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CR De Festival   

HELLFEST 2008 A CLISSON (JOURNEE DU VENDREDI)


Festival : Hellfest 2008
Lieu : Clisson (France)
Date : 20-06-2008
Public : 13 000 personnes environ


Ultra Vomit

Ce sont les Ultra Vomit qui ouvrent ce Hellfest 2008. Et c’est tant mieux ! Le groupe de métal parodique vient nous présenter « Objectif Thunes » son deuxième album. Un opus d’une très grande qualité où le groupe singe à merveille les Motörhead, Immortal, Kyo (!) et consorts. Mais Ultra Vomit n’est pas qu’un groupe de parodie. Ses membres sont des musiciens talentueux qui proposent des compos énormes ! Des morceaux de grande qualité accompagnés par un gros son qui, par ailleurs, passent très bien le cap de la scène. A 12h et sous un soleil de plomb les Ultra Vomit ont attiré une foule conséquente ce qui prouve leur notoriété grandissante. Une réputation pas usurpée pour des musiciens qu’il ne faut pas sous estimer. Certes ils ont un sens de l’humour décalé mais ce sont des zicos qui peuvent à coups sûrs jouer tous les styles de métal et de musique ! Coté set list « Objectif Thunes » est bien sûr à l’honneur. Ca démarre avec « Quand J’étais petit » : le pastiche de Lemmy. On retrouve bien sûr l’hilarant « Darry Cowl chamber », le magnifique tube pop « Je ne t’ai Jamais Autans Aimer » ou encore le mythique  » Je Collectionne Des Canards (vivants) » pour achever le concert. Ultra Vomit a fait une performance dantesque et décalée sur la grande scène du Hellfest. Le public ne s’y est pas trompé et a savouré la prestation des nantais à sa juste valeur. Le combo a mis la barre très haute et ce concert est passé bien trop vite. En une demi-heure Ultra Vomit a marqué les esprits. Un grand moment.


Death Angel

Les choses sérieuses se poursuivent avec Death Angel. Une trop courte prestation qui sert d’échauffement avant la tournée de promotion de l’excellent « Killing Season ». Ce concert n’aura fait que confirmer ce que nous pressentions à l’écoute du dernier opus du groupe : nous, on ira les voir sur leur tournée ! Les riffs sont naturellement de qualité et il n’y aurait même pas besoin d’en faire des tonnes pour que le live soit efficace ! Mais Death Angel n’est pas de cet avis : ces fous furieux bougent dans tous les sens et délivrent une prestation dynamique agrémentée par de nombreux sourires et une bonne humeur communicative ! Un concert finalement très rock’n roll qui constitue pour ce Hellfest une très bonne entrée en matière.


Septic Flesh

Septic Flesh est le groupe grec qui tourne aux côtés de Vader pour leur quinzième anniversaire de carrière. Venus d’un pays lointain et emprunt de nombreux clichés, la Discoverstage leur est offerte pour quelques quarante minutes. Les fans sont chauds comme la braise. Sous la tente l’air est étouffant, très chaud et l’intensité de leur musique agrémente ces minutes d’une lourdeur unique. Leurs compositions évoluent entre le death metal et le gothique. Les samples poussent la musique de Septic Flesh dans ses retranchements les plus dramatiques. L’ensemble semble beaucoup plus violent que la musique offerte sur leurs différents opus. Ils frappent fort et font mal. Les ch?urs résonnent sous cette immense bâche. Les membres de Septic Flesh sont carrés et la moindre note est paramétrée au millimètre près. Leur séjour au Hellfest aura été long. Après la fin de leur set, ceux-ci ne sont pas partis et peut-être avez-vous eu le plaisir et la joie de croiser l’un des membres caché, fondu parmi le public…


Paradise Lost

Il fait très chaud, le soleil frappe fort et le Hellfest est brutal. Les groupes aux appellations au moins aussi violentes que la musique qu’ils pratiquent ne cesse de s’enchaîner depuis le début de cette première journée. Il est certain qu’un groupe comme Paradise Lost va créer de la surprise et de l’étonnement. Ils arrivent délicatement, s’installent et commencent sans peu d’introduction. Sur scène comme sur album, Paradise Lost a la douceur du velours. Les compositions se suivent et ne se ressemblent pas. Il est amusant de constater que beaucoup des (fausses) brutes assises devant la scène connaissent et fredonnent les paroles aux côtés de Nick Holmes. Chaque chanson est un moment fort : « One Second », « Never For The Damned », « Erased », « Ash & Debris », « The Enemy » . Et même si les membres sont peu communicatifs, l’ensemble n’en est pas moins doux et sucré. Parfois, le chanteur se risque à quelques phrases données en pâture à la foule amassée devant la scène. Elles sont simples, légères et montrent aussi que seule la musique compte. Durant ce concert j’aurais vu le plus réfractaire des métalleux se laisser aller à la douceur de Paradise Lost. C’était une tempête de plumes…


Mayhem

La place d’un groupe comme Mayhem dans un festival est un sujet dont il serait intéressant de discuter avec les membres du groupe parce que les voir ainsi en pleine journée, devant un public qui n’est pas le leur, est assez étonnant. D’ailleurs il s’agit peut être de l’une des dernière fois que l’on a l’opportunité de voir le combo norvégien car Blasphemer le guitariste, et surtout seul compositeur de la bande, a annoncé son intention de quitter le navire à la fin de la tournée des festivals… C’est donc la 2e fois de la journée qu’on a l’opportunité de voir un Blasphemer (NDLR : il a joué avec Ava Inferi en début d’après midi dans le chapiteau de la discoverstage) qui n’a pas l’air très frais. Tout comme son compère Necrobutcher (basse) d’ailleurs ! Ces deux musiciens étant plutôt statiques… Hellhammer, comme à son habitude, assure comme un chef malgré un son de batterie toujours aussi aseptisé et peu organique. Mais bon…si ça lui plait c’est l’essentiel ! Attila (chant) est, pour sa part, déguisé en une sorte de… et bien c’est dur à dire ! Disons une sorte de pseudo dictateur classe, avec un brassard douteux (certains crierons à l’horreur mais bon rien de bien méchant : pas de croix gammée ou quoique ce soit, rassurez-vous). Le chanteur est complètement en transe (drogues ? …) il bouge beaucoup, des rictus apparaissent comme des sortes de spasmes sur ses lèvres et son visage. Son chant est inhumain et vraiment très impressionnant, cela sort du cadre « classique » des hurlements propres au black metal. Coté setlist les Mayhem enchaînent les classiques même si étonnamment beaucoup de morceaux de l’ère Maniac (ancien chanteur) sont joués !


Rotting Christ

Rotting Christ démarre son set avec un Sakis (chant) toujours aussi jovial. Sakis, l’âme et le compositeur principal de Rotting Christ, est un frontman qui a sur scène une présence très particulière. En effet, son attitude est originale, notamment son visage qui dégage une énergie communicative. Ce dernier fait vraiment plaisir à voir : il fait des grimaces et simagrées très drôles ! La set list de la soirée est assez variée même si les grecs insistent comme il faut sur « Theogonia » le dernier opus du groupe sorti chez le label français Season Of Mist. On retiendra particulièrement le très bon « Nemecic » qui monte en régime et le formidable In Domine Sathana tiré de l’album Genesis (2002). Le show de Rotting Christ est, à l’image de la musique du groupe, très prenant. On peut noter un vrai côté épique dans les compos par la présence de samples orientaux. Ces derniers donnent une atmosphère très originale à la musique des grecs. D’ailleurs ce genre d’effets techniques est très présent sur « Theogonia ». Sous le chapiteau surchauffé du Hellfest, Rotting Christ aura donné un show une fois de plus efficace et rentre dedans. Malheureusement le combo reste méconnu dans le milieu du métal. Radio Metal vous recommande donc fortement de jeter une oreille sur le Myspace du groupe car les compos de Rotting Christ sont dignes d’artistes reconnus comme Samael (coté martial et voix souvent proche de celle de Vorph) et Ministry (côté lancinant de la période « Filth Pig »).


Katatonia

Katatonia est une groupe qui a souvent été critiqué pour sa prestation scénique. Leur musique mélancolique et parfois doom est difficile à appréhender sur scène parce qu’elle est justement trop axée sur les petites variations sombres et sur la voix nonchalante de Jonas. Une fois le groupe installé, la musique résonne aux quatre coins du site. La batterie est beaucoup plus soutenue que sur les albums et le chant est très bien mis en avant. Jonas au chant est livide, ses cheveux noirs recouvrent sans cesse son visage timide. Il agrippe le micro avec la main gauche en bas et la droite en haut ce qui lui permet de bouger et de handbanger avec des appuis. Les titres sont joués avec intelligence et talent. « My Twin », le tube phare du dernier album soulève un Hellfest qui ne sait plus quoi penser d’une telle musique. Car Katatonia pratique un romantisme noir et une tristesse musicale. Certains titres très doom finissent de mettre mal à l’aise le dernier spectateur réfractaire et d’autres titres peut-être plus accessibles brûlent les jambes des derniers assis. La perfection n’est cependant pas atteinte ; Jonas étant parfois un ou deux tons au dessus de sa tessiture habituelle. De manière étonnante, cette dissonance nécessaire à son confort vocal paraît parfois original et agréable dans la ligne de la chanson. Le concert s’achève étrangement avec les titres les plus doom et les moins accessibles au commun du Hellfesteux. C’est un choix dangereux mais des plus respectables.


Dimmu Borgir

20h15 pétante l’ogre Dimmu Borgir entre sur scène. Les norvégiens nous délivrent leur Black Sympho dans une prestation très carrée avec un light show travaillé. On aurait d’ailleurs préféré voir le groupe de nuit pour frissonner encore un peu plus. Shagrath est en voix et les compos traditionnels de Dimmu sont au rendez vous. Oui les hits, les tubes de Dimmu sont de la partie ! Nous faisons allusion ici à des morceaux comme “Spellbound by the devil”, premier titre du show, ou encore “The Serpentine Offering” issu de l’album « In Sorte Diaboli », le dernier opus de Dimmu sorti l’année dernière. Sur la musique, ce qui est agréable lorsque l’on s’intéresse aux compos de Dimmu c’est qu’il y a de temps en temps des riffs bien heavy qui sortent de l’agression du black traditionnel. L’ambiance des albums est bien retranscrite et les musiciens auront livré un show intéressant sans être transcendant. L’atmosphère dégagée par le combo norvégien prenant sans doute, comme nous l’avons supposé précédemment, une autre ampleur dans une salle.


Testament

Les fans de thrashouille avaient de quoi se réjouir lors de cette édition 2008 du Hellfest, notamment du fait de la présence de 2 des groupes de thrash de la bay area les plus respectés, à savoir le Death Angel suscité et le grand, le très grand Testament. Testament : ça commence par Chuck et ça finit par Billy. Le travail du frontman est en majeure partie la raison pour laquelle la prestation des américains représente l’une des claques de ce Hellfest. Une claque ?! Diantre, c’est bien d’un putain de coup de pied « in ze ass » dont on parle ! Le vocaliste fera preuve d’un charisme incomparable, d’une prestance de mastodonte et d’une justesse irréprochable. Chuck excelle dans son chant thrash tout comme dans ses vocaux death. Son jeu de scène captive et fait perdre les pédales à une fosse qui n’attend que ça. Comme si ça ne suffisait pas, les autres zicos, à savoir Alex Skolnick (guitare), Greg Christian (basse) et surtout Paul Bostaph (batterie, ex-Slayer) assurent. En studio, Testament est incisif. En live, cet effet est démultiplié. Lors du Hellfest 2008, on était même au-delà de tout ça. Coté setlist, le groupe pioche de partout et le dernier album « The Formation of Damnation » n’est que très peu mis en valeur. On note quand même le très bon « More Than Meets The Eye » où la foule chante le riff principal. Dommage que le petit « True Believer » soit absent de la setlist. Désolé… c’était juste histoire d’avoir quelque chose de négatif à dire… Un show tellement puissant que l’agressivité est devenue jubilation et la jubilation s’est transformée en émotion. Pour conclure, nous reprendrons donc les mots de notre ami Stef (organisateur de concert chez My Reference Events) : “Quand Chuck a hurlé « My name is Chuck Billy and we are Testament ! », j’en ai eu les larmes aux yeux. »


Krisiun

Les brésiliens jouant en même temps que Testament puis In Flames, on pouvait avoir peur qu’il y ait peu de monde devant la discoverstage pour les soutenir durant leur passage… mais il n’en est rien ! A force de tourner Krisiun s’est créé une fanbase conséquente et le chapiteau est plein à craquer ! Les trois frères (non pas Didier Bourdon et compagnie, on parle ici des musiciens de Krisiun !) sont carrés et hyper puissants comme à leur habitude. Au rayon des titres joués on a le droit à « Bloodcraft », « Vicious Wrath » ou encore le très bon « Refusal ». C’est impressionnant de voir ce groupe faire autant de bruit et dégager une telle énergie seulement à trois ! Une certaine fatigue est visible chez les musiciens, mais cela n’affecte pas la qualité du show, Alex Carmargo (le chanteur) communique toujours autant avec le public dans des discours sympas et efficaces. Moyses Kolesne le guitariste assure son boulot (solos et rythmique) sans faillir avec, comme toujours, ses cheveux devant le visage tandis que Max nous en met plein la vue derrière son kit. Sur le coté de la scène on peut voir Morgan, le guitariste et maître à penser de Mardük, qui apprécie le show à sa juste valeur. L’heure suivante se sera au tour de Max (Krisiun) de se trouver exactement à la même place pendant le passage de Mardük. Très sympa ! Bon concert comme toujours, vivement le prochain album apparemment prévu le 21 juillet. Wait and see…


Mardük

Mardük avait déçu lors de leur dernière tournée française il y a 6 mois : manque de conviction et d’ambiance dans leur prestation, batteur fraîchement débarqué et à côté de la plaque…Autant vous dire que l’on craignait le même scénario pour ce Hellfest 2008. Mais la donne a totalement changé : Mortuus, le chanteur est « redevenu » impressionnant et tous les musiciens sont en place. Même le nouveau batteur s’en sort : bien qu’il soit encore à la traîne sur les morceaux de l’époque Dragutinovic (le dernier batteur du groupe). Morgan, toujours dans son coin, assure tranquillement les rythmiques des solos, tandis que le grand Devo assure la basse et le spectacle. Au bord de la scène on peut voir quelqu’un qui s’échauffe et en s’approchant cette personne se révèle être…Alan de Primordial. Et là on comprend : le chanteur a en effet fait un featuring sur le dernier Mardük. Ce soir on a sans doute vu quelque chose d’unique : le morceau « Accuser / Opposer » en live avec un superbe duo entre Mortuus et Alan… Au-delà de ce morceau énorme l’ambiance est très chaude et le public réagit comme un seul homme. Les classiques sont passés en revue comme « Panzer Division Mardük » ou encore « Hangman of Prague ». Mais en 40 minutes des titres manquent forcement à l’appel ! Très bon concert de Mardük : ce qui n’était pas gagné. Les fans de black brutal sont ravis !


In Flames

Enfin une occasion de se confronter à l’un des sujets qui divise et qui a provoqué de nombreuses évictions, voire même quelques décès au sein de l’équipe de Radio Metal. Une synthèse des avis de la rédaction de Radio Metal ressemblerait plutôt à ça : ce groupe « chiant sur scène » vous colle « une claque systématique à chaque concert » avec sa musique « répétitive », « commerciale », « mauvaise », « géniale » et « accrocheuse ». Ni queue ni tête, il était temps de voir ça ! Straight to the point : la durée des concerts de festivals ne vous laisse pas le temps de poireauter. C’est pourquoi In Flames a tout simplement pris tous ses tubes (« Cloud Connected », « Take This Life », « The Quiet Place », seul « Clayman » manque à l’appel) et nous les a balancés en pleine poire ! Le professionnalisme du groupe se ressent à tous les points de vue. Le concert est carré, la setlist parfaitement agencée et le visuel travaillé au millimètre et à la seconde près. Ce dernier aspect est ce que nous retiendrons de plus positif sur ce show. Si l’on ajoute à cela un répertoire composé de titres déjà accrocheurs dans leurs versions studio, seule la mauvaise volonté vous empêchera de taper du pied. Il était d’ailleurs très drôle de voir certains détracteurs le faire à contre c?ur ! In Flames est une machine à spectacle très bien huilée. Un peu trop. Les feux d’artifice, bips bips lumineux, paroles de chansons sur écran géant et autres poulets géants font diversion pour cacher l’intense activité des musiciens. Jesper Strömblad, et Peter Iwers sont aussi mobiles qu’une voiture dans le centre de Paris en heure de pointe. Anders Friden a un chant irréprochable et se donne à fond, mais ses interventions restent timides. Et la barbe de Bjorn Gelotte n’y fera rien : In Flames joue la carte du visuel, du grand spectacle et de l’accroche musicale. Mais ne vous y trompez pas : ils excellent dans ce domaine. C’est un choix.


Madball

Pour une raison qui nous est inconnue, Madball qui devait jouer sur la 2nde stage en milieu d’après midi, a échangé sa place avec Bleeding Trough et se retrouve en dernière position de la soirée sur la discovery stage. Et on peut dire que c’est tant mieux ! En effet le hardcore énergique dispensé par nos 4 compères est bien plus efficace dans le contexte d’une scène couverte et proche du public, la communication étant renforcée. L’attitude d’un groupe de hardcore sur scène est très différente de celui d’un groupe de metal, particulièrement celle de Freddy Cricien le chanteur qui malgré une genouillère ne s’économise pas : il saute et court dans tous les sens et parle énormément au public. Hoya Roc (le bassiste) et Mitts (le guitariste) sont beaucoup plus statiques car tous les deux ont une forte surcharge pondérale (surtout Hoya) ! Cependant ils assurent comme des chefs et leur participation au chant pour les ch?urs apporte vraiment un plus à la prestation aussi bien au niveau visuel que sonore ! Leur hardcore est taillé pour la scène et même des spectateurs plus « metal » qui ne sont pas fans de Madball ne peuvent que s’éclater à un concert comme celui-ci, surtout que sur l’autre scène, Venom « rame » un peu…


Carcass

Carcass est attendu ce soir. En effet le peuple est présent pour voir une des reformations de l’année : ceux des parrains de la scène grind death gore. Mais annonçons la couleur directement : le show fut moins bon que ce à quoi on s’attendait. Le concert s’est bien déroulé pourtant : enchaînement de classique de toutes les époques (« Buried Dreams » ; « Keep On Rotting In The Free World »), musiciens sympas et public réactif. Alors le souci vien-il du son de basse de l’ami Jeff Walker bien trop fort, de l’aspect 60’s power flower de Bill Steer qu’on croirait échappé de Yes ou de Grateful Dead, ou bien la question de l’argent qui semble à l’origine de la reformation ? Difficile à dire… On note sur ce concert un vrai moment d’émotion quand Ken Owen leur ancien batteur monte sur scène et parle à la foule…En effet ce dernier a été victime d’une hémorragie cérébrale en 1999 et il est dans l’incapacité de jouer (c’est Daniel Erlandsson le batteur d’Arch Enemy qui le remplace). Un bon show donc, mais il a manqué un peu de magie pour le rendre spécial et inoubliable à la communauté metal. Cette dernière attendait la reformation de Carcass depuis tant d’années…


Venom

Venom… LES fondateurs du black metal avec l’album du même nom en 1982. Sur le papier cela fonctionne certes, mais en réalité la musique de Venom est plus proche d’un thrash metal primitif que du black metal auquel on pense aujourd’hui ! Que propose Venom presque 30 ans après sa formation ? Hé bien même si l’ami Cronos a perdu pas mal de ses cheveux et pris de l’âge, heureusement son timbre et sa gouaille sont intacts. Il est accompagné ce soir par son frère Anton à la batterie qui malgré un niveau technique limité ne déméritera pas. On peut noter aussi un nouveau venu à la guitare : Rage qui remplace Mykus. Ce dernier en habit de lumière (entre un toréador et un chevalier du zodiaque) est un bon guitariste et il restituera sans aucun problème les solos de ses prédécesseurs. Le set commence, après 20 bonnes minutes d’attente pour des balances, sur un « Black Metal » prévisible qui fait bouger la foule et qui rassure à tous les niveaux : le groupe est en forme et en place, le son est bon et gros. Le groupe va mélanger classiques et nouveaux titres, et là ça se gâte car franchement quand Cronos demande au public s’il veut des nouveaux titres personne ne répond (qui a dit « non !» ?) et les morceaux ne sont pas accueillis comme les vieux classiques… Ils sont carrément moins bons et à 2h du matin, après une grosse journée, le public devient naturellement plus exigeant ! Heureusement le set se fini sur des vieux titres. Mais il est déjà 2h30 du mat’ ! Le groupe ne fera pas de rappel. Mais de toute manière le public est fatigué et une grande partie a déjà déserté les lieux bien avant la fin du set !



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