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Interview   

Folk yourself!


Le folk metal n’est pas le style le mieux représenté sur l’antenne et le site de Radio Metal. La raison ? Une certaine méconnaissance de la part du staff RM, tout simplement. En effet le folk metal n’est pas vraiment notre style de prédilection et il faut savoir le reconnaître… surtout quand c’est nécessaire ! Ainsi, demain soir, nous allons redorer notre blason perdu (enfin pour le coup oublié) de connaisseurs du folk avec une émission High Hopes entièrement consacrée à ce style musical et plus particulièrement à la cinquième édition du Cernunnos Pagan Fest V. Un festival qui se tiendra à la Machine du Moulin Rouge (ex-Locomotive) de Paris le dimanche 23 janvier prochain, à partir de 14h.

Demain, dès 20h, de nombreux artistes qui se produiront le 23 janvier seront diffusés et un membre de l’organisation s’exprimera à partir de 20h30 sur notre antenne pour présenter le festival aux auditeurs de Radio Metal et répondre à nos questions.

Amateur de folk metal : cette émission est à ne pas louper !

Interview :



Tu es le régisseur du Cernunnos Pagan Fest. Peux-tu nous expliquer ta fonction et expliquer comment tu es rentré au sein de cette structure car le festival est organisé par le webzine Acteurs De L’Ombre qui fait plein de choses différentes ?

En fait, je vais m’occuper de « régisser » toute la salle, c’est-à-dire m’occuper de la salle. On sera à deux dessus avec Marie, la présidente de l’association. Elle va s’occuper de toute la partie groupes et scène alors que moi, ce sera plus la salle, toutes les animations, les stands… Après, ça fait quelques mois que je suis chez les Acteurs De L’Ombre, depuis septembre, donc je suis le petit jeune de la bande. Et voilà, on m’a demandé de venir bosser sur ce festival et j’ai accepté.

T’ont-ils bien accueilli aux Acteurs De L’Ombre ?

Oh oui, j’ai été bien accueilli (rires) ! Ça va, c’est une bonne équipe, ils sont sérieux et ils bossent bien.

On peut saluer le travail des Acteurs De L’Ombre car finalement, c’est un webzine où il y a plein de choses non ?

Oui, ils s’occupent de beaucoup de choses. C’est principalement black, death et pagan.

A la base, sont-ce les Acteurs de L’Ombre qui ont eu l’idée du festival ?

C’est un webzine et une association donc ils faisaient des petits concerts sur Paris et bien sûr, ils souhaitaient créer un gros événement pagan sur Paris. Ils ont donc créé le Cernunnos. Au début, c’était un tout petit festival et maintenant, on a deux scènes… Enfin, maintenant, ça a bien monté.

Est-ce que dès le départ, les gens étaient réceptifs à cette initiative ou cela a-t-il été progressif ? Quand on dit que c’est la cinquième édition, ça s’est vraiment passé cinq ans de suite ?

Ça a commencé en 2005 si j’ai bonne mémoire. En fait, l’année dernière, suite au rachat de la Loco, le Cernunnos Pagan Fest IV devait se dérouler en 2009, en septembre, mais on a dû le repousser à janvier 2010. Donc il y a eu une année où il n’y a pas eu de festival mais c’est quand même la cinquième édition vu qu’il y a eu décalage d’un an sur la quatrième édition.

Oui, mais le festival a quand même eu lieu, ce n’est pas comme s’il avait été purement et simplement annulé…

Bien sûr. Et dès la première édition, ça a emballé le public. C’est pour ça que ça a marché au fil des années.

Et aussi grâce au soutien des médias, on peut voir énormément de logos partenaires sur l’affiche. Les médias metal ont-ils toujours eu un rôle considérable pour la promotion et le soutien de l’initiative des Acteurs De L’Ombre ?

Bien sûr ! C’est la base pour tous les webzines et médias : avoir des partenariats. C’est ce qui nous amène du public principalement parce que nous, on ne peut pas s’occuper à 100% de tout ce qui est communication et les flyages à divers concerts. Il y a donc tous les partenaires qui nous aident derrière sur leur site, les réseaux sociaux. Ils diffusent les infos.

Côté musique, peut-on dire que le Cernunnos fait partie aujourd’hui des festivals incontournables pour le fan de folk français ? Aujourd’hui, peux-tu mesurer la notoriété du festival et également dire s’il existe des festivals peut-être un peu moindres à l’extérieur de Paris ?

En France, oui, il y a bien évidemment des festivals de pagan qui sont moins connus. Après, sur Paris, on est le seul gros festival de pagan qui a lieu tous les ans.

Est-ce que tu as vu dans le public qui vient au Cernunnos des gens venant de l’étranger ? Parce que les groupes au programme sont quand même à vocation internationale.

Bien sûr ! On a beaucoup d’étrangers, surtout venant d’Allemagne car il y a une grosse scène pagan là-bas. On a des Espagnols, des Italiens… Oui, c’est une communauté assez européenne qui vient au festival. Cette année, on sait qu’il y aura beaucoup d’Allemands qui vont venir. C’est parce qu’on ne veut pas faire jouer que des groupes français et qu’on mise surtout sur des groupes qui viennent d’un peu partout en Europe.

Vous avez raison, d’autant plus que les groupes que vous choisissez sont de qualité.

Il y a du potentiel. Et on mise surtout sur les groupes qui sont en train de monter puisqu’il y a énormément de gros groupes dans le pagan qu’on ne fera jamais jouer. Ce n’est pas notre objectif. On mise donc beaucoup sur les petits groupes qui montent.

Quand tu parles de gros groupes, tu veux parler de groupes comme Finntroll ou Korpiklaani ?

Oui, voilà. En plus, ils tournent déjà assez avec le festival qu’on connaît, le Pagan Fest. Ce sont des groupes qu’on voit déjà tous les ans, ça n’a aucun intérêt de les remettre sur une affiche du Cernunnos.

Donc, l’affiche du Cernunnos, c’est un mélange de groupes qui ont un certain standing (Skyforger) et de groupes méconnus et donc dans le but de les promouvoir par ce biais ?

C’est l’un des principaux objectifs.

Tu disais que l’Allemagne avait une grosse communauté folk. Est-ce qu’on peut dire que l’Allemagne est la terre phare pour le folk en Europe ?

Non, il y a aussi les pays nordiques comme la Suède ou la Norvège qui ont aussi une grosse scène. Donc il y a tout ce qui se trouve sur l’hémisphère nord de l’Europe. Malheureusement, ce qu’on a chez nous de cette scène-là n’est absolument pas représentative du public.

Boann est un groupe français. Est-il le seul groupe français de l’affiche ?

Cette année, on fait jouer trois groupes : Bran Barr, Valland et Boann.

Le Cernunnos n’est pas simplement un festival de musique, c’est également un grand rassemblement où il y a plein de choses différentes. Est-ce que tu peux décrire ce qu’aura le droit de voir le spectateur sur place le dimanche 23 janvier ?

Comme tous les ans, il y aura bien sûr des animations : des jongleurs, des danseuses, une initiation à la danse, des cracheurs de feu, des combats à l’épée. Il y aura des stands sur les trois étages qui seront répartis, des stands de bijoux avec le thème de la fantasy. Il y aura un petit nouveau qui nous fera goûter son hydromel fait maison qui est délicieux. Il fabrique aussi des cornes à boire. Il y aura aussi sur les deux scènes les groupes de pagan/folk qui vont s’alterner. Les gens pourront donc se balader sur l’ensemble du festival. Et en fin de soirée, on aura un spectacle de feu qui sera fait par la compagnie Vaatra sur scène. On aura aussi la taverne cette année qui fait son retour. L’année dernière, à cause du changement de salle, on n’avait pas pu la mettre en place. Cette année, ce sera fait par les Barons Festoyeurs, des nouveaux. Ils vont nous concocter des petits plats typiques médiévaux pour le plaisir des bouches.

Y a-t-il eu des changements majeurs par rapport aux éditions précédentes où vous étiez à la Loco ?

Non, on voulait vraiment faire la continuité de la troisième édition. C’est pour ça qu’on tenait vraiment à aller à la Machine, c’était pour retrouver cet esprit-là qui nous manquait l’année dernière. Pas de grands changements donc.

Tu as parlé de ce qu’il se passait le dimanche mais il y a un « Before » le samedi 22 janvier où il est prévu que la plupart des artistes qui se produiront lors du festival participent. Ça aura lieu au Black Dog, célèbre bar metal parisien. C’est l’occasion de boire des coups avec les artistes si j’ai bien compris ?

Exactement ! A partir de 17h, les groupes viendront petit à petit pour se mêler à la foule, boire des bières et signer des autographes. Ça va durer toute la nuit.

Toute la nuit ? Mais comment vous allez faire pour le lendemain (rires) ?

Bien sûr, les groupes ne seront pas là toute la nuit (rires) ! Après, il y a toujours des assoiffés qui sont assez vigoureux pour tenir et rester toute la nuit (rires) !

Comment faites-vous pour choisir et aller chercher les artistes ?

On suit l’actualité, on regarde si les groupes vont bientôt sortir de nouveaux albums, si on parle beaucoup d’eux… On a toute une équipe qui propose des noms et nous, on contacte les groupes. C’est aussi simple que ça. Après, on voit tout ça avec eux.

Est-ce qu’il vous arrive de faire des découverte grâce à Facebook ou grâce à MySpace ?

Ça m’est arrivé plusieurs fois oui.

Sur des artistes présents sur cette édition-là ?

Je ne crois pas non.

As-tu des échos de noms qui ont marqué sur les précédentes éditions ?

Des groupes qui ont marqué ? Bien sûr. Des groupes comme Eluveitie qu’on a fait joué trois fois, si je me souviens bien, à leurs débuts. Maintenant, ils ne viendront malheureusement plus au Cernunnos. Mais des groupes qui ont marqué le festival, il y en a beaucoup.

Est-ce que ces groupes comme Eluveitie qui ont maintenant acquis un gros stade de notoriété ont une chance de revenir sur la scène du Cernunnos en reconnaissance de ce que vous avez fait pour eux, malgré le fait qu’ils soient maintenant signés sur un label important ? Est-ce que c’est dans l’ordre des choses ?

Je doute que ce serait possible… Maintenant, quand un groupe a de la notoriété, il est beaucoup plus cher. Pour nous, ça ne nous aide pas. Après, si un groupe demande de venir, on est toujours apte à négocier.

Skyforger, le groupe le plus important de l’affiche, joue un double show. C’est une exclusivité en Europe il me semble non ?

Oui, ils vont jouer leur show acoustique qu’ils n’ont jamais fait en France. Donc ce sera double séance Skyforger cette année, metal et acoustique.

Show metal en début d’après-midi et show acoustique le soir pour bien terminer, c’est ça ?

Non, c’est l’inverse. L’acoustique en début d’après-midi et le metal en fin.

Dernière question : comment peut-on trouver les places ? Est-ce que les gens peuvent les avoir moins cher ? Y a-t-il des astuces ?

Les places, on les trouve sur la Fnac et Digitick à trente euros. Après, en prévente, elles sont à vingt-six euros mais on ne peut les avoir que sur Paris chez le disquaire Rock’n’Roll Voltage et au Black Dog.

Qu’est-ce que tu ajouterais pour convaincre les gens d’aller au Cernunnos ?

Pour tous les fans de pagan, de folklore, de médiéval, on vous donne rendez-vous dans trois semaines. C’est bientôt donc ! Il y aura de la bonne humeur, ce sera la fête, il y aura de la bonne nourriture et de la bonne bière. Rendez-vous donc dans trois semaines et on espère vous y voir nombreux !



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