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Interview   

Freedom Call : par-delà les racines, la joie


Si les Allemands Freedom Call qualifient eux-mêmes leur musique de « happy metal », il en est de même pour son frontman Chris Bay qui est sans doute le dernier homme que vous entendrez chanter son malheur dans son groupe. Pour lui, la joie est partout, même la peine peut être mutée en quelque chose de positif et son art ne saurait, par conséquent, jamais être vraiment sombre.

Donc, Chris Bay est un homme heureux. Cette félicité, il la trouve notamment là où d’autres y verraient une crise : les derniers changements dans le line-up de Freedom Call, avec l’arrivée du batteur Samy Ali, musicien « plein de surprises », nous dit-il, mais aussi le retour d’un des membres d’origine de la bande : le bassiste Ilker Ersin, qui symbolise en partie le retour aux racines du groupe. Même quand il parle de la force des femmes, supérieure à celle des hommes, on ne saurait sentir la moindre amertume ou rancœur misogyne, bien au contraire.

Toute cette joie traverse cet entretien où le chanteur-guitariste nous parle de leur nouvel album Beyond, accompagné, en bonus dans son édition limitée, d’un disque live acoustique, expérience isolée qu’il ne compte pas renouveler, et il nous explique pourquoi.

« Ce n’était pas mon intention, je ne me suis pas dit : ‘Oh, il faudrait qu’on retourne aux racines de Freedom Call.’ On en est venus là naturellement. »

Radio Metal : Sur cet album, tu as dit être retourné à une orientation musicale plus traditionnelle qui devrait ravir vos fans de la première heure. Penses-tu qu’afin d’aller au-delà de votre propre style – « Beyond » [NDT : « au-delà » en Français] étant le titre de votre nouvel album – il vous a fallu retrouver l’esprit et l’essence originel de votre musique ?

Chris Bay (chant, guitare) : Je pense que c’est simplement un aperçu des racines de Freedom Call, parce que nous n’avons pas essayé de faire ça de façon artificielle. Nous avons simplement commencé à écrire les chansons pour le nouvel album et peut-être que la raison derrière ça se trouve dans les longues tournées que nous avons faites ces dernières années et qui nous ont ramenés aux racines de la musique traditionnelle de Freedom Call. Alors que pour autant que je me souvienne au moment de l’écriture de Land Of The Crimson Dawn, je penchais plus vers quelque chose entre le rock’n’roll et le style metal. Je pense que c’est une évolution classique pour un artiste : tu essaies différentes directions au sein de ton propre horizon musical. C’est encore ce que j’ai fait avec Beyond, et ça m’a ramené aux racines de chansons mélodiques à la fois rapides et joyeuses. Ce n’était pas mon intention, je ne me suis pas dit : « Oh, il faudrait qu’on retourne aux racines de Freedom Call. » On en est venus là naturellement.

Est-ce que le retour d’Ilker Ersin, votre bassiste, a marqué un début dans votre retour aux sources ?

Ouais, peut-être. Ça pourrait bien être l’une des nombreuses raisons. Je me souviens lorsque nous avons eu notre premier entraînement avec lui il y a un petit moment, il y avait un sentiment très étrange qui planait à cette première répétition avec Ilker parce que c’était la première fois après un break de six ans. A un moment, j’ai regardé par-dessus mon épaule gauche et ça m’a fait bizarre de voir Ilker à la basse à nouveau. Alors peut-être que c’est une des raisons ou bien le point de départ à notre inspiration à retourner vers une musique plus traditionnelle. Ça pourrait bien être le cas.

Puisqu’on en parle, pourquoi votre batteur Dan Zimmerman, qui était là depuis le début, a quitté le groupe ?

Oh, c’était sa décision. Il a quitté le groupe assez tôt : en 2007, il ne jouait déjà plus dans Freedom Call. Et à partir de 2007 – c’était il y a longtemps, il y a sept ans – Klaus Sperling au début était le batteur et jouait à la place de Dan mais Dan n’avait pas quitté le groupe. Après 2010, c’est la première fois que nous avons vraiment continué sans Dan à la batterie. Mais c’était sa décision, d’ailleurs il a aussi quitté Gamma Ray. Maintenant il vit sa vie sans la musique et il est heureux. C’est un de mes meilleurs amis et il profite de son temps sans faire de la batterie dans le business de la musique.

Klaus Sperling, qui l’a remplacé après cela, était en quelque sorte un batteur de session. Penses-tu que Ramy [Ali], ton nouveau batteur, sera un membre permanent du groupe ?

Oui, c’est sûr, et ce pour de nombreuses raisons. L’une d’entre elles étant que Klaus a un job permanent qui l’occupe du matin jusqu’au soir, du coup je crois que nous avions beaucoup de problèmes quand nous voulions organiser des tournées tardivement dans l’année parce qu’il ne pouvait pas obtenir des congés avec son travail donc c’était un problème assez évident. Ça, c’était l’un des problèmes, l’autre étant qu’il a aussi son propre groupe Nitrogods avec lequel il est très heureux. Je pense que prendre Ramy en tant que membre permanent dans Freedom Call était la bonne décision pour tout le monde. De cette façon, Klaus peut partir de son côté. Je suis toujours en contact avec Klaus, c’était un gars vraiment très sympa et je crois qu’il a trouvé le chemin qui lui convenait le mieux, et – plus important pour moi [rires] – Freedom Call a trouvé le batteur qu’il lui faut pour l’avenir, car Ramy est toujours prêt à jouer partout dans le monde pour Freedom Call.

« A chaque album nous avons trouvé des nouvelles techniques, des nouvelles directions à prendre pour notre musique et je ne veux jamais me sentir limité dans cette quête de nouvelles techniques afin d’avoir de nouvelles expériences avec la musique. »

Apparemment Ramy est votre ami depuis longtemps. Peux-tu nous le présenter et nous parler de sa carrière passée ?

Oh Ramy… je crois qu’il a joué avec beaucoup d’artistes et qu’il est batteur professionnel dans la musique depuis un long moment. Il a joué dans de nombreux clips vidéo pour Michael Kiske et autres, je ne me souviens pas de tous les noms. Mais peut-être que maintenant est le moment pour Ramy de se poser dans un groupe fixe qui puisse servir de véritable berceau à son inspiration, parce que c’est un musicien hors pair. Ce n’est pas seulement un batteur, il sait aussi écrire des morceaux, c’est un très bon chanteur – j’ai un peu flippé quand il a commencé à chanter [rires] – et il joue aussi du piano. Il est plein de surprises et je n’en aurais jamais attendu autant d’un batteur ! [Rires] Parce que tu sais, c’est un batteur… [Rires] Non, je plaisante, je plaisante. [Rires] Il n’arrête pas de me surprendre et je découvre toujours des nouvelles facettes à son talent, ce qui fait de lui le mec parfait pour Freedom Call.

Est-ce qu’il a participé à l’écriture de l’album puisque que tu dis qu’il joue du piano et tout ?

Oui, il a été d’une grande inspiration pour les nouvelles chansons, par exemple il a écrit les paroles de la chanson-titre « Beyond ». Nous avons tous les deux beaucoup travaillé ensemble sur les arrangements. Mais comme je t’ai dit, je découvre encore de nouveaux talents chez lui alors je suis certain que tu découvriras davantage de ses contributions sur le prochain album.

Il y a quelques passages sur cet album qui ne sonnent pas vraiment comme du Freedom Call typique. C’est notamment le cas avec la chanson « In The Rhythm Of The Light » où ta façon de chanter et les paroles sont très sombres. Il y a aussi quelques influences hard rock sur cet album. Est-ce le résultat de ton travail sur l’album Legend Of The Shadow King où tu as essayé de nouveaux horizons en termes de façon de chanter et de style de musique ?

Ouais, peut-être bien qu’il y a une connexion. Tu as raison ; j’ai pris une façon de chanter très sombre. J’avais essayé ce type de voix graves sur Legend Of The Shadow King mais aussi sur Dimensions il me semble, sur des chansons comme « Blackened Sun ». J’adore ça, chanter de façons radicalement opposées : extrêmement aigu et extrêmement grave ; ça rend les choses très hautes en couleurs, particulièrement en live. Imagine si je ne devais chanter que les notes les plus aigües sur scène en concert… pff ! Ça me tuerait ! [Rires] Alors ouais, ça rajoute un peu de piment pour tout le monde et pas uniquement pour moi sur scène mais aussi pour l’audience et les auditeurs : ils ne vont pas seulement être torturés avec les notes les plus aigües [rires] mais ils pourront aussi entendre les suivantes bien plus graves. C’est ce type de variations dans la musique qui fait qu’elle vaut la peine d’être écoutée.

Il y a quelques rythmes africains sur le morceau « Dance Off The Devil », ce qui est plutôt rare pour Freedom Call. Comment t’es venue l’idée d’inclure de tels sons sur cette chanson ?

Ah ouais, quand je travaille en studio j’essaie absolument tout avec les nouvelles boucles rythmiques, les nouveaux samplers et les nouveaux sons de clavier. Honnêtement, j’ai trouvé un rythme africain que j’adorais mais qui n’était pas exactement ce que je recherchais, alors j’ai travaillé très dur sur ce rythme pendant des heures et finalement je me suis dit « Eh, c’est vraiment cool et ça sonne comme l’Afrique. » Mais je crois qu’il ne serait pas simple de faire le rapport entre une chanson du nom d’ « Africa » et Freedom Call. Par contre, ça s’intègre parfaitement au concept de Beyond parce que ce n’est pas à propos de l’Afrique en tant que pays mais à propos de l’esprit de l’Afrique, le fait de croire à un monde meilleur et dans le rythme de la vie. En termes d’attitude, il est possible que les Africains se rapprochent davantage de nous que les Européens modernes.

« Nous sommes heureux d’avoir l’opportunité de vivre comme ça et nous voulons le crier au monde entier : Soyez heureux, profitez de votre vie ! C’est tout simple. [Rires] »

La chanson-titre dure huit minutes et tu as dit qu’il s’agit de l’héritière de « The Quest » sur votre deuxième album Crystal Empire. Alors que tu écrivais cette chanson, as-tu écouté « The Quest » afin de t’en inspirer ?

Oh non, je n’ai pas écouté « The Quest » puis essayé de faire quelque chose de semblable. [Rires] Non, j’ai juste trouvé quelques passages de la chanson qui me semblaient intéressants alors j’ai essayé de trouver une façon de mettre ces parties en commun. Je crois vraiment avoir bossé entre trois et quatre semaines sur cette chanson pour trouver les bonnes transitions et les bons arrangements. Mais ouais, je crois que le seul point commun avec « The Quest » est que cette chanson dure elle aussi près de huit minutes. Mais je n’ai pas réussi à atteindre les huit minutes. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour atteindre les huit minutes mais ça faisait toujours moins que huit. [Rires] J’ai essayé de l’étendre mais ça ne fonctionnait pas ! [Rires] Putain, ça fait pas huit minutes…

[Rires] La prochaine fois peut-être !

La prochaine fois peut-être! [Rires] Mais ouais, je crois que « Beyond » est un de mes morceaux préférés sur le nouvel album parce qu’il est haut en couleurs. Il y a beaucoup de différents passages. C’est un morceau qui fait presque huit minutes mais pour moi, quand je l’écoute, le temps passe vite. Je n’ai pas l’impression d’écouter un morceau de huit minutes et ça montre qu’il y a de bons arrangements et que c’est digne d’être le morceau-titre de l’album.

Est-ce qu’on peut s’attendre à plus d’expérimentation de votre part dans les prochains albums ?

Nous avons toujours fait ça : à chaque album nous avons trouvé des nouvelles techniques, des nouvelles directions à prendre pour notre musique et je ne veux jamais me sentir limité dans cette quête de nouvelles techniques afin d’avoir de nouvelles expériences avec la musique. Je crois que c’est l’une des choses les plus importantes pour tous les artistes que de se sentir libre de suivre son inspiration et de ne jamais se sentir limité. Les gens de la presse disant : « OK, Freedom Call est un groupe de power metal ou de metal mélodique ou de speed metal mélodique » ne devraient pas m’empêcher de faire autre chose que du power metal. Je me sens libre de faire tout ce que je veux mais ça doit venir de mes propres sentiments et de ma propre inspiration musicale. Et c’est ce que les gens qui écoutent Freedom Call attendent d’un groupe comme le nôtre. Que nous écrivions des chansons selon notre inspiration et pas en fonction de ce que la presse et les gens disent, c’est important pour un groupe.

Vous êtes un groupe très optimiste et vous dites même être « le groupe le plus heureux du monde. » C’est une affirmation assez forte, surtout quand on sait que tous les groupes de metal essaient d’être le groupe le plus sombre et le plus heavy de tous les temps…

[Rires] Ouais ! Eh bien ce n’est pas une déclaration artificielle parce que nous SOMMES très heureux. Nous devons être heureux parce que nous avons la possibilité de faire ce que nous avons voulu faire toute notre vie : être des musiciens rock, voyager à travers le monde, jouer sur scène, rencontrer des gens sympa, rencontrer les gens heureux. Quelle raison pourrions-nous bien avoir pour ne pas être heureux dans cette vie ? Parce que pour nous, le soleil brille ! Il y a de la lumière dans cet univers. Nous n’avons aucune raison d’être dépressifs ou quoi ce soit d’autre. Nous sommes heureux d’avoir l’opportunité de vivre comme ça et nous voulons le crier au monde entier : Soyez heureux, profitez de votre vie ! C’est tout simple. [Rires]

« Je pense que les trucs acoustiques sont très bien pour un bonus sur une édition spéciale […] Peut-être que pour Noël je ferai un concert acoustique pour mes parents. »

[Rires] D’accord. On dit souvent que la tristesse et les moments tragiques de notre vie sont aussi les plus inspirants, je suppose que tu n’es pas d’accord ?

Oui, en fait je pense que c’est ce que font les moments les plus profonds de notre existence. Mais tous ces moments les plus profonds te font réaliser l’importance de la vie, peut-être même te rendent reconnaissant pour ta situation ou alors mettent le doigt sur ce que tu dois changer dans ta vie… D’après moi, ça n’a aucun rapport avec les sentiments négatifs que tu peux ressentir dans la vie. Ton optimisme et ta façon de penser positive peut t’aider à transformer une tragédie en quelque chose de positif pour ta propre expérience et pour ton inspiration future. Quelque chose qui puisse t’être utile. Alors je pense qu’une tragédie ne devrait pas t’abattre et te décevoir, tu peux transformer ça en une expérience de vie extrêmement importante mais tu dois apprendre à changer ça en quelque chose d’optimiste et avoir une façon de penser positive parce qu’il s’agit de ta vie. Tu dois vivre ta vie. Tu dois vivre ta vie et personne d’autre ne peut le faire pour toi. Mais c’est le plus important : une tragédie fait partie de ta vie. Beaucoup de tragédies vont se produire mais tu dois apprendre à transformer ça en une expérience positive. Mais c’est uniquement ma façon personnelle de voir les choses.

Beaucoup de groupes de power metal sont inspirés par la littérature de Tolkien, est-ce ton cas ?

Beaucoup de groupes sont inspirés par la littérature mais ce n’est pas mon cas. J’aime bien lire quelques bouquins mais par de l’heroic-fantasy, pas des trucs comme Narnia ou le Seigneur des Anneaux. J’ai lu le Seigneur des Anneaux, mais ça ne m’a pas inspiré. Toutes ces paroles, tous ces fantasmes qui me viennent de rêves, mes propres rêves, de rêves éveillés ou de mon imagination, ça ne vient pas de la littérature.

Sur le CD bonus de l’album, il y a une section du nom d’Unplugged And Masqueraded. Il me semble que c’est la première fois que vous faites quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? Est-ce qu’on peut s’attendre à plus de concerts acoustiques de votre part ?

J’espère que non ! [Rires]

Pourquoi cela ?

Je pense que les trucs acoustiques sont très bien pour un bonus sur une édition spéciale, comme ce que nous avons fait. Nous avons enregistré un concert qui date de l’année dernière où nous étions les invités spéciaux du Rhapsody de Luca Turilli dans notre ville natale parce que les musiciens sont des amis à nous, et nous nous sommes dit : « Eh attends, faisons un truc spécial pour l’occasion et enregistrons le concert de façon à l’utiliser comme bonus de l’album ! » C’est une super idée mais je préfère la façon classique, normale et traditionnelle de donner des concerts avec des guitares heavy, des chants forts et une double grosse caisse… c’est ce que je préfère. Peut-être que pour Noël je ferai un concert acoustique pour mes parents.

D’accord [rires]

Au moins tu m’auras demandé ! [Rires]

Donc je suppose que vous n’avez jamais pensé à faire un album avec des versions alternatives de vos chansons comme Helloween l’a fait sur l’album Unarmed ?

Ouais, j’aime cet album de Helloween. Je trouve ça très créatif. J’aime bien mais… Ha, il ne faut jamais dire jamais ! Je ne sais pas, pour l’instant je préfère partir en tournée avec une vraie batterie, des vraies guitares qui jouent vite et jouer en concerts d’une façon plus classique. Mais comme je t’ai dit, il ne faut jamais dire jamais. Peut-être qu’un jour nous aurons un orchestre, mais d’ici là il va falloir que j’amasse de l’argent. [Rires]

[Rires] OK. Le tournage du clip de la chanson « Union Of The Strong » s’est déroulé dans les alentours de Nuremberg en Franconie. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Tourner cette vidéo est une décision que nous avons prise à la dernière minute et notre batteur a une école de musique et là, il y avait assez de place pour tourner ce clip. Ensuite j’ai eu l’idée de faire venir quelques personnes, des fans, pour le tournage et du coup c’était vraiment marrant, tout le monde a adoré. Nous n’arrêtions pas de sauter et de chanter ensemble et nous avons eu quelques moments épiques avec des torches. Ouais, c’était vraiment excitant mais je crois que tu pourras voir ce clip très bientôt. Hier j’ai vu sa première version finale et c’est vraiment bien. C’est du Freedom Call à 120%.

La dernière fois que nous nous sommes parlés, c’était en 2010 pour la sortie de l’album Legend Of The Shadow King et tu as conclu notre interview en disant que « C’est un fait, les femmes sont plus intelligentes. Je suis un homme, c’est difficile à dire mais quelque chose ou quelqu’un de plus intelligent que toi peut être très dangereux : alors fais attention quand tu as à faire aux femmes ! »

[Rires]

[Rires] Penses-tu toujours de cette façon ?

Oh oui, je crois que je peux souligner ça. Je peux le souligner avec un stylo très, très, très épais. C’est juste. Elles sont plus fortes que nous ; nous n’avons aucune chance. [Rires] Personnellement j’ai déjà abandonné !

Interview réalisée par téléphone le 15 janvier 2014 par Metal’O Phil
Retranscription et traduction : Natacha
Introduction : Animal

Site internet officiel de Freedom Call : www.freedom-call.net

Album Beyond, sortie le 24 février 2014 chez SPV/Steamhammer.



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