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Interview   

FRACTAL GATES : ENTRETIEN AVEC STEPH ET SEB


Radio Metal : Bonjour, pouvez-vous présenter en quelques mots Fractal Gates aux lecteurs de Radio Metal ?

Steph (guitare) : Fractal Gates est un groupe parisien de death metal mélodique influencé par les activités extraterrestres. Voila je crois que tout est dit ! Nous sommes passionnés par le death metal mélodique et par l’ésotérisme, la science-fiction, les phénomènes paranormaux etc. Fractal Gates est né sur les cendres de notre ancienne formation death metal rock/melodique,Mislead. Nous avons revu les thèmes et la musique pour rejoindre une direction qui était plus adaptée à nos désirs. Sebastien Pierre et moi-même avions également en tête de créer un groupe un peu plus death, rapide et groovy que notre groupe de doom: Inborn Suffering. Nous avons donc créé ce combo « duo » en aout 2007, avec comme seul objectif de composer autant de titres qu’on voulait. Composer ce qui nous faisait vibrer. Nous avons vite vu que nous étions très inspirés et motivés par ce projet et les compositions semblaient être de bonne qualité d’après ce que les gens nous disait. Nous avons peu après recruté un guitariste, ainsi qu’un bassiste et un batteur pour nous préparer aux futurs concerts et à la conception de notre premier album Altered State of Consciousness.

Altered State Of Consciousness est donc le nom de votre premier album qui sortira en juin 2009. Comment se sont déroulées l’écriture et la composition de cet album ?

Steph : L’écriture et la composition se sont vraiment bien passé. Comme je l’ai dit plus haut, nous étions vraiment inspirés lors de la création des compos. Tous ces riffs, on les avait en tête depuis déjà un moment. Nous avions un rythme de une ou deux compositions par jour en moyenne. Dans les faits, nous sommes principalement deux à composer (Sébastien et moi) et, par chance, nous avons presque à 100% la même vision musicale. D’où la rapidité du processus de création.

Pouvez-vous nous éclairer sur le sens et la symbolique de ce titre, Altered State Of Consciousness ?

Seb (chant) : Les états modifiés de conscience correspondent à plusieurs situations, comme l’hypnose, la transe, le rêve lucide, la dé-corporation… Dans notre cas, nous l’utilisons en rapport avec les Expériences de Mort Imminente, NDE en anglais. Ayant réalisé des infographies 3D pour un film documentaire sur les NDE, et lors d’une expérience scientifique liée, j’ai trouvé ce terme intéressant pour introduire une ouverture d’esprit au sens large. Ouverture liée aux thèmes du groupe. Ce titre garde en même temps le côté suggestif que nous recherchons, idéal pour susciter la curiosité des uns, l’intérêt des autres. Nous abordons des sujets comme les anciennes civilisations (Atlantis pour le titre « Immersion »), les abductions (« The Encounter »), les états modifiés de conscience (« ASC »), des passages vers d’autres dimensions (« Gates To Nebula », « Departure » ), ainsi que des thèmes plus métaphoriques laissant l’auditeur libre de les interpréter (« The Eclipse », « Illusional Dementia »).

(Steph – guitare) : « Tous ces riffs on les avait en tête depuis déjà un moment. Nous avions un rythme de une ou deux compositions par jour en moyenne. Dans les faits, nous sommes principalement deux à composer (Sébastien et moi) et, par chance, nous avons presque à 100% la même vision musicale. D’où la rapidité du processus de création. »

Vous jouez un death mélodique particulièrement accrocheur. Le titre « Immersion » que l’on peut écouter sur votre MySpace peut être considéré comme le single de l’album. Si vous deviez décrire cet opus, pensez-vous qu’ « Immersion » en serait un bon symbole ? Et si oui pourquoi?

Seb : « Immersion » contient effectivement le refrain qui reste le plus facilement dans la tête, avec le classique titre servant de parole répétitive. De plus cette piste est celle qui contient le plus de mid-tempo avec le rythme le plus accrocheur. Mais ce titre se complète, aussi bien musicalement qu’au niveau des textes, par les autres morceaux. Chacun proposant une ambiance particulière au thème abordé.

A l’écoute de Altered State Of Consciousness, l’influence d’Amorphis se fait vraiment sentir. Est-ce que vous considérez que le combo finlandais est la principale référence pour tous groupes de death mélo qui se respecte ?

Seb : Personne ne peut prétendre connaître l’influence d’un groupe à part ce dernier, il y a tellement de styles mixés parmi toutes ces références… Pour notre part, nous avons surtout été inspirés par le dernier Insomnium ainsi que pafr les groupes At The Gates, Rapture, Ajattara et en effet Amorphis. D’une manière plus générale, comme pour le prochain Inborn Suffering, nous donnons naturellement une touche plus finlandaise à notre univers musical. Cette scène étant notre inspiration la plus importante.

Le death mélodique n’est pas le style de metal le plus joué en France. Pourtant quand on écoute Altered State Of Consciousness, on est surpris par la clarté de la prod qui sonne justement très scandinave. Est-ce que vous pensez que c’est une vue de l’esprit parce que l’on est influencé par l’écoute récurrentes des Dark Tranquillity, In Flames etc. ou vous reconnaissez vous-mêmes de vraies similitudes d’approche ?

Steph : Je remarque qu’en France il y a énormément de fans de death mélodique mais très peu de groupes français qui existent…ou alors je ne les connais pas tous ! Nous jouons ce qui nous fait vibrer, et effectivement on peut dire que c’est ce qui vient de Suède (At The Gates, Edge Of Sanity…), de Finlande (Rapture, Amorphis, Ajattara) mais aussi de Grèce avec un groupe comme Septic Flesh que je considère d’ailleurs comme un combo génial au niveau de la composition. En fait, Fractal Gates est un mélange de styles que nous aimons à 100%. Si pour nous ça sonne, nous gardons les riffs. Apres au niveau du son, il est clair que les scandinaves ont une longueur d’avance… et sur le matos qui va avec aussi ! Et puis comme il s’agit de références pour nous, il est clair que nous avons cherché à avoir ce son spécial qui claque, version petit budget (Merci Andrew Guillotin et Jacob Hansen). Pour ma part je suis un grand fan du metal des années 90, j’en ai parfois une certaine nostalgie, il est donc clair que cette période m’a bien influencé.

Sur la prod justement, le gros du travail a été effectué au Hybreed studio en Août 2008. Pouvez-vous nous décrire la manière dont les choses se sont passées (rencontre avec Andrew Guillotin, ambiance de travail, durée de l’enregistrement etc.) ?

Steph : Andrew Guillotin (Hybreed Studio) est un ami avant tout et vraiment un excellent ingé son. Et avec ce qu’on lui a fait subir on lui décerne la médaille de l’ingé son le plus zen du monde…! On avait enregistré le premier album de Inborn Suffering là-bas, et ça s’est bien passé. Ambiance détendue, fun, tout en restant sérieux. On s’est donc dit que ce serait positif d’enregistrer et mixer le Fractal Gates avec lui. Pour résumer, on a enregistré les grattes et la basse chez moi et le reste au Hybreed Studio. Ça a été dur et a pris un certain temps, surtout pour la batterie puisque notre batteur de l’époque Hugo avait des problèmes de concentration. Mise à part cela, tout s’est bien passé. Andrew a parfaitement compris ce qu’on voulait.

Vous êtes ensuite partis au Danemark pour travailler au fameux Jacob Hansen’s studio. Pourquoi avoir choisi le Jacob Hansen’s studio et quelle expérience en gardez-vous ?

Steph : En fait nous ne sommes pas parti là-bas, nous avions juste transmis les versions non masterisées à Jacob Hansen par Internet. Pourquoi Jacob Hansen ? En fait on aime bien la touche « groovy » qu’il rajoute au son ainsi que le son tres rond et puissant qui caractérise ses productions. Hansen c’est tout de même Aborted, Volbeat ou encore Deadlock. Bon il faut dire qu’il est aussi dans le top 10 des meilleurs ingé son metal en Europe. Hansen a l’air d’être un honnête homme, sérieux…mais très pris.

Un point sur votre histoire maintenant. Comme évoqué plus haut, Mislead était le nom de votre premier groupe. Le projet s’est conclu après deux ans d’activité. Quelles en étaient les raisons et quelle est selon vous la principale différence entre les objectifs de Mislead et ceux de Fractal Gates ?

Seb : Nous avons créé Mislead par désir d’avoir un groupe plus rock qu’Inborn. Mais après avoir fait face à des problèmes de line-up successifs, et avoir trouvé un univers plus précis à exploiter, il nous a semblé sage de repartir sur une base solide. D’où un changement de nom, de style, et d’inspiration.

D’un point de vue musical, comment pouvez-vous dissocier les deux groupes?

Seb : Mislead n’avait pas de concept précis, et sonnait d’avantage comme un mélange entre Paradise Lost, Ajattara et Opeth. Les claviers étaient plus présents, et les structures plus doom/rock. Fractal Gates illustre un univers détaillé, des interludes parsèment l’album pour le rendre plus immersif. La sonorité oscille entre le death mélodique, le doom/death et le rock. Le premier morceau composé pour FG, « Revival », (qui n’a finalement pas été mis dans l’album) peut être considéré comme la transition entre les deux groupes.

En Août 2007, vous créez Fractal Gates et vous sortez votre album en Juin 2009. Votre trajectoire est finalement assez rapide. Quelles sont les difficultés principales que vous avez rencontrées dans votre parcours ?

Seb : L’alchimie musicale entre des musiciens est une chose assez précieuse, c’est ce qui permet un travail de composition relativement rapide, la qualité étant toujours suggestive. Les weekends étant entrecoupés de longues semaines, l’écriture s’en voit ralentit évidemment car il faut bien travailler à côté. Hormis cela, nous avons comme pour Mislead eu des soucis de line up. L’argent n’a pas été un facteur bloquant car nous connaissions déjà depuis Inborn la nécessité d’investir un minimum pour avoir la production adéquate. Il faut savoir mettre le prix pour un album, tant en investissement personnel que financier. Mais de manière générale, l’inspiration reste le facteur le plus important et long dans l’élaboration et la mise en forme d’un album. Il faut sans cesse savoir prendre du recul sur ce qui a été composé la veille, pour sentir quoi améliorer, sans le dénaturer.

Votre première démo, sortie à la fin 2007, a connu un certain succès. Sur le plan de la communication, comment cela s’est-il passé ? Vous l’avez envoyé à tous les médias et/ou vous avez tout de suite cherché à la vendre ?

Steph : En fait ce que j’appelle démo ce sont les quatre titres qu’on avait mis sur notre MySpace et en libre téléchargement. On peut la considérer comme la version brouillon de nos compos. Avec elle on a vraiment eu d’excellents retours et on s’attendait clairement pas à ça vu le son médiocre qu’on avait à l’époque. On avait tout préparé seul en plus : la pochette de la démo, les quarante envois qu’on devait envoyer par ci par là. Mais bon c’était pas possible vu le son trop « fait maison » qu’on avait. On a donc décidé de gérer ça avec un vrai album studio. Nous rendrons peut être disponible cette demo sous format CD dans un futur proche pourquoi pas, puisqu’il y a des personnes qui semblent la vouloir absolument.

Peut-on dire que cette période vous a servi de déclic ? Avez-vous trouvé encore plus de motivation de par les retours positifs engendrés par la démo ?

Seb : Oui bien sûr. Il est toujours plaisant de voir d’autres personnes apprécier sa musique. Cela a certainement eu de l’impact sur l’inspiration. C’est aussi à cette période que nous avons approfondi les sujets que nous allions exploiter par la suite pour l’album.

Le label hollandais RUSTY CAGE RECORDS vient juste de vous signer. Pouvez-vous nous décrire étapes par étapes la manière dont vous avez fonctionné pour trouver un label ? Pourquoi ne pas avoir signé chez un label français ?

Steph : En fait on avait deux réponses positives sur une centaine d’envois (crise oblige). J’aimais bien certains groupes du label Rusty Cage Records et on ne recevait toujours pas de réponse de leur part. J’y suis donc allé au culot : je les ai relancé et « paf » le mec du label a bien accroché. Super label, les mecs sont à fond et on garde tous les droits au niveau de la musique ce qui est très important pour nous. Labels français ? Alors voyons voir : Holy Records ne répondent jamais et Season of Mist veulent uniquement des groupes plus ou moins connus. Les labels français aident rarement les groupes français sauf peut être un label type autoprod comme Thundering. On a connu ces problématiques avec Inborn Suffering aussi…

Un deuxième album est déjà en préparation. Où trouvez-vous toute cette énergie ?!

Steph : Oui en effet le deuxième album est déjà en préparation. On est extrêmement passionné par la musique qu’on joue et par ce groupe. Nous avons encore énormément d’idées pour les compos.. ça n’en finit pas. Les compos s’améliorent ainsi que notre volonté d’écrire des titres qui nous feront et vous feront vibrer.

Dernière question : les concerts font partie des étapes obligées pour un groupe en quête de notoriété. Où en êtes-vous de ce côté ? Avez-vous des dates de calées et votre objectif se situe t-il à l’échelle nationale ou internationale ?

Seb : Nous n’avons aucune date fixée, juste des opportunités proches pour l’instant. Nous terminons de maîtriser l’album en live. Avec de la chance, nous aurons l’occasion de jouer partout en France et en Europe comme avec IS. Mais ça, seul le temps nous le dira !

Entretien réalisé en avril 2007 par Email

MySpace Fractal Gates : myspace.com/fractalgates



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