne doit pas sonner plus « hi-fi » que nous sonnons aujourd’hui. »

Pour presque tous les groupes, l’underground est inévitable, au moins en début de carrière, et c’est quelque chose dont ils veulent se défaire le plus rapidement possible. Alors que pour Darkthrone, comme le suggère le titre de l’album, l’underground est choisi comme une forme de résistance. Penses-tu que tous ces groupes qui voient l’underground comme un fardeau sont en fait dupés par des illusions ?

Oh oui. La chose la plus drôle est que tous ces groupes ne vont jamais vendre mais voudront toujours être comme Dimmu Borgir. Ils pensent qu’ils sont underground simplement parce qu’ils ne vendent pas, hahahahaha, mais ils VEULENT être overground, hahahaha, pathétique.

C’est le grand public qui pense que l’underground signifie « ne pas avoir de succès » et que l’overground signifie « tu fais de l’argent et te joins aux autres pour payer les impôts ». Le public ne se soucie pas souvent de l’underground et tout ce que le grand public voit comme un « succès » et qui a commencé dans l’underground, a été rejeté ou « volé » à l’underground.

Maintenant, mets-moi là-dedans de bons rythmes bien épais et organiques.

Penses-tu que les polémiques à propos de ce que l’on appelle « la guerre du volume » et le fait que l’industrie de la musique chute tendent à prouver que tu as raison ?

L’industrie de la musique monte, ce sont les industries du livre et du cinéma qui souffrent le plus maintenant.

Ce qui est plus ennuyeux, c’est qu’une génération perdue de jeunes n’ont que ces prises d’iPhone blanches au lieu de vrais casques.

Tout en maintenant son aspect naturel, le son de Darkthrone n’a jamais sonné aussi bien et aussi clair par le passé que sur The Underground Resistance. Y a-t-il eu plus d’attention portée à la qualité de l’enregistrement et de la production cette fois ?

Jack (NDLR : Jack Control) l’a masterisé et ça aide. On a un studio primitif et on ne peut ajouter, par exemple, que de la réverbération au chant ou sur les pistes de guitare solo !! Jack a probablement fait l’égalisation façon VIEUX METAL à sa propre manière, nous donnant une réverbération par dessus le paramétrage de l’égalisation globale et un punch organique dans les basses. Je trouve que ça sonne presque trop bien – j’ai eu l’exemplaire de test pressé en vinyle hier – mais c’est parce que nous ne sommes pas complètement tombé dans le côté rétro du son de guitare. Comme tu le sais, ça a été cool pendant les huit dernières années d’avoir un fuzz aussi organique que possible. Pas nécessairement beaucoup de fuzz, juste un fuzz provenant de la guitare elle-même et de l’amplificateur, pas beaucoup de pédales. Je préfère quand ça sonne excentrique et sectaire, plus proche de productions encore plus primitives comme les Suédois de WITCHES COVEN, par exemple. Je pense qu’on ne doit pas sonner plus « hi-fi » que nous sonnons aujourd’hui, haha.

Nous enregistrer nous-mêmes a été un processus lent mais constant depuis 2005 et l’album THE CULT IS ALIVE, mais je pense que ces albums avaient un son plus clair que Transilvanian Hunger en l’occurrence. Mais tu ne peux pas comparer ça. TH était un genre d’album orienté sur des guitares qui sonnent ensemble (NDT: le terme employé en anglais est « guitar-sounding-together-kinda album », difficile à traduire) et maintenant nous jouons avec une base plus rock, avec plus de liberté et sans aucun sentiment de claustrophobie.

« On m’a donné des CD de groupes qu’un vieux label de metal a sorti, presque tous voulaient sonner comme en 1985 (en termes de style), pourtant douze sur seize avaient des éléments de production type de 1995 qui prédominaient ! C’est quoi ce BORDEL ?! Ridicule et en plus ça sonnait comme de la merde. »

Tu te réfères parfois au « metal organique ». Vois-tu ceci comme un genre musical à part entière ?

Oh que oui, ça s’applique à n’importe quel groupe qui joue du vieux metal AVEC UN VIEUX SON. Lorsque tu compresses et retires toutes les basses des grosses caisses, ce n’est pas qu’un caprice, ce n’est pas qu’une décision, c’est quelque chose qui se base sur des CENTAINES de décisions, c’est la volonté de sonner comme CETTE pile d’albums et non comme cette AUTRE PILE D’ALBUMS. C’est presque une division radicale. Rien que la semaine dernière on m’a donné des CD de groupes qu’un vieux label de metal a sorti, presque tous voulaient sonner comme en 1985 (en termes de style), pourtant douze sur seize avaient des éléments de production type de 1995 qui prédominaient ! C’est quoi ce BORDEL ?! Ridicule et en plus ça sonnait comme de la merde.

Quels sont les éléments et aspects des productions modernes qui vraiment te mettent hors de toi ?

Le chant à travers la compression, les grosses caisses qui cliquent. Ça, c’est le pire. Tu peux déjà l’entendre comme je l’ai entendu la première fois : la différence entre Mercyful Fate et le second album de King Diamond, puis les suivants. L’âme est mise à la porte, bienvenue à la « perfection ». Pour moi, ça sonne dégoutant et ma guerre a commencé à partir de ce moment-là. Le fait que nous ayons dû enregistrer notre premier album dans un style moderne a simplement renforcé mon combat pour toujours.

As-tu à l’esprit des albums que tu considèrerais comme des chefs-d’œuvre si seulement ils n’avaient pas été gâchés par la sur-production ?

L’album d’ATTIC avec un bon son de batterie, celui des vieux Rush ou même de Dead Lord feraient l’affaire. J’ai plein d’albums que j’aime et qui ne sonnent pas bien du tout. Il y a pleins d’exceptions à la règle.

La pochette de l’album montre un ancien guerrier au combat. Est-ce que cela symbolise ton propre combat, ta propre résistance ?

Ça colle simplement à l’album et à la musique qui s’y trouve. A toi de te débrouiller avec ça, haha.

Comment ta résistance contre la superficialité se traduit-elle dans ta vie de tous les jours ?

Il y a beaucoup de ces questions. Tout le monde doit être superficiel à de nombreux niveaux. Sinon on tomberait dans le problème de la mémoire absolue. Si tu te souviens de tout, tu ne passerais même pas le premier jour. Avec la nourriture, je suis extrêmement superficiel et j’en ai conscience dans la mesure où j’ai fait le choix de mettre ça de côté au profit de la musique il y a très longtemps. Je n’ai pas la place pour porter les deux.

J’ai lu que tu ne voyageais pas et il semblerait que tu trouves tout ce dont tu as besoin là où tu vis. Beaucoup de gens pensent que les voyagent forment l’intellect. N’est-ce pas ton cas ?

Non, ils aiment simplement voyager et c’est leur truc. Je ne trouve pas ça intéressant, tout comme ma belle grand-mère ne trouve pas du tout ma carrière musicale intéressante non plus. Ce n’est pas superficiel, c’est encore une question de priorité. Je ne peux pas m’INTÉRESSER à tout. Je respecte les voyageurs. Je connais de nombreux globe-trotters. Après tout, la plupart des musiciens le sont. Mais intellectuellement ? C’est intellectuel de réfléchir à la vieille question de qui de l’homme qui voyage constamment et de celui qui profite à fond de ses quelques voyages a la plus grande expérience ? Il est futile de discuter de ça dans la mesure où c’est un dilemme fait uniquement pour les philosophes et discussions sans réponse définitive. C’est une question de point de vue et mon point de vue est que j’habite dans la capitale qui a le plus de forêts autour d’elle au monde. J’ai donc déjà ça à proximité pour moi. On a cultivé une scène musicale à Oslo qui est seulement supplantée par celle d’Atlanta en Géorgie, je crois que j’ai lu ça quelque part. Quoi qu’il en soit, ça bourgeonne incroyablement ici en considérant le fait que nous ne sommes qu’un demi-million de personnes. Et maintenant on ouvre un bar où je suis responsable de la musique qui doit y être joué. C’est vraiment en train de se construire ici, en essayant de mettre en place des choses à partir de rien à Oslo. Avec Darkthrone, on a modestement commencé à Kolbotn et je serais encore en train de faire le DJ à Kolbotn la nuit où le bar ouvrira à Oslo, trois groupes de Kolbotn joueront à Kolben dans Kolbotn et après ça on ira tous à l’ouverture du bar. Pourquoi diable voudrais-je aller à Paris ? Ahah !

« Pourquoi voudrais-tu aller dans un pub rencontrer quelqu’un dont tu t’attends qu’il vive dans une cave ? C’est idiot à un niveau qui frise le fantastique. »

Est-ce que Nocturno Culto partage ta manière de vivre ou de penser ou bien est-ce en fait parfois des sujets de tensions, comme le fait que Darkthrone ne se produit pas en concert ?

Tu devrais lui demander. On est complètement différents et il est parti de Oslo et Kolbotn dès 1992. Je te laisse faire les déductions.

The Underground Resistance contient trois titres de Nocturno Culto et trois de toi. Était-ce important de partager l’album de manière égale entre vous deux ?

J’ai le sentiment qu’on a toujours fait ça. Après les sessions d’enregistrement de Blaze In the Northern Sky durant l’été 1991, j’ai décidé que tout le monde avait bien saisi le black metal et j’ai dit : « A partir de maintenant, nous ferons nos chansons séparément ». Depuis lors, les seules chansons que Ted et moi avons co-écrites sont « God Of Disturbance And Friction » (en 97 ou quelque chose comme ça) et « Rawness Obsolete » en 1994, et pour les deux ça s’est fait par coïncidence avec en toile de fond une nécessité de se dépêcher, haha. Et on a partagé les albums équitablement depuis THE CULT IS ALIVE en 2005 mais on avait déjà fait ça la première fois avec TOTAL DEATH en 1996.

On peut remarquer de temps en temps un certain sens de l’humour dans Darkthrone, directement hérité de groupes comme Venom. Ça va particulièrement à l’encontre de l’image que les gens se font généralement des groupes et fans de black metal qui sont censés ne jamais sourire ou plaisanter. Penses-tu que certains groupes de black metal se prennent trop au sérieux ?

Non, ou peut-être que si. Le sataniste doit être un homme brillant. Il n’y a pas de quoi être fier d’être un pauvre type triste et ennuyeux. Ça ne veut pas dire pour autant que la musique, l’art du black metal doit être drôle. Tu peux traîner avec un bijoutier qui est drôle et sympathique, mais on sait tous que lorsqu’il fabrique ses bijoux, il n’a pas à écrire des blagues ou des smileys sur ses réalisations.

As-tu déjà été confronté à des gens qui étaient déçus de se rendre compte que tu avais un sens de l’humour alors qu’ils s’attendaient à ce que tu sois sinistre ?

Ouais, des abrutis sont venus de partout dans le monde pour aller au ELM STREET ROCK CAFE et ils s’attendaient à me voir assis ici à faire la tronche. Maintenant, pense à ce concept : pourquoi voudrais-tu aller dans un pub rencontrer quelqu’un dont tu t’attends qu’il vive dans une cave ? C’est idiot à un niveau qui frise le fantastique. Ce genre de mentalité m’a poussé à LEUR faire la tronche, ce qui n’était pas non plus à leur gout. En fin de compte, ce que je viens juste de te raconter est à la fois véridique et très drôle.

Quelle est ta relation avec le black metal aujourd’hui ?

Je suis mitigé depuis 93 et 94. Aujourd’hui, il y a à la fois plus de supers groupes et plus de groupes merdiques, mais jusqu’à 1992 il n’y avait en fait AUCUN groupe de black metal de merde et TOUS les enregistrements avaient un vieux son. Ça s’est perdu lorsque les idiots ont commencé à débarquer à la fête. Je continue simplement d’écouter les styles typés 80’s ou les nouveaux groupes qui jouent les vieux styles ou simplement n’importe quelle musique que j’aime écouter. Mais le metal est quelque chose qui me tient ÉNORMÉMENT à cœur. Je ne suis donc pas sur le point d’y intégrer quoi que ce soit d’autre – je suis le portail de la reconnaissance du vieux son.

Interview réalisée par e-mail en février 2013
Traduction : Spaceman

Site internet officiel de Darkthrone : www.darkthrone.no

Album The Underground Resistance, sorti le 25 février 2013 chez Peaceville Records



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  • Bad Motherfucker dit :

    @thrasher44 : Que l’on aime ou pas Varg Vikernes, il n’a rien à voir avec cet album. Fenriz et lui ne se parlent plus depuis des années alors ton commentaire n’a aucun rapport et est dénué de tout sens.

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  • Holy shit merci pour cette interview <3

    @thrasher44 : fuck you.

    [Reply]

    Biniou

    Bien dit.
    Quel con celui-là, qu’est ce que grishnak vient faire là?!? Il a pas participé à cet album!
    De plus plus Fenriz et Varg sont les deux piliers du black, qu’on les aime ou non n’y changera rien.

  • super interview !

    [Reply]

  • thrasher44 dit :

    malheuresement je ne peut pas me résigner a écouter un groupe qui a eu pour auteur varg virkenes…

    [Reply]

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