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Live Report   

Halestorm : Explosif !


Halestorm, formation américaine de rock à tendance musclée, créée par deux tous jeunes adolescents avant les années 2000, a grandi. Néanmoins, la musique est toujours active comme en attestent cette date à La Cigale et Vicious, son nouvel album sorti en juillet dernier. Ce dernier contenant quelques titres qui devraient exploser sur scène comme « Black Vultures », « Uncomfortable » ou encore « Killing Ourselves To Live ». Lzzy Hale et sa bande réussiront-ils à les magnifier ce soir ? Réponse attendue après la prestation de Devilskin, formation néo-zélandaise que les Américains amènent dans leurs valises. Devilskin existe depuis 2010, a sorti deux albums et dispose de moyens très confortables pour une première partie entre le temps de jeu alloué et les effets scéniques possibles.

En effet, dire que Devilskin aura été bien traité relève de l’euphémisme : en dehors de certaines premières parties au Zénith ou à l’AccorHotels Arena, peu de groupes ouvrant pour une tête d’affiche bénéficient d’un son aussi correct, de lumières nombreuses – et même d’un canon à fumée -, d’un habillage de scène complet avec tenture au fond et bannières sur les côtés de la batterie à leur effigie… et surtout d’une heure de temps de jeu ! Les Néo-zélandais avaient toutes les chances de leur côté et l’on pouvait même se demander si Halestorm ne prenait pas un trop gros risque à si bien traiter sa première partie.

Artistes : HalestormDevilskin
Date : 2 octobre 2018
Salle : La Cigale
Ville : Paris [75]

Avoir une chanteuse puissante ne suffit pas

Même le public a répondu présent, réagissant très bien à la prestation de Devilskin dont certains titres auront reçu de belles ovations de la part d’une salle motivée, à l’instar de « Believe In Me » ou encore « Pray » pour ne citer que ceux-là. Sur scène, les musiciens sont mobiles, Tony ‘Nail’ Vincent et Paul Martin, respectivement guitariste et bassiste, bougent, changent de côté, montent sur les plateformes posées sur le devant de la scène – effectivement, les Néo-zélandais bénéficient aussi de ces installations qui permettent de prendre un peu de hauteur. Au chant, Jennie Skulander montre à de nombreuses reprises ses capacités vocales sur des titres alliant chant clair et growl. « Vessel » ou « Fade », entre autres, lui permettent ainsi de montrer toute l’étendue de son talent.

La chanteuse, sexy dans son habit de cuir avec la peau du diable collée aux fesses – le logo Devilskin est en effet apposé sur sa tenue au niveau des fesses – prend son rôle de meneuse au sérieux, communicant avec les fans, les faisant chanter d’efficaces « Fuck You! » ou autre « Halestorm ». Tout cela donnerait un excellent concert si les titres joués allaient de pair. Et même si le public a apprécié, a salué la prestation, il faut bien avouer que la musique des Néo-zélandais n’est pas empreinte d’une très grande originalité. En tout cas, la Cigale se sera largement bien amusée en ce début de soirée et l’on peut dire que Devilskin a convaincu son auditoire qui lui a réservé un bel accueil.

Setlist :

We Rise
Elvis Presley Circle Pit
Limbs
All Fall Down
Start A Revolution
Fade
Barracuda (reprise de Heart)
Never See The Light
Vessel
Believe In Me
Endo
Pray
Voices
Little Pills
Violation

Arejay haut en couleurs !

21H. Les Américains offrent un début de spectacle tonitruant avec des titres plus qu’efficaces. « Black Vultures » déploie ses ailes sur scène et la salle répond en chantant dès « Love Bites ». Que dire de ce splendide « I Am The Fire » où Lzzy demande aux fans d’allumer leur téléphone portable pour être le feu. Sur ce morceau, elle se lancera dans quelques vocalises et le public chantera même a cappella ! Le plaisir qui transparaît alors sur le visage de la chanteuse est bien agréable à voir. « Do Not Disturb » calme un instant le jeu, des lumières rouges éclairent Lzzy, ultra mobile malgré la hauteur de ses talons. Chapeau ! A ses côtés, les deux autres musiciens, Josh à la basse et Joe à la guitare, sont largement plus discrets et statiques ; la chanteuse est la figure de proue du vaisseau Halestorm. Toutefois, derrière ses fûts, Arejay assure le spectacle, tenue bariolée de rigueur et jeu de batterie très expressif, visuel.

Lzzy déborde d’énergie, chante ou plutôt hurle. « Merci Paris! Can I get Hell Yeah! Fuck Yeah! Woooh! Woooh?” demande-t-elle aux spectateurs venus nombreux et remplissant très honnêtement la salle parisienne. Evidemment, les fans se prêtent avec grand plaisir aux échanges proposés par la chanteuse qui n’a de cesse de garder le contact avec son auditoire. Avant « Amen », elle demande combien de personnes ont déjà vu le groupe et combien les voit pour la première fois. Le morceau est étiré à l’envi – trop peut-être – avec un long solo de guitare qui verra chanteuse et guitariste se faire face. Au fond, Arejay martèle toujours ses fûts, espèce de zebulon coincé derrière son instrument. Le son est très bon, permettant d’apprécier la musique. Le groupe a aussi soigné l’habillage lumineux offrant des tableaux vraiment agréables à regarder. Plaisir des yeux, plaisir des oreilles, les Américains assurent. Peut-être certains peuvent-ils être rebutés par le chant, assez hurlé, prenant parfois des airs de gospel. Le style est affirmé, portant une énergie très rock’n’roll, peut-être au détriment d’une meilleure qualité.

Lzzy, figure de proue incontestable

La chanteuse dit son amour pour Paris, précise qu’à chacune de ses venues, elle essaie de parler mieux, évoque la sortie de l’album Vicious et demande au public s’il est prêt pour un nouveau titre avant de lancer « White Dress » sous des lumières entre rose et pourpre. Et La Cigale de chanter des « oh ! oh ! oh ! » à l’invitation de la chanteuse. Chanteuse qui possède un charisme, une présence indéniable ainsi qu’une capacité à maintenir son auditoire éveillé d’un simple « Paris! », par exemple, avant de lancer un « Vicious » salué par les fans. Halestorm propose des titres efficaces et pêchus avec une exécution de qualité. Les fans apprécient en toute logique. C’est maintenant au tour d’Arejay de se mettre en avant avec un solo de batterie. Le public au taquet soutient l’exercice de ses « hey ! hey ! » et de ses applaudissements. Variée, soutenue par force de stroboscopes, la démonstration est vraiment plaisante. Le batteur jette ses baguettes et, plutôt drôle, se munit de baguettes géantes pour terminer sa prestation. « Merci beaucoup Paris ! » remercie-t-il La Cigale. Quelle énergie !

Le groupe revient, bassiste et guitariste changent de côté pour quelques instants et « Freak Like Me » offre à cette soirée un gros passage du concert, avec le public chantant quelques paroles, scandant des « hey ! hey ! ». Le titre est franchement décoiffant. « I want you to sing louder than we do » demande en substance Lzzy avant « Uncomfortable », ultra puissant que la fosse reçoit en remuant quelque peu. Lzzy demande à La Cigale si elle est en phase pour un retour vers le passé avec « Takes My Life ». Vous vous doutez de la réponse ? Avec ses variations, la chanteuse à genoux, hurlant, saluée par la foule, son solo de guitare, cette chanson a quelques atouts qui font la joie des fans. « We are not done with you yet Pais! » annonce la chanteuse avant « Killing Ourselves To Live », titre moins pied au plancher et qui contient ce mélange mélodique dans un emballage rock propre aux Américains.

Quand on dit hauts talons, il faut nous croire

Il est 22H lorsque la pause rappel intervient. La salle fait du bruit, tape des pieds, bouillonne. De retour, Lzzy flatte son auditoire en précisant « I want you to know you’re the best in Halestorm history!” avant de préciser qu’il y a un an, elle tombait amoureuse. Ce point est manifestement très important à ses yeux car « The Silence » qui suit en parle. Joué seulement à deux, elle et Joe, assis sur le devant la scène, ce joli morceau acoustique permet de reprendre ses esprits. La voix est cassée, écorchée, puissante, au bout des cordes vocales. Le titre et sa fin tout en douceur sont acclamés par un public aux anges ! L’électricité revient avec la chanteuse qui sort quelques riffs, joue avec le public avant que la chanson « I Miss The Misery », d’une efficacité redoutable, n’explose dans la salle. Arejay continue le spectacle, baguette entre les dents ou encore en se tenant debout sur son instrument. Lzzy s’agenouillera devant Joe sur cet excellent titre qui voit un slammeur émerger de la fosse.

Sympathiques, les Américains convient ensuite Devilskin sur scène pour un ultime salut. « Cheers to rock’n’roll! Cheers to Devilskin! Cheers to us!” lance Lzzy avant que le concert ne se termine sur « Here’s To Us », ballade plutôt agréable avec une dernière passe a cappella de la part de Lzzy qui sera vivement saluée par des fans conquis par 1H25 de prestation explosive. Energie, morceaux efficaces, bon son, bonnes lumières, public motivé, ce concert a eu de beaux atours ! Soirée réussie donc pour un groupe indéniablement efficace sur scène.

Setlist :

Black Vultures
Love Bites (Do Do I)
I Am The Fire
Do Not Disturb
Amen
White Dress
Vicious
Drumz
Freak Like Me
Uncomfortable
Skulls
Takes My Life
Killing Ourselves To Live
Rappels :
The Silence
I Miss The Misery
Here’s To Us

Report et photos : Loïc « Lost » Stephan.



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