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CR De Festival    Live Report   

Graspop 2012 : une édition de référence pour un festival de référence


Le Graspop Metal Meeting se déroulait les 22, 23 et 24 juin dernier à Dessel, au nord-est de la Belgique. La veille de l’événement nous atterrissons à l’aéroport de Bruxelles et tombons nez à nez avec Tom Araya, le chanteur/bassiste de Slayer, qui attendait ses bagages avec Gary Holt et Kerry King, les deux guitaristes du groupe ! Nous en profiterons d’ailleurs pour quémander au frontman un « Expendable Youth » pour le lendemain puisque Slayer jouait sur la Mainstage du Graspop à 20h35. Mais Tom nous expliquera avec son grand sourire habituel que, malheureusement, cette chanson n’était pas au programme…

Après les compte-rendus du Power Prog And Metal Fest, du Sonisphere Espagnol, du Nancy On The Rocks, du Download et du Hellfest, Radio Metal vous propose son live report illustré du Graspop 2012.

Festival : Graspop 2012
Date : du 22 au 24 Juin 2012
Lieu : Dessel (Belgique)

On démarre sur la Marquee I avec Skeletonwitch dont on peut dire que la musique est un savant mélange entre la rapidité d’un Exodus et le death mélodique répétitif d’un Amon Amarth. La prestation des Américains est remarquable d’intensité mais sera véritablement gâchée par des problèmes de son insupportables puisque la batterie et la guitare refusaient constamment de sortir des enceintes. Dommage car Skeletonwitch sera l’un des très rares groupes à avoir été victime de souci de son sur cette édition du Graspop. De la difficulté d’ouvrir un festival et à revoir très vite dans de meilleures conditions. On poursuit avec Godsmack sur la Mainstage dont on note d’emblée la très grande qualité d’interprétation. Les musiciens ne bougent pas énormément mais sont pleins de charisme et envoient le bois. Mention spéciale à la gestuelle hyper démonstrative du batteur Shannon Larkin. Sully Erna est particulièrement en voix et le timbre du chanteur fait toujours autant penser à Layne Staley (Alice In Chains) pour son aspect nasillard. Lunettes de soleil et casquette noire sur la tête, Sully utilise également un vocodeur ce qui renforce le rendu synthétique des compos. Une très bonne prestation des Américains que nous avons d’autant plus appréciée puisque, suite à des soucis de voix qui ne se seront absolument pas sentis à Dessel, Sully Erna et Godsmack ont malheureusement dû annuler toutes les dates suivantes dont celle prévue au Bataclan de Paris le 24 juin…

Godsmack

Setlist Skeletonwitch :

Erased And Forgotten
Submit To The Suffering
Reduced To The Failure Of Prayer
The Horrifying Force (The Desire To Kill)
Repulsive Salvation
Beyond The Permafrost
Infernal Resurrection
Upon Wings Of Black
Choke Upon Betrayal
Of Ash And Torment
Crushed Beyond Dust
Shredding Sacred Flesh
Within My Blood

Setlist Godsmack :

Straight Out Of Line
Re-Align
Awake
The Enemy
Forever Shamed
Cryin’ Like A Bitch
Keep Away
Voodoo
Whatever
I Stand Alone

Ensiferum

Changement de registre avec Ensiferum qui fait partager son folk metal sur la Marquee I. Torses nus, les trois musiciens en devant de scène sont déchaînés et headbanguent à s’en rompre les cervicales. Le son est incroyablement bon et les hymnes épiques des Finlandais, rappelant parfois Amorphis, auront suscité l’adhésion d’un public très nombreux pour l’horaire (13h55) et ultra-réceptif. A contrario, quelques soucis de son viennent entacher le début du set de Slash mais ils seront heureusement vite résolus. Comme au Hellfest, les tubes des Guns N’Roses sont rapidement de sortie avec un « Nightrain » placé en deuxième position qui verra Myles Kennedy laisser chanter le public. Tout au long du set, c’est un Myles d’ailleurs très communicatif qui incitera l’audience à frapper dans ses mains. Cette dernière reprendra en chœur et avec joie les paroles d’un « Sweet Child Of Mine » toujours aussi fédérateur. Côté voix, le frontman a un timbre qui se rapproche à la perfection de celui d’Axl Rose (Guns N’Roses) à tel point que, si l’on ferme les yeux, on a presque l’impression d’entendre l’homme au bandana ! Est-ce la conséquence du moonwalk à la Michael Jackson effectué par Slash ? En tout cas, pour la première fois du festival, on verra une représentante de la gente féminine enlever le haut… Un concert efficace avec beaucoup de tubes à la clé.

Setlist Ensiferum :

By The Dividing Stream (intro)
Twilight Tavern
Tale Of Revenge
Ahti
Token Of Time
Burning Leaves
From Afar
Iron

Slash

Setlist Slash :

One Last Thrill
Nightrain
Back From Cali
Shots Fired
Mr. Brownstone
Halo
Anastasia
Sweet Child O’ Mine
You’re A Lie
Slither
Paradise City

Paradise Lost

« Oh non je veux pas y aller !! J’ai peur !! ». Avant une prestation de Paradise Lost, les connaisseurs du groupe ont toujours une légère crainte parce que le groupe sur scène propose des sets souvent très inégaux. C’est donc aussi pour cette raison que nous sommes sortis de ce concert le sourire aux lèvres, conscients de la chance que nous avons eu d’assister à un set du Lost exceptionnel avec un Nick Holmes en voix, des musiciens (tous habillés en noir) très concernés, un son parfait et des tubes à la pelle (avec un rappel « Say Just Words » d’anthologie). Croisant le chanteur dans l’espace presse quelques minutes plus tard, on lui expliquera d’ailleurs n’avoir jamais vu un aussi bon set du groupe. « C’est vrai que c’était cool, pourtant ça faisait trois semaines qu’on n’avait pas joué ! » nous confiera Nick Holmes.

Passer de Paradise Lost à Sabaton, c’est un peu comme se faire une séance de scarification dans sa chambre avant d’aller participer à la grande kermesse annuelle de son village. D’ailleurs là-dessus on vous conseille très clairement de privilégier la kermesse ! Avec Sabaton, le public est en feu et la scène aussi puisque le groupe a sorti la grosse artillerie avec de la pyrotechnie et un chanteur toujours aussi fou sur les planches. Evoquant les récents changements de line-up rencontrés par Sabaton, la peur qu’il avait de rentrer sur la scène du Graspop ou interrogeant le public sur le pourquoi du nom « Graspop » qu’il renommera « Grasmetal », Joakim Brodén en fait des tonnes et c’est ce que les fans du groupe adorent. Sa communication avec le public est totale et la foule le lui rend bien en chantant à tue-tête les refrains fédérateurs du groupe. Joakim donnera également ses lunettes de soleil à un enfant des premiers rangs fan de Sabaton : la grande classe. A revoir vite… et avec le public belge !

Setlist Paradise Lost :

Desolate
Widow
Honesty In Death
Erased
As I Die
Tragic Idol
Forever Failure
One Second
Embers Fire
Fear Of Impending Hell
The Enemy

Rappel :
Say Just Words

Joakim Brodén (Sabaton)

Setlist Sabaton :

The Final Countdown
The March To War
Ghost Division
Uprising
Gott Mit Uns
The Price Of A Mile
40:1
Cliffs Of Gallipoli
Into The Fire
Carolus Rex
Attero Dominatus
The Art Of War
Primo Victoria
Metal Crüe
Dead Soldier’s Waltz
Masters Of The World

Slayer

Quelques minutes plus tard, la Machine Slayer est en marche avec son charisme, ses hits et ses gros pogos. La fumée est de sortie et le regard possédé de Tom Araya mis en avant sur les écrans géants pendant « Mandatory Suicide » nous semble très éloigné du grand sourire que nous avait fait partager le chanteur/bassiste, la veille, à l’aéroport de Bruxelles (dis, tu as quand même lu ce qu’on a écrit tout en haut de l’article, lecteur ?!). Laissant chanter le public qui ne s’est pas fait prier, Slayer aura délivré un set classique de chez classique. Moins impressionnant qu’à Clermont-Ferrand à cause du fait d’être en plein-air, mais efficace tout de même. Tom Araya nous avait d’ailleurs loué le public clermontois lors de notre rencontre la veille. On passe maintenant à la tête d’affiche de la Marquee II, Kyuss Lives! dont on aura savouré chaque seconde de la prestation. Cette dernière aura été embellie par un son incroyablement bon (bien qu’un peu trop fort), par la qualité technique de ses quatre musiciens et par une set-list remarquable. Voilà un groupe qui n’aura pas décroché un mot à son public, qui sera resté très statique, mais qui aura subjugué l’audience par un charisme total et par une réinterprétation des morceaux (final des chansons réarrangé notamment) qui sent bon le jam. L’enchaînement « El Rodeo » et « 100° » fut à ce titre un must. Un très grand concert.

Setlist Slayer :

World Painted Blood
Psychopathy Red
War Ensemble
Die By The Sword
Chemical Warfare
Hate Worldwide
Mandatory Suicide
Altar Of Sacrifice
Jesus Saves
Seasons In Yhe Abyss
Hell Awaits
Dead Skin Mask
Snuff
Angel Of Death
South Of Heaven
Raining Blood

Kyuss Lives!

Setlist Kyuss Lives! :

Hurricane
One Inch Man
Gardenia
Asteroid
Supa Scoopa And Mighty Scoop
Thumb
Green Machine
Freedom Run
Whitewater
El Rodeo
100°

Ozzy & Friends

Cette première journée se termine avec le concert d’Ozzy & Friends qui démarre avec une vidéo retraçant le parcours musical d’Ozzy Osbourne qui n’hésitera jamais à taper dans ses mains tout au long du set. Le public belge aura droit à un Ozzy en voix qui s’amusera toujours autant sur scène comme lorsqu’il masquait les yeux de Slash au moment où ce dernier exécutait ses soli ! Geezer Bultler (Black Sabbath) et Slash apparaîtront sur les morceaux de Black Sabbath « War Pigs », « Iron Man » et « N.I.B. » alors que Zakk Wylde se fera également plaisir sur « Fairies Wear Boots ». On notera par ailleurs un final ébouriffant sur « Paranoid » avec la présence de Gus G, Zakk Wylde et Slash en même temps. Avec son célèbre arrosoir anti-photographe, Ozzy aura assuré même si son « All Abooooove » introductif sur « Crazy Train » aura montré que ses cordes vocales restent diablement fragiles….

Setlist Ozzy & Friends :

Bark At The Moon
Mr. Crowley
Suicide Solution
I Don’t Know
Shot In The Dark
Rat Salad
Iron Man
War Pigs
N.I.B.
Fairies Wear Boots
I Don’t Want To Change The World
Crazy Train
Mama, I’m Coming Home

Rappel :
Paranoid

Adrenaline Mob

Notre journée de samedi démarre avec Powerwolf et son aspect visuel toujours aussi impressionnant bien que le rendu ait, malgré tout, moins d’impact qu’en salle. Le public très nombreux (il est 11h15 !) frappe dans ses mains et paraît sensible au heavy du groupe. Faisant chanter les filles et les garçons du public, Powerwolf sait comment fédérer une foule. Il faut dire que ses tubes (« Resurrection By Erection », « All We Need Is Blood ») sont idéaux pour arpenter une scène et faire participer la communauté metal. Ainsi, le groupe remerciera chaleureusement une foule qui le lui rendra bien. Quelques minutes plus tard et sur la même scène, Adrenaline Mob foule les planches devant une audience nettement moins nombreuse. A tort car le gros rock de la bande à Mike Portnoy (batterie) et Russell Allen (voix) est plaisant même si les compos du groupe sont inégales. A ce titre, si ces dernières étaient toutes du même niveau que le tube « Undaunted » alors on parlerait vraiment de grandes compositions et d’album réussi de bout en bout ! Une balade (« All On The Line »), un show épuré et de jolies harmonies vocales auront fait de ce concert d’Adrenaline Mob un bon set qui manquait tout de même d’originalité et où l’ennui pointait parfois le bout de son nez…

Setlist Powerwolf :

Lupus Daemonis
Sanctified With Dynamite
Prayer In The Dark
We Drink Your Blood
Raise Your Fist, Evangelist
Werewolves Of Armenia
Resurrection By Erection
All We Need Is Blood
Lupus Dei
Wolves Against The World

Setlist Adrenaline Mob :

Psychosane
Feelin’ Me
Indifferent
Down To The Floor
All On The Line
Hit The Wall
Undaunted
The Mob Rules

Death Angel

L’ennui, ce n’est pas vraiment ce qui caractérise les shows de Death Angel. Car ce dernier – attention voici un cri du cœur personnel et totalement assumé ! – fait tout simplement partie des meilleurs groupes de thrash en live. Après cette performance du Graspop 2012, on croisera d’ailleurs Mark Osegueda (chant) dans l’espace presse pour lui faire ladite remarque… qu’il appréciera comme vous vous en doutez ! Et pour cause : Death Angel propose toute la panoplie de riffs que le fan de thrash se doit d’apprécier sans oublier une énergie et une technique incroyables de tous ses membres. Dans un concert de Death Angel, aucun temps mort n’est possible et ce n’est pas l’interprétation intégrale de l’album The Ultra-Violence qui changera la donne. La reprise de « Heaven And Hell » de qui vous savez clôturera magnifiquement l’un des tous meilleurs concerts de ce Graspop 2012. Quelques minutes plus tard, Eluveitie sur La Marquee I verra le public se faire plaisir avec des circle-pits à gogos. En outre, si un concert de Paradise Lost est craint pour les performances parfois en demi-teinte du groupe en live, un set d’Eluveitie peut lui être craint pour les difficultés de son qu’il peut entraîner. En effet, difficile de sonoriser huit musiciens ! Mais, comme indiqué plus haut, cette édition du Graspop nous aura agréablement surpris dans le domaine du son. A ce titre, tous les instruments live d’Eluveitie (violon, mandoline etc.) sont formidablement ressortis et c’est plein de gratitude que les membres du groupe, où la chanteuse Meri Tadić renvoie la balle à Chrigel Glanzmann, ont tiré leur révérence.

Setlist Death Angel :

Thrashers
Evil Priest
Voracious Souls
Kill As One
The Ultra-Violence
Mistress Of Pain
Final Death
Heaven And Hell

Eluveitie

Setlist Eluveitie :

Prologue
Helvetios
Luxtos
Neverland
Meet The Enemy
A Rose For Epona
Inis Mona
Alesia
Uxellodunon
Kingdom Come Undone
Havoc
Epilogue

Trivium

Matt Heafy de Trivium a maintenant la banane sur scène et c’est génial ! Fini le temps où le frontman, sûrement plein de colère, voulait conquérir le monde en fermant son visage et en toisant la populace metallique avec ses grands yeux noirs fiers. Tout cela est terminé ! Notre homme est désormais très souriant et les progrès de son groupe sur les planches sont incontestables. Trivium a du charisme et Trivium commence surtout à avoir une belle expérience de la scène. Pas étonnant alors que les slams, circle-pits et jumps de la foule aient été très nombreux sur ce concert. Matt incite le public à tout donner et ce dernier ne se fait pas prier pour applaudir à tout rompre le nouveau batteur, Nick Augusto, sur les conseils du chanteur. Un concert plein de joie de vivre et de partage qui a fait plaisir. Une analyse également valable pour le set de Megadeth qui suivra sur la scène principale et qui sera fidèle au show donné au Hellfest mais avec une setlist beaucoup moins fournie dû à un show nettement plus court.

Setlist Trivium :

Capsizing The Sea
In Waves
Pull Harder On The Strings Of Your Martyr
Rain
Black
The Deceived
Dusk Dismantled
Drowned And Torn Asunder
A Gunshot To The Head Of Trepidation
Throes Of Perdition
Leaving This World Behind

My Dying Bride

My Dying Bride livre un set qui s’apparente plus à une cérémonie musicale qu’à un concert. Aaron Stainthorpe, son chanteur, ressemble à Jésus et ses doigts ensanglantés participent à rendre l’atmosphère d’un show de My Dying Bride particulière et intense… L’audience peut d’ailleurs sentir à quel point la scène est une épreuve pour le frontman qui, avant de chanter ses premiers vers, s’essuie les mains contre son pantalon comme pour se dire « allez mon gars, c’est l’heure d’y aller…» . Aaron remerciera au cours de ce set le Graspop en affirmant « qu’apparemment My Dying Bride est le groupe a s’être le plus produit au festival cette année avec 8 concerts donnés 1 fois tous les deux ans ». Avec de jolies lumières violettes/bleues tamisées et un son parfait, My Dying Bride a donné une prestation très triste (pour sa musique) et plein de partage (entre lui et son public). Un concert plein de mélancolie et de beauté au cours duquel on a eu le sentiment que le groupe My Dying Bride mettait en musique les mots (maux ?) de Charles Baudelaire… Twisted Sister ne se situe clairement pas dans la même veine mais aura proposé un concert dantesque qui aura marqué tous les festivaliers présents. Dee Snider (chant) a rappelé avec ce show qu’il était l’une des figures les plus charismatiques de notre genre musical. Courant partout et ne cessant de tenir un discours politiquement incorrect (« eh vous là-bas, dans le carré VIP, on ne mange pas pendant que je parle ok ?! »), notre homme aura mis le public dans sa poche au cours de l’heure et quart réservée aux Twisted Sister. Une grosse claque avec des tubes à foison dont un « We’re Not Gonna Take It » où le public forcera le groupe à reprendre la chanson sur la fin ! Devant tant d’enthousiasme, le combo ne pouvait que s’exécuter. Quel concert !

Setlist My Dying Bride :

Your River
Bring Me Victory
From Darkest Skies
Thy Raven Wings
The Prize Of Beauty
She Is The Dark
The Dreadful Hours
The Cry Of Mankind

Twisted Sister

Setlist Twisted Sister :

What You Don’t Know (Sure Can Hurt You)
The Kids Are Back
Stay Hungry
Wake Up (The Sleeping Giant)
You Can’t Stop Rock ‘n’ Roll
Shoot ‘Em Down
We’re Not Gonna Take It
The Price
Burn In Hell
Under The Blade
I Wanna Rock

Rappel :
S.M.F.

Limp Bizkit

Dimmu Borgir sur la Marquee I a pour sa part fait partager sa science du spectacle avec, là encore, des hits à n’en plus finir. Maquillés et concentrés, Shagrath et sa bande auront délivré un set très cohérent apprécié à sa juste valeur par les fans du groupe qui avaient copieusement rempli la tente. « Professionnalisme », voilà le premier terme qui vient à l’esprit quand on voit Dimmu sur scène car tout est pensé, réfléchi et grandiloquent. Un très bon concert. Pendant ce temps, le parterre de la scène centrale se prépare à accueillir Limp Bizkit. Ce dernier aura livré un show poussif, ne profitant pas de son statut de tête d’affiche, qui lui donnait la possibilité de jouer 1h30, pour interpréter des tubes comme « Re-Arranged » ou « Boiler ». Même si Wes Borland aime arpenter la scène en faisant des tours sur lui-même, on a tout de même senti que Limp Bizkit était en mode automatique lors de ce set et n’avait pas franchement envie d’en découdre. Fred Durst (chant) y est pour beaucoup car on l’a connu nettement plus survolté en live ! Mais le public aura tout de même bien répondu en sautant à l’unisson sur les tubes du groupe et en profitant des riffs de Wes sur des titres de Ministry, Nirvana ou Megadeth. Un show de Limp Bizkit en Belgique qui, en tout cas, aura été la copie conforme de celui donné à Madrid avec un Fred Durst qui chante dans le public, fait monter un festivalier sur les planches pour la chanson « Eat You Alive » avant de faire grimper environ 150 (!) filles sur la scène principale pour les deux derniers morceaux « Faith » et « Rollin’ ».

Setlist Dimmu Borgir :

Intro
Mourning Palace
Spellbound (By The Devil)
Vredesbyrd
Kings Of The Carnival Creation
Dimmu Borgir
Ritualist
Gateways
Puritania

Rappels :
The Serpentine Offering
Progenies Of The Great Apocalypse
Perfection Or Vanity

Setlist Limp Bizkit :

The Truth
My Generation
Hot Dog
Livin’ It Up
Gold Cobra
My Way
Eat You Alive
Break Stuff
Nookie
Behind Blue Eyes
Take A Look Around
Faith
Rollin’ (Air Raid Vehicle)

Sebastian Bach

En ce troisième et dernier jour du festival, la pluie s’abat sur Dessel et c’est un Sebastian Bach trempé qui tente tant bien que mal d’assurer son set. Et honneur à lui (ainsi qu’à Six Hour Sundown, le groupe d’avant) pour avoir gardé le sourire malgré une scène rendue extrêmement glissante à cause de cette fichue pluie fine qui embêtait les festivaliers et lui arrivait en plein visage à cause du vent ! Mais l’ex-chanteur de Skid Row et ses acolytes seront parvenus à faire le boulot remarquablement bien en on soulignera une interprétation parfaite des tubes de Skid Row comme « 18 And Life » en notant d’ailleurs que sa setlist aura largement fait honneur à Skid Row. « Jamais de ma foutue vie je n’ai joué aussi tôt ! » dira le chanteur qui a foulé les planches dès 13h05. Dans des conditions pas faciles, Sebastian Bach a réussi l’exploit de faire taper les mains d’un public forcément clairsemé mais tout de même heureux de voir la performance de cette grande figure du metal.

Setlist Sebastian Bach :

Slave To The Grind
Kicking & Screaming
Big Guns
Tunnelvision
18 And Life
American Metalhead
Monkey Business
I Remember You
Youth Gone Wild

Ugly Kid Joe

Il est maintenant temps de se diriger vers la Marquee I pour l’un des grands événements de ce Graspop 2012 avec le retour sur scène d’Ugly Kid Joe. Emmené par un Whitfield Crane en short, bonnet sur la tête et sweat à capuche, les gamins reformés en 2010 ont fait partager leurs tubes notamment extraits d’America’s Least Wanted (1992). Le frontman était tellement motivé et heureux d’être présent qu’il a même eu maille à partir avec le service de sécurité puisqu’il a tenté d’escalader la scène alors que c’est formellement interdit ! Il a donc fini par se faire attraper par cinq ou six membres du service de sécurité… dont certains l’avaient pris pour un fan ! S’en suivra des bras d’honneur du musicien adressé au service de sécu puis des excuses de Whitfield Crane, quelques minutes plus tard, qui reconnaîtra « une certaine incompréhension » sur le problème en question ! Ugly Kid Joe est en effet une grande famille alors il aurait été plus que dommage de gâcher ce très bon concert à cause de broutilles. Cet aspect familial se ressent d’ailleurs grâce aux sourires échangés entre les membres du groupe ou encore par le fait que Whitfield Crane n’hésite pas au cours du premier morceau instrumental « Intro » extrait de Menace to Sobriety (1995) à aller taper avec son poing le poing de tous les membres du groupe et de ses techniciens. Une belle ambiance qui se sent sur scène où tous les acteurs se font plaisir et où le public belge aura même droit à l’apparition de Phil Campbell (Motörhead) sur le morceau « God ». Un set d’Ugly Kid Joe dynamique et, malgré l’incident décrit plus haut, très bon esprit.

Setlist Ugly Kid Joe :

Intro
Neighbor
Panhandlin’ Prince
Milkman’s Son
Cats In The Cradle
God
Goddamn Devil
Everything About You

Europe

On enchaîne avec trois concerts – Europe, Gotthard et Rival Sons – qui nécessiteront une analyse commune par le style musical proche de ces trois groupes de hard mais aussi et surtout de par la qualité de leurs prestations scéniques. Des prestations qui reposent sur une interprétation remarquable des morceaux. En effet Joey Tempest, Nic Maeder et Jay Buchanan sont tous les trois des frontmen charismatiques qui chantent divinement bien. Les compos de ces trois formations comportent d’ailleurs tellement de tubes qu’il leur est aisé de faire taper la foule du pied ou de la faire frapper dans ses mains. Si Rival Sons fait partager sa musique 70’s pleine de groove avec une attitude scénique faite de sourire et de détachement – on notera à ce sujet les lunettes de soleil des bassiste et guitariste dans l’obscurité du Metal Dome … -, c’est plutôt la spontanéité qui ressort des sets d’Europe et de Gotthard. Concernant ce dernier, la chaleur et l’émotion ont été de mises que ce soit pour rendre hommage au défunt Steve Lee ou pour faire partager les tubes FM du groupe suisse. Europe a également cette faculté de fédérer une foule avec ses hits qui sont bien plus hard que son succès planétaire « The Final Countdown ». Musicalement, ces trois combos ont vraiment assuré et les voir à la suite était un vrai plaisir quand on est fan de hard. Mention spéciale au plus jeune des trois, Rival Sons, qui effectuait ici son dernier show européen et qui a déjà tout d’un très grand comme l’a montré son passage en Belgique avec au menu aisance technique, attitude charismatique et groove.

Setlist Europe :

Riches To Rags
Not Supposed To Sing The Blues
Firebox
Superstitious
Scream Of Anger
Demon Head
Rock The Night
The Beast
Prelude
Last Look At Eden
The Final Countdown

Gotthard

Setlist Gotthard :

Dream On
Gone Too Far
Remember It’s Me
Hush
One Life, One Soul
Mountain Mama
Right On
Anytime Anywhere

Rival Sons

Setlist Rival Sons :

Gypsy Heart
Burn Down Los Angeles
Torture
All Over The Road
Young Love
Pressure And Time
Face Of Light
Keep On Swinging
Soul
Get What’s Coming

Machine Head

Il était évident que Machine Head allait nous mettre une grosse claque pour son retour au Graspop « après 10 ans d’absence » comme le dira Robb Flynn, son chanteur. Une évidence car avec une setlist pareille, un soleil enfin de retour, des musiciens aussi charismatiques et un public qui attendait ce concert de « Machine Fuckin’ Head » avec une réelle impatience… le contraire n’aurait de toute façon pas été possible. Au milieu de la scène, Robb Flynn donne de plus en plus l’apparence d’être une sorte de parrain du metal. Micro relevé, attitude très statique et longue barbe noire lui confèrent en effet des airs de patriarches qui a traîné sa barque dans toutes les eaux metalliques de la planète… Et comme c’est exactement ce qu’à fait Machine Head depuis plus de 20 ans, il paraît normal d’avoir cette impression ! Avec son T-Shirt Kiss, Dave McClain envoie le bois et comme ses trois camarades de jeu, il aura droit à ses applaudissements sur la présentation de Robb Flynn. Un grand concert fait de circle-pits, de slams et de pogos impressionnants où le réalisateur des écrans géants prendra plaisir à rechercher une fille du public dont le physique de mannequin contrastait, c’est vrai, avec la violence qu’elle utilisait pour se faire respecter dans les pogos ! On signalera également la présence sur scène des membres de Hatebreed sur le dernier morceau du set issu de Burn My Eyes, « Davidian ».

Setlist Machine Head :

I Am Hell (Sonata in C#)
Old
Imperium
Beautiful Mourning
Locust
Aesthetics Of Hate
Halo
Davidian

Il était évident que Behemoth allait nous mettre une grosse claque… euh… ah vous avez déjà lu ça quelques lignes plus haut ? Hmmm… oui mais en même temps qu’écrire de différent ?! Behemoth en live, c’est le culte de la puissance. Alors quand vous assistez à ce concert sous une tente bien garnie et que le groupe vous a réservé une setlist aux petits oignons ainsi qu’un savant mélange de fumée et de feu, difficile de ne pas prendre son pied en voyant Nergal et ses acolytes se défoncer. Si la chaleur est présente au propre et au figuré sur ce concert de Behemoth, les visages des musiciens restent, eux, fermés. Un côté cérémonial qui donne à la prestation du groupe une aura mystique que peu d’artistes sont capables de dégager sur scène. Un des meilleurs concerts du fest qui aura notamment vu les membres du groupe débarquer sur les planches avec des torches enflammées pour mettre le feu à des croix renversées présentes sur scène…

Setlist Behemoth :

Ov Fire And The Void
Demigod
Conquer All
Christians To The Lions
Alas, Lord Is Upon Me
At The Left Hand Ov God
Slaves Shall Serve
Chant For Eschaton 2000

Rappel :
Lucifer

Motörhead

Après Machine Head c’est au tour de Motörhead de fouler les planches de la scène principale pour un concert 100% classique des Anglais qui aura vu Phil Campbell rendre la pareille à Whitfield Crane d’Ugly Kid Joe puisque ce dernier rejoindra sur scène le trio pour le titre « Killed By Death » avant de se rasseoir avec ses potes pour regarder le concert près de la scène. Le frontman du groupe américain doit vraiment être un gros fan de Motörhead puisqu’il aura arboré fièrement un T-Shirt à l’effigie du groupe toute la journée, sur scène comme en dehors ! Motörhead aura fait partager ses hymnes devant un public en totale adéquation avec la bande à Lemmy. Vous le savez, « ils sont Motörhead et ils font du rock’n’roll ». Que dire de plus sur ce concert ? Eh bien ça :

Setlist Motörhead :

Bomber
Damage Case
I Know How To Die
Stay Clean
Metropolis
Over The Top
One Night Stand
The Chase Is Better Than The Catch
The One To Sing The Blues
Going To Brazil
Killed By Death
Ace Of Spades
Overkill

Hatebreed, tête d’affiche de la Marquee II, a répondu à nos attentes. Un Jamey Jasta survolté, un groupe à la hauteur, des tubes à chaque seconde qui défile, une apparition de Phil Demmel (Machine Head) sur le morceau « Live For This » et surtout un public très chaud auront donné à ce concert tous les ingrédients savoureux qui composent les shows intenses d’Hatebreed. Avec ce dernier, le public hardcore en a pour son argent car le groupe fonce et enfonce le clou sans aucun temps mort. Les pogos sont énormes et rarement on aura vu une Marquee aussi déchaînée.

Setlist Hatebreed :

Never Let It Die
Before Dishonor
Hollow Ground
Tear It Down
Everyone Bleeds Now
In Ashes They Shall Reap
Hands Of A Dying Man
This Is Now
Doomsayer
Last Breath
Defeatist
A Call For Blood
I Will Be Heard
Live For This
Destroy Everything

Guns N’Roses

Le concert d’Hatebreed a peine terminé, nous sommes encore dans la Marquee quand nous entendons au loin la musique de la tête d’affiche de cette troisième journée. Eh oui Guns N’Roses, fidèle à sa légende, n’a comme à son habitude pas démarré à l’heure… mais en avance cette fois ! Décidément, Axl Rose est toujours là où on ne l’attend pas… Crachant dans un seau réservé à cet effet (!), cherchant désespérément son chapeau comme un petit enfant lorsque celui-ci a disparu ou gagnant sa loge située sur scène pour seulement quelques secondes, l’attitude d’Axl Rose sur les planches (comme en dehors) reste atypique. Mais la star assure ses parties vocales avec talent même si, contrairement au show de Lyon, on ne l’aura pas trouvé aussi performant et facile. Mais peu importe car comme Hatebreed, mais dans un genre totalement différent, le public des Guns N’Roses en a pour son compte avec une prestation longue (plus de 2h40 de show tout de même) et une incroyable somme de tubes à la clé. Si le public appréciera la grande qualité de l’interprétation de Ron Thal (guitare) and co’, on notera cependant la présence d’énormément de curieux venus voir ce que donnait Axl Rose en live comme le montre des applaudissements polis et peu nombreux accordés au groupe à la fin des chansons. En effet, il fut sacrément étonnant de voir un public autant en retrait pour une tête d’affiche ! Mais les compositions des Guns et le grand spectacle visuel (présence de nombreux écrans géants etc.) auront tout de même convaincu la foule. Guns N’Roses n’est pas mort, il est juste différent.

Setlist Guns N’Roses :

Splitting The Atom
Chinese Democracy
Welcome To The Jungle
It’s So Easy
Mr. Brownstone
Sorry
Rocket Queen
Estranged
Better
Shackler’s Revenge
Live And Let Die
This I Love
Used To Love Her
Motivation
Street Of Dreams
You Could Be Mine
Sweet Child O’ Mine
Another Brick in the Wall Part 2
November Rain
Glad To Be Here
Don’t Cry
Civil War
Knockin’ On Heaven’s Door
Nightrain

Rappels :
Madagascar
Whole Lotta Rosie
Patience
Paradise City
My Way

Running Order à agrandir

La Graspop 2012 se termine et fut une véritable réussite. Contrairement à un festival comme le Hellfest, les gigantesques tentes du Graspop ne prennent pas le soleil ce qui fait que le public a vraiment l’impression d’assister à des shows de nuit à n’importe quelle heure de la journée, ce qui est très appréciable. Par ailleurs, l’organisation du Graspop a installé des planches sous ses tentes ce qui évite les entorses de la cheville (eh oui… !) et facilite surtout la vision. Par contre, les nombreuses bouteilles présentes partout mériteraient sans doute l’installation de poubelles sur les lieux du festival pour éviter d’avoir un sol jonché de détritus comme c’était le cas durant ces trois jours.

Outre ces questions de logistique, la qualité de l’affiche annuelle proposée par le Graspop, la présence d’un son parfait sur la très grande majorité des concerts et une organisation idéale pour les festivaliers (l’entrée du camping est à 20 mètres de l’entrée du fest’ !) sont probablement les éléments principaux qui expliquent pourquoi le Graspop est devenu une référence européenne en matière de festivals.

Nick Holmes (Paradise Lost)

Mark Osegueda (Death Angel)

Graspop 2012 !

Whitfield Crane (Ugly Kid Joe)

Source setlists indicatives : Setlists.fm
Photos : @Graspop2012 + Doc’



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  • Ouah ce Graspop avait l’air génial !!
    En tout cas merci pour ces reports !

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  • Arf je regrette d’avoir connement raté Kyuss ! ça avait l’air bien. Sinon toujours une organisation parfaite (7 ans que j’y vais et ça reste le top) par contre le son m’a gâché le concert de Dimmu Borgir d’où j’étais (15 mètres devant la scène)je n’entendais que la batterie et surtout la double au point que j’avais vraiment du mal à reconnaitre les titres que pourtant je connais très bien. En fait le son était bien meilleur entendu de l’extérieur en matant le concert sur l’écran. Le son partait aussi en couille sur Machine Head mais à cause du vent et puis bon c’était Machine Head c’était tout de même énorme. Par contre j’ai adoré Limp Bizkit et j’ai trouvé que le groupe avait fait une très bonne prestation quoiqu’un peu courte à mon gout (beaucoup de pauses inutiles aussi qui cassaient le rythme du concert). J’ai 28 ans, Limp Bizkit c’est ma génération je connais tous leurs titres et 1h30 de jump en gueulant toutes les paroles c’est quand même bon à prendre. Après bon on peut dire que leur place était plus à Werchter qu’au Graspop mais pour moi qui s’en cale de Werchter c’était cool de les voir au Graspop et au vu de la foule pour ce concert on constate le fossé entre le réputation du groupe sur le net et dans la presse et son succès réel en live. Mes gros coups de cœur du week-end : Ozzy (avec un extraordinaire Gus G), Twisted Sister, Limp Bizkit, Killswitch Engage (ravis pour ma part d’entendre Jesse Leach au chant même si Howard est un putain de chanteur), Trivium et Machine Head (sans surprise). Reparti avant les guns (enfin le roux et son orchestre) mais apparemment j’ai rien raté 🙂

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    guigui14

    Dimmu, c’était au Marquee 2 hein? j’ai eu exactement le même problème avec COB le dernier jour, à mon avis c’était récurant à cette scène là!
    perso, Killswicht Engage, c’était vraiment cool, surtout comment les deux guitaristes déconnait trop et se tiraient dans les pattes xD « et vas-y que je donne un coup sur ton manche de guitare pour que tu rate ton accord! » xD

  • Par contre pour ce qui est des Guns…..au s’cours quoi. Bon ok ça joue, encore que Ashba en a pas mis une dedans (j’exagère à peine), chacun y va de son ptit délire de solo etc…. Alors le solo de Dizzy Reed complètement inutile quoi, et chiant en plus. Celui de Ashba n’en parlons pas, y’a que Richard Fortus qui a proposé un truc intéressant et original. Lui c’est un vrai tueur. Si non c’est vrai que c’est un Guns différent, mais aussi vachement plus chiant. Facile on peut dégager 45 mn de setlist. Et Knokin’….IN-TER-MI-NABLE. Pis jtrouve que par moment la manière dont joue le batteur, rend les chansons limite gentillettes, dansantes. Alors il est très bon hein, mais par rapport à quand je les ai vu en 2006 j’ai trouvé que ça avoinait beaucoup moins. Bon voilà jvais pas faire une chronique non plus c’est bon ^^

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  • Qualité de son vraiment a chier si un peu trop loin de la scène principal ou trop fort sous les chapiteaux et les écrans géant a la sortie de ces dernier bugger au rythme de la double pédale !
    Par contre la Leffe ca fais plez ^^ !!!
    Le stand coca c été perdu je pense !
    Moi j y suis allé pour voir Limp Bizkit Donc je suis un OVNI sur le festoche !

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    manu

    ah oui le stand leffe la classe ! bon moi j’avais une flasque de rhum arrangé pour améliorer le gout de la jupiler, donc du coup ça marchait bien quand même héhé. Mais ouai c’est vrai que c’était bien cool.

    guigui14

    LEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEFFE !!!

  • haha j’y était c’était énorme, cette édition m’a tuée! mais j’ai vu personne de RM xD
    que dire. Bah j’ai quitter GnR après 20 minutes c’était soulant, d’autant qu’ils ont commencer 20! minutes en avances!!
    Sinon il y a avait certains problème de son ou de balances notamment avec COB (en même temps que hatebreed) où la double grosse caisse étouffait tout le reste, ou encore Come Back Kid qui fait éxploser ses amplis au milieu du set xD
    Pour Sebastian Bach j’ai gentiment écouter depuis le Marquee 2 en attendant Emmure (gros moshpit). et puis il pleuvait :/

    Pour ce qui est des débris qui jonchent le sol… ça s’explique facilement en faite. C’est pour laisser les gens les ramasser eux mêmes et les amenés au stand de recyclage où pour 24 vidanges tu as un jeton gratuit (=une bière)… y a moyen de se faire plus que plaisir comme ça =D

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    Doc'

    Le recyclage c’est seulement valable pour les gobelets non ? Ou même pour les bouteilles de type Red Bull ?

    manu

    non non les gobelets uniquement il me semble. Enfin bon c’est pareil perdre son temps à ramasser des gobelets alors qu’il y a de bons concerts ou pleins de beaux ptits cul à reluquer franchement ^^

    guigui14

    là encore c’est tout à fait vrai, manu. Cette année je me suis pas fait chier à ça, j’avais prévu, j’ai garder de l’argent de côté, même si la 25Cl à 2€50 c’est cher… puis après faut prévoir et prendre de la bibine pour le camping aussi.

    Achmel

    « 24 vidanges tu as un jeton gratuit (=une bière)… y a moyen de se faire plus que plaisir comme ça »
    c’est clair, d’autant plus que 24 gobelets = environ 1 minute à chercher! Je suis d’accord avec toi Manu, mais avoue quand meme que pour avoir une biere gratos entre 2 concerts, pas besoin de passer 1 heure à 4 pattes, en 3 minutes on a ramassé assez de gobelets pour rincer mes 4 potes et moi 2 fois!
    Quoi qu’il en soit super festoche, super concerts, super groupes, super ambiance et orga monstrueuse, la nacelle Jupiler etait OP :)!
    Encore d’accord avec toi Manu au sujet de GnR. vraiment à certains moments on avait l’impression de pas avancer! Long et pas trop actif à certains moments.
    Enfin tres bon festoch dans l’ensemble

  • Ouai c’est vrai que c’était cool. C’est mon 4eme graspop et à chaque fois c’est le pied intégral. Par contre de la à dire que le son était presque parfait à tous les concerts, faut pas exagérer. Les conditions météo notamment faisaient que par exemple sur la mainstage le son se barrait souvent, ce qui rendait parfois un rendu médiocre, et au moins une fois sur 2 le son sous les marquee était abominablement fort et sur mixé dans les aiguës, avec des guitares hyper criardes, sans parler des sons de batteries ou on avait l’impression qu’il n’y avait que de la grosse caisse. Le mieux c’était sous le metaldome ou, notamment, Obituary a bénéficié d’un vrai son de folie….mais si non c’était génial 😉

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    Doc'

    Je te trouve très dur dans ton analyse !

    Personnellement je n’ai jamais entendu un son aussi clair dans une tente !! 😉

    guigui14

    je suis assez d’accord avec Manu. De toute façon, globalement, le son était meilleur l’année passée de ce que je me souviens.

    manu

    bah ça dépend pour quel concert. j’dis pas que c’était le cas pour tous non plus, surtout que c’est compliqué de tout voir. Gojira c’était bien par exemple. Après ça dépend de ou on était placé. Par exemple Exodus c’était énorme tout devant, mais derrière c’était pas génial.

  • Aceofspades dit :

    Arf, j’ai failli y aller mais pas les moyens cette année! Sacrée affiche en effet, par contre y a du avoir une erreur d’impression: Limp Bizkit est écrit en plus gros que Motörhead, Slash et Slayer!

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    Spaceman

    En fait il a du y avoir une erreur tout court. 😉

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