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Chronique   

Gojira – Magma


Gojira - MagmaDe l’impatience. Voilà surtout ce qui entoure l’arrivée du sixième album studio de Gojira. Ces derniers n’ont plus rien à prouver, cela va sans dire. L’Enfant Sauvage (2012) avait démontré ce qu’était devenu le groupe originaire des Landes : un véritable mastodonte au timbre singulier, aussi appliqué en studio qu’en concert. L’Enfant Sauvage sonnait comme une synthèse de la musique du quatuor, l’album de la continuité, si ce n’est pour plus de focus sur la mélodie, à la production impeccable. Magma est un animal bien différent. Gojira n’a rien perdu de son aura et de sa puissance, tout est intact. Seulement Magma, sans amoindrir le mérite des efforts précédents, amène une nouvelle dimension. L’album a une aura presque chamanique, délivre un sentiment d’homogénéité comme si tout ce qui avait suscité son écriture avait convergé en une seule et même force motrice.

Pour commencer, Magma a évidemment été composé et enregistré dans un contexte singulier, celui du décès de la mère des frères Duplantier et de leur paternité récente. L’album illustre ainsi le fruit de ce que fait Gojira avec une constante impressionnante : « recycler les émotions » pour reprendre les dires de Mario. Le titre s’impose de lui-même, une « fusion » des éléments parfois contradictoires qui composent la vie. Ce qui frappe, c’est effectivement qu’au terme de l’album ce dernier laisse une empreinte bien particulière. Ce n’est pas un agrégat de dix titres, mais dix entités différentes qui servent le même discours, limpide. Pourtant les titres dévoilés, « Stranded » et « Silvera » auraient pu laisser dubitatifs les habitués du groupe. Des chansons plus courtes aux refrains plus accrocheurs, sans même parler d’une batterie qui mise sur une certaine simplicité et l’efficacité, et surtout ce chant clair qui semble prendre une importance croissante. En outre, la production est moins massive mais plus naturelle que jamais, désormais fruit du groupe lui-même désireux de retrouver un son plus « artisanal » au sein de leur nouveau studio Silver Cord construit pour cet album.

Dissipons les doutes, le son de Magma n’a pas à pâlir face à ses pairs, loin de là. Celui-ci propose une palette extrêmement variée et de nombreux arrangements (de la flûte sur « Pray », des percussions…) : des sons lourds traditionnels d’un titre comme « The Cell » ou du pont à la Meshuggah de « Pray » à une approche plus éthérée telle que la déroutante ouverture de l’opus « Shooting Star », toujours avec ces guitares qui sifflent, couinent, grondent ou rugissent, notamment sous l’effet de la whammy (« Stranded », « Only Pain »). Mention spéciale aux notes stridentes du titre éponyme, qui lui confère un aspect tribal des plus ensorcelants. Gojira pratique une musique plus directe sans trahir son propos, volonté du groupe de faire rimer concision et maturité. Magma peut paraître moins technique à la première écoute, moins dense ou moins épique. En réalité il s’appréhende plus lentement pour au final ne jamais s’essouffler. Les accords du refrain de « Stranded » sont désormais dans la tête de bien des gens, et seront très vite rejoints par le chant hurlé de Joe sur « The Cell », direct et sans concessions. L’angoisse autour de la présumée transformation de Gojira en groupe de rock sans hargne sera très vite balayée, même chez les plus sceptiques. Gojira magnifie toujours autant la brutalité avec une technique à la discrétion rare, à l’image du jeu de batterie de Mario, résolument épuré sans perdre en subtilité.

Surtout, Magma est porté par un Joe Duplantier qui, s’il débride son grain extrême (presque méconnaissable sur « Silvera »), livre également une voix claire maîtrisée de bout en bout, richement arrangée et qui participe au sentiment de grandeur que dégage certaines compositions telle que « Low Lands » et ses quelques paroles en français. En résulte une multitude d’attentions portées aux mélodies, bien davantage que sur les précédents opus. Même lorsque Gojira s’adonne à des passages à l’agressivité presque clanique (« Pray »), il ne délaisse pas l’accroche subtile que crée une ligne de guitare avant de délivrer un riff d’une facture désormais célèbre. Le chant plus nuancé de Joe a d’ailleurs pour effet de permettre aux passages violents de se transcender, de créer une gradation dans les émotions délivrées par le groupe. Ainsi l’hurlante de la fin d’un « Only Pain » aux relents de Sepultura fait frissonner sans peine. Magma distille avec une aisance déconcertante ses temps forts, se permettant même d’aérer son déroulement via l’interlude à la basse presque stoner de « Yellow Stone » (n’y a-t-il pas du Black Sabbath là-dedans ?) et de le conclure sur un titre enregistré spontanément sous le coup de l’émotion avec une simple guitare et une caisse claire, sans mix : « Liberation ». Magma est un album à la profusion d’idées parfois préconçues, parfois impulsives. Organique en somme.

Il est facile d’évoquer Magma avec des termes dithyrambiques. Il est beaucoup plus difficile de ne pas s’y résoudre. Gojira délivre un album qui vit de la première à la dernière note sans jamais se travestir, en restant toujours lui-même et provoquant ce sentiment d’unité à l’image d’un Lateralus (2001) de Tool. L’écriture de Magma est son premier atout : une beauté quasi-lyrique, plus intimiste, de surcroît poignante et innovante dans la discographie du groupe. Elle offre une proximité avec ce dernier inédite jusqu’alors. Ainsi Gojira s’impose sans chercher explicitement à le faire, domine sans en avoir la prétention, se veut perfectionniste sans exténuer. Magma fait écho à l’humilité et l’honnêteté du quatuor qui l’a enfanté, en lui faisant honneur.

Les clips vidéos pour les chansons « Silvera » et « Stranded » :

Album Magma, sortie le 17 juin 2016 via Roadrunner Records.



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  • Mr Claude dit :

    Cet album fait du bien.

    Parce que j’attendais que Gojira fasse un grand pas (l’enfant sauvage faisait un peu du sur place, quoique très efficace) et c’est un pur chef d’oeuvre.
    Tout est cohérent, la musique, le propos, l’artwork, les clips, et puis la scénographie pour le live, la reconnaissance du public.

    En prenant mon vélo pour aller au boulot ce matin je me suis fais la remarque que je n’achetais plus que des disques français (Klone, Ultra Vomit) mais que Gojira appartient maintenant à la sphère internationale, un peu comme Sepultura quand ils ont explosé avec Chaos A.D. et Roots.

    J’espère qu’ils iront encore plus loin…

    [Reply]

  • Le strict minimum pour GOJIRA !!! J’aime quand même !!

    [Reply]

  • metalsushi dit :

    Ben, n’étant pas un grand fan du groupe je le trouve vraiment bien cet album et la je viens de regarder ce concert sur Arte http://concert.arte.tv/fr/gojira-en-concert-prive et je trouve que les 2 morceaux de Magma (Stranded et Silvera)
    s’intègrent bien dans le set. Après ce n’est que m’ont avis et comme je l’ai déjà dis je ne suis pas un fan ultra du groupe…

    [Reply]

    Lescargot

    Merci pour le tuyau concernant le concert privé sur Arte. Même si leur musique a évolué vers quelque chose d’assez chic et soft, ce qui leur vaut d’ailleurs les honneurs de Télérama, Gojira reste une extraordinaire machine de scène.
    Cher metalsushi, vous me paraissez incarner ce public nouveau que Gojira veut séduire. Public composé -pardonnez moi, je spécule- de gens ordinairement assez peu fans du groupe, qui se mettent à dresser l’oreille, agréablement surpris par cette variété plutôt musclée, dont désormais ils vont pouvoir parler à leurs amis, sans craindre de passer pour des brutes épaisses. Aucun problème sur le principe ; on peut très bien se « démétaliser », encore faut-il le faire sans déchoir… Opeth a fait cela très bien : je trouve par exemple que Pale Communion est un de leurs meilleurs albums.

    metalsushi

    Cher Lescargot, je trouve ton analyse assez fine avec néanmoins un petit bémol, j’écoute du Métal depuis presque 40 ans en essayant de faire découvrir la diversité et la richesse de notre musique à mes amis qui ne connaissent pas et je peux te garantir que pour la majorité d’entre eux Gojira reste encore (même avec Magma) ultra brutal (je trouve que nous sommes encore loin d’un Black Album que j’adore mais qui est à mon avis plus mainstream).
    Une fois de plus ce n’est que mon humble avis et pas une vérité absolue…

  • Lescargot dit :

    Metallica, avec son Black album, nous avait servi, en trois morceaux imparables, une formule entrée, plat, dessert redoutablement mémorable. Gojira –qui ne se cache pas de vouloir émuler les grands-frères US- opte avec Magma pour le menu découverte, avec l’avantage d’offrir une diversité de saveurs, mais l’inconvénient de laisser sur sa faim. Alors que Joe avait promis un album dense et serré, où chaque note aurait compté, à la manière d’un Reign in Blood, l’on se retrouve avec une galette plutôt molle et inconsistante. Il est d’ailleurs regrettable que sur seulement 10 morceaux, 2 ne soient que des interludes, ce qui nous laisse en fait seulement 8 morceaux, 7 si l’on retranche Stranded dont on dira plus loin tout le bien qu’il mérite. Et sur le nombre, aucun véritable sommet, à la « Oroborus », « Clone », « Born in Winter » ou « L’enfant sauvage ». Magma reste dans l’entre deux d’un bout à l’autre. Aucune plantade, mais pas de franc succès non plus. Un middle ground bien « safe ». Pas de prise de risque. Il est très amusant d’entendre certains s’en prendre aux « blaireaux métalleux bornés frustrés qui ne comprennent pas qu’un artiste puisse évolué (sic) ». Gojira n’évolue pas d’un iota sur Magma, il régresse. Il se recroqueville, il rentre dans sa coquille et se fait tout petit. Il ne sort plus sa tête aussitôt qu’il pleut. Il n’est plus tout heureux. Le climat américain sans doute.
    Et cessez donc de comparer Gojira à Tool, c’est ridicule. Ces deux groupes ne sont pas de la même nature et ne boxent pas dans la même catégorie. Mêmes dans ses disques les plus délayés Tool parvient toujours à se hisser au sommet (« The Pot »). Chez Gojira –comme il m’en coûte de devoir le reconnaître !- même les morceaux les plus réussis seront probablement vite oubliés. Et si « Stranded », ce pet tonitruant lâché pendant une minute de silence, avait eu un instant l’ambition d’approcher un « Enter Sandman », eh bien, c’est raté : aussi insupportable et collant qu’un mec.
    Il est étrange de constater que malgré la crainte de virage commercial, Magma n’est bizarrement pas l’album « facile » d’accès qu’il prétendait être. Il faut en effet prendre le temps de le découvrir. L’ennui c’est que l’effort n’est guère payant. Malgré quelques moments envoûtants alternant avec des passages d’assez belle intensité (« Pray »), l’album reste sans grande consistance et manque carrément de puissance –un comble pour un groupe soi-disant métal. « Pray », pourtant très réussi, reste presque timide. Cette flûte, au début, pourquoi la noyer à l’arrière-plan alors qu’elle avait la vedette dans l’un des teasers vidéo de l’album ? Et quand la double pédale s’y met, pourquoi cette impression que Mario retient ses coups ? Au lieu de jouer à fond les contrastes on reste dans la demi-teinte, voire la demi-mesure.
    L’album n’est objectivement pas mauvais. Il est même moins pénible, dans l’ensemble, que L’enfant Sauvage, et pourtant, même après plusieurs écoutes, n’emporte pas l’adhésion, ne parvient pas à créer l’enthousiasme, laissant une impression mitigée difficile à parfaitement appréhender. On comprend mieux le style créatif de la chronique. Et malgré les espoirs que l’on pouvait nourrir, malgré le buzz entretenu pas les magnifiques teasers, la réalité c’est que depuis « The way of all flesh », Gojira est sur le déclin. Le fait que cela ressemble désormais à une belle soirée d’été n’enlève rien à cette réalité. On peut décliner avec style, et je trouve que c’est ce que Magma parvient à offrir et pour cela les fans peuvent dire merci. Même si l’on était en droit d’espérer bien autre chose de la part de dieux vivants du métal contemporain.

    [Reply]

    Breed 77

    Désolé, je suis bête : en quoi Gojira n’a pas évolué avec Magma ? parce que, sincèrement, je vois pas en quoi il ressemble aux albums précédents. Non sincèrement, je vois pas…

    Jereminsky

    J’ai d’avord trouvé ce commentaire interessant et bien et ecrit puis tres vite bien exagéré. Pour ma part ça a prit 3 ecoutes completes avant de m’y faire, et la j’en suis a 12 ou 13 et je ne peux plus m’arreter. On comprend relativement vite ou ils veulent en venir et pour moi, c’est encore une fois un album incroyable de part son originalité et bordel, ça pu Gojira a 15000 et c’est pour sa que je ne regrette pas de l’avoir precommandé 1moi a l’avance. Gloire a Gojira, gloire au metal!! Et vivement le prochain!!!!!

    Lykan

    Je dois reconnaître que ma première écoute hier soir m’a également déçu. Je m’étais contenté, pour m’ouvrir l’appétit, de « Stranded » parmi les morceaux proposés avant la sortie de l’album, afin de garder la surprise à son presque maximum. Ce morceau m’avait d’ailleurs, contrairement à ton ressenti, énormément plu. Son côté catchy, avec riff très simple et mémorisable, me laissait entrevoir une nouvelle direction plaisante.
    En dehors de « Pray » je n’ai pas retrouvé cette orientation sur le reste des morceaux. D’ailleurs, ce chant clair, vocodé parfois, m’a fait penser à Mastodon et Cynic. C’est effectivement mou, très mou même, on est à des années-lumière de la matière la plus lourde de l’univers.
    Le temps dira si après de multiples écoutes l’album parviendra à se placer au même niveau que leurs précédents brûlots (contrairement à toi, j’ai mis du temps à apprécier « L’enfant sauvage » mais à présent il fait partie de mes albums préférés).

    Je garde donc l’espoir que cette oeuvre puisse aussi se hisser vers les sommets. Mais ma première impression reste très mitigée…

    Pat

    un album excellent qui se bonifie au fil des écoutes, « interludes » compris. un virage artistique assumé. Pas spécialement fan des growls , je ne vais pas me plaindre des nouvelles voix claires (au pluriel) de Joe.
    L’ Artwork est moche mais j’ aime bien , allez comprendre .
    Une réussite totale.

  • Je pense qu’il faut arrêter d’être indulgent avec Gojira, c’était incroyable et novateur, oui. Mais plus maintenant. Cette bouillie sonore est juste inécoutable, la pauvreté dans les compositions est évidente, le son et l’artwork sont ratés et se satisfaire de cette médiocrité juste à cause du nom du groupe je trouve ça trop facile.

    Ils veulent évoluer et c’est entièrement normal, mais allez y franchement! Imaginez un album à tendance calme avec des chansons comme the silver cord, unicorn, from mars ou torii! Çà pourrait être vraiment bien!

    Envoyer un album comme celui là à une maison de disque et je pense sincèrement que l’on vous renvoie gentiment chez vous.

    [Reply]

    « Cette bouillie sonore est juste inécoutable, la pauvreté dans les compositions est évidente, le son et l’artwork sont ratés et se satisfaire de cette médiocrité juste à cause du nom du groupe je trouve ça trop facile. »

    Wow… Alors soit t’es ultra exigent dans ce que t’écoute et tu dois pas aimer grand chose, soit on a pas écouté les mêmes chansons…

    Parce que sans trop prendre en compte ce qu’ils ont fait avant, sur les 3 chansons que j’ai écouté et réécouté de Magma, y’en a deux que j’aime genre énormément (silvera avec son petit côté Mastodon au niveau de la gratte, et the shooting star et son style posé et planant) et une qui me laisse partagé (stranded, à cause d’un « wildidouldi » trop strident à la gratte mais un refrain terriblement puissant et accrocheur.)

    ‘fin bon je vois vraiment rien de comparable à une « bouillie sonore […] inécoutable »

    Quant à l’artwork je ne sais pas trop sur quoi tu te base pour dire qu’il est raté, moi je le trouve plutôt intéressant et loin d’être moche.
    En plus cette pochette reste totalement dans l’état d’esprit de leurs précédentes, à savoir pas agressive, sobre, et symbolique.

    Donc j’veux bien comprendre que t’aimes pas, mais tu là tu vas trop loin dans tes jugements.

    Tout ce qui est excessif est vain.

    C’est dingue de constater à quel point certains sont incapables d’un minimum d’objectivité dès qu’on parle de certains groupes… Je parle de Nicoinv, et je rejoins Lambada.

    Breed 77

    nicoinv, avoue que tu peux pas supporter qu’on parle souvent de Gojira, crois-moi ça ira plus vite

    Lescargot

    Il est encore plus dingue, Fikmonskov, de te voir t’en prendre à nicoinv: en quoi ne serait-il pas « objectif » ? Tu l’es, toi ? En tout cas, la cuistrerie, tu connais bien : « Tout ce qui est excessif est vain » Excuse moi de me rouler par terre. Non mais, désolé, je m’emporte un peu là, mais faut pas pousser. Laisse un peu les gens s’exprimer tranquillement.
    Tiens, idée du soir, avant d’aller te coucher, je te recommande le commnentaire de Mr Eden Kupermintz, chroniqueur chez Heavy Blog is Heavy, qui -à mon avis- fait un bel effort d’analyse, trouvant des mots très justes pour décrire Magma. Cela se passe ici : http://www.heavyblogisheavy.com/2016/06/16/gojira-magma/
    On s’en reparle tranquilles.

    Généralement, quand on dit d’un groupe soit que c’est QUE de la merde, soit que c’est QUE du génie, c’est qu’on n’est pas objectif. C’est comme ça : rien n’est tout noir ou tout blanc en ce bas monde.

    Je ne prétends pas être objectif, d’autant moins que… je n’ai pas donné d’avis sur l’album, que je n’ai pas encore écouté en entier 😀

    Je te laisse débattre de cuistrerie avec Talleyrand 😉 http://evene.lefigaro.fr/citation/tout-excessif-insignifiant-49538.php

    Je suis très tranquille. Moi. Contrairement à d’autres 😉

  • Sortir une chronique 15 jours avant la sortie de l’ album, c’est pas un peu précipité ?

    [Reply]

    C’est surtout salaud : ça fait une semaine que je piétine d’impatience…

  • moi je l’ai eu entre les oreilles ce MAGMA donc je peux me permettre de dire que cette chronique colle parfaite a l’album.Thibault a, à mon humble avis, parfaitement capté l’essence de cet album . beaucoup de gens ouvert d’esprit vont adorer quant au blaireaux métalleux borné frustré qui ne comprennent pas qu’un artiste puisse évolué et bien eux ils vont détester. La comparaison avec Tool est forte et bien là mais on sait depuis longtemps que les gojira sont des fans absolu de ce groupe. pour moi la force de cet album c’est de simplifié son propos tout étant plus subtil .tout est dans le détail. et pour ceux qui seraient en manque de riffs ce que je peux bien comprendre et bien il vous reste tout les albums précédents

    [Reply]

  • 12Tonehead dit :

    Bravo au chroniqueur pour son talent. La louange extrême, sans jamais se mouiller réellement et dire ce qui est
    Très fort.

    Analyse:
    1- « Amène une nouvelle dimension » : cela ne prouve rien quant à la qualité ou à la pertinence de ladite dimension.
    2- « Une aura presque chamanique » : why not and so what? C’est les images des vidéos qui lui font dire ça?
    3- « Délivre un sentiment d’homogénéité » : on peut être très homogène dans le mauvais
    4- « Une seule et même force motrice » : si le moteur est l’appât du gain par exemple, ou la volonté de plaire aux masses ça ne nous avancera pas beaucoup, hélas.
    5- « Une « fusion » des éléments parfois contradictoires qui composent la vie » : des phrases qui semblent dire des choses essentielles, mais qui ne disent rien. Creux.
    6- « Laisse une empreinte bien particulière » : très vrai de « Stranded » et « Silvera », mais pas dans le meilleur sens…
    7- « Dix entités différentes qui servent le même discours, limpide » : mais encore ? Le chroniqueur, quant à lui, reste opaque.
    8- « Les titres dévoilés, « Stranded » et « Silvera » auraient pu laisser dubitatifs les habitués du groupe » : intéressant comme d’un coup, le chroniqueur se dévoile : il est à la barre de la défense et il en chie. On compatit.
    9- « Des chansons plus courtes aux refrains plus accrocheurs » : La véritable plaidoirie commence. Vous avez tort d’être dubitatifs, on va vous expliquer le truc.
    10- « Une batterie qui mise sur une certaine simplicité et l’efficacité » : ah bon ? C’est donc voulu ? Mise et perd.
    11- « Ce chant clair qui semble prendre une importance croissante » : on n’est guère rassurés, et on ne voit vraiment pas ce que cela prouve. L’avocat s’embrouille dans sa plaidoirie.
    12- « La production est moins massive mais plus naturelle » : de l’art d’essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes.
    13- « Une palette extrêmement variée et de nombreux arrangements » : ne parlait on pas d’un « sentiment d’homogénéité » plus haut ? On s’embrouille un peu plus.
    14- « Une musique plus directe sans trahir son propos » : marrant qu’il parle de trahison… Pourquoi donc parle-t-il de trahison ? Supputons.
    15- « Volonté du groupe de faire rimer concision et maturité » : on dirait un texte issu d’un catalogue d’art contemporain. Traduction : il se fait vieux et n’a plus d’idées.
    16- « Magma peut paraître moins technique à la première écoute, moins dense ou moins épique » : sans blague ! Mais il va encore nous expliquer qu’on est con et qu’on a rien compris, hein mon chéri ?
    17- « En réalité il s’appréhende plus lentement » : nous y voilà : il faut faire un effort pour comprendre ; seules des écoutes répétées vont permettre d’appréhender le génie du truc. Une minute ! Il ne nous avait pas parlé, avant, de « discours limpide » de « refrains plus accrocheurs » de « musique plus directe ». Lost.
    18- « La présumée transformation de Gojira en groupe de rock sans hargne » : voilà, il suffit d’ajouter « présumée », et pan dans la gueule des mecs qui pensent ça : ils n’ont rien compris. Et c’est intéressant qu’il se sente obligé d’écrire ça, le mec, c’est vraiment un putain d’aveu.
    19- « Gojira magnifie toujours autant la brutalité avec une technique à la discrétion rare, à l’image du jeu de batterie de Mario, résolument épuré sans perdre en subtilité » : du grand n’importe quoi. Magnifier la brutalité en étant subtil et délicat. Plus brutal en étant moins brutal en somme. Passons.
    20- « Surtout, Magma est porté par Joe Duplantier » : le lecteur commençant à comprendre qu’il va se faire gruger rayon riffs et rythme, notre ami change le débat pour parler de vocaux. Attention, je sens que le pire arrive.
    21- « Une voix claire maîtrisée de bout en bout » : Ah, je ma pâme. Taylor (swift), attention ! La concurrence arrive !
    22- « Une multitude d’attentions portées aux mélodies, bien davantage que sur les précédents opus » : ben c’est justement ce qui nous inquiète. La mélodie, y a Nelson pour ça.
    23- « L’agressivité presque clanique » ?? C’est quoi ?
    24- « Un riff d’une facture désormais célèbre » : comprendre : toujours les mêmes putains de riffs. Sans doute pas très bons, hélas. Déjà que l’enfant sauvage… Navrant.
    25- « Aux relents de Sepultura » : relents ? Merci pour Sep, qui, malgré son état de décomposition avancée, n’en mérite tout de même pas tant. Saluons au passage notre chroniqueur qui vient de convoquer un ex-mythe vivant à la barre des témoins, sans risquer de bourepif tant ce dernier est mal en point. Sublime.
    26- « Magma distille avec une aisance déconcertante ses temps forts » : aisance d’autant plus déconcertante que lesdits temps forts ne sont sans doute guère nombreux
    27- « Un album à la profusion d’idées parfois préconçues, parfois impulsives. Organique en somme » : pour ceux qui ont du mal à suivre, je sous-titre : c’est un bordel sans nom où l’on peine à trouver ne serait-ce qu’une idée valable.
    28- « Il est facile d’évoquer Magma avec des termes dithyrambiques »… mais plus difficile de donner réellement envie en décrivant exactement ce dont il s’agit. Evitons.
    29- « Un album qui vit de la première à la dernière note sans jamais se travestir » : je viens de télécharger les sous-titres ; ça dit : ils ont retourné leur veste et n’ont même pas honte.
    30- « Provoquant ce sentiment d’unité à l’image d’un Lateralus (2001) de Tool » : après Sepultura, Tool à la barre ! Bon choix, Tool c’est le pont entre le « true metal » et le monde informe du pop/rock. Rusé.
    31- « Ainsi Gojira s’impose sans chercher explicitement à le faire, domine sans en avoir la prétention, se veut perfectionniste sans exténuer. Magma fait écho à l’humilité et l’honnêteté du quatuor qui l’a enfanté, en lui faisant honneur » : envolée lyrique de fin de chronique, totalement gratuite, mais que faire d’autre ? Comprenez-moi les mecs, j’ai ROADRUNNER sur le dos, faut bien bouffer… Pitié !!!!!!!!!!!!!!!!!

    [Reply]

    Objection votre honneur!!! o/

    Tool n’as RIEN à voir avec un quelconque « monde informe » qu’il soit pop/rock ou pas!! Tool c’est le plaisir qui coule dans tes oreilles a chaque écoute!! Et d’ailleurs ils ont un monde totalement formé reconnaissable entre 1000!!

    Non, mais!

    Et allez pas croire que je dis ça juste parce que je serais un genre de fanboy ou un truc comme ça, hein!

    Thibaud Bétencourt/RM

    Je dois avouer que cette critique de chronique est splendide. Faussé par beaucoup d’arguments subjectifs qui dénotent plus une volonté de démonter le truc que de le démanteler en règle. Mais quand même.

    Quant aux mentions Roadrunner, « je dois bouffer », etc… Mieux vaut éviter car ça relève davantage du préjugé que de la réalité.

    Pour le reste : A+. Sincèrement.

    « toujours les mêmes putains de riffs. Sans doute pas très bons, hélas. »

    Pour un mec qui passe 200 lignes à pleurer que « Gojira c’est plus ce que c’était ma bonne dame », c’est assez comique.

    Mais bon, merci : grâce à toi, les auteurs de RM vont oublier que je suis leur pire lecteur 😀

    Ceci dit, l’animal a une certaine plume. Trempée dans la mauvaise foi la plus crasse mais je suis assez mal placé pour l’ouvrir là-dessus…

    Ceci est un compliment, si si.

    12Tonehead

    Merci pour vos compliments les gars, j’en ai les yeux mouillés. En revanche, concernant notre sujet, Magma, vous séchez.

    Voyons de plus près :
    1- « Tool n’as RIEN à voir avec un quelconque « monde informe » : c’est intéressant, je traîne Sepultura dans la boue et je traite Gojira de vendus, et lui c’est : pas touche à TOOL ! Mais vous savez quoi ? Je comprends très bien, car je suis pareil. Fanboy.
    2- « Je dois avouer que cette critique de chronique est splendide » : merci à Thibaud pour son impeccable fair-play. Il m’en coupe la chique ce con. Où en étais-je ? Ah oui. On aimerait tout de même savoir, à ce stade, et pas que de foot, ce qu’il pense réellement de Magma. That still is the question. Balle au centre.
    3- « Quant aux mentions Roadrunner, « je dois bouffer », etc… Mieux vaut éviter car ça relève davantage du préjugé que de la réalité » : entendu, cher Thibaud. J’éviterai. Pardon, j’aurais dû éviter. Ne parlons plus de Geococcyx. Pas de quoi, c’est bien naturel. Nous vivons une époque formidable. Concernant Magma, si Gojira y a mis ne serait-ce que le dixième du talent et de l’honnêteté dont Thibaud a fait preuve dans sa chronique, on peut encore rêver un peu. Bip Bip.
    4- « Gojira c’est plus ce que c’était ma bonne dame » : à ce propos, lorsque j’ai fait résonner Stranded, puis Silvera dans tout l’immeuble, testant au passage les limites de sa résistance sismique, ma femme m’a demandé : tu pourrais pas plutôt nous mettre du Gojira ? Sonné.
    5- « L’animal a une certaine plume. Trempée dans la mauvaise foi la plus crasse » : je retourne le compliment à ce cher Fikmonskov, qui a également la plume bien trempée. Mais comment j’en reviens à Magma, moi ? Oui c’est de la roche liquide, du feu liquide, même — aïe, désolé pour l’allusion pachydermique ! A l’aide ! Plouf plouf.

    Les blagues les plus courtes sont toujours les meilleures.

    Là, ça devient long, mais long…

    @ 12Tonehead
    Bah t’sais, moi j’ai pas vraiment d’avis arrêté sur Sepultura et Gojira. Y’a des chansons que j’aime et d’autres pas du tout. J’ai aimé lire la chronique et j’ai aimé lire ta critique, mais bon c’est pas pour ça que j’ai un avis sur le sujet.
    En revanche, Tool j’ai un avis sur ce sujet, et très arrêté qui plus est! 😉

    @ Fikmonskov
    Un peu comme ma b…agnole (humour bien lourd ^^’)

    Pat

    très très bon album. Gojira a gagné en maturité et a su évolué en pulvérisant les frontières si bien gardées des familles , sous familles et autres genres ou sous-genres du Metal.
    Il font du Gojira, c’est marqué dessus.
    Bravo à eux pour cette prise de risque . Pari réussi.
    le travail su la voix de Joe est phénoménal . On est un gros cran au-dessus de toutes leurs précédentes productions.
    des touches progressives subtiles et bienvenues. Un grand plaisir à écouter.

    j’aurai pu faire un truc du style :

    1- blabla
    2- blabla
    3- blabla
    mais je trouve ça chiant au possible

    je donne juste mon sentiment sur l ‘album , pas sur la critique ,qui d’ailleurs est loin d’être mauvaise mais toujours subjective par définition.

    Revan

    Pfff… Quelle perte de temps et d’énergie que cette critique ! C’est une chronique d’album, donc nécessairement subjectif. Inutile de nous pondre 200 lignes pour simplement annoncer qu’on est pas d’accord ^^

    Breed 77

    12Tonehead, y a tellement d’autres choses à faire dans la vie que de démonter lamentablement une chronique en 31 points. Alors, si tu cherches à chercher une autre voie dans ta vie, par pitié, n’envisage pas une reconversion dans la chronique musicale, et surtout pas dans le metal

    Breed77, tu rames un peu dans la vie, non ? Désolé pour toi. Chroniqueur musical, c’est ça ton rêve ? Ben si j’en juge par tes commentaires, va falloir t’entraîner. Alors si tu nous disais un peu ce que toi, tu penses, non pas de la qualité de mes écrits, dont on se fout quand même pas mal, mais de cet album de Gojira, dont on se fout beaucoup moins, et qui a justifié -mais cela t’a échappé- mon analyse en 31 points. Courage, dis nous ce que tu penses au lieu de faire d’aller faire tes petits pipis sur les commentaires des autres.

  • Bon je n’étais pas inquiet surtout après les énormes 2 premiers morceaux et leur videos respectives de grande qualité.
    Mais cette chronique très bien écrite me donne encore plus envie d’écouter la suite !!

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  • j’ écouterai l’ album. Gojira est le n°1 national actuellement .
    bonne critique de leur nouvel opus . Pourquoi ne pas parler du contenu des lyrics ? quels sont les thèmes abordés ? OK , la musique en premier et c’est normal mais les paroles ont leur importance ,notamment pour un groupe avec cette notoriété qui dépasse nos frontières.
    d’ ailleurs , avec Duplantier je ne doute pas de leur profondeur ni du travail accompli , bien au contraire , d’où mon interêt.

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    Duncan

    http://teamrock.com/news/2016-05-31/gojira-everyone-has-a-responsibility-to-change-the-world
    Si tu lis l’anglais, ça répond un peu à ta question 🙂

    Pat

    thanx for sharing , Duncan ! Awesome interview . proud to be a fan of Gojira !
    🙂

    Duncan

    You’re welcome buddy :p We’re all proud of the french tiggers 😀

  • octambule dit :

    Superbe chronique. Ca donne avant et ca rassure par rapport aux deux premiers morceaux pas vraiment palpitant.

    [Reply]

  • Critique très bien construite à première vue. Et qui fait grandement saliver. Hâte d’entendre ça !

    [Reply]

  • Que voici une chronique rassurant.
    Du coup je suis encore plus impatient de me coller cette galette entre les oreilles.
    Vivement les prochains weekends qu’on puisse en profiter en live.

    [Reply]

    Demosx

    31 points………………………….

    Plus rapide à compter, tout aussi intéressant.

    Rappelez vous juste que la « vrai » musique n’est pas toujours voir jamais composée pour ceux qui vont l’écouter.
    Gojira l’a peut-être oublié, ou pas.|…

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    Shaka Ponk @ Paris
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