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Hellfest 2017 : fil rouge de la journée du samedi 17 juin



Une fois n’est pas coutume, le staff de Radio Metal a pris ses rangers, sa crème solaire et une bonne dose d’endurance pour préparer au mieux la couverture du Hellfest Open Air qui, cette année encore et au grand désespoir des vendeurs de k-way, se tiendra sous une météo des plus torrides. Black, death, thrash, hardcore, hard, prog, doom, sludge, folk, fusion… La recette du festival est comme à son habitude des plus variées et ajustée aux goûts de toutes et tous. D’Aerosmith à Coroner en passant par Les Ramoneurs De Menhirs, notre équipe va tout faire pour vous retranscrire au mieux les faits marquants des dizaines de concerts et l’ambiance qui règne à Clisson Rock City.

Aussi, si les dieux de la 4G s’avèrent cléments et nous laissent faire notre travail, vous pourrez trouver la majorité des informations sur notre site via nos trois articles et également suivre les festivités sur notre galerie Instagram, notre compte Twitter et notre page Facebook. N’hésitez d’ailleurs pas à recharger fréquemment nos différentes plateformes afin de ne rien louper ! Enfin, sachez que ce fil rouge sera enrichi dès notre retour afin de corriger les éventuelles imprécisions et rajouter quelques détails plus ou moins croustillants.

Vous trouverez ici le fil du vendredi et là celui du dimanche. Bonne lecture !

Here we go again !

11h04 : Los Disidentes Del Sucio Motel, déjà le nom le plus cool de la journée pour ouvrir la Valley. Du Stoner bien accrocheur, un groupe heureux qui profite du moment et des titres efficaces tels que « Kraken ». La fosse est forcément très clairsemée mais qu’importe, ça valait le coup de se lever !

11h17 : Celui qui avait ouvert pour Zakk Wylde lors de sa dernière tournée nous fait aujourd’hui le plaisir de sa présence pour ouvrir la Mainstage 2. Car si sur facebook Jared James Nichols nous offre de très nombreuses vidéos où il joue d’excellents solos blues rock en live, c’est tout de même autre chose « en vrai ». Jared James Nichols, c’est cette passion immense pour la musique, le blues, la guitare. Effectuant ses solos au médiator ou aux doigts, il envoûtera ses nombreux fans venus en nombre, affichant même des banderoles à son nom. Une foule en feu donc pour le trio américain, qui continuera de crier : « We want more! » à la fin du set et… demande aussitôt exaucée, Jared & Cie reviendront pour offrir au public un ultime interlude musical.

11h36 : Commencer la journée sous la Temple avec le funeral doom de Monolithe, voilà une option tout à fait recevable. Les sept Parisiens qui n’auront que trente minute pour nous envoûter prendront donc le temps de jouer que… deux morceaux. Mais de quinze minutes ! On retiendra notamment « The Barren Depths », issu de leur dernier album Zeta Reticuli ; dommage toutefois que le chanteur ait été à la peine sur le chant clair – et il s’en excusera -, car c’est ce qui fait le charme de ce titre par rapport aux deux autres morceaux de l’album. Il n’empêche que la fosse passe trente minutes aussi planantes que puissantes et ce malgré le niveau des guitares un peu en retrait. Visuellement, le light show utilise un large spectre d’action des spots blancs, offre des couleurs très unies et une atmosphère qui va parfaitement au style. Trop court. Trop bon.

En selle !

11h45 : Les Allemands de The New Roses s’installent sur la Mainstage 2 et bénéficieront d’un excellent son pendant la demi-heure qui leur est accordée. Malgré leurs origines germaniques, leur musique sent le cambouis et la sueur, à l’image des meilleures formations US de hard rock avec des mélodies efficaces et des refrains bien catchy. Certes les compos ne vont pas révolutionner le genre mais participent à le maintenir vivant et c’est là l’essentiel.

12h13 : Les rockeurs de Slydigs nous livrent un hard n’roll des plus redoutables. Bien que la fosse de la Mainstage soit encore un peu désertée à cette heure torride de la journée toutes les têtes se dévissent pendant que certains dansent. Entraînante et communicative, la musique du groupe anglais finira par attirer un peu plus de monde en fin de set. Un bon moment pour tout amateur de bon vieux hard rock des familles.

12h25 : Autre groupe hexagonal à se produire sous les tentes ce samedi matin, le trio Carcariass franchit les planches de la Altar. Accueilli par un fan qui hurlera « Carcariass, je vous adore« , le combo est en bonne position pour commencer son set. Et leur death progressif va attirer pas mal de curieux, surtout ceux qui sont captivés par le jeu de basse très important dans leurs compositions. Légèrement en retrait par rapport à la guitare sur le premier morceau, l’équilibre se fera par la suite. Malgré un petit problème de guitare, rien n’empêchera aux spectateurs de se laisser porter par les mélodies techniques et inspirées des Français qui rappellent celles des derniers albums de Death. Un quart d’heure supplémentaire n’aurait pas été de trop.

Trve Bromance

12h28 : Ça cogne dur sous le soleil écrasant de Clisson donc battons en retraite sous la Valley avec Primitive Man. Nombreux sont venus (notamment des familles) pour se reposer et se laisser bercer par le prog / stoner pachydermique des Américains. Ça plane, ça ferme les yeux, ça savoure.

12h52 : Insanity Alert envahit la Warzone à grands coups de crossover thrash. Les fils spirituels de Municipal Waste arrivent sur un son 8 bit de jeu vidéo avec une mise en scène encore plus déconnante que leurs aînés. Pas étonnant d’ailleurs que lors de leur dernier passage a Paris, les deux aient partagé l’affiche. Pinces de crabes en clin d’oeil à South Park, recette de la conception de la marie-jeanne, pancartes nous faisant scander : « Fuck this shit, let’s circle pit ! », bassiste entièrement vert, tornades de sables… La branlée est monstre.

13h04 : The Dead Daisies frappe un grand coup avec une prestation aussi soignée que jouissive. Mais pouvait-il en être autrement avec la réunion de vieux briscards venus de Mötley Crüe, Whitesnake, Thin Lizzy et Foreigner ? Aucune fausse note, aucun accro, les zicos sont rodés à la scène depuis des décennies et cela se voit. Les compos sont léchées et efficaces, magnifiées par la voix au cordeau de John Corabi, qui n’a rien perdu de sa superbe. Scéniquement le groupe a investi le catwalk réservé à Aerosmith pour être plus proche du public, qui n’en espérait pas tant. Au bout d’une petite demi-heure et après une reprise musclée de « Helter Skelter » des Beatles, The Dead Daisies quittent la scène, probablement avec le sentiment du travail accompli.

Pause beat’em all sur Mother Russia Bleeds

13h11 : « On fait du black metal tabarnbak ! ». Après une prestation remarquée l’année dernière au Ragnard, les Québécois de Monarque reviennent dans l’hexagone pour imposer leur musique froide et envoûtante. Malheureusement, le son de la grosse caisse va étouffer un peu le son des guitares pendant les courtes trente minutes du set… Dommage pour un groupe qui n’est pas en réserve d’excellentes mélodies. Le titre « Le Vent Du Nord », qui en outre se retrouve amputé de son intro, en devient presque difficile à reconnaître en raison de la mauvaise qualité sonore. Autre point négatif : le son du chant est lui-même légèrement brouillon et inintelligible (les textes sont en français). Le leader semble également ne pas être au meilleur de sa forme, en deçà de sa prestance scénique au RRF. Mais malgré ces détails, le groupe semble avoir gagné quelques adeptes dans le public, notamment un garçon d’une dizaine d’années qui demandera « hé c’est bien ça, c’est du black metal ? ». Oui.

13h30 : Après son passage au Download, il est temps pour Monkey 3 de revenir au Hellfest et de poser ses flycases dans la Valley, là où Electric Wizard nous avait fait voyager quelques heures plutôt. Et comme ces derniers, les Suisses font planer la fosse à travers un écran, nous abreuvant de vidéos psychédéliques (mais dans un style moins SM…). Le voyage sensoriel opère, à travers les paysages, l’espace… Les mélodies douces et violentes enivrent le public (qui baigne dans les volutes de marie jeanne) ravi de les (re)voir.

13h42 : Le fer de lance ultime du metal humoristique, Ultra Vomit, prend place sur la Mainstage 2 (eh ouais ma gueule) devant une fosse foutrement remplie. Comme quoi, parler de la mort et de Satan c’est cool, mais le caca et les canards restent des valeurs sûres (si tant est qu’on sache en faire bon usage) pour accrocher les esgourdes. Les Nantais font la part belle à leur dernier (et troisème) opus : « Takoyaki », « Kammthaar », « Un Chien Géant » ou encore l’insta-cultissime « Evier Metal », sans oublier les vieilleries toujours efficaces. De la balle en barre.

Un crêteux sauvage apparaît.

14h18 : No Turning Back, qui souffle ses vingt bougies cette année, débarque avec son dernier opus No Time To Waste sous le bras. Si les vingt premières minutes ne sont pas fofolles dans la fosse, le groupe arrive à déclencher sa campagne de destruction ensuite pour ne plus s’arrêter. Wall of death + soleil + soleil = boucherie totale.

14h27 : Un jour un homme qui ne se plaisait pas dans la musique s’est dit que combiner trois styles était sa porte d’entrée. C’est ainsi qu’est né Igorrr et son trapcore electro death baroque mutant. Après un passage luxueux à l’Opéra de Strasbourg, le voici bienvenu sous la Temple, le temps d’une transe. Batterie blast-beat, chant tantôt hystérique tantôt opéra, DJ au mix, l’identité du groupe a vraiment de quoi retenir l’attention. Du chef d’oeuvre « Tout Petit Moineau » à « iEUd », les artistes balayent leur discographie pour le moins unique sous un light show majoritairement violet des plus valorisants. Merci Igorrr, rendez-vous au Brutal Fest.

14h30 : Le groupe de hard rock The Treatment actionne sa machine à riffs sur la Mainstage 2. Un concert simple et efficace pour un groupe bien rodé. Malheureusement, avec le vent le son s’envole par moment comme pour Behemoth la veille et ne permet pas la meilleure appréciation des titres… enfin, le show visuel lui est assuré par des musiciens qui ne tiennent pas en place et la qualité des compositions est bien là.

Barbie & Cie

15h04 : Difficile de décrire la musique de Nails sans la faire écouter. Ultra violent, ultra puissant, ultra rapide et plutôt rare en concert, il ne fallait pas louper ça. Doté de son kit de batterie minimaliste, le groupe va dégueuler son brutal death grind non-stop (donc grosso modo vingt morceaux), provoquant fractures de côtes et de nuques sans interruption. Le son est un peu crade sans être catastrophique et les lumières plutôt passables, mais bon, là n’est pas l’essentiel au vu de ce qu’il se passe sur scène. En espérant les revoir sans attendre des années.

15h13 : Les Américains de Bongripper fraîchement débarqués de Chicago viennent poser un doom/stoner hypnotisant qui pourrait presque faire oublier la chaleur ambiante du fest. Seul bémol mais c’est peut-être assumé, une pointe de froideur dans l’attitude. La musique, complètement introspective, fascine la fanbase plutôt impressionnante et intrigue les néophytes. Classe et massif.

15h55 : Welcome Black Pagan ! Couvert de cuir et de sang, Ereb Altor nous joue quelque chose de somme toute classique, même si le morceau inédit annonce du plus inspiré pour la suite. L’occultisme du groupe fonctionne bien et les morceaux plutôt longs baignent la fosse dans une ambiance quasi-apaisante, nombreux sont les festivaliers allongés dans l’herbe, se laissant imprégner de l’univers des Scandinaves.

Du cuir, du sang, des clous, Ereb Altor connait ses classiques.

16h03 : Groupe phare du début des années 90, Ugly Kid Joe avait un peu disparu des radars pendant quelques années avant de faire un retour gagnant qui les a conduits cette après-midi sur la Mainstage 1. Si les gamins ont grandi, ils ont gardé leur âme de sales gosses notamment pour leurs tenues de scène. Le batteur joue en slip et l’un des deux guitaristes porte un t-shirt « Justin Bieber ». Hype quand tu nous tiens. Musicalement rien à redire, ça joue bien et avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir, sans gimmicks et vieilles ficelles pénibles. Whitfield Crane, lui, chante de mieux en mieux et prend la mesure sur le public en s’imposant en maître de cérémonie. Et le résultat est payant. A coup de tubes comme la cover « Cats In The Cradle », une autre reprise cette fois musclée de « Ace Of Spades » et « Everything About You » exécuté en fin de set où Crane jouera avec une poupée gonflable jetée de la fosse sur le catwalk. Contrat rempli.

16h07 : Entre Motörhead et diable de Tasmanie, le redneck-core de Zeke pourrait faire penser à du Nashville Pussy sous drogues dures. Le pit est dur, le soleil aussi.

16h47 : Les vétérans danois de Pretty Maids (le groupe préféré de Dominique Strauss-Kahn, si si) ont la lourde tâche de succéder à Ugly Kid Joe mais débutent de manière assez poussive. Il faut dire que le poids des années se fait sentir au propre comme au figuré pour certains membres du groupe : Ken Hammer (guitare) et Allen Tschicaja (batterie) affichent un bel embonpoint et le maquillage de Robbie Atkins (chant) n’est pas franchement heureux. Musicalement, après quelques minutes de flottement le groupe prend son rythme de croisière et corrige le tir malgré un son assez brouillon qui sature dans les graves et rend parfois inaudible la chant de Atkins. Si la voix (avec un peu trop de reverb) est encore juste, le frontman coince parfois dans les vocalises et manque un poil de puissance. Impression finale mitigée avec une prestation qui se termine un quart d’heure en avance.

Never too young to rock!

16h58 : Chelsea Grin nous livre un deathcore efficace qui fait bouger une tente quasi pleine. La prestation brutale et efficace fera son effet. Même ceux qui ne sont pas des aficionados du style pourront y trouver leur compte tant la bande de Salt Lake City offre une présence et un charisme qui permet au néophyte d’être entraîné dans leur univers. D’autant que l’on est plus à l’aise pour bouger à l’ombre que sous le soleil écrasant des scènes ouvertes. Frais et brutal !

17h03 : Pour une fois, la Valley n’est pas bondée et la plupart des personnes sont là par curiosité et pour l’ombre de la tente. Car oui, même si la musique de Blood Ceremony est bien ficelée et si l’on apprécie le clavier et la flûte, le mix ne rendra pas vraiment justice au groupe, notamment à la chanteuse dont les aigus ressortent trop. Statique mais prenant, ce petit voyage pagan vers les seventies (qui rappelle Deep Purple par moments) récoltera une bonne dose d’applaudissements.

17h32 : Le concert est à peine commencé depuis un petit quart d’heure et on ne voit déjà plus rien dans la Warzone. Frank Carter & The Rattlesnakes vient de mettre en branle un circle pit qui prend d’assaut toute la fosse et assiège la construction dans laquelle se situe la régie. Poussière pour tout le monde, tournée générale ! C’est un Frank Carter très en forme qui nous revient et qui met le feu au Hellfest. Une prestation menée d’une main de maître et soutenue par des musiciens qui sont tout aussi investis que leur leader. Le punk hardcore proposé est d’une maturité étonnante, mâtiné de rockabilly qui lui apporte juste ce qu’il faut de douceur pour contrebalancer les moments les plus rageurs. La Warzone acclame la prestation et c’est plus que justifié. Le public lui aussi sera remercié et couvert de louanges pour sa réceptivité par l’artiste.

Frank Carter susurre à l’oreille de la Warzone.

17h48 : Imaginez que les Mémoires d’Outre-Tombe de Chateaubriand aient été adaptées en musique. Ou même, tout l’univers romantique littéraire ou picturale, mis en chansons. Vous obtiendriez Skepticism, un des grands noms du funeral doom qui nous donne rendez-vous sous la Temple. Abandonnez toute joie de vivre car les émotions promises sont lugubres et dénuées de toute excitation. Un pitch pas forcément vendeur mais l’un des shows les plus singuliers et intriguants de la journée. Certains fans ont les yeux fermés, d’autres les larmes de sortie. Car oui, Skepticism est un groupe chargé d’émotion et à la mise en scène soignée. Claviériste devant son miroir, le guitariste en long manteau noir, chanteur amenant des roses blanches vêtu de son plus beau costume de soirée : l’aspect visuel n’est en rien laissé au hasard. Une musique à ne pas mettre dans toutes les oreilles mais unique.

18h03 : La prestation de Steel Panther s’annonce comme à son habitude, fine et délicate. Lexxi le bassiste est tout fuschia, maquillé comme une voiture volée, coiffé comme les membres de Vixen, et Satchel combine sa choucroute rousse avec tenue verte du meilleur goût. Les paroles en-dessous de la ceinture et attitudes macho à l’avenant fusent, les membres du groupe se vannent à tour de rôle (« J’aimerais vous présenter le meilleur chanteur au monde. Malheureusement, Steven Tyler n’est pas là tout de suite. Alors à la place, laissez-moi vous présenter notre chanteur ! »), les titres parfaitement joués et diablement efficaces s’enchaînent et mettent tout le monde d’accord (même les non-fans des glameux). De nombreuses paires de mamelles se dévoilent dans l’assistance (bien encouragé par le groupe), tandis que Satchel vient sur le catwalk faire son marché pointant certaines donzelles du doigt et mimant une fellation. Une cinquantaine de filles sont invitées à monter et se trémousser sur scène, puis les moins prudes (environ un tiers) à rejoindre Michael sur le catwalk tétons au vent ; un Michael qui mime la surprise face à l’enthousiasme tactile d’une ou deux qui vont jusqu’à lui rouler des pelles vigoureuses, visiblement fières de leur coup. Ceci dit, on sent un certain malaise dans une partie public (on imagine les familles venues innocemment pour Aerosmith…) qui n’est pas forcément au courant des us et coutumes de Michael Starr et sa bande.

L’école du bon goût, animée par Lexxi et Michael.

18h43 : Parmi les groupes français qui ont eu une ascension fulgurante ces dernières années au sein de leur scène, Mars Red Sky occupe une place de choix. Leur stoner écrasant vrille les tripes certes, mais il se distingue surtout par un chant clair aérien et envoûtant qui fait complètement décoller des terres de Clisson. Derrière eux, l’écran qui sert de décoration scénique présente des images plus étranges les unes que les autres, collant parfaitement à la singularité de leur style. Le troisième morceau interprété est d’ailleurs une composition inédite enregistrée il y a peu pour un futur EP, « pour fêter le fait qu’on joue ici » nous diront-ils à la fin. La composition est particulièrement longue et installe une véritable atmosphère, très inspirée du rock psychédélique et progressif des années 60 mais à la sauce Mars Red Sky, donc plus heavy. Le morceau s’achève, le public applaudit… Et puis non, puisque l’on voit apparaître sur l’écran en fond de scène : « Don’t applause, this song is not finished. Now you are in death valley ». Ok. Et ça repart, pour compléter l’état de transe ! Après ce morceau particulièrement hypnotique, les Bordelais joueront deux tires plus anciens qui ont fondé leur notoriété. Devant un parterre rembourré de fans, le trio termine sa performance et confirme le mérite de son succès. (Report garanti sans prise de LSD)

18h58 : Deux ans de tournée avec la même setlist, envie de changement ? Parfait, Decapitated met un coup de poliche sur son menu avec la sortie de son nouvel album Anticult. Ceci dit la performance, bien que très musclée, manque un peu de naturel et pâtit d’un son de guitare assez brouillon. Les lights sont un peu trop classiques mais la tignasse du chanteur rajoute ce qu’il faut pour accrocher la rétine. Malgré les défauts énoncés, Decapitated fête dignement son retour au Hellfest (dernière performance remontant à 2010) et ce n’est pas la qualité du son qui fait la vigueur d’une fosse.

En première ligne.

19h14 : Un an après avoir joué en tête d’affiche pour la tournée d’adieu de Twisted Sister, Dee Snider revient à Clisson et en solo cette fois, pour palier au désistement de W.A.S.P. Le vétéran attaque pied au plancher, accompagné de son backing band, devant une marée de fans, alignant des morceaux extraits du dernier album, pour ensuite passer assez rapidement au répertoire de Twisted Sister avec les classiques « We’re Not Gonna Take It » (début en acoustique avant de finir dans une explosion de guitares et de nombreuses interventions du public) et « I Wanna Rock », puis « So What » qui conclura le set. Il taquine le public en annonçant qu’il ne préviendra pas lorsqu’il jouera un nouveau morceau, car s’il le fait, dit-il, il sait pertinemment que c’est là que tout le monde va partir pisser. Lors de l’un de ses nombreux monologues, il rendra hommage aux disparus et reprendra « Outshined » de Soundgarden en hommage à Chris Cornell. Notons également la reprise de « Head Like A Hole » de Nine Inch Nails. Au final, une prestation réussie mais avec peut-être un chouilla trop de monologues.

19h39 : L’heure est au folk, les membres de Turisas peinturlurés de rouge et noir, comme de coutume, font Temple comble pour leur passage. Une heure d’histoires folkloriques et d’hymnes épiques et guerriers grandiloquents, instruments traditionnels compris. Les Finlandais, reprendront l’intégralité du classique The Varangian Way qui fête ses dix ans, au plus grand bonheur des fans. Tout le monde est main dans la main pour profiter au mieux de la prestation, jolie communion.

19h48 : N’y allons pas par quatre chemins, tout comme leur musique d’ailleurs : D.R.I sont des grands maîtres du crossover. Ils persistent et signent depuis trente-cinq ans dans une musique franche et finalement, nous pouvons facilement déduire que le live est leur « cœur de métier », car leur carrière se résume à beaucoup de concerts mais aucun album depuis 1995. Il faut croire que ça ne dérange pas les adeptes vu le rassemblement dans la Warzone. Le chanteur exprimera à quel point le festival déborde de groupes cultes et à quel point les festivaliers sont chanceux (en évoquant Slayer, groupe qui n’est pas d’une rareté absolue, mais passons !). Et au diable la décoration scénique, le pit est là pour la musique qui frappe. Le son assez bon, aussi le riffing devient comme une rafale de véritables mandales, ce qui n’est pas pour déplaire aux warzoniens qui feront monter une fois de plus la poussière de la scène. Une prestation qui marquera donc toutes les générations de fans de hardcore/thrash, des plus anciens au plus jeunes (une poussette a été remarquée tout de même).

Dee Snider is back !

20h04 : Au vu de la foule, Trust est très attendu et particulièrement par « l’ancienne génération » (no offense). Le concert qui commence très sobrement ne va pas arrêter d’enchaîner les titres. Le combo profite également de la plateforme mise en place pour Aerosmith pour aller vers son public et dynamiser sa communication. Bernie garde encore une voix proche de ce qu’il avait à l’époque même si le bougre reste un peu statique. Peut-être que le vrai sens de ce concert tient dans le dialogue de ce festivalier qui, penché vers son fils, explique le sens des paroles et que ce n’est pas « juste » de la musique. Beaucoup d’émotion se dégage de la foule, touchée par la vigueur des vétérans, Nono en tête. Evidemment, beaucoup de curieux viennent notamment pour le classique « Antisocial » qui sera chanté pour toute la foule (oui toute) et qui déclenchera de nombreux pogos. Dommage néanmoins que tant de personnes décident de suivre ce moment à travers l’écran de leur smartphone. Un set classique, mais fédérateur.

20h45 : Cousin d’un Skepticism, Chelsea Wolfe nous apporte une touche légèrement plus douce. Accompagnée de ses musiciens, la chanteuse offre une musique calme mais jamais ennuyeuse sous un soleil couchant du plus bel effet. Tandis que d’autres se déchaînent sur Soilwork, la Valley est une fois encore le havre de paix recherché par les festivaliers en recherche de calme. Arboré de douces lumières bleues, le show opère une transition parfaite avant Alcest.

20h58 : Super concert du côté de Soilwork ! Après des premiers albums plus typiquement death-melo, le groupe a nettement dopé sa fanbase en optant pour un son parfois plus « mainstream » mais aussi et surtout plus élaboré, fruit de deux décénies de maturation, et cela se voit devant la scène où les rangs sont serrés. Le groupe garde une ligne directrice cohérente et respecte bien les codes de l’Altar, se concentrant sur la réussite totale de la qualité instrumentale et du bon lien avec le public du Hellfest qui répond avec ferveur. Grosse ambiance, les Suédois maintiennent intacte leur réputation du groupe champagne.

Les vikings du dimanche sont de sortie.

21h14 : Saxon nous livre une prestation très réussie mais sans grande surprise. Les fans petits et grands sont nombreux et soutiennent les Britanniques dans leurs élans lyriques. Difficile de bouder un concert de Saxon même si leurs show ont tendance à se ressembler. Mais à l’image de tous les mythes, il est parfois difficile de jouer autre chose que les morceaux que le public attend. L’audience aura donc le droit à une rétrospective rondement menée des grandes années et n’aurait probablement pas voulu autre chose.

21h46 : Avant de voir les patrons d’Agnostic Front envahir la Warzone, c’est Comeback Kid et sa fougue qui va assaillir la zone de guerre. Dès les premiers accords la brutalité et la vitesse des Canadiens embarquent tout le public dans une folie pure. Un concert des très grande volée pour eux qui laissera de nombreux bleus dans la fosse. In Your Face.

21h57 : Probablement dans la veine du black la plus abordable, soit ce qu’on appelle le blackgaze, Alcest vient livrer sa poésie. Un groupe déjà confortablement installé dans la scène française et venu défendre son nouvel album Kodama, mais surtout venu se faire et nous faire plaisir, cinq ans après son dernier passage. Neige semble d’ailleurs très ému de voir autant de monde devant lui cette année, confiant : « Nous avons déjà joué ici en 2012, et il y avait beaucoup moins de monde qu’aujourd’hui. Donc c’est cool. » Une aura particulière se dégage autour de sa musique, un grand calme et à la fois cet aspect extrême du black que l’on retrouve à souhait dans la setlist. Une musique douce, mais où Neige n’hésite pas à user de son scream le plus aigu, prouvant encore une fois la magie de mêler un chant si extrême, à une musique si mélodieuse. Tout juste regrettera-t-on un son de grosse caisse un peu étouffant pendant une bonne partie du set, bien que ça se soit arrangé sur la fin. Le tout est accompagné de douces lumières, jouant des stroboscopes et de la fumée sur des spots de couleurs, créant un espace pour le groupe très chatoyant pour les yeux. Avec un public passionné et connaisseur, les morceaux prennent une belle dimension et sont fréquemment chantés en cœur. Le set se termine par le morceau culte « Percées De Lumière » et le shoegaze « Délivrance ». Beau.

Joli déhanché.

22h25 : Airbourne électrise la Mainstage 1 en donnant une nouvelle fois un concert débridé (quoique scénarisé) où nous avons pu retrouver tous les ingrédients indispensables à une ambiance réussie : des titres accrocheurs, un Joel O’Keeffe déjanté et totalement incontrôlable, de la bière en grande quantité et surtout en canette pour se les exploser sur la caboche, des mosh pits, des circle pits, des slams en veux-tu en voilà, un kangourou qui porte Joel, un solo effectué à plus de 20 mètres du sol sur l’une des structures métalliques de la scène… Et donc un public aux anges.

23h02 : C’est l’heure du metal prog sous l’Altar, et avant d’accueillir les mastodontes d’Opeth, c’est Pain Of Salvation qui prend son tour. Venus défendre leur dernier album In The Passing Light Of Day paru plus tôt cette année, et avec le guitariste Johan Hallgren récemment rentré au bercail, les Suèdois exécutent une musique assez complexe et riche, et l’excellence du son permet d’en saisir les multiples subtilités. A cela s’ajoute un jeu de lumière assez intense qui complète à la perfection les compositions, donnant d’avantage de profondeur aux passages plus émotionnels et plus de dynamisme aux passages les plus punchy et les nombreuses cassures propres à ce style. De son côté, le public répond aux interpellations des musiciens, que ce soit en chantant certains refrains ou en se faisant chauffer les paumes. Scéniquement les musiciens sont bien mobiles et, même si Daniel Gildenlöw, en tant que leader, est véritablement mis en évidence, chacun est remarquable et apporte sa pierre a l’édifice (d’un point de vue scénique comme musical), même le claviériste en arrière-plan reste visible. Le batteur français Léo Margarit prendra même la parole dans sa langue natale pour saluer la foule et présenter le chanteur. Résumer leur performance en un seul mot est difficile tant elle passe par un panel d’émotions différentes. Peut-être celui-ci : Fort.

Le soleil descend et personne ne s’en plaindra.

23h25 : Here comes Primus! A grands coups de basse, de guitare et de dessins animés et autres images bizarroïdes projetés, Les Claypool et sa bande viennent nous retourner l’esprit. Et même si l’on peut avoir du mal avec leurs créations, difficile de renier leur talent créatif. En monstre de la basse, Claypool voit son instrument très mis en avant dans le mix pour le plus grand bonheur des fans de quatre cordes. Mais comment décrire le son Primus ? Imaginez que l’aspect déjanté de Devin Townsend se soit réincarné dans un esprit redneck-cartoon. C’est bon, vous l’avez ? Mais pour comprendre le style de ce trio allumé, une réelle écoute est indispensable, à commencer par les classiques « My Name Is Mud » et « Jerry Was A Race Car Driver » au riff de basse improbable. Sensation musicale depuis plusieurs années et incontournable de la scène fusion/funk/cow-boy, le groupe est gâté par son public qui ne lâche rien. Pleine à craquée et donc chaude à souhait, la Valley se fait assez pesante, surtout pour ceux qui découvrent pour la première fois le groupe. Les Claypool ne retirera son chapeau melon que pour mettre son magnifique masque porcin pour jouer et frapper sa contrebasse électrique. Normal. « Buena Suerte ! », voilà l’unique échange tardif du groupe avec la fosse qui a bien compris qu’il fallait laisser de côté les conventions.

23h57 : Le folk a définitivement la côte au Hellfest. Quelques minutes avant le début de Wardruna la Temple est bien pleine et le public chaud patate. Pour autant le dark folk ambiant des Norvégiens n’a rien de festif, bien au contraire (donc on se demande ce que les mecs avec leurs frites de piscine viennent faire ici…). Leur musique, sérieuse et contemplative, usent d’instruments traditionnels et de chants envoûtants voire chamaniques qui suffisent à poser une atmosphère pagan des plus spirituelles. La mise en scène cérémoniale est habilement appuyée par un lightshow permettant un jeu d’ombres intéressant et quelques torches décoratives. Si le spectateur se laisse transporter et si les conditions sont réunies (entendez ici « si personne ne discute fort a proximité, ahem »), la magie opère et la connexion avec les forces de la nature se fait. Les musiciens offrent un show intense, propice à l’introspection et au voyage. Wardruna délivre bien plus que de la musique et l’immense ovation du public leur rendra hommage.

On est pas bien là ?

00h12 : On les attendait, ils sont arrivés. Agnostic Front, un des patrons de la scène hardcore new yorkaise, embrase le pit. Pas la peine de préciser dans quelle folie les classiques « For My Family », « Friend Or Foe » ou encore « Gotta Go » ont plongé toute la foule. Une leçon de prestation scénique. Précis et puissants, les Américains quittent une Warzone chauffée à blanc pour Suicidal Tendencies.

00h50 : Flash Info Coulisses, Suicidal Tendencies a pris sa dose de rhum pour être dans les conditions maximales sur la Warzone.

00h56 : Pour commencer en tout sobriété, une vidéo épique retrace le parcours et la discographie d’Aerosmith. Mise en scène grandiloquente, et vêtements full-paillettes : la tête d’affiche exclusive du Hellfest est dans la place ! Dès le début, Steven Tyler et ses confrères débarquent tout en bout de scène et enchaînent plusieurs titres bien vifs et bien rock n’ roll pour ensuite mieux redescendre en pression. Car Aerosmith, ce n’est pas que strass et épilepsie, c’est aussi douceurs et balades chantées par un Steven Tyler plus féminin que jamais (moustache exceptée). Véritable showman, le chanteur est toujours aussi énergique, assurant vocalement et n’hésitant pas à prendre son harmonica pour épauler ses comparses. Joe Perry offre comme à son habitude de redoutables solos de guitares, ainsi que son passage où il pourra nous chanter un bon morceau de blues. Également accompagné d’un piano et d’un synthé faisant vibrer les cordes les plus sensibles en nous. Si le light show est relativement classique, de multiples effets de flammes compensent sur les écrans vidéos. Des solos de basses enchainant sur « Sweet Emotion », de fortes embrassades entre amoureux sur « I Don’t Want to Miss A Thing », une reprise de « Come Together » des Beatles et un Steven Tyler au piano en fin de concert pour jouer « Dream On »… Aeorsmith part en grandes pompes.

Enfin un peu de fraîcheur.

01h12 : Un concert d’Opeth est toujours un moment unique. Car quelle que soit l’orientation musicale que prennent les Suédois sur un album, ils auront toujours une bonne assemblée devant eux comme le prouve cette Altar bien compacte. Ensuite, car ils font absolument ce qu’ils veulent, n’hésitant pas à passer de « Sorceress » à « Ghost Of Perdition » dans la plus totale fluidité. Mieux encore, ils parviennent à couper la fin de « Cusp Of Eternity » avec « Heir Apparent », et après tout pourquoi pas ? Enfin, Mikael Åkerfeldt ajoute toujours son trait d’humour entre les morceaux, plaisantant sur le fait qu’ils jouent en même temps qu’Aerosmith, donc « Fuck Aerosmith », mais en y ajoutant qu’il aime le groupe et que son morceau préféré est « Mama Kin »… Pour les fans, un concert des Suédois dure le temps d’un battement d’ailes, aussi il paraît bien tôt lorsque le leader annonce le dernier morceau. « Mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle est putain de longue ! » lance le frontman pour annoncer « Deliverance » qui achèvera le set. Opeth fait ce qu’il veut de son propre art, et c’est en cela que le groupe est exceptionnel. Reste qu’on a pu regretter un certain manque d’énergie et d’investissement des musiciens sur scène : le show était bien plus dans les oreilles que devant les yeux.

02h04 : Finies les mélopées dans la Warzone ! Suicidal Tendencies vient en découdre pour coucher les derniers furieux. Ouverture dans les règles avec un « You Can’t Bring Me Down » qui fait durer le plaisir, histoire de réhabiliter marcels et bandanas pour les fashionistas. Dès que Mike Muir lance son « Hellfest, what the hell’s going on around here? » et le lâchage des chevaux, s’en suivent des courses dans tous les sens sur la scène et dans le pit, rythmées par les pogo-macarena du chanteur et la frappe punk et bien « fat » de Dave Lombardo. Un concert oufissime, passant par un « Clap Like Ozzy » du dernier opus où la basse slappée nous fouette les tympans, et qui s’achèvera sur un « Pledge Your Allegiance » massacrant.

02h10 : Pour le dernier concert de la journée de la Mainstage 2, l’orga nous a réservé la crème de la crème du thrash allemand : Kreator. Les Allemands qui ont plus de trente piges d’expérience envoient les nouveaux morceaux tirés de Gods Of Violence, et notamment le hit « Satan Is Real », qui se mixent parfaitement aux anciens morceaux tels que « Pleasure to Kill » ou « Phobia », sans oublier les « Civilization Collapse » et « Phantom Antichrist » de l’album précédent, prouvant la très bonne santé artistique du combo. Décors et lumières de qualité sont au rendez-vous et tout le public est voué à la cause des musiciens pour ce concert de clôture, reprenant à cœur joie les « Violent Revolution » et autre « Enemy Of God ». Une belle fin à ce samedi.

Le scorpion veille.

02h13 :Comment un groupe peut-il changer la perception des sentiments dans un style de musique ? Comment un chanteur de black peut-il avoir un scream si parfait ? Tant de questions que Deafheaven peut susciter à l’écoute de son concert qui, pourtant, n’aura pas attiré autant de monde qu’on aurait pu imaginer. Pendant que Kreator règne sur la Mainstage 2 et que Suicidal Tendencies retourne la Warzone, un groupe de post/black soulève des fleurs sous la Temple. L’occasion de voir enfin en live ce groupe nous intriguant depuis plusieurs albums déjà. Sautant de partout, se léchant les doigts, fixant le public, headbangant sans arrêt, le chanteur donne une énergie folle dès son arrivée sur scène. Et dès qu’il commence à utiliser ses cordes vocales, une grande admiration prend les tripes. Possible que certains puristes tiquent au vu d’un tel chant de certains riffs « joyeux » mais qu’importe, le résultat a le mérite de changer la donne. Crachant par terre, allant dans la foule, se mettant a quatre pattes, le frontman met toute sa force dans sa voix et rend justice aux titres phares tels que « Sunbather » ou « Dream House ». Un set black metal entre passionnés, profitant d’un excellent son (malgré les déboires du guitariste) et d’une lumière créant une atmosphère unique, jouant sur les ombres du chanteur qui apparaît presque comme un pirate dans la fumée, où seul son ombre surgit.

02h17 : Slo Burn, pilier du stoner rock, à la carrière malheureusement beaucoup trop courte mais reformé cette année, avec John Garcia en tête de file, enterre son public de bonheur. Un concert de haute volée avec une force de frappe monstrueuse, une ambiance vraiment entraînante appuyée par un jeu de lumière hypnotisant. Le rock dur de Slo Burn résonne dans une Valley archi-comble et clôture de manière magnifique la journée sous la Valley. Et toujours cette classe propre à John Garcia. Décidément, on ne se lasse jamais de le voir et l’entendre au Hellfest avec ses nombreuses formations, à tour de rôle. Pourvu que ça dure.



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  • Hi!
    Juste pour info, Alan n’est plus le batteur de Pretty Maids, ils ont changé il n’y a pas longtemps

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  • The Witch dit :

    haaaaa ! merci pour le ptit point sur Wardruna et sur les réponses des com’s des relous qui pensent faire les malins en venant dire « ah ouais, faut être dresscodé pour le metal »

    Le fest a été dur pour moi, de supporter les glandus déguisés en préservatifs, vache et les gadgets de piscine au milieu des concerts où c’est tellement pas ça l’ambiance..

    j’ai beaucoup râlé et ça m’a pas mal gâché la mise en abîme dans l’ambiance… merci d’en parler et de le pointer du doigt ! je me sens moins vieille grincheuse..

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  • Heuuu… Turisas n’ont absolument pas joué « Rasputin » cette année mais ont joué « The Varangian Way » dans son intégralité… Copier/coller d’un concert précédent ? Pas très sérieux tout ça…

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    Spaceman

    En effet, ce n’est pas normal. On va en parler avec le reporter qui a donné ces informations.

    Par ailleurs, comme il s’agit d’un fil rouge, et donc de réactions sur le vif, celui-ci va être relu, corrigé et enrichi dans les prochains jours.

  • WhoDoYouThinkIAm dit :

    pour une zik qui se veut rebelle, les codes et contraintes sont à bannir, ce sont tout simplement des diktats à proscrire de toute activité humaine.
    Notre monde souffre de gens qui veulent imposer leurs visions aux autres

    [Reply]

    Pok

    Ah ça je suis tout à fait d’accord, mais il y a un pas entre s’affranchir des codes et faire n’importe quoi.
    Quand un artiste vient en proposant un concept le minimum à faire en allant voir cet artiste c’est de respecter ce qu’il propose.
    dans le cas présent, du dark folk, l’ambiance plage/foire à la patate n’est pas de mise.
    Que la personne soit déguisé en Pikachu à un concert de funeral doom, en fest, OK si la dite personne reste dans l’esprit du truc. aucun soucis (enfin si, il semblerait que « briser les codes » se résume à 90% à « mi Japan Expo mi beauferie ». Un peu d’imagination bon sang ! mais c’es tun autre sujet). Mais quand les gens débarquent en mode rien à foutre/Patrick Sebastien Powa à un concert « sérieux » ça dénote, gene les autres personnes.
    C’est une question de respect, autant envers l’artiste que ses fans.

    Pok

    pardon.
    je précise : ce n’est que mon opinion hein, je n’ai pas parole d’evangile (même pas parole d’eve angeli c’est dire 🙂 ).
    mais je trouve ça irespectueux.

    Alex / RM

    La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, hein. Se ramener à un concert de Wardruna avec une frite de bain soit, la secouer pendant tout le concert et gâcher la vue des mecs derrière… 🙂

  • WhoDoYouThinkIAm dit :

    « (donc on se demande ce que les mecs avec leurs frites de piscine viennent faire ici…) »…il y aurait un code vestimentaire ???

    [Reply]

    Pok

    Arrêtons de nous voiler la face : OUI il y a un « dress code » chez les metalleux. C’est hypocrite de le nier (je bosse en costard et je file en cocnert après, je suis plus que souvent dévisagé / mal acceuillis).
    Et OUI il y a une attitude à avoir. Tu ne vas pas à un concert de black metal dans le même état d’eprit qu’à un concert de grindcore ou un concert de doom.
    Et tu n’agites pas des acesoires de baignades à Wardruna comme si tu étais à Alestorm.
    C’est un phénoméne de plus en plus répandue que celui-là. Nier les codes d’un genre. Le metal n’est pas (que) une musique de bisounours pouet pouet et les pits ne sont pas (que) une foire à la saucisse géante.
    Ca commence à être pénible. Pas de KDS dans une fosse de heavy et pas de pouetpouet dans une fosse de dark ambient (et pas de slam sur du doom).

    Jeff / RM

    Salut WhoDoYouThinkIAm, comme je suis le rédacteur de ces quelques lignes sur Wardruna je me permets de préciser un peu ma pensée à ce moment là.
    En fait je ne parle pas vraiment de code vestimentaire, mais plus de comportement. En effet il faut faire la part des choses entre une prestation qui se veut festive (comme Korpiklaani, Alestorm, Trollfest…), et un groupe qui propose une ambiance plus profonde comme c’est le cas avec Wardruna. Donc comme l’ont souligné Pok et Alex, les festivaliers qui secouent leurs frites de piscine bien haut pendant un concert comme celui-ci auront plus tendance à agacer qu’à amuser les autres spectateurs (voir même les musiciens). En exagérant un peu la chose cela revient à crier « à poil » à l’opéra.
    Et pour être tout à fait complet il y avait à ce concert des mecs qui étaient déguisés en fée complètement envahis par la musique de Wardruna, et qui respectaient le truc, donc non ce n’est pas une affaire de dress code (et surtout pas en festival) 🙂

    Pok

    t’façons l’seul dresscode qui vaille c’est #tousàpoil

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