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Interview   

Godsmack à pleine puissance


Godsmack s’est fait particulièrement discret ces dernières années, le précédent opus The Oracle datant de 2010 et ayant lui-même fait suite à une absence discographique de quatre années. Une absence qui s’est faite d’autant plus sentir sur le continent européen que le groupe semblait, en apparence, bouder, (quand ce n’est pas la malchance qui s’en mêlait) restant cloîtré dans le pays de l’oncle Sam. Mais la réalité est que le groupe de Boston était au bord de l’implosion, par la fatigue mais aussi à cause de problèmes qui empêchaient son bon fonctionnement. Mais voilà, après s’être ressourcé et avoir régénéré l’envie, Godsmack est de retour cette année avec 1000hp, son nouvel album varié qui apporte un peu de fraîcheur au milieu des brûlots heavy rock typiques du combo, bien décidé à mettre le turbo pour palier aux années d’inactivité. Et le frontman Sully Erna avec qui nous avons discuté dans l’entretien qui suit, insiste bien pour dire aux fans que le groupe compte bien « venir en Europe et y jouer autant que possible, de manière à rattraper le temps perdu. »

Nous avons donc questionné le chanteur sur tout ceci, déviant la discussion sur des sujets plus généraux, comme sa nostalgie de l’époque analogique, la ville de Boston qui semble avoir une place importante dans le cœur des musiciens ou le rapport du groupe aux scènes grunge voir néo metal auxquelles ils ont souvent été associés.

« On en est arrivé à un stade difficile pour ceux qui font de la musique aujourd’hui, si on compare à l’époque où c’était encore considéré comme un véritable art. »

Radio Metal : Les fans ont dû attendre quatre ans pour entendre un nouvel album de Godsmack, en partie parce que le groupe avait besoin d’une pause. Apparemment le combo a même failli splitté. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Sully Erna (chant) : Eh bien, tu sais, le groupe travaillait tellement, nous avons passé douze ou treize années sur la route et nous avions simplement besoin d’un break. Il y avait de nombreux problèmes qui avaient besoin d’être corrigés et parmi ceux-ci, certains concernaient le management, d’autres notre maison de disque, ou encore le groupe lui-même, et si nous avions continué, je pense que nous aurions fini par nous séparer, et nous ne voulions pas en arriver là. Nous avons donc décidé de prendre un peu de temps pour réfléchir à tout ça et corriger les problèmes qui commençaient à devenir gênants. C’est ce que nous avons fait et ça a pris un peu de temps parce que la première chose dont nous avions besoin, c’était de faire une pause par rapport au groupe. Donc, maintenant, nous avons assemblé une nouvelle équipe pour le groupe, un nouveau management et nous avons mis en place tout ce qui avait besoin de l’être avec le label par rapport à l’international, car nous avons conscience que nous avons été pas mal absent en Europe, en Australie, en Amérique du Sud et énormément d’endroits où nous devrions nous rendre plus souvent. Et par rapport à ça, nous ne recevions aucune aide, nous n’avions aucun soutien. Je suis donc content de pouvoir désormais dire que nous sommes dans une bonne position. Nous nous sommes retrouvés, nous avons composé un super bon album, nous sommes en tournée pour le soutenir et nous prévoyons de partir plus souvent à l’international en 2015, vous nous verrez donc très bientôt !

J’ai aussi lu que vous étiez exténués par les longues et intenses tournées. Prévoyez-vous donc de lever un peu le pied par rapport à celles-ci ?

Eh bien, c’est en partie une question d’apprendre à équilibrer tout ça, car je suis très agressif et le groupe l’est également, et à l’époque, nous donnions neufs concerts voire même onze pour un seul jour de repos, et tu fais ça pendant des années et des années et des années et après un moment, tu n’es même plus une personne, tu commences à perdre la boule. Et c’est aussi un peu la raison pour laquelle le groupe était si exténué, parce que nous tournions simplement trop, ce qui fait que nous avons dû apprendre à nous accorder de petites pauses entre-deux. Donc, maintenant que nous comprenons ceci, je ne pense pas qu’il y aura à nouveau des problèmes qui feront que nous serons absents pendant quatre ans, ou même dix ans dans votre cas car nous ne sommes pas venus là-bas [en Europe] depuis que nous avons joué avec Metallica. Je pense que c’est simplement une question d’organiser une tournée, prendre quelques semaines de repos, puis repartir en tournée et reprendre quelques semaines de repos, de nous réserver un peu de temps pour respirer. Ca requiert du temps pour comprendre ça parfois, tu veux en faire tellement tout le temps que tu en oublies de prendre soin de toi.

A quel moment est-ce que vous vous êtes mis d’accords sur le fait qu’il était temps de se retrouver et faire de la musique à nouveau ? Quel a été l’élément déclencheur ?

Je ne sais pas s’il y avait un moment en particulier. C’était juste Shannon (Larkin, batterie) et moi qui avons parlé et les gars commençaient à avoir faim de travail. Je crois qu’ils ont fondé comme un projet parallèle qui n’a pas si bien marché et je pense que ça les a fait réfléchir sur ce que nous avons vraiment avec Godsmack et à quel point c’est spécial. Et je crois qu’à ce stade ils ont commencé à reprendre contact et nous étions là à nous dire « parlons de nous retrouver et de nous poser ensemble » pour apporter de la musique et voir comment nous nous sentions par rapport à ça.

Musicalement, sur le nouvel album il a des passages très classiques de Godsmack mais aussi des chansons plus ouvertes voire même épiques, comme « Generation Day », avec cette section ambiante au milieu, ou bien « Turning To Stone » qui contient des percussions. Avez-vous ressenti le besoin d’expérimenter un peu avec de nouveaux éléments et de nouvelles textures sur cet album ?

Ouais, je pense qu’il est toujours important d’essayer de faire une musique qui donne aux gens un sentiment de fraîcheur. J’aime cet album parce que je trouve qu’il est très varié : il y a des chansons comme « 1000hp », « FML » et « Something Different » qui ont un côté plus punk rock, il y a des chansons typiques de Godsmack qui parleront au noyau dur de nos fans, comme « Locked & Loaded » et « What’s Next ? », et ensuite, tu as raison, il y a des chansons comme « Generation Day » et « Nothing Comes Easy » qui sont un peu plus épiques, ce sont les chansons artistiques de l’album. Je trouve donc qu’il est important d’offrir un peu de variété mais en faisant quand même en sorte que tout ceci fonctionne ensemble, et c’est ce qui s’est produit pour cet album, il y a beaucoup de textures et de couleurs et pour une raison ça fonctionne bien.

« J’aime toujours écouter des disques vinyles ; j’essaie de préserver chaque parcelle de ce monde analogique qu’il nous reste. »

Est-ce que ça démontre la diversité des goûts musicaux des membres du groupe ?

Je dirais que oui. Je veux dire qu’il y a toujours énormément de sources d’inspirations pour nous, individuellement, et particulièrement dans la mesure où je suis parti faire un album solo. J’ai travaillé avec tout un groupe de musiciens différents qui provenaient des milieux classiques, jazz et blues. J’ai beaucoup appris à leurs côtés et j’ai pu appliquer une partie de ceci là où ça semblait nécessaire. Je pense que c’est la raison pour laquelle une chanson comme « Something Different » sonne si unique et si spéciale, et je crois vraiment que cette chanson sera le prochain single que nous sortirons. Je pense que ce sera peut-être l’un de nos plus gros singles et j’espère qu’il fera passer un palier au groupe.

Tu estimes donc que ces éléments sont la conséquence directe de ton expérience avec ton album solo Avalon, qui avait justement ces éléments plus atmosphériques et épiques, avec des percussions, etc. ?

Ouais, je le crois. Une partie provient d’influences de la vieille école, comme « Generation Day », cette section au milieu qui, à mon sens, est plus un truc à la Led Zeppelin, c’est très planant et aérien. Il y a un peu d’Avalon là-dedans et il y a clairement des textures dans « Something Different » que je pense avoir été capable d’intégrer grâce à mon travail avec le projet Avalon, comme le fait d’ajouter un violoncelle sur la partie solo et des choses comme ça, les cordes… Beaucoup de tout ceci provient de mon expérience à travailler avec d’autres gens sur Avalon.

Tu as mentionné Led Zeppelin : est-ce important de t’inspirer de ces groupes qui étaient si créatifs dans les années 70 ?

Ouais, parmi les meilleures musiques, pour moi, ont été écrites dans les années 70. Je pense que certaines des musiques les plus influentes dans le monde ont été écrites dans les années 70. Led Zeppelin, Black Sabbath, ceux-ci étaient des groupes incroyables à l’époque… Les Who… Ces musiques étaient incroyables, et même toute la funk des années 70 et Bob Dylan, peu importe, il y avait tout simplement énormément de musique incroyable dans les années 70, c’est certain.

La chanson « Generation Day » semble parler d’une sorte de nostalgie de la vieille époque. Estimes-tu que les choses étaient plus réelles il y a vingt ans ou plus ?

Ouais, on traverse tellement de générations différentes et désormais, avec le monde du digital et tous ces trucs, on en est arrivé à un stade difficile pour ceux qui font de la musique aujourd’hui, si on compare à l’époque où c’était encore considéré comme un véritable art. J’aime toujours écouter des disques vinyles ; j’essaie de préserver chaque parcelle de ce monde analogique qu’il nous reste. Il y avait des moments vraiment spéciaux. A l’époque, tu allais dans un magasin avec ta mère pour acheter un nouvel album, tu revenais à la maison, tu allais dans ta chambre, tu mettais ton casque et tu écoutais l’album du début à la fin. C’était un véritable voyage musical, une véritable expérience que tu entretenais avec la musique. Mais aujourd’hui, les gosses grandissent à un âge où ils peuvent se procurer une chanson d’un groupe et une chanson d’un autre… Je ne sais pas s’ils vivent la même expérience que notre génération vivait et c’est vraiment de ça que parle la chanson « Generation Day », du fait de préserver ce vieux monde analogique mais en comprenant bien et ayant accepté qu’au bout du compte, le monde digital gagnera probablement, et il faut s’en accommoder de la meilleur façon qui soit.

Le groupe est né dans les environs de Boston et 1000hp a d’ailleurs été enregistré dans votre nouveau QG que vous avez construit à Boston. Celle ville semble être d’une grande importance pour vous. Quelles sont les caractéristiques de cette ville et comment cela se traduit dans la musique ?

Je pense que – si quiconque connaît un peu Boston – c’est une ville très dure de travailleurs et, en fait, je rapproche Boston de pas mal de villes que j’ai visité en Europe. Il y a une éthique de vie de dur labeur là-bas et ça ne me surprend pas, parce que la Nouvelle Angleterre et toutes ces villes que nous avons en dehors de Boston ont été construites par les Européens. Je me souviens lorsque j’ai été en Angleterre pour la première fois, je regardais tout autour de moi et je me disais : « Bon sang, ça ressemble à Boston », et ensuite ça m’a frappé, je me disais : « Evidemment, ce sont les gens qui sont venus et ont construit la Nouvelle Angleterre et qui ont construit Boston. » Ça ne me surprend donc pas que l’intégrité et la fierté et tout ceci soit commun aux villes où les gens travaillent très dur. Les Bostoniens sont très durs et ça ne m’étonne pas qu’un groupe qui vient de Boston possède ce type de son hard rock dur.

As-tu le sentiment que boston est différent d’une ville comme, par exemple, Los Angeles ? Peut-être plus authentique ?

Oh oui, très différent. La plus grosse différence, je pense, c’est que les gens de la côte ouest ne sont pas des gens très portés sur la confrontation et les gens à Boston, ils se défoncent la gueule les uns les autres juste pour se marrer. Si tu as un souci et quelqu’un te défie à Boston, il y a de grandes chances pour que tu finisses par te battre. Alors qu’à L.A., simplement tu passes ton chemin, ils ne veulent pas donner dans l’affrontement. Il y a tant de différences. Je pense que Boston est bien plus proche d’un genre de petit New-York, où c’est dur et où les gens n’acceptent pas qu’on leur envoie de la merde à la figure, et ils travaillent très dur et en sont très fiers. Ils sont très fiers de comment ils élèvent leurs familles et ils essaient d’inculquer ces valeurs à leurs enfants : les manières de grandir pour devenir fort et le fait de travailler pour obtenir de l’argent. C’est un peu ce que Boston représente.

« Nous avons été mis dans le même panier que la catégorie néo metal, mais nous n’avons jamais été ça et je pense que si tu écoutes notre musique, tu verras que nous ne sommes rien de plus qu’un simple groupe de hard rock. »

Est-ce que ce pourrait être la raison pour laquelle tu ne t’entends pas avec un gars comme Nikki Sixx, qui est lui un pur produit de Los Angeles ? Parce que vos mentalités sont si différentes ?

[Rires] Ah ! Je ne sais rien à son sujet. Je pense, en fait, que c’est très drôle que tout ce qu’il fait c’est se plaindre de nous alors qu’il ne sait rien de nous. Ce n’est qu’un vieux type grincheux qui essaie de se faire de la publicité gratuite, mais il ne l’obtiendra pas de nous. Donc, si Nikki Sixx a un problème avec moi, il peut venir me voir. Autrement, je n’ai pas l’intention de lui offrir de la publicité gratuite !

Godsmack a été considéré dans les années 90 comme un groupe de grunge, mais comment comparerais-tu Godsmack à la scène grunge de Seattle ?

Seattle ? Bon Dieu, nous n’avons rien à voir avec ça. C’est marrant parce que lorsque le groupe est apparu, beaucoup de groupes explosaient, Alice In Chains, Korn, Limp Bizkit, et d’une certaine manière nous avons été mis dans le même panier que la catégorie néo metal, mais nous n’avons jamais été ça et je pense que si tu écoutes notre musique, tu verras que nous ne sommes rien de plus qu’un simple groupe de hard rock. Nous n’avons jamais été un groupe de rap-rock, nous n’avons jamais été un genre de groupe de grunge comme à Seattle ; nous sommes juste un pur groupe de hard rock américain. Je ne sais pas, je pense que les gens nous ont balancé dans cette catégorie parce que c’était la nouvelle mode à l’époque, mais il n’a pas fallu longtemps avant que cela soit balayé et ils ont commencé à se rendre compte nous ne faisions partie d’aucune mode, nous étions juste ce que nous étions et d’une certaine manière nous faisions partie d’une catégorie qui nous était propre. Nous sommes juste un groupe de hard rock, il n’y a rien de fantaisiste là-dedans !

Le maire Marty Walsh a déclaré le 6 août comme étant le « Jour de Godsmack » dans la ville de Boston. Comment cela est-il arrivé et comment as-tu pris la nouvelle ?

C’était un grand moment de fierté pour nous. Le maire est lui-même un jeune type, il est vers la fin de sa quarantaine et c’était un fan de Godsmack. Il nous écoutait lorsqu’il était dans sa vingtaine et sa trentaine, et quelques années plus tard il devient le maire et reconnaît un groupe qui a travaillé très dur ces vingt dernières années et a été fier de dire que nous venons de Boston. Ca a donc fait du bien d’être honoré et d’être reconnu pour tout le travail que nous avons accompli à travers les années dans cette même ville où nous avons grandi.

Tu as joué dans un film d’horreur dénommé Army Of The Damned. Peux-tu m’en dire plus sur cette expérience ?

Ouais, c’était un simple petit film d’horreur indépendant et ils m’ont offert un rôle, et ça m’a beaucoup amusé. Ce n’est pas quelque chose que j’ai vraiment pris au sérieux mais c’était marrant. De bons amis étaient impliqués dedans et ça m’a permis de vivre une expérience, pour voir comment c’était de travailler dans l’industrie du cinéma. C’est clairement quelque chose que je pourrais réitérer. Le travail d’acteur est une autre de mes passions, en dehors de la musique. Donc ouais, j’ai passé un bon moment, ce n’était pas vraiment un gros film mais c’était amusant et ça m’a fait une expérience.

L’album s’intitule 1000hp, ce qui signifie 1000 chevaux, est-ce que ça symbolise la puissance dont est désormais doté le moteur Godsmack ?

[Petits rires] Ouais, je le crois ! Lorsque je réfléchissais à la chanson et au titre, c’est là que je me suis demandé « qu’est-ce que 1000 chevaux ? Qu’est-ce que ça représente ? » Et généralement, ça représente de l’énergie, de la puissance et de la vitesse, et au lieu de parler d’une voiture rapide, j’ai commencé à penser que c’était une sorte de métaphore pour ce qu’est le groupe : nous sommes un groupe bruyant, énergique, rapide, puissant, et ceci en quelque sorte symbolise notre carrière et c’est ce qui m’a poussé à écrire une chanson sur l’histoire de ce groupe.

Apparemment vous avez enregistré quinze chansons pour l’album mais seulement dix se sont au final retrouvées sur l’album. Comment avez-vous donc choisi les chansons qui devaient apparaître sur le disque et qu’est-ce que vous allez faire des cinq restantes ?

Eh bien, nous avons probablement écrit vingt-cinq chansons et ensuite pris les dix ou onze meilleures pour l’album. Mais il y a une raison pour laquelle ces chansons ont été laissées de côté : parce qu’elles n’étaient pas aussi bonnes que nous voulions qu’elles soient. Et même si tu as travaillé très dur pour qu’elles soient toutes super, c’est juste comme ça. Nous voulions assembler le meilleur album que nous pouvions, nous avons donc délibérément choisi les meilleurs chansons pour l’album à partir de la collection de chansons que nous avions composé. Pour certaines d’entre elles, si nous avons de fort sentiments à leur égard, nous les mettons de côté et nous reviendrons dessus plus tard pour travailler dessus un peu plus et essayer de les inclure sur un nouvel album. Mais là tout de suite, nous savons que les onze chansons sur cet album sont les meilleures chansons parmi celles que nous avons écrites.

Vous tournez bien plus en Amérique qu’en Europe, est-ce que ça veut dire que le public américain est plus facile pour le groupe que le public européen ?

Non, et pour tout dire, je suis heureux que tu ais dit ça car je pense qu’il est très important que j’explique, et que tu transmettes ça aux fans, que ce groupe veut jouer à l’international. Nous adorons venir en Europe, nous adorons aller partout en dehors des Etats-Unis. Le problème, et la raison pour laquelle nous avons fait une si longue pause, c’est qu’il y avait de méchants problèmes à l’intérieur du groupe, au niveau de notre société de management et au niveau de notre maison de disque et nous ne bénéficiions d’aucun soutien et d’aucune aide. Nous pouvions partir en Europe avec certains des plus grands groupes, de Black Sabbath à Metallica, et pourtant rien ne suivait, il n’y avait pas d’album dans les bacs, il n’y avait rien, aucun soutien. Et c’est devenu un véritable défi pour nous de continuer à nous rendre là-bas. Voilà donc pourquoi, après le dernier album, nous avons pris du temps et l’avons passé avec nos familles et amis et lorsque nous sommes revenus dans le business, la première chose que j’ai faite c’était de corriger ces problèmes. Nous avons mis en place une toute nouvelle équipe de management, nous avons embauché Spinefarm en tant que maison de disque en Europe et nous avons reconstruit tout ce groupe, de manière à pouvoir revenir là-bas et passer de plus en plus de temps en Europe. Je vous fais donc la promesse qu’en 2015, le but de ce groupe sera de venir en Europe et d’y jouer autant que possible, de manière à rattraper le temps perdu.

Est-ce que tu as prévu de faire un second album solo ?

Ouais, à un moment donné je vais me mettre à écrire de la nouvelle musique. Là tout de suite, je souhaite me concentrer sur Godsmack, mais je suis déjà en train de commencer à écrire pour le nouvel album et espérons que lorsque Godsmack fera une pause, j’entrerais en studio pour enregistrer ça et commencer à sortir ça. Mais là tout de suite je suis le nouveau commencement de Godsmack et je veux rester concentré là-dessus. Nous voulons partir sur les routes et travailler, c’est un vaste monde là-dehors que nous voulons rattraper, donc nous prévoyons de travailler ensemble pendant un petit moment. Mais entre les breaks, je vais probablement écrire et enregistrer de la nouvelle musique.

Interview téléphonique réalisée le 20 août 2014 par Spaceman.
Retranscription : Judith.
Traduction, introduction et fiche de questions : Spaceman.

Site internet officiel de Godsmack : Godsmack.com



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  • Il en oublie de s’excuser pour le joli concert annulé au bataclan, on ne sait toujours pas pourquoi car ils jouaient la veille a londres, la il n’y a pas eu de souci, décevant de nous snober ainsi, surtout quand on vient du sud, quelle perte de temps et d’argent sans aucune excuse, si ils reviennet je pense pas y aller malgré que je sois fan

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  • Le 6 août jour de Godsmack bah dis-donc !!

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  • Vivement 2015 alors !

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