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Hellfest 2014 : l’enfer à son apogée


Dire que le Hellfest était attendu cette année est un doux euphémisme. Quasi-complet depuis décembre, le festival a su en effet cristalliser toutes les attentes en annonçant extrêmement vite les trois têtes d’affiches catégorie poids lourd que sont Iron Maiden, Aerosmith, et Black Sabbath. Alliant ces trois noms légendaires à son aura maintenant bien affirmée, l’événement clissonnais ne pouvait visiblement qu’être un succès.

Dans cet article nous revenons donc une dernière fois sur cette édition 2014, qui à n’en pas douter fera date dans l’histoire du fest, afin de vous proposer cette fois-ci un compte-rendu global qui tentera d’aborder toutes les facettes de cette neuvième fête de l’enfer. Concerts, ambiance, anecdotes plus ou moins utiles, perspectives d’avenir, le tout est dans la suite !

La fréquentation de cette édition 2014.

Pour la première fois de son Histoire, le Hellfest aura donc été complet plusieurs mois avant son démarrage. Sur cette édition 2014, ce sont très exactement 152 353 personnes (chiffre avancé par Ben Barbaud en conférence de presse le dimanche 22 juin), pour plus de 139 000 entrées payantes, qui se seront réunis à Clisson pour un événement qui restera d’une part dans les annales du festival et plus globalement dans l’Histoire du metal français. Complet plusieurs mois à l’avance en raison de son affiche exceptionnelle – et grâce au petit coup de pouce du destin qui a permis à Ben Barbaud, le programmateur du festival, d’annoncer ses trois têtes d’affiche très tôt – la neuvième édition du Hellfest est donc logiquement celle qui aura réuni le plus de fidèles du festival depuis que l’événement existe et le place même à la troisième place des festivals français (derrière Les Vieilles Charrues et Solidays).

A l’image de l’année dernière, où l’affiche avait attiré avec un groupe comme ZZ Top un public parfois familial pas forcément habitué à déambuler au sein d’un festival de musiques extrêmes, on aura une nouvelle fois noté au sein du public de Clisson cette année tous types de fans. Des jeunes (et même parfois des très jeunes accompagnés de leurs parents) et des moins jeunes qui se seront côtoyés sans difficultés puisque aucun incident majeur n’a été à déplorer cette année. Une nouvelle fois – avec un festival complet on peut s’en douter – le fait de ne pas pouvoir s’extraire de la foule sur certains concerts (Rob Zombie, Aerosmith, Iron Maiden) à cause de son aspect compacte est toujours pénible mais on devine qu’il paraît difficile au festival de repousser encore et toujours ses propres murs… Ben Barbaud lui même expliquait qu’il n’y avait aucun travaux de prévus pour augmenter la capacité du site, mais qu’ils envisageaient en revanche de trouver des solutions pour régler les problèmes de stationnement.

Sur ce point il est à noter que l’organisation a su anticiper l’afflux des festivaliers pour donner à ses derniers le plus d’espace possible. A ce titre, le fait de changer de place l’entrée VIP située à droite de la Main Stage 1 quand on se trouve en face d’elle était une très bonne idée puisque cela a permis de laisser de la place au public et donc d’agrandir la jauge. L’entrée de l’espace VIP était donc située entre les Main Stage et les tentes avec des bornes électroniques capables de contrôler les détenteurs de faux bracelets puisque l’on a appris en arrivant sur les lieux de l’événement qu’il manquait à l’organisation un paquet de bracelets VIP donc si votre bracelet ne sonnait pas… vous étiez un voleur !

Manu de Saint-Etienne qui est venu pour la troisième fois consécutive : « Encore plus énorme que les années précédentes. […] C’est la même ossature mais ça s’améliore d’année en année, c’est les mêmes décors que l’année dernière mais il y a eu de petites évolutions : le petit corbeau qui lance des lasers, la grande roue, l’entrée à la Walt Disney… Parce que c’est Walt Disney maintenant, hein ! [Rires] Et en plus quand tu sais qu’ils font participer les artistes de la région, c’est la classe. »

L’accueil du public et les conditions climatiques.

Une fois encore, l’équipe du festival aura mis les bouchées doubles pour rendre le site unique et varié. Les décorations, souvent très métalliques et finement travaillées, sont déjà séduisantes de jour, mais c’est clairement à la nuit tombée qu’elles prennent tout leur intérêt. Mises en valeur par des jeux de lumières multicolores, les structures du Hellfest se révèlent tout bonnement féeriques. Oui, féeriques. Si certains qualifieront cette scénographie de « disneylandesque », force est de constater que la majorité du public est véritablement conquise par cette ambiance qui nous emmène très loin du train-train quotidien et nous maintient dans une bulle durant les trois jours de concerts. La grande roue, grande nouveauté de cette nouvelle édition, aura également séduit bien des chevelus et apporte une nouvelle dimension à la fête de l’enfer. A ce niveau, c’est le 20/20.

Placée en face des deux scènes principales l’année dernière, l’élévation réservée aux personnes à mobilité réduite a cette fois été déplacée tout au fond de l’extrémité gauche de l’enceinte. Si cette mesure a permis de gagner de la place dans la fosse, il faut quand même reconnaître que les conditions proposées aux personnes qui se trouvaient sur cette élévation n’étaient pas optimales. Et cela devient même un euphémisme au vu du véritable cagnard qu’a été cette édition 2014 ! Placé cette année très loin des scènes et excentrées, qui plus est sous un soleil de plomb et sans aucune zone d’ombre, on espère que les conditions proposées l’année prochaine aux PMR par le Hellfest seront plus adaptées…

Mais ne jetons pas la pierre au festival qui, comme toujours, n’hésite pas à communiquer publiquement sur les améliorations qu’il doit mettre en place pour essayer d’encore mieux contenter son public. A cet égard, la chaleur aura été l’un des ennemis les plus belliqueux du festivalier pendant ces trois jours de festivités metal. Dieu que nous avons savouré les nuages et la fine pluie du dimanche matin car ce fut quasi les seuls moments de ces 72H où le soleil est allé faire un tour hors de Clisson ! Ben Barbaud l’a indiqué lui-même, c’est la première fois depuis 2008 que le festival connaît un tel temps estival. Si l’équipe dirigeante était évidemment au courant de cette météo quelques jours avant le démarrage du festival, il était toutefois trop tard pour faire venir des brumisateurs géants. « Quand on a su qu’il allait faire extrêmement beau et extrêmement chaud, il était déjà un peu trop tard car les entreprises du coin n’ont pas ce genre de matériel, car généralement chez nous en Bretagne on n’a pas besoin de brumisateurs et on était déjà hors timing pour les faire rapatrier par des entreprises de régions plus ensoleillées », expliquait Ben Barbaud en conférence de presse, avant de poursuivre : « On a ensuite demandé aux pompiers de l’aide pour l’arrosage du site, mais là encore c’est extrêmement difficile parce qu’on est sur du service publique qui est là uniquement pour porter secours, donc ils n’ont pas le droit d’arroser juste par plaisir d’arroser, juste pour faire plaisir aux festivaliers ».

On aura quand même vu surgir dimanche des tuyaux d’arrosage pour rafraîchir la foule qui, lorsqu’on prenait le soin de scruter chaque individu qui la composait, faisait souvent penser à de la viande bien rouge tout droit sortie d’un barbecue ! Heureusement, le public pouvait quand même profiter de grandes zones d’ombres grâce aux sous-bois situé entre le merchandising du Hellfest et la Warzone. Même si cette zone était constamment prise d’assaut au moment des fortes chaleurs, force est de constater que sa présence aura été fondamentale sur cette édition 2014 car sans elle, l’insolation était quasi assurée pour beaucoup. Mais heureusement la Terre tourne constamment autour du soleil ce qui aura permis aux festivaliers de trouver quelques zones d’ombres éphémères ici et là grâce aux infrastructures du festival.

Un peu plus haut on parlait du soleil vu par les festivaliers comme un ennemi mais que dire de la poussière ! Cette dernière aura probablement atteint son paroxysme dans la Warzone qui, une fois encore, a bien porté son nom ! On y aura notamment croisé des personnes avisées portant des masques ce qui devait être la seule solution possible pour éviter que ses poumons deviennent un nid à poussière. Si cette dernière a permis aux photographes de jolis clichés, il n’en demeure pas moins qu’elle aura été ressentie comme un problème par beaucoup – et on imagine aisément également pour les musiciens et leur matériel -, le fait de respirer étant, pour un être humain, quelque chose d’assez important comme vous en conviendrez aisément. Un peu comme boire, manger et aller aux toilettes ce qui nous amène tout droit à la partie suivante (transition mon amour !).

Lionel le déssoiffeur : « Vu que les festivaliers aiment bien rester devant la scène, Mainstage 1 et 2, moi je suis un bar mobile et je vais les désoiffer en cas de grande soif ! Et là tout le monde m’aime bizarrement ! […] On est bénévoles et il y a des permanences de deux heures et demi, puis on se relaie les uns les autres. Les fûts ne sont sûrement pas assez gros parce qu’on fait que des allers-retours pour les remplir. Il doit y avoir dix litres de bière [dans un fût]. »

Point d’eau, restauration et hygiène.

Avec une chaleur pareille et autant de personnes réunies au même endroit, il paraît difficile de ne pas faire la queue aux différents points d’eau présents sur les lieux du festival. Vous nous donnerez votre sentiment mais de notre côté à chaque fois les queues duraient entre 5 et 10 minutes. C’est beaucoup quand on a soif ou qu’on a tout simplement envie de se rafraîchir mais, du côté des festivaliers, on a plutôt pu observer de la patience et une bonne humeur communicative à base de jets d’eaux ! Vouloir boire et se retrouver tremper jusqu’aux os grâce à des pichets remplis d’eau déversés sur nos têtes : quel bonheur ! En tout cas merci à vous, anonymes des points d’eau, pour tous ces moments de franche rigolade ! Il est probable que les festivaliers aient souhaité encore plus de points d’eau mais il faut sans doute garder à l’esprit que la chaleur cette année était exceptionnelle. S’il avait plu pendant trois jours, aurions-nous eu la même file d’attente ?

Côté restauration, comme chaque année on aura noté beaucoup de stands différents pour satisfaire l’appétit des festivaliers. Pizzas, pâtes, kebab : toute la panoplie traditionnelle présente dans les festivals était proposée au public. A ce titre, la qualité variait selon les stands et les témoignages que nous avons eu sur le sujet de la part du public soulignent que chaque festivalier a un point de vue souvent très différent concernant ces stands alimentaires. La critique du prix trop élevé des stands revient fréquemment mais, là encore, il faut comprendre que les locataires présents doivent également rentrer dans leurs frais. En tout cas, n’oubliez pas que vous pouvez anticiper la question de la nourriture en vous préparant vous-mêmes vos casse-croûtes. Le conseil peut paraître stupide mais en tout cas vous serez gagnants sur le plan économique !

Bon maintenant passons si vous le voulez bien à une problématique bien connue du festivaliers : les toilettes. Visiblement, sur ce sujet encore, le festival a beaucoup appris de ses erreurs passées et aura proposé des toilettes en nombre et surtout, innovation, des urinoirs fort pratiques. Si ces endroits pouvaient parfois être littéralement pris d’assaut après certains concerts, on pouvait s’y rendre sans attente le reste du temps ce qui est quand même fort agréable lorsque l’on est pressé et qu’on a un concert à ne pas louper. Pourtant, malgré ces efforts de l’orga, il faut souligner cette pestilentielle odeur d’urine présente dans la Valley puisque certains festivaliers se soulageaient au sortir de la tente alors qu’à quelques mètres, les urinoirs étaient présents. Dommage car très vite une boue d’urine s’est formée à cet endroit avec l’odeur qui va avec. Mais discipliner 139 000 personnes est un combat qui va bien au-delà des pouvoirs de l’organisation… Faudra-t-il également enfermer un peu plus la Valley, comme ça été le cas cette année avec l’Altar qui avait subit le même genre de désagréments l’an passé, avec des effluves pestilentielles émanant jusqu’à la scène ? Sachant que s’il faut expliquer à chacun qu’un urinoir n’est pas un lavabo pour boire, et que s’asperger du liquide présent dedans n’est pas forcément une bonne idée, cela peut effectivement prendre du temps !

Nathalie de Rennes venue avec un pass un jour pour le dimanche : « Un truc très bête, mais les toilettes sont propres ce qui est étonnant un troisième jour de festival ! […] C’est bien fichu, à part l’idée des tokens qu’apparemment on ne peut pas se faire rembourser. »

Le camping.

La vie d’un festival passe aussi par son camping. Installé sur le même site depuis 2012, le camping s’est doté d’infrastructures supplémentaires, afin de parfaire l’accueil de ses visiteurs. Désormais un escalier métallique géant sert de pont d’accès à la zone festival et enjambe l’ancienne entrée. Un barrage supplémentaire a été installé à l’entrée même de la zone des tentes, avec un contrôle systématique des bracelets des festivaliers entrants et sortants afin d’éviter toute tentative d’intrusion de personnes extérieures dans la zone camping.

Lors des grands rushs de personnes en partance pour le festival tôt le matin ou au retour, ce barrage filtrant entraîne évidemment quelques ralentissements. Les contrôles sont systématiques, mais il faut féliciter les personnels de sécurité qui à toutes heures de la journée et de la nuit, sont là pour veiller à la sécurité et la tranquillité des festivaliers. Tranquillité est un mot évidemment à prendre avec des pincettes, puisque l’ambiance du camping est plutôt animée chaque soir, et les boules quies et bouchons restent naturellement des alliés pas seulement pendant les concerts de musiques. Mention toute particulière à ces metalheads guingampais qui avaient à cœur d’hurler durant toute la nuit du jeudi soir leur désamour pour l’équipe de football de Brest et son stade Francis-Le Blé.

S’agissant des commodités, le festival, souvent critiqué pour son manque de toilettes et de douches, a essayé encore cette année d’améliorer l’offre de sanitaires et de petits coins, et de veiller à la meilleure propreté de ceux-ci. Bien qu’en festival il soit toujours difficile, au vu de l’affluence de parvenir à des résultats optimaux et une satisfaction ad equat, les organisateurs ont tout de même essayé de progresser comme chaque année. Tout au plus, il appartient aussi aux festivaliers de s’adapter aux contraintes sur place, parfois nées du simple fait de l’emplacement du festival, et ce en modifiant leurs habitudes en terme d’horaires. Prendre une douche à six heures voire cinq heures du matin est une expérience que l’on peut craindre à l’avance, et pourtant c’est peut-être là le prix à payer pour bénéficier d’une quiétude absolue pour choisir à son aise la cabine la plus accueillante, accorder à son corps la dignité qu’il mérite, qui plus est avec de l’eau chaude. En effet, l’acheminement et l’assainissement de l’eau est un défi chaque année pour les organisateurs du Hellfest, car le festival occupe des terrains agricoles jouxtant les vignobles de Clisson, soit une zone aride et non équipée à la base pour donner de l’eau à plus de 50 000 festivaliers en moyenne par jour. De ce fait, les toilettes sèches ont été multipliées, les douches accessibles 24h/24, en dépit d’une panne de plusieurs heures en ouverture du festival le jeudi soir.

Comme toujours, le campeur du Hellfest devra s’attendre à pas mal de trajets à pieds lorsqu’il souhaite se ravitailler auprès des commerçants de Clisson ou d’aller simplement sur la zone concerts. De bonnes chaussures sont essentielles pour prendre soin de sa voûte plantaire, et le port de talons aiguilles comme aperçu chez certaines festivalières n’a dû entraîner qu’un calvaire de trois jours pour celles-ci.

Festivalière de Tarbes qui vient chaque année depuis 10 ans : « Les escaliers, franchement ils ont abusé. C’est dangereux en plus, on n’est pas tombé, par contre on a vu des caddies tomber. Franchement, ça ça nous a tué. On veut bien marcher, mais là les escaliers ça passe pas. En 2007 on s’est tapé la boue mais je préfère encore ça aux escaliers ! »

Comme depuis deux ans, un écran géant était dressé face à la scène du Metal Corner et diffusait la journée des clips de musique, des films de seconds couteaux, notamment des films d’horreur de la nouvelle vague espagnole, voire carrément des matchs de football comptant pour la Coupe du Monde au Brésil. Plus particulièrement, au vu du reportage ad hoc de nos confrères de Ouest France, la partie opposant la Suisse à la France vendredi soir en même temps que le concert pourtant événement de Iron Maiden sur la Main Stage a été suivi par un public nombreux.

Une grappe de services étaient à la disposition des festivaliers, comme le très prisé stand de rechargement gratuit des téléphones portables, le bar, le stand Breakfast, ou les casiers de consignes. Situé à mi-chemin entre le camping et la zone des concerts, Hell City est quant à elle une sorte de petit contingent de commerces et de stands partenaires du Hellfest, tous enjolivés par des devantures sorties des Western Spaghetti à la Sergio Leone, participant un peu plus encore à l’effort remarquable de décoration du festival dont on parlait plus haut.

Dixit un agent de sécurité qui a préféré garder l’anonymat, il est à regretter comme chaque année quelques incivilités et de la casse en fin de festival, comme la dégradation ou le vol d’infrastructures et d’éléments de décors, comme le perçage façon gruyère, à cause de jets de cailloux ou de bouteilles vides, de l’un des grands panneaux situé sur la gauche en entrant dans le festival, et qui consistait en un grand photo-montage de clichés de concerts. Ces agissements stupides contrastent avec le comportement général des festivaliers du Hellfest, qui selon ce même agent de sécu, « sont un public facile à vivre, discipliné et globalement respectueux », avant d’ajouter que « ces dégradations qui coûtent aux organisateurs se retrouvent aussi dans le prix d’un billet de festival ». De même, l’état du terrain du camping lors du départ des festivaliers ressemble en certains points à un véritable dépotoir, forcément regrettable quand on sait que le Hellfest a à cœur de sensibiliser ses visiteurs au tri sélectif en octroyant des récompenses sous forme de jetons de boisson gratuits en échange de sacs poubelles triés et remplis.

En dépit de ces malheureux désagréments et d’une alcoolisation peut-être un peu risquée au vu de la chaleur ambiante ces trois jours, l’ambiance sur le camping était saine, sans grand problème à signaler. De même il a été offert d’assister à quelques scènes touchantes redorant le genre humain, comme ce couple de jeunes metalleux, dont la fille était en fauteuil roulant, toujours soutenue par son petit ami, et aperçu à plusieurs moments du festival, unis dans la difficulté, et largement protégés par la bienveillance de la foule, comme pour se frayer un chemin pour accéder à la scène du Temple. L’échange culturel au-delà de la langue et le partage sont spontanés dans ce genre de festival, festival qui certes peut hérisser les poils des membres de la Paroisse Locale mais qui sied parfaitement aux exigences des valeurs chrétiennes originelles, à savoir le respect de son prochain, la communion, le partage, la vie en somme. Un mariage aura d’ailleurs été célébré au camping du Hellfest cette année.

Nathalie de Rennes : « J’en ai profité pour aller sur la grande roue pour aller voir Black Sabbath d’en haut. Vu d’en haut c’était terrible, de voir ce monde, cette foule en bas de la scène, c’était vraiment impressionnant. »

L’affiche, les scènes, les concerts.

Le festival, caractérisé pour son éclectisme remarquable, est divisé en six scènes ayant toute une couleur différente : la Temple et l’Altar mettent en avant les musiques les plus extrêmes du genre, la Valley le stoner/doom, la Warzone le punk/hardcore et dérivés, tandis que les scènes principales semblent majoritairement proposer des artistes hard/heavy/thrash, même si on aura noté cette année le retour de genres habituellement confinés dans les tentes, comme le black metal et le death metal avec Behemoth et Emperor. Chaque festivalier vit l’instant d’une manière qui lui est propre : jonglant entre toutes les scènes ou alors préférant se cantonner à son style de metal préféré et donc à une scène. Sur 170 artistes présents à Clisson, il est humainement possible de voir en intégralité environ 60 concerts en trois jours soit une vingtaine de shows au quotidien.

Si vous le voulez bien, commençons ce tour d’horizon des concerts de ce Hellfest 2014 par les déceptions. Le son de certains concerts fut incontestablement décevant et plus généralement sous la Temple. Ainsi The Order Of Appolyon, Impaled Nazarene et Shining ont fait partie des principales victimes même si le public du Hellfest aura pu noter également des désagréments pendant, par exemple, les concerts de Dark Angel ou Extreme. L’annulation de dernière minute d’Urfaust pour raisons familiales fut évidemment regrettable à l’instar, sur un autre sujet, de cet incident pendant le show de Soilwork où la scène s’est littéralement écroulée sous les pieds du groupe ! Comme chaque année on aura noté différentes prestations pas à la hauteur mais la palme sur le sujet pourrait probablement revenir au set d’In Solitude donné en pleine journée qui n’aura pas du tout mis en avant un groupe qui, pourtant, sur disque mérite d’être écouté. Dommage.

Passons au volet positif maintenant. Concernant les têtes d’affiche, aucune n’aura vraiment déçue même si on constate certaines critiques (justifiées) sur la voix d’Ozzy Osbourne, le chanteur de Black Sabbath. On se souviendra en tout cas de ce concert comme celui où la foule massée devant la scène fut totalement gigantesque, sans doute le parterre le plus rempli de l’Histoire du festival. Longtemps attendu à l’affiche du Hellfest, Steven Tyler – qui lui, en revanche, maintient une impressionnante forme vocale – et ses collègues d’Aerosmith auront suscité le respect au cours d’un concert de deux heures mettant en valeur toutes les périodes de sa grande discographie. « Respect » étant l’un des termes qui vient également à l’esprit quand on pense au show d’Iron Maiden et à l’énergie incroyable de son frontman Bruce Dickinson. Un show impressionnant, comme toujours, bien que traditionnel et ayant légèrement souffert, visuellement, d’avoir commencé à la lumière du jour – mais ceci était un choix du groupe comme nous l’avait expliqué Ben Barbaud quelques jours avant le festival.

Lors de cette édition 2014 les grands concerts furent très nombreux. De First Blood qui a ouvert la Warzone le vendredi à Kronos qui a atomisé l’Altar avec de nombreux walls-of-death éminemment intenses ; de la folie électro-metal de Crossfaith à la beauté des morceaux instrumentaux de Caspian ; du plaisir qu’avait Rob Zombie d’être présent à Clisson à la claque monstrueuse infligée par Sepultura ; d’Electric Wizard qui aura fait planer son public à Benighted qui a tout dévasté sur son passage ; de Skid Row et ses tubes légendaires à Trollfest et sa bonne humeur communicative ; De Bl’ast qui a mis tout le monde d’accord avec son hardcore à Dagoba dont le set fut l’un des grands moments de ces trois jours de fêtes – et dont le wall-of-death semble bien parti pour rentrer dans l’histoire du festival ; du Black de Tsjuder au stoner groovy de Clutch ; du groove de Deep Purple (dont la prestation a été savouré par un dingo monté sur une tente à dix mètres du sol !) à Eluveitie qui a impressionné ; de Monster Magnet à Carcass qui auront proposé des shows littéralement extraordinaires pour ne pas dire totalement parfaits ; de la prestation toujours énergique de Lofofora (avec l’arrivée inattendue de Maxime Musqua !) au set riche en émotion d’Angra ; d’un show infectieux d’Extreme à celui captivant d’Unida ; de l’humour de Mad Sin aux ténèbres musicales parcourues par Behemoth ou encore des mélopées de Solstafir au punk celtique de Flogging Molly : oui, sans l’ombre d’un doute, ce crû 2014 du Hellfest fut plus que savoureux.

Festivalier de la région parisienne : « On a déjà atteint l’apogée, c’est une grosse machine. Il ne faudrait pas que ça devienne trop commercial. »

L’avenir.

2014 fut sans doute l’édition la plus attendue du Hellfest et elle fut sans doute la plus réussie à tous les niveaux – même si chacun pourra toujours trouver à redire : parmi les critiques, certains pointaient du doigt des têtes d’affiches énormes, les plus grandes que le festival ait jamais connu, qui auraient eu pour effet de limiter le reste de la programmation (l’absence de Tryptikon, par exemple, qui venait pourtant de sortir un album « événement », pour ainsi dire, a pu étonner les fans de Tom Warrior), mais rien d’avéré, pour autant que nous sachions. Si l’on envisage avec une vraie sérénité la future édition en termes de logistique et d’accueil global du public, toute la question va maintenant être de savoir si le festival va pouvoir réunir une affiche aussi exceptionnelle dans le futur, que ce soit en 2015 – qui marquera tout de même le dixième anniversaire du festival, autant dire que l’attente sera d’autant plus forte – ou dans les années suivantes. C’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite, même si avoir des artistes aussi rassembleurs qu’Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath en tant que têtes d’affiche va être un sacré combat. Mais l’organisation du Hellfest a aujourd’hui toute l’expérience pour continuer à surprendre son public concernant son affiche et beaucoup d’artistes à très forte notoriété n’ont pas encore joué à Clisson. AC/DC, Metallica, Led Zeppelin, Van Halen, Rage Against The Machine, System Of A Down, Rammstein, Linkin Park, Pearl Jam, Nickelback et bien d’autres ont par exemple la carrure pour assumer pleinement un statut de tête d’affiche et ne se sont jamais produits à Clisson à ce jour. A l’image, dans une moindre mesure, d’artistes comme Tool, Nine Inch Nails ou Faith No More.

Bref aujourd’hui le Hellfest est une marque forte et qui va de plus pouvoir valoriser jusqu’à juin 2015 la réussite de cette édition 2014 et son succès de billetterie. Les membres de l’organisation peuvent donc envisager l’avenir sereinement car on constate que les artistes sont toujours heureux de se rendre à ce festival qui a su fidéliser son public. D’ailleurs ce dernier attend maintenant une information importante : la date de l’édition 2015 du Hellfest, tributaire de la récente ouverture du lycée de Clisson qui pourrait devenir centre d’examen en juin 2015, or, d’après Ben Barbaud en conférence de presse, on devrait savoir ça en septembre à l’ouverture des préventes, après un rendez-vous avec le rectorat. Dans tous les cas, le programmateur estime à ce jour que « quitter Clisson n’est pas une option. »

Voici notre bilan du Hellfest 2014. C’était notre regard, nos impressions, nos sentiments. Cependant il est quasi obligatoire que nous ayons omis d’évoquer certains aspects du fest qui ont peut-être été importants à vos yeux alors, que ce soit le cas ou pas et même si vous l’avez en partie fait sur nos réseaux sociaux, n’hésitez pas à nous faire part de votre sentiment sur cette édition 2014 du fest qui, de notre point de vue, aura comme vous l’avez compris été une franche réussite.

A noter qu’à partir de cette semaine, nous allons publier au compte-goutte les galeries photos du festival par jour et par scène. Bon visionnage.

Les citations sous les photographies proviennent de personnes – essentiellement des festivaliers – interrogées sur place, sur le vif, par Archiviste.
Compte rendu d’Amaury Blanc, Nicolas Gricourt alias Spaceman, Le Phasme et Archiviste (partie sur le camping).
Photos de Claudia Mollard, sauf la photo live de Black Sabbath par Nicolas Gricourt.

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Fil rouge du vendredi 20 juin 2014.
Fil rouge du samedi 21 juin 2014.
Fil rouge du dimanche 22 juin 2014.



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  • BisRepetitaPlacent dit :

    Apéroooooooooooooo !!!

    Je n’y étais pas cette année, avec le double avantage : de ne pas avoir souffert de la météo / de voir les supers effets des nuages de poussière
    mad-maxienne.

    Par esprit critique, les avis sont toujours partagés …sauf pour le set de Deep Purple où je n’ai lu que des avis négatifs jusqu’à maintenant. Pour le reste, avec les vidéos d’Arte Concerts, je me suis fais une opinion sur le duel artistique Sépultura/Soulfly qui agite les réseaux sociaux : l’un avait l’énergie mais brouillonne, l’autre avait la propreté mais molle. Deux bons sets intéressants, égalité pour moi.

    [Reply]

  • Le Hellfest ça fait un mois que c’est fini, ok c’était grandiose ok c’était si… c’était machin… mais putain la scène métal ne vit que du 20 au 22 juin chaque année donc à un moment donné ok on couvre le hellfest car c’est le plus gros fest métal français mais putain on bloque pas un mois dessus, on passe à autre chose début aout y a l’Xtreme Fest à Albi (81) organisé par une asso qui se fait ch… toute l’année pour organiser des concerts et équilibrer les comptes…
    Le Hellfest est une belle vitrine qui brille de mille feux mais qui ne représente en rien la réalité de la scene métal française, pour preuve 90 bonhommes devant Watain à Montpellier alors qu’à Clisson ils captent l’attention de 4000 avec Maiden en face…, donc s’il vous plait messieurs les journalistes couvrez le hellfest mais n’en faites pas des tonnes pensez à parler des autres… le sylak, l’xtreme…. de toutes ces assos qui ont besoin de couverture médiatique pour promouvoir leurs évènements et pérenniser leur activité….

    [Reply]

  • Attention pavasse

    Salut bande de sal… :p

    Alors voilà le Hellfest 2014 c’est terminé.
    C’était la première édition pour moi. D’habitude je vais dans d’autre festivals mais cette année l’affiche du HF était vraiment trop tentante malgré la distance importante.

    C’est donc le bilan d’un newbi du HF comme moi

    Les points positifs:

    – Une affiche démentielle avec des grands noms du metal
    – Une partie Fest carrément délirante, des décors digne d’un Mad Max 5 (le 4 devrait sortir en 2015), du grandiose avec un tank, un helico, des stands boisson et merch post apocalyptique … J’en passe et des meilleurs.
    – Du bon son, notamment sur les deux mainstages, peut-être un chouia trop de basses qui couvre de temps en temps la voix.
    – Un super ambiance, des gens complètement barrés, des déguisements hallucinants qui vont du simple Pampers au costume hyper travailler des Pirates des caraïbes en passant par PedoBear et la Licorne
    – Des festivaliers plus que sympa, prêts à aider son prochain (je suis venu avec un chariot a roue, pas facile de passer la passerelle sans l’aide de 3 balaises hyper motivés) super open,
    – Un metal market assez complet avec du beau et du très beau (les masques et les articles en cuirs du fond de la tente étaient incroyables et d’une très bonne facture)
    – Un temps magnifique, il est beau, il est beau, ca sent bon la poussière chaude

    Les points négatifs (oui oui il y en a et pas des moindres) :
    – Le camping point number 1. Une organisation déplorable, le démerdenzizich est de rigueur. Personne du staff pour diriger les gens ou il reste de la place et pour éviter une mise en place plus qu’anarchique. Du grand n’importe quoi.
    – Le camping point number 2. Il y a un manque de place flagrant. Ouverture des portes du camping a 14h jeudi (certain ont eu des passes droits pour rentrer plus tôt ?). A 16h les gens étaient déjà repoussés jusque dans le Yellow Camp. A 18h30 je me suis retrouvé au bord de la route au Yellow non sécurisé … un léger problème de place… Les organisateurs ne vont pas me faire croire qu’ils ne savaient pas qu’il y avait autant de monde, c’est eux qui ont vendu les places. Ils auraient même pu faire des statistiques sur la provenance des gens (achat des place chez digitick, et grâce à l’adresse IP des acheteurs on peut savoir d’où ils viennent) et ainsi extrapoler sur le nombre de places nécessaires.
    – Le camping point number 3. Manque de sécurité De nombreux trous type nid de poule que dis-je des nids de condors sur les divers chemins. Rien de mieux pour se casser la figure ou se faire super mal et ca même sans être bourré… Il y avait même dans le Red camp un fossé de 50cm de large le long d’un chemin du côté des tentes, le tout délimité par quelques piquets. Rien de tel pour se casser une jambe tout en s’empalant sur le piquet, sans commentaire.
    Le camping devait être surveillé, a part quelque gendarme qui défilaient tranquillement et les distributeur de sac poubelles il n’y avait personne. Ou sans doute toujours au même endroit, il devait y avoir une milice à cheval, je les ai vu une seul fois.
    Parlons du Yellow Camp. Le repaire des parias qui n’ont pas réussi a arriver assez vite a l’ouverture. Un vrais parcours du combattant. Quelques palettes poser a l’arrache entre les 2 parties pour passer un fossé. Ce même fossé ou des files barbelées sont apparus en fin de fest. Super sécurité. Des trous à droite à gauche, normal la canette de Kro ça explose comme des grenades, c’est surtout difficile de reboucher quelques trous de manière proactive. Et on ne sait jamais si vous avez réussi a survivre à tous ces pièges reste le problème sanitaire. Pas de toilettes, absolument rien… L’avantage c’est que dans ce coin là les vignes doivent être super prolifiques vu l’engrais organique qu’elles reçoivent (vigne qui ont servi pour le vin a vendre sur le fest).
    – Et justement parlons sanitaire. Déplorable. Des files interminables pour aller aux toilettes. J’ai lu qu’il y avait royalement 60 chiotes pour tout le camping … étant dans le yellow il était plus facile pour moi et mes congénères d’aller dans la nature …
    Viennent ensuite les douches. L’hallu complète. 44 cabines de douche pour l’intégralité de camping (il y en avait 48 mais entre les cabines HS, les cabines pour les bénévoles et les cabines de stockage à balais). Le matin il fallait compter avec 2H de queue pour ensuite se laver a l’eau froide sans pression (pas mal la pression pour se rincer les tifs quand on est chevelu). De plus, personne pour répartir les gens dans les douches alors qu’il y avait souvent 2 types à l’entrée du coin H2O qui glandaient.
    Les toilettes spéciales Girl. Quelle vaste arnaque. Déjà jeudi soir la moitié ne fonctionnait plus. Et tout était HS le vendredi midi. Un peu de pognon gaspillé qui aurai pu être placé ailleurs.
    Je passerai sur le manque de robinet d’eau et de la pression plus que douteuse de ceux-ci.

    – Vient ensuite l’accès à tout cela. Du grand n’importe quoi. Apparemment dans la tête des organisateurs les gens viennent tous du coté de Nantes. Malheureusement les GPS font passer les gens par Cholet. Et quand on arrive par ce côté-là point d’indication de parking, juste un labyrinthe des panneau de déviation pour enfin arriver … au milieu du yellow camp.
    Bon an mal an nous arrivons sur un parking, le P3 si je me souviens bien (celui qui permet d’arriver derrière les mainstage). Vous vous chargez et les bénévoles vous diriges gentiment tout droit vers le festival. Mais ce qu’ils ne vous disent pas c’est qu’en bas de la descente vous arrivez sur …. Un rail de sécurité en béton sans possibilité de le contourner (il aurai simplement fallu déboulonner une partie du rail métallique un peu plus loin, mais bon il fallait y penser). Très sécurité d’enjamber cela. Surtout d’un pratique quand on a un diable ou un chariot. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines. Il vous reste à passer le boss final pour atteindre l’ultime saint graal, j’ai nommé la PASSERELLE. Un édifice monstrueux uniquement la pour générer des accidents et des difficultés. Le rêve de tout un chacun.
    La sortie du camping fut tout aussi épique puisque au lieu de faire sortir les gens directement sur la route, ils n’ont pu s’empêcher une dernière blague, la sortie dans un fossé. Toujours amusant.

    – Le Merch. Voilà un truc géré une nouvelle fois de main de maitre. Comment est-ce possible qu’a la fin de la 1ere journée quasi tout soit sold out. Il était trop difficile de répartir les stocks sur les 3 jours ? J’imagine le chevelu venu pour Black Sabbath le dimanche, arriver à l’aurore, et se voir proposer un pauvre Tshirt en taille XS. Ca a dû le faire rire. Et ceci sans compter que le stand Group Merch a été généreusement caché dans un coin et tenu par une bande de bras cassés qui oubliaient de mettre les Tshirt d’un groupe sur deux.
    – Le Tatouage. Du grand n’importe quoi. Je suis d’accord, c’est fun, c’est Rock &roll mais alors niveau hygiène c’est top. La poussière, la sueur, le soleil, l’alcool … rien de tel pour rater son tatouage et surtout se chopper une bon infection. D’autant plus que les prix semblaient prohibitifs et les tatoueurs ne prenaient même pas la peine de faire des pansements potable. Un simple bout de cellophane avec sur sparadrap pourri, il existe pourtant des produits étanche qui permettrait d’éviter pas mal de complication. Mais c’est plus chère…

    En conclusion :
    C’est un bon festival mais qui a mon sens a grandi beaucoup trop vite. Les organisateur ont privilégié le grandiose et l’extravagant du site au détriment de la logistique extérieur et de la sécurité. Avant d’investir dans les décors extraordinaires, dans la construction et le pavage de rues entières, il aurait mieux fallu penser à sécuriser l’intégralité du site (le camping en fait partie), à prévoir les place nécessaire pour tout le monde et à ce préparer à tout, même aux grosses chaleurs (il a fait chaud les 3 jours mais ils n’ont demandé aux pompiers d’arroser les fosses que le dimanche, tout ça biensur complètement à l’arrache).
    Bon j’espère que tout cela sera corrigé dans les éditions futurs ce qui fera a n’en pas douter un extraordinaire festival.

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    Pok

    Bonjour,

    Si je puis me permettre, je vais revenir sur quelques points que tu as évoqués dans ton post.
    – La sécurité sur le camping. Vu que tu étais au Yellow (don cnon sécurisé) il est peut-être normal que tu n’aies pas croisé beaucoup de « surveillant ». Pour ma part, au green, j’aurais préféré que la brigade monté passe moins souvent, le crottin c’est pas l’extase… Et il y avait de la place vers chez nous, pas beaucoup, mais il y en avait.
    -Les gogues. Franchement, il y en avait un bon paquets et l’orga a grave fait des efforts. Entre les urinoirs, les chiottes séches et les chimiques et les wc en durs (plus le nettoyage en boucle) je te trouve un peu dur. Voir de mauvaise foi.
    – Rapprocher à l’orga ton usage du GPS… Vraiment ? Alons voyons !
    – déboulonner un rail de sécurité ? Oo On peut vider Clisson aussi, et s’installer chez l’habitant XD
    – la passerelle est une obligation faite par la mairie. L’orga s’en serait passé crois-moi (ils l’ont pourtant assez répété)
    – Pour la sortie du Yellow comment as-tu fait pour ne pas sortir par la route ? le Yellow était limite sur la route. En sortant du Green on a suivi le panneau sortie et nous sommes arrivés sur le rondpoint via un petit chemin tout préparé…
    – Le Merch des groupes est géré par…. Le merch des groupes (comme lors des concerts quoi). L’orga n’y peut pas grand-chose.
    – l’arrosage des gens. Vraiment tu n »as pas eu de chances. J’ai étais arrosé dans la queue le jeudi (avec distribution de bouteilles d’eau par le plus mauvais lanceur du monde) puis en warzone, MainStage et Altar les autres jours…
    Et pour ceux qui critiquent l’orga pour la qualité de la bouffe : Vous vous trompez de cibles, ce n’est pas Barbaud qui vient cuire votre steak. Par contre, si plusieurs personnes font remonter les manquements répétés d’un stand (sur le forum du HF par exemple), celui-ci risque de ne plus avoir d’emplacement au HF.

    Je suis plutôt d’accord avec la plupart des arguments de Talisker.
    Notamment pour l’arrivée sur le site, GPS ou pas, c’est un bordel sans nom. Des déviations dans tous les sens, je suis arrivé au bord du Yellow Camp par un heureux coup de chance (c’est là que je devais retrouver mes potes).

    Par contre, être au Yellow, hormis le manque de contrôles de sécurité, c’est le panard: on est loin de tout, il faut certes marcher pour arriver au Fest, mais au moins la nuit on peut dormir!
    Et en plus, le manque de toilettes ne se fait pas sentir. Oui, je le clame haut et fort, je suis allé chier dans les vignes! D’ailleurs il fallait aussi marcher un peu, par respect pour les pauvres bougres qui ont dû planter leur tente au milieu des ceps.

    Mais le manque de douche était un réel problème. Déjà il fallait payer pour accéder aux points d’eau chaude… sauf au Yellow, où il y avait 6 ou 7 douches gratuite. Malheureusement le bouche-à-oreille a fait son job, et pas moyen de se laver le samedi. J’ai miraculeusement trouvé un créneau le vendredi et le dimanche (et pour les autres jours, Dieu a inventé les lingettes pour bébé).
    Par contre, tant pis pour les cheveux, mêmes longs, privés de soins pendant 5 jours.

    Pour le reste, je suis plutôt d’accord, surtout pour le merch officiel HF (pas moyen d’acheter un souvenir pour mon père le dimanche avant de repartir, heureusement je m’étais pris un t-shirt pour moi le vendredi) et le tatoueur (je me ferai peut-être un petit « H » la prochaine fois que j’irai voir le mien, mais hors de question de faire ça là-bas!).

  • Led Zeppelin au hellfest… ça pourra se passer que dans nos rêves, et c’est la triste vérité..

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    BisRepetitaPlacent

    Et Nirvana aussi… On ne pourra jamais avoir toutes les affiches historiques, même si on déterre Kurt Cobain et qu’on l’amène sur scène, il ne se passera pas grand chose d’intéressant, artistiquement parlant.

  • Rien de bien méchant, pour moi, mais il y a tout de même un détail qui aurait pu devenir dangereux. Je veux parler du cache des cables devant la Temple et l’Altar. J’ai participer à deux wall of death sous la temple qui se sont tous les deux écroulés, avec des gens écrasé en dessous.
    Il est vrai que je ne vois pas trop comment éviter ça, à part les enterrer, mais c’est le seul « défauts » que je vois.

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  • effectivement il y avait beaucoup trop de monde cette année et tous ceux avec qui j’en ai parlé sont unanimes , a certains moments il était même impossible d’accéder aux grosses scènes. C’est bien dommage ce festival est devenu une vrai usine a gaz.
    Pour se raffraichir vous êtes gentils mais a chaque fois 20 mn minimum d’attente et la bouffe toujours aussi dégeu , un pôte a même trouvé de la viande moisi dans son casse dale , du coup j’ai opté pour un resto sur clisson , au moins c’était mangeable et je pouvais manger en paix.
    pour les concerts j’avais quelques priorités et fais quelques découvertes dans l’ensemble bien sans être exceptionnel , je m’attendais à me taper 1h30 d’Emperor car j’étais venu surtout pour eux et que dire des annulations…, la grosse déception lors du runing order , rien ne vaut un bon concert dans une salle petite ou moyenne , plus intense , plus d’ambiance… c’était mon 3e hellfest je pense que je vais arreter la et voir ailleurs surtout que maintenant il y a en partout et a taille plus modéré et moins chère.

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  • selon moi, et selon beaucoup d’autre, AC DC ou Metallica n’ont pas leur place dans ce festival qui n’en a pas les moyens, et encore moins l’espace ! déjà qu’on se montait dessus cette année, j’imagine meme pas si Metallica était programmés, d’autant que le billet atteidrait un prix inateignable ! Ben Barbaud l’a dit lui meme, ce n’est pas l’objectif du fest de faire venir des énormes tetes d’affiches au détriment des plus petits groupes. Maintenant que le Hellfest n’est plus déficitaire, je pense qu’il n’a plus besoin de grossir ( de toute façon il peut plus grossir, ya plus de place ), ça serait faire une croix sur les nombreux fans qu’il a fidelisé

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    Matt

    Metallica joue au Heavy MTL qui est un tout petit festival de 20 000 personnes max/jour. Donc bon, faut pas exagérer.

    jeffrey lebowski

    et au werchter y’a pas eu non plus de problème…c’est un faux débat.

    Je pense aussi que si AC/DC ou Metallica venaient, ce serait ingérable au niveau de l’affluence.

    Par contre, dans l’article, l’auteur oublie une tête d’affiche forte probable pour 2015: Nightwish. Nouvel album en préparation, jamais venu au HellFest, les épaules bien assez larges pour jouer le rôle de tête d’affiche… j’ai un p*tain de pressentiment concernant leur venue! J’espère ne pas me tromper.

    Helltime

    D’accord avec Matt, il ne faut pas exagérer. Le problème n’est pas qu’il y ait des groupes hyper connus comme AC/DC ou Metallica dans le futur, ou Iron Maiden et Black Sabbath cette année. Le problème, c’est qu’il y ait plusieurs énormes têtes d’affiche.
    Cette année : Iron Maiden, Black Sabbath, Aerosmith, Deep Purple, ça fait beaucoup d’énormes poids lourds. Enlevez-en 2 sur les 4 et on diminue déjà pas mal le prix du billet…

    Greg

    Matt, pour le Heavy MTL, les prix sont un poil inférieurs, mais quand tu regardes les partenaires, c’est une autre dimension. Parce que bon, si Krononbourg et Molson sont indirectement liés à des groupes de même dimension, le Heavy MTL a quand même des pépères du calibre de Coca-cola. Ca, plus les frais de déplacements moindres pour les groupes nord américains, ça aide à alléger le prix du billet.

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