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Live Report   

Franchement on s’est Gamma Ray



Artistes : Gamma RayFreedom CallSecret Sphere
Salle : Le Trabendo
Ville : Paris
Date : 10-02-2010

Photos : Lost

Les italiens de Secret Sphere ouvrent les hostilités. Les pauvres musiciens ont peu d’espace du fait de l’importante place que prend le matériel de Gamma Ray et de Freedom Call. Qui plus est, ils sont six sur scène ! Mais Ramon Messina, le chanteur original, est absent car coincé en Italie par une grippe. Les fans jugeront de la qualité de leur remplaçant mais quoi qu’il en soit, la formation de ce soir propose une très bonne prestation : la musique est bien en place, un bon son, une bonne présence et un heavy mélodique très bien reçu par le public, notamment sur les excellents « Dance With The Devil » et « Bring On ». Tous les éléments sont réunis pour un bon set, jusqu’au look original du bassiste avec sa touche iroquoise. Une allure punk sympathique qui contraste avec les coupes de cheveux plus traditionnelles de cette soirée power metal.

Les grincheux pourront trouver à redire sur les touches d’humour pas toujours très fines ou sur une utilisation de samples nécessaire…mais pas très rock n’roll. Quoi qu’il arrive, même face au meilleur concert de l’histoire de la musique, il y aura toujours des grincheux, alors laissons les « grincher »…

Freedom Call emmené par Chris Bay, ses longs cheveux blonds et ses pieds nus, débarquent et nous emmène dix ans auparavant avec « We Are One » issu du premier album, Stairway To FairyLand sorti en 1999. Surprise : à la batterie, point de Daniel Zimmerman, remplacé par Klaus Sperling (ex-Primal Fear). Décidément, c’est la soirée des formations inédites ! Pour la petite histoire, Daniel a récemment annoncé son départ du groupe, pour des raisons d’emploi du temps. On le retrouvera néanmoins quelques dizaines de minutes plus tard derrière les fûts de Gamma Ray.

En attendant, après un titre de Dimensions, le groupe attaque son tout nouvel opus, Legend Of The Shadowking avec quatre morceaux d’affilée. L’ensemble est très efficace, cohérent et impeccablement joué. Le heavy épique et mélodique des allemands prend toute sa dimension en concert, pour le plus grand plaisir du public, toujours réceptif, et des quatre musiciens qui sautent, tout sourires.


Chris Bay (Freedom Call)

En bon frontman, le chanteur communique souvent avec le public et c’est bien là tout l’intérêt d’un live. Et en bon leader, il porte la prestation du groupe. Lars Rettkowitz à la guitare et Samy Saemann, avec sa basse cinq cordes, sont un petit peu plus en retrait mais assurent quand même une partie du show, manifestement heureux d’être là. Agréable à voir. C’est vrai quoi, qu’y a-t-il de plus chiant que des musiciens qui restent dans leur coin et en plus tirent la tronche ? La prestation se terminera par « Freedom Call », issu de Crystal Empire (2001).

Setlist :

We Are One
United Alliance
Thunder God
Tears Of Babylon
The Darkness
Merlin
Warriors
Land Of The Light
Freedom Call

L’attente n’est pas très longue pendant le changement de scène. Quelques câbles à brancher/débrancher, les tentures de Freedom Call à enlever, la batterie de Gamma Ray à libérer et les setlists à coller est c’est parti ! La scène est plus élaborée : la batterie est surélevée sur une estrade à deux niveaux que les musiciens utiliseront souvent pendant le set et le back drop est plutôt classe, plein de couleurs et d’illustrations de goules. A noter qu’une des setlists collées sur la scène indique « Future World » en premier rappel tandis qu’une autre indique « New World Order ». Mystère, mystère…

Il est à peu prés 21h10 quand les lumières s’éteignent et que les quatre de Gamma Ray investissent la scène : Dirk Schlächter à la basse, Henjo Richter à la guitare, Daniel Zimmermann derrière les futs et évidemment, Kai Hansen au chant et à la Flying V.


Daniel Zimmerman (Gamma Ray)

C’est par « Garden Of The Sinners » que les allemands démarrent leur prestation. Le titre est issu de PowerPlant sorti en 1999 ! De quoi rappeler que Gamma Ray a de la bouteille. Mais trêve de nostalgie, car « Empathy » débarque. Premier titre du dernier album qui, avec cinq titres joués ce soir, sera bien représenté, le reste de la setlist piochant essentiellement dans PowerPlant (1999) et Land Of The Free (1995). Mais cet écart d’époque ne se ressent pas et l’ensemble est très cohérent. Le son est encore une fois à la hauteur et l’exécution des titres est excellente. Côté scène, en plus du backdrop, on trouve sur le devant des goules chevauchant des choppers de l’Enfer. Une petite déception pour le jeu de lumières, assez standard.


Manowar peut aller se coucher !

Avec « Saviour/ Abyss of The Void », le concert connaît un premier moment fort. Le morceau est intense et le public montre sa présence en chantant. Dirk en profite pour nous gratifier d’un petit passage à la basse qui nous indique que le musicien sait de quoi il parle. Arrive le moment du solo de batterie. Celui-ci sera festif et l’exercice de style est plutôt réussi. Sans grande originalité mais la foule apprécie. Tout le monde est donc ravi comme en témoignent les « Gamma Ray ! Gamma Ray !” chantés par les fans nombreux ce soir.


« Merci beaucoup Paris ! »

« Armageddon » et ses visions de fin du monde suit après le solo avant que « To The Metal », ode à notre musique, ne continue la fête. Son refrain est des plus simples et des plus efficaces et son message limpide. Manowar peut aller se recoucher : les gardiens du metal sont assurément Gamma Ray ce soir. Et encore une fois, le public répond présent. Dommage d’ailleurs que Kai Hansen ne communique pas plus avec lui en dehors des minimalistes « merci ». Même si elle fut portée par des titres efficaces, la prestation des allemands aurait été plus percutante si le guitariste/chanteur avait plus échangé avec les fans qui étaient tout acquis à sa cause ce soir. Certes Kai n’oublie pas les fans flanqués sur la gauche ou sur la droite de la scène en allant les voir, mais il manque une petite étincelle supplémentaire.

Dans la foule, l’ambiance est bon enfant. Seuls « débordements » notoires : un ou deux slams en début de concert, rien de bien méchant donc. « No Need To Cry » vient reposer un instant les esprits en proposant un moment plus calme. Une « power balad » qui ne révolutionne pas le genre, mais qui proposera un interlude intéressant au cours duquel Dirk passe à la guitare acoustique et au chant. Et le musicien a définitivement une très bonne voix ! « Rebellion In Dreamland », salué par la foule, remet tout le monde en ordre de marche et replonge le concert dans du métal bien trempé.

C’est au bout d’une heure et quart de set que le groupe quitte la scène pour la classique pause avant les rappels. Kai aura d’ailleurs terminé cette partie du set en jouant quelques notes de « Future World », testant la réponse du public. Pourtant c’est bien New World Order qui fera office de premier rappel. Kai, clope au bec dit alors « Merci beaucoup Paris ». En français s’il vous plaît ! Le public est toujours là, assurant les ch?urs. « Send Me A Sign » termine définitivement la soirée et le final voit les trois musiciens donner de grands moulinets sur leurs instruments, Dirk et Henjo montés sur les côtés de la batterie, Kai devant la grosse caisse.

En conclusion, une excellente soirée métal. Mettez-y le qualificatif que vous souhaitez : true, power, mélodique ou autre, mais retenez avant tout que le plateau était de qualité. Freedom Call aura bien tiré son épingle du jeu et Gamma Ray a proposé un set solide, efficace et apprécié mais un tantinet convenu.

Set List :

Welcome
Garden Of The Sinners
Empathy
DeadLands
Fight
Mother Angel
Saviour / Abyss Of The Void
Drum Solo
Armageddon
To The Metal
No Need To Cry
Rebellion
Man On A Mission

Rappels:

New World Order
Send Me A Sign



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