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Interview   

Gamma Ray : l’empire heavy metal à l’épreuve des flammes


Quel album de musique peut-être plus metal que celui qui sort directement des flammes de l’enfer ? N’en déplaise aux adorateurs de Satan, avérés ou simulés, c’est bel et bien le groupe de heavy/speed allemand Gamma Ray qui a accouché l’année dernière d’un tel opus, dénommé Empire Of The Undead et prévu pour le 28 mars prochain. « Cher Kai, s’il te plait rappelle-moi immédiatement, le studio est en train de brûler et ce n’est pas une putain de blague ! », voilà le message que le leader Kai Hansen a reçu depuis sa chambre d’hôtel en Amérique du Sud, alors que la majorité de l’album venait d’être mis en boite aux Hammer Studios de Hambourg. Au-delà de son contenu dont il peut être fier, voilà un album qui risque particulièrement de rester dans la mémoire du groupe.

Et c’est Kai Hansen lui-même qui nous explique dans l’entretien qui suit la conception d’Empire Of The Undead, l’incendie des studios et comment la musique a pu y survivre. L’occasion également de revenir sur le départ du batteur Dan Zimmerman, recevoir des nouvelles d’Unisonic – son second groupe en compagnie de son ancien compère dans Helloween Michael Kiske – qui prépare son second album et le titiller sur les accusations de plagiat qui circulent sur internet au sujet de certaines chansons de Gamma Ray.

A propos de l’incendie des Hammer Studios : « Quand on m’a appris la nouvelle […] je suis resté assis là pendant bien une demi-heure, à ne rien faire d’autre que regarder le mur et par la fenêtre. »

Radio Metal : Les chansons « Empire Of The Undead » et « Master Of Confusion » sont toutes les deux sorties en mars 2013 sur la compilation Master Of Confusion. Pourquoi vous-a-t-il fallu une année entière pour finaliser l’album et le sortir ? Ca a un rapport avec le fait que les Hammer Studios aient été détruits par un incendie ?

Kai Hansen (chant/guitare) : Non, pas uniquement. Quand nous avons commencé à travailler sur l’album, nous avions une tournée avec Helloween qui arrivait, et avant cela j’étais aussi pas mal occupé avec Unisonic donc je n’avais pas vraiment le temps de me mettre au boulot pour Gamma Ray. Donc quand nous avons vraiment commencé il était déjà tard et on se rapprochait de la tournée avec Helloween. Donc le seul choix que nous avions était de commencer et sortir cet EP, afin de ne pas partir sans rien pour cette première partie de tournée avec Helloween. Et quand nous avons terminé cette tournée, qui était plutôt longue d’ailleurs, nous avons continué de bosser sur l’album final avant de repartir sur la seconde partie de la tournée Helloween et Gamma Ray en Amérique du Sud cette fois. Nous n’avons pas réussi à terminer le disque à ce moment-là parce que ça faisait vraiment trop court, et il nous manquait encore trois chansons. Nous sommes donc partis en tournée avec Helloween en Amérique du Sud et c’est à ce moment-là que le feu a ravagé notre studio, que ça s’est déclenché. Donc quand nous sommes revenus, il n’y avait plus de studio et il nous manquait toujours trois chansons pour compléter l’album. Je suppose que le reste est de l’histoire ancienne. Notre collègue de studio Eike a trouvé un autre studio avec lequel nous pouvions travailler, parce que nous lui avions donné des conseils quant à qui appeler et il a trouvé ce studio à Hambourg pour nous permettre de poursuivre notre travail. Nous avons récupéré le local de répétition d’un groupe que nous connaissons de façon à pouvoir l’utiliser afin de finir de composer les trois chansons. Ensuite nous sommes allés en studio pour finir le reste. Donc l’un dans l’autre ça a pris un long moment, avec quelques pauses entre deux.

Quelle a été ta première réaction quand on t’a annoncé la destruction des Hammer Studios ?

Quand on m’a appris la nouvelle, en fait j’étais dans ma chambre d’hôtel en Amérique du Sud et mon téléphone portable s’est mis à sonner. Je me suis dit que c’était un texto qui arrivait alors j’y ai jeté un coup d’œil et ça disait « Cher Kai, s’il te plait rappelle-moi immédiatement, le studio est en train de brûler et ce n’est pas une putain de blague ! » Je suis resté à regarder le message et j’ai dit « ok » puis j’ai reposé le téléphone sur le côté et je suis resté assis là pendant bien une demi-heure, à ne rien faire d’autre que regarder le mur et par la fenêtre. Après j’ai commencé à paniquer et j’ai fait quelques recherches sur Google. Je cherchais des photos des dégâts et j’essayais de joindre Eike pour avoir plus d’information sur ce qu’il se passait.

Sais-tu ce qui a déclenché l’incendie ?

Non, en fait selon une rumeur quelques types – parce que c’était un gros complexe, et beaucoup de gens y stockent des vieux frigos et tout un tas de merdes – quelqu’un a donc dit que quelques types avaient fait un barbecue et que l’un d’entre eux a jeté les restes encore chauds dans une poubelle, et c’est ce qui aurait déclenché l’incendie. Mais ça n’a pas été prouvé et ce n’est qu’une rumeur donc je ne sais pas si ça s’est vraiment passé comme ça.

Le studio va-t-il être reconstruit ?

Non, tout le complexe est bien trop endommagé et le bâtiment est à deux doigts de s’effondrer donc il nous faudra trouver un autre endroit.

Comment avez-vous fait pour récupérer tout ce qui avait déjà été enregistré ?

Oh, ce n’était vraiment pas un problème en fait, parce qu’étant à l’ère du numérique, tout était sur des disques durs donc Dirk avait une copie et j’avais une copie. Quand Eike – qui travaillait à ce moment-là – a vu qu’il y avait un incendie, il a tout simplement attrapé tous les disques durs qu’il pouvait trouver et s’est précipité à l’extérieur. Donc c’était sécurisé. Heureusement que nous ne bossons plus sur des 24 pistes !

« Pour nous, le feu est destructeur, c’est certain, mais ça a aussi un effet purifiant, alors une fois que tu as accepté ce qu’il s’est passé, tu peux commencer à reconstruire quelque chose de nouveau et c’est une sorte de processus purificateur. »

Apparemment tout a été détruit sauf les enregistrements quasi finis de votre album. Je suppose que le fait qu’il ait résisté à un incendie le rend assez spécial, non ?

C’est assurément un album qui restera dans nos esprits comme quelque chose de bien particulier, c’est un fait. Je veux dire, tout le temps qu’il nous a fallu pour l’écrire sans parler du feu au milieu de ça… Et puis je trouve que c’est un très bon album en plus de ça. Ce disque est assurément particulier, c’est certain.

Dans le clip de Hellbent, on peut voir des prises de vues du studio brûlé. Vouliez-vous montrer votre attachement à ce lieu ?

Eh bien peut-être… en partie c’était le cas, oui. Tu sais, nous avions simplement l’idée d’y aller de toute façon et le label nous a dit « Bon, nous avons un caméraman et une équipe de reportage, est-ce qu’on peut y aller avec vous et en profiter pour vous y filmer ? » alors nous avons dit « Ok, pas de soucis. » Mais c’était la première fois que je voyais cet endroit après l’incendie et c’était plutôt marquant, en effet.

Avec Hellbent, vouliez-vous montrer que baisser les bras après un tel incident est absolument hors de question pour vous ?

Eh bien baisser les bras est toujours hors de question. Tu sais, je ne pense pas que nous voulions particulièrement utiliser le clip pour montrer aux gens que nous ne voulons pas abandonner, mais peut-être qu’il a tout de même véhiculé ce message. Pour nous, le feu est destructeur, c’est certain, mais ça a aussi un effet purifiant, alors une fois que tu as accepté ce qu’il s’est passé, tu peux commencer à reconstruire quelque chose de nouveau et c’est une sorte de processus purificateur. C’est comme ça que nous l’avons ressenti.

D’ordinaire, les albums de Gamma Ray ont des visuels très colorés alors que celui-ci est plutôt sobre. Voulais-tu un effet black album ou white album ?

Ouais, c’est exactement ça ; c’est notre white album, ou notre black album, ou bien les deux en même temps si tu veux, parce qu’il y a différentes versions. [Rires] En fait ça m’est venu à l’esprit alors que je me trouvais dans un magasin de musique et je regardais les CDs sur une étagère de heavy metal. C’était comme si tous les albums se ressemblaient, et avec un format aussi petit d’une pochette de CD, j’en avais vraiment marre de ces petites photos pleines de couleurs. Même si je les aime bien en temps normal, à ce moment-là je me suis dit « Putain, faudrait faire quelque chose de différent, quelque chose d’épuré, de simple et quelque chose qui BAM, te saute à la gueule » et c’est comme ça que notre choix s’est porté là-dessus.

Hellbent fait un peu penser à une ovation au metal, un peu comme « To The Metal! » sur votre précédent opus. Est-ce une sorte de suite, comme s’il s’agissait de l’hymne metal 2014 de Gamma Ray ?

Si tu veux, tu peux le voir comme ça, c’est sûr ! [Rires] Tu sais, nous avons toujours en quelque sorte célébré la musique que nous apprécions ou adorons et celle qui nous permet de continuer d’avancer. Pour te donner un exemple, à de nombreux moments de ma vie, il aurait été très difficile pour moi de faire face à l’adversité sans le heavy metal. La musique m’a toujours aidé et je suis persuadé que je ne suis pas le seul. Je pense que c’est le cas pour beaucoup de gens. Alors même lorsque le monde entier autour de nous – parce que c’est ça les paroles – explose ou part en ruines, du moment que tu entends ta musique, tu n’en a rien à foutre, rien à cirer, et tu t’en fiches. Tu seras assez fort pour survivre.

« A de nombreux moments de ma vie, il aurait été très difficile pour moi de faire face à l’adversité sans le heavy metal. La musique m’a toujours aidé et je suis persuadé que je ne suis pas le seul. Je pense que c’est le cas pour beaucoup de gens. »

L’album commence avec « Avalon », une chanson épique de 9 minutes, ce qui est toujours un choix audacieux. Est-ce un clin d’œil à Land Of The Free, votre album le plus acclamé et sa chanson d’ouverture « Rebellion In Dreamland » ?

Bien sûr, mais ce n’était pas notre intention de faire ça, parce que tu ne peux pas prévoir ces choses-là [rires] ça ne marche jamais ! Mais c’est ce que ça a donné et quand nous avons dû commencer à faire un choix pour l’ordre des morceaux sur l’album nous n’étions pas certains à l’origine et nous avions pensé commencer l’album avec Hellbent, parce que c’est assez classique de commencer un album avec le morceau thrashy. Et puis finalement je me suis réveillé un matin et j’avais fait un rêve alors j’avais la certitude… je ne sais pas pour quelle raison, j’étais certain que ce serait bien de commencer l’album en mettant Avalon en première place. Et après j’ai pensé à Land Of The Free parce que c’était « Rebellion », une chanson similaire, qui se trouvait en premier, alors j’ai aimé l’idée de faire quelque chose de similaire cette fois encore.

Avec sa mélodie vocale typique, ses chœurs et ses arrangements, « Time For Deliverance » fait beaucoup penser à quelque chose que Queen aurait pu écrire. C’était une influence délibérée ?

Oh oui, absolument, j’ai toujours adoré Queen et tout ce qu’ils ont fait. C’est vraiment un super groupe et en particulier Freddy Mercury. Quel chanteur ! Je veux dire, assurément. Et le truc c’est que cette chanson a été écrite par Dirk et quand il me l’a jouée, j’étais là « Putain, mec, on dirait vraiment une chanson de Queen ! » et après évidemment, quand nous avons continué à travailler dessus, j’ai toujours gardé cette vision en tête, je voulais que la chanson ait une sorte de grandeur comme celles de Queen.

Le riff rock’n’roll pendant le solo d’ « Avalon » fait aussi beaucoup penser au riff principal de « Stone Cold Crazy » de Queen. Y-a-t-il encore un lien ?

Si c’est ce le cas, ce n’est pas voulu. Je pense que c’est juste un riff rock’n’roll. Je vois ce que tu veux dire mais nous ne l’avons pas fait exprès. Nous étions simplement en train de jammer quand quelqu’un a fait ce riff et nous nous sommes simplement dits « Ouais, c’est cool, c’est bon pour un solo. ».

L’album est assez varié, il comporte une chanson épique, quelques morceaux thrash / speed metal, quelques morceaux plutôt rock’n’roll et une ballade. Penses-tu que cet album représente toutes les facettes musicales de Gamma Ray ?

Je pense que c’est une bonne représentation de ce que nous pouvons faire et ce que nous aimons dans différents styles. J’aime les albums qui ont une sorte de flexibilité en termes d’écriture, pour éviter de faire dix fois une chanson de type A et préférer décliner des chansons de type A, B, C, D et tout ça. Je trouve que nous avons fait un bon travail quant à ce qui est de créer une bonne variété tout en évitant de donner un aspect trop « compilation » à l’album.

On dirait que le morceau « I Will Return » est dédié au film Terminator. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

[Rires] Non, pas vraiment, en fait c’était plus une blague. Parce que Henjo a écrit « I Will Return » et d’un coup, je ne sais pas, j’ai dit « Il faudrait une intro ou quelque chose comme ça » et puis ensuite… « I Will Return » ça m’a fait penser à quelque chose qu’Arnold Schwarzenegger aurait dit, du genre « Je reviendrais » et donc j’ai dit « allez, cherchons ça sur YouTube ou quelque chose, tu sais, juste cette phrase pour la mettre en intro » Comme ça, ça fait une sorte de clin d’œil.

A propos de Gamma Ray accusé de plagiat : « Tu sais, tu ne peux pas réinventer la roue : tu as 12 accords, mets en trois ensemble et je te dirais d’où tu viens de le voler. »

Tu as co-produit tous les albums de Gamma Ray avec Dirk Schlächter depuis Insanity And Genius. Mais cette fois-ci Eike Fresse y a également pris part pour ce qui est du mixage…

En fait c’est très difficile à expliquer. Tu sais, Dirk et moi nous avons simplement partagé le processus de production cette fois-ci parce que Eike s’est chargé du mixage. Il ne l’a pas produit de cette façon-là, il l’a produit en termes de mixage du son mais la production en elle-même (par là je veux dire l’enregistrement et la production) ne signifie pas créer le son. Produire veut dire « travailler le son » mais dans le sens de lui donner un certain cadre, d’avoir une vision de la façon dont le son doit être, le mettre en place, avoir des idées sur tous les points, les mélodies, les arrangements et les sons. C’est ça, produire. En général c’est Dirk et moi qui nous en chargeons mais je crois que cette fois c’est moi qui ait eu le plus gros impact sur le son ou sur la réalisation de cet album.

Après 15 années au sein de Gamma Ray, Dan Zimmerman a quitté le groupe en 2012. D’après Chris Bay de Freedom Call, il a aussi tout simplement arrêté la musique. Etais-tu surpris par cette décision ?

D’une certaine façon, oui. Je veux dire que nous pouvions tous nous rendre compte du fait qu’il ne mettait plus tout son cœur dans les tournées, son jeu, le fait d’être parmi nous, de venir à Hambourg pour répéter et tout ça. Nous pouvions tous sentir cela mais j’ai tout de même été choqué d’une certaine façon quand il m’a dit « Bon, je vais partir, je vais vraiment arrêter maintenant. »

Sorti en 2011, votre EP Skeletons And Majesties comprenait une version karaoké de la chanson « Rebellion In Dreamland » avec laquelle vous aviez demandé aux fans de s’enregistrer en la chantant et d’en envoyer le résultat au groupe. La nouvelle version de la chanson avec les chœurs des fans devait apparaître sur le prochain album de Gamma Ray. Peux-tu nous en dire plus sur ce projet et si on va finir par entendre le résultat ?

Cela nous a pris un long moment pour déterminer qui était les meilleurs chanteurs. Je crois que nous allons bientôt sortir les meilleures performances. Si les personnes sont d’accord avec cela, ce sera téléchargeable sur notre site internet.

Le mois dernier, il y a eu une annonce comme quoi tu avais commencé à travailler sur le prochain album d’Unisonic. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ? Comment le comparerais-tu au premier album ?

C’est marrant parce que cette fois je n’ai écrit aucune chanson parce que je n’avais pas le temps. Heureusement, les autres gars ont fait un super boulot et ont écrit de très bonnes choses. Surtout Dennis, il a fait un boulot de dingue et a écrit des chansons qui sont vraiment dans la veine de ce qu’elles devraient être. Il y a beaucoup de vitesse sur cette album en fait, c’est beaucoup plus rapide que le premier album. Je trouve qu’il est encore plus metal et qu’il comporte quelques chansons géniales et il est bien varié.

Être dans deux groupes principaux, Gamma Ray et Unisonic, représente le double du travail. Comment t’organises-tu ?

Je ne sais pas ! [Rires] J’essaie de vivre pleinement d’une certaine façon. Je veux dire, parfois c’est complètement dingue mais pour l’instant ça me va. J’essaie juste de… Nous devons toujours faire attention au temps qui passe.

Comment décides-tu quel riff servira à quel groupe ?

Euh, c’est… je ne sais pas, je n’ai même pas à y penser. Tu sais, la plupart du temps quand j’écris des chansons, je sens exactement ce qui collera bien à quel groupe et pour quel musicien, etc.

Michael Kiske a dit que le line-up classique d’Helloween n’a jamais vraiment eu la chance d’exprimer tout ce qu’il avait à exprimer d’un point de vue artistique et que c’était très triste. As-tu le même ressenti ?

En fait je n’y ai jamais vraiment pensé, mais je ne sais pas, je ne pourrais pas dire. Peut-être que nous aurions pu en faire encore plus par la suite, mais je n’y pense pas vraiment. [Rires] Je joue simplement de la musique, et la musique que tu joues n’est qu’un aperçu éphémère de tes capacités et de ta volonté concernant ce que tu veux faire. Alors je ne sais pas ce qu’il aurait été possible de faire par la suite et je ne pense pas que nous ayons manqué quoi que ce soit. Je pense qu’à l’époque, quand nous avions ce line-up, nous avons fait du mieux que nous pouvions et je pense que le succès que nous avons rencontré confirme cela en quelque sorte.

Sur YouTube, il existe une vidéo qui compare vos chansons avec celles d’autres artistes qui semblent très similaires aux vôtres. Par exemple « The Rime Of The Ancient Mariner » et « The Clairvoyant » d’Iron Maiden sont comparées à votre chanson « Opportunity ». Que dirais-tu aux gens qui appellent ça du plagiat ?

Eh bien je dirais que s’ils veulent s’amuser à comparer [ces morceaux], qu’ils le fassent. Je sais qu’il existe des similarités, particulièrement sur cette chanson. C’était un riff de basse que Dirk jouait tout le temps et j’ai dit « C’est bon, nous devrions mettre ça dans une chanson » mais après nous nous sommes dit « Oh merde, ça ressemble vraiment au truc de Maiden là » mais finalement nous avons décidé « Et puis merde, on s’en fout. » Tu sais, quand tu regardes dans le passé, à l’époque de Elvis Presley et Chuck Berry et tous ces mecs, toutes les chansons n’avaient que trois accords, et ces trois accords étaient toujours les mêmes. Des fois ils étaient dans cet ordre-ci et d’autres fois ils étaient dans cet ordre-là, mais c’était toujours le même schéma et ça rendait vraiment pareil. Si tu prends « Hound Dog » et que tu la compares à « Lucille » ou autre, c’est la même chose, mais l’approche est différente en fonction de qui la chante, de la raison pour laquelle il la chante et de sa façon de la jouer. Alors ça ne m’a jamais vraiment déranger de faire quelque chose de similaire ou qui soit pareil, simplement parce que la musique est aussi une sorte de reproduction. Tu sais, tu ne peux pas réinventer la roue : tu as 12 accords, mets en trois ensemble et je te dirais d’où tu viens de le voler. Tu peux continuer à utiliser ces associations ou bien tu peux te fixer les limites très serrées. Nous jouons toujours d’une façon très naïve. Si nous aimons quelque chose, nous l’utilisons. Evidemment, tu peux toujours t’attendre à te faire punir par des gens sur internet qui vont te dire « AH ! J’ai déjà entendu ça, tu l’as volé d’ici ou de là ! » Mais nous n’en avons rien à foutre !

Interview réalisée par téléphone le 12 mars 2014 par Metal’O Phil.
Retranscription et Traduction : Natacha.
Introduction et Fiche de questions : Spaceman.

Site internet officiel de Gamma Ray: www.gammaray.org

Album Empire Of The Undead, sortie le 28 mars 2014 chez EarMusic.



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