ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Live Report   

Havok et Cephalic Carnage sont sur un bateau…


C’est presque devenue une habitude de voir Havok venir nous dire bonjour pour faire suer l’audience. Il y a deux ans, on les retrouvait ainsi à Petit Bain avec Gorod et Warbringer. Et il y a quelques mois c’était en compagnie de Converge, Earthless et Gorguts au Trabendo. Maintenant, retour à la péniche pour une autre soirée thrash.

À défaut d’avoir Kreator parmi les invités du soir, Harlott se rapproche beaucoup des mastodons allemands, tant dans la voix que dans les riffs. Harlott rajoute cependant l’ultra-rapidité d’exécution et l’utilisation de chœurs que l’on peut associer à la scène crossover. Parfait pour une découverte et parfait pour ouvrir la soirée. Avant que les gros noms de l’affiche ne se présentent devant l’audience, Harlott offre au public parisien une prestation très solide.

Artistes : Havok – Darkest Hour – Cephalic Carnage – Harlott
Date : 22 avril 2018
Salle : Petit Bain
Ville : Paris [75]

Cephalic Carnage

Lorsque cette affiche fut annoncée, beaucoup de fans se sont fait entendre, heureux de voir Cephalic Carnage au programme. Et c’est avec beaucoup de curiosité que l’on s’y rend car le groupe n’a pas partagé de nouveau contenu depuis son dernier album, Misled By Certainty, en 2010. L’un des plaisirs de voir la formation sur scène vient aussi du fait que leur bassiste Nick Schendzielos officie également depuis trois ans chez Havok, grâce à qui, finalement, beaucoup l’ont découvert, lui et son impressionnant jeu. Cephalic Carnage, avec son grind mâtiné de progressif, est probablement le nom de l’affiche le plus violent du soir. Ce set sera parfois loufoque comme lorsque, sur la fin de leur passage, tous ses membres choisissent de porter des masques différents. Mention spéciale à Nick Schendzielos et son masque de cheval du plus bel effet ! Lors de ce set, on verra également des membres de Harlott et Darkest Hour prêter anonymement main forte au groupe avant d’enlever leurs masques. Même si cela fait huit ans que le groupe n’a pas proposé de nouvelle galette, le plaisir de voir Cephalic Carnage sur scène est total.

Setlist (source setlist.fm) :

Endless Cycle Of Violence
P.G.A.D.
Hybrid
Kill For Weed
The Hottest Day Of The Coldest Night
Lucid Interval
Black Metal Sabbath

Darkest Hour

Entre metalcore et death mélodique, Darkest Hour frappe toutefois assez fort pour s’allier à l’affiche en partie thrash du soir. Darkest Hour se montre bien plus mélodique et pourrait en fait se rapprocher du Megadeth que l’on connait aujourd’hui de par certains solos, même si le chant, les rythmiques et les harmonies se veulent définitivement typiquement metalcore. Le tout donnant un souffle presque épique aux morceaux. La faible variété de lumière ne permet malheureusement pas d’apprécier comme il faut la prestation scénique, dont le guitariste hyperactif Mike Schleibaum ressort grand vainqueur en jouant régulièrement avec le public. Sur la fin de sa prestation, le groupe nous fera même le plaisir de reprendre le tube des Dead Kennedys « Nazi Punks Fuck Off », toujours une valeur sûre quand il s’agit de faire bouger une foule. Car lors d’un concert de thrash il est toujours bon de revenir à ses racines : le punk.

Setlist :

Knife In The Safe Room
Convalescence
Doomsayer (The Beginning Of The End)
An Epitath
Violent By Nature
Those Who Survived
Nazi Punks Fuck Off (reprise des Dead Kennedys)
With A Thousand Words To Say But One
The Sadist Nation

Havok

Si la soirée démarrait doucement en termes de densité de public, la salle se remplie considérablement pour Havok. Malgré le nombre de passages importants dans la capitale ces derniers temps, les Américains ont toujours autant de succès et les fans ne loupent pas une occasion de les voir, forts d’un dernier album, Conformicide, avec lequel ils ont franchi un palier musical. C’est lors de leur set que l’ambiance sera la plus chaude avec le plus de mouvement de foule. Le public n’arrêtera pas une seule seconde de bouger ou de slammer en se jetant depuis la scène. Des titres touchent immédiatement l’âme des fans de thrash comme « Hang ‘Em High » qui ouvre le show, « F.P.C. » ou le morceau de clôture « Time Is Up ». Mais même si la basse de Nick Schendzielos, avec ses slaps et autres plans ébouriffants, rajoute définitivement quelque chose d’unique dans la musique, le tout se répète tout de même un peu, faute principalement au riffing des anciens morceaux qui peine à se renouveler.

Le groupe compense avec le maximum d’énergie possible. Il s’amuse à jeter les casquettes des slammeurs dans le public ou à monter sur les côtés de la scène où se trouve les enceintes de la salle. Mais le leader David Sanchez parait, de son côté, bien morne aujourd’hui. Ainsi, il sourira plus à ses amis situés en backstage qu’à la foule. Même si aucune faute d’exécution n’est à noter, le frontman n’est pas le plus présent ce soir. La qualité du son rattrape tous ces petits soucis et on profite des compositions du groupe avec plaisir.

Havok

Setlist :

Hang ‘Em High
Prepare For Attack
F.P.C.
Out Of My Way
Covering Fire
Masterplan
D.O.A.
Point Of No Return
Ingsoc
From The Cradle To The Grave
Intention To Deceive
Time Is Up

Report et photos : Matthis Van der meulen



Laisser un commentaire

  • Arrow
    Arrow
    Def Leppard @ Hellfest
    Slider
  • 1/3