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Hellfest 2022 : fil rouge de la journée du jeudi 23 juin


Après deux ans de disette, ça y est, la grand-messe française du metal a enfin lieu ! Quel plaisir de refaire son sac à dos, rempli de crême solaire pour certains, de bière bon marché pour d’autres, de préparer son running-order, la bave aux lèvres. Avec deux weekends dans le viseur cette année, inutile de dire que le menu s’annonce copieux et varié : de Metallica à Nine Inch Nails en passant par Mastodon, Sepultura, Jerry Cantrell ou Converge, il y en aura pour tous les goûts.

Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette quinzième édition forcément très spéciale. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est possible que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Vous pouvez retrouver notre fil rouge du premier week-end du Hellfest dans nos colonnes pour la journée du vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 juin. Bonne lecture !

02h17 : THERION / Altar

Passer de l’expérience mystique et franchement hallucinée de Heilung au metal symphonique de Therion est le genre de grand écart qu’on ne rencontre qu’en festival (ou quand le lecteur mp3 a décidé d’être facétieux). Pour son seul et unique festival de l’été, le septuor mené par Christofer Johnsson nous a concocté une setlist aux petits oignons, allant des nouveautés du dernier album (Tuonela, Leviathan) aux titres plus anciens (Ginnungagap, To Mega Therion). Le groupe n’ayant que très peu joué depuis la reprise des concerts et festivals, tous les membres semblent ravis d’être là et interagissent les uns avec les autres autant qu’avec le public avec un plaisir manifeste. La plus grande partie du show est assurée par les trois chanteurs de la formation, Thomas Vikström, Chiara Malvestiti et Rosalia Sairem, vocalement irréprochables mais malheureusement un peu perdus au milieu de la puissance des instruments. Rosalia et sa gamme de mezzo, en particulier, souffrent d’un son moins qu’idéal qui les rendent pratiquement inaudible, ou en tous cas très en retrait. Mais le talent vocal de ce trio de choc ne se dément pas pour autant, et lorsqu’on est servi par des gratteux tels que Christofer Johnsson ou Christian Vidal, on oublie rapidement ces petits soucis techniques. Une superbe performance de la part des fondateurs du metal symphonique, qui auront vraiment fait une fleur au Hellfest cette année en nous honorant de leur seul déplacement estival. (Bon, d’accord, le groupe avait techniquement 2 autres festivals prévus. En Russie. Voilà.)

02h08 : JERRY CANTRELL / Valley

Leçon de groove à la Valley. Jerry Cantrell enterre la soirée, armé des tubes d’Alice In Chains et de ses compositions personnelles tout à fait raccord. Accompagné entre autres de Greg Puciato au chant et de Tyler Bates (connu pour ses bandes originales de film et l’album Pale Emperor de Marilyn Manson) à la guitare, le musicien est accueilli comme il se doit par un pit en manque de vibes 90’s. L’ex-chanteur de The Dillinger Escape Plan, débordant de charisme attire d’ailleurs autant la lumière que Cantrell himself et partira même chanter en slam sur « Would? ». Le concert s’achèvera sur un « Rooster » d’anthologie, suivi en chœur par toute la Valley. Même notre collègue Spaceman, connu pour son flegme à tout épreuve, ne pourra s’empêchera de surkiffer, c’est dire.

02h04 : WARDRUNA / Mainstage 2

La soirée dark folk continue après Heilung, les maîtres Wardruna investissent la Mainstage 2, une grande première pour un groupe du genre au Hellfest ! Habituellement terrés sous la Temple, qui débordait lors de leur dernier passage, les Norvégiens s’exécutent devant un parterre bien rempli même si il n’est pas aussi compact qu’une tête d’affiche. Beaucoup de spectateurs feront le choix d’apprécier la musique introspective et ritualiste assis, ce qui peut se comprendre à 1h du matin… Forte de son jeu de lumière et servi par un son impeccable, l’ambiance imposée par le groupe entraîne rapidement les spectateurs, nombreux à découvrir le groupe pour la première fois. Tant mieux pour les concernés, car le seul reproche que nous pourrions faire à ce concert bien huilé est qu’il est une réplique parfaite des précédents de la tournée qui vient de s’écouler (avec notamment le même topo en fin de concert), ce qui peut enlever une dimension au moment unique du rituel… Cela reste assez anecdotique car Wardruna a amplement réussi sa mission d’achever la première journée en élevant les esprits.

01h04 : Lemmy n’est assurement pas prêt de quitter les esprits.

@radiometal L’hommage à Lemmy @Motörhead Official par Mikkey Dee et Phil Campbell en integralité #metal #lemmy #hellfest #fyp #radiometal #festival #motorhea ♬ son original – Radio Metal

00h58 : HEILUNG / Temple

Voir Heilung ce n’est pas seulement aller voir un concert, c’est surtout assister à un véritable rituel shamanique. C’est donc naturellement qu’ils commencent leur show en cercle, main dans la main, – comme s’ils faisaient abstraction du public pourtant très dense – et qu’un salut mutuel donne le La à la cérémonie. Il n’y a d’ailleurs pas seulement le groupe sur scène, car c’est un spectacle qu’ils nous donnent à voir, alors au fil de la performance arrive toute une armée de guerriers avec leur bouclier et leur lance, frappant le sol au rythme mystique des artistes ; d’autres encore dansent frénétiquement comme possédés par des êtres spirituels. On s’ébahie aussi devant ce qui semble être le sacrifice d’une jeune femme qui finit malgré tout par renaître de ses cendres. Heilung a cette force incroyable de pouvoir faire entrer même les plus réticents dans une forme de trance hypnotique et sinistre, qui va bien au delà de la croyance, et qui transporte par delà les forêts les plus anciennes, cernées par une flore aussi violente et effrayante que la faune en présence, et dont le groupe en imite les sons cryptiques à la perfection. Par ces sons primaires sortis du plus profond de leur entrailles ou via les douces ondes de leurs instruments en bois, le groupe réussi à complètement envoûter la Temple, et chacun en ressort presque nouveau, après un moment d’introspection intense au plus près de tous nos premiers ancêtres de cette terre.

00h57 : RISE AGAINST / Warzone

Pendant que les aînés revivent leur jeunesse sur Scorpions à la Mainstage, une autre génération se remémore également la sienne, avec le lecteur CD au skatepark du coin et les cheveux ébouriffés ! Les petits frères de la génération The Offspring ont écouté Siren Song Of The Counter Culture ou The Sufferer And The Witness de Rise Against, et redécouvrir certains titres sur scène est un plaisir. Mais ce soir le groupe tête d’affiche de la Warzone va laisser place à pas mal de titres du dernier album Nowhere Generation, qui à vrai dire se goupille assez bien avec le répertoire plus vieux puisque la voix du frontman Tim McIlrath a à peine évolué depuis 1999. Entre les morceaux, le guitariste chanteur parle beaucoup, évoquant la révolution sans racisme, sexisme, homophobie et nationalisme, parle des souvenirs, de la famille… Un discours qui semble quand même très calibré et qui assez peu spontané. C’est peut être ce que nous pourrions reprocher à la performance, un petit manque d’authenticité et l’impression que tout est répété mot pour mot à chaque concert. Mais nous voilà bien tatillons, car sinon Rise Against, qui se repose beaucoup sur son leader, offre un show sans fausse note qui rappelle que le punk rock n’est pas mort et a toujours son mot à dire.

00h56 : SCORPIONS / Mainstage 1

@radiometal Scorpions nous sert sa valise de classique #hellfest @hellfest_openair @Scorpions #scorpions #festival #summer #fyp #metal #radiometal ♬ son original – Radio Metal

23h40 : SEPTICFLESH / Altar

La Grèce n’en finit décidément pas de produire des groupes de black de très haut niveau ! Après Rotting Christ le week-end dernier, c’est au tour de Septicflesh de mettre le feu à l’Altar avec une setlist qui mélange à merveille l’ancien et le nouveau. Même si les Athéniens ne lésinent pas sur les samples orchestraux, notamment dans le cadre des titres les plus récents, les gros riffs qui tachent se taillent malgré tout la part du lion, et les cervicales se prennent le contrecoup qui va avec. Sotiris, son maintien hiératique et son chant clair sont assez peu exploités, laissant Seth faire le plus gros du travail et alterner délicieusement entre « mes amis » et « gens qui font des choses répréhensibles à des mamans » lors de ses nombreuses interactions avec le public. Associés aux chœurs à faire froid dans le dos des derniers albums, les jeux de lumière donnent à la performance des airs de roman gothique dont on sait parfaitement qu’il va mal finir. La tragédie grecque qui se joue sur scène n’empêche pas le public de slammer tout son soûl et de headbanguer à qui mieux mieux, bien au contraire. Pas de doute, ce soir, la palme de l’arrachage de cervicales revient à Septicflesh !

23h29 : HANGMAN’S CHAIR / Valley

« Si t’écoutes du doom et qu’à 50 ans t’as pas vu Hangman’s Chair, c’est que t’as raté ta vie ! » Notre camarade Jeff s’enflamme peut-être un peu, mais dans le fond, n’a pas tout à fait tort. Car c’est bien Hangman’s Chair qui vient de nous rouler dessus à la Valley. Dotés d’un son équilibré, les banlieusards déversent leur sludge éthéré sur le pit. Celui-ci est d’ailleurs bien rempli, preuve que le groupe n’en finit plus d’accroître sa popularité dans le milieu, et ce n’est pas la signature chez Nuclear Blast qui ralentira cette tendance. En plus d’avoir une musique immédiatement reconnaissable, le combo a vraiment une sacrée gueule sur scène, pas de chichi et une gestuelle hérité de leur passif hardcore qui donne envie de faire la bagarre. Les morceaux du dernier album A Loner tels que « Cold And Distant » s’intègrent à merveille au reste de la setlist et fonctionnent tout aussi bien. L’avenir s’annonce radieux pour HC.

23h01 : HELLOWEEN / Mainstage 2

Depuis la formation de leur super lineup en 2016, les vétérans allemands du speed/power semble clairement avoir réconcilié leur public. Ce dernier s’est en effet regroupé en masse pour accueillir les sept musiciens. Cette fois encore c’est une setlist très tournée vers les premiers albums que le groupe réserve à son public. Si Kiske semble avoir d’abord du mal à trouver sa voix, Hansen surprend par sa justesse et Deris mène une grande partie du show à lui seul. Ce dernier rappelle d’ailleurs que le groupe était là dès la première édition du Hellfest en 2006 et salue avec humour le chemin parcouru par l’organisation. De l’ère Deris, pourtant riche en tubes , nous n’aurons le droit qu’à « Power », diablement efficace pour exalter la foule, et du dernier album uniquement le single « Best Time » qui prouve que le duo Kiske/Deris fonctionne à merveille. C’est surtout autour des trois premiers albums que la performance s’articule, et Hansen offre même une interprétation condensée de plusieurs titres de Walls of Jericho. Dommage malgré tout que plus de place ne soit pas accordée aux compositions plus récentes ! Un choix qui n’altère pas le plaisir de voir les citrouilles, très heureuses de jouer ensemble et de cabotiner à grands coup de grimaces. Un plaisir que les errements techniques – audio et vidéo – ne parviennent pas à entacher : l’ambiance est festive, tout le monde se délecte des hymnes que la troupe et lorsque finissent de résonner les dernières notes de l’inévitable « I Want Out », c’est avec un sourire satisfait que les fans se dispersent.

@radiometal

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22h35 : SÓLSTAFIR / Temple

Quand Sólstafir entre sur scène, c’est toute l’Islande qui se joint à eux. En live ce n’est pourtant pas le froid glacial du pays que le groupe apporte, mais bien la chaleur de leur post-metal crépusculaire et sulfureux. Évidemment, un frisson nous parcoure lorsque le titre « Fjara » est joué pour rafraîchir les cœurs. Sólstafir réussi à provoquer ces sentiments bien singuliers de nostalgie et d’apaisement qui nous traversent tous à la fois, et qui créent un engouement tel dans le public que chacun a une manière bien à lui de profiter de ces instants. Dans une atmosphère d’intimité, ils offrent à la foule l’opportunité de se décharger en toute sérénité. Il en va d’ailleurs de soi puisque Aðalbjörn « Addi » Tryggvason lui-même semble comme en transe lorsqu’il gratte frénétiquement sur les cordes de sa guitare, et que plus tard il n’hésite pas à aller au plus près du public pour chanter. C’est parce qu’il partage un peu de sa personne qu’une fois le concert fini, chacun quitte la Temple avec le sentiment d’avoir non seulement passé un « bon » moment, mais surtout un très « beau » moment.

21h55 : Dites à vos potes tout bourrés d’arrêter de slammer sur Solstafir svp.

21h54 : WHITESNAKE / Mainstage 1

21h52 : INSOMNIUM / Altar

Si l’on commençait à établir une liste des groupes qu’il va falloir envisager de sortir des tentes pour les caser sur les Mainstages, Sepultura ferait évidemment la course en tête, mais Insomnium ne serait pas loin derrière. Avant même la première note, c’est une foule impressionnante qui se presse sous l’Altar pour le set des Finlandais – sous l’Altar, certes, mais aussi très largement dehors, à en bloquer massivement l’accès au reste du site. Ce n’est pourtant pas comme si le jeu ou le décor de scène du combo étaient spectaculaires (à vrai dire, ils sont pratiquement inexistants, même si le frontman Niilo Sevänen s’adresse régulièrement au public avec un plaisir évident et un effort de français louable), mais son death mélodique un peu à part font manifestement mouche. Le public s’en donne à cœur joie, même quand il est contraint de suivre le concert sur l’écran extérieur, et les pogos se font nombreux. Peut-être pas de quoi se répandre en superlatifs, donc, mais Insomnium est bien la preuve que le grand spectacle n’est pas nécessaire lorsque la musique est bonne et que le plaisir de jouer prime sur le reste.

21h44 : La roue tourne au Hellfest.

21h27 : LOWRIDER / Valley

Sortez les chemises à carreaux et les peignes à barbe, c’est l’heure du desert rock sous la Valley ! Et dans les années 90, il n’y avait pas qu’aux États-Unis que ça explosait. Lowrider vient de Suède et s’est fait discret pendant pas mal d’années, même si il s’était déjà produit devant un public de connaisseurs au Hellfest il y a quelques années. Pour son grand retour, dans une Valley pleine mais praticable, le groupe assume un son de guitare plus épais que la couche de certains festivaliers après sept jours sans douche. Encore une fois, ça creuse dans le ventre avec une succession de riffs tous extrêmement bien sentis, le groupe n’ayant rien à envier un Kyuss… Seul point négatif : le clavier presque inaudible durant le concert. En même temps, en faut-il vraiment un dans le stoner ? Au vu de la puissance du set, rien n’est moins sûr !

20h23 : STEVE VAI / Mainstage 2

Il est des artistes qui, après des années (ou des décennies) de carrière, finissent en pilote automatique. Steve Vai n’en fait pas partie. Qu’on s’exalte ou qu’on baille devant les acrobaties du soliste, nul ne peut l’accuser d’avoir perdu la passion viscérale pour son instrument. Chaque note, chaque bend : Steve Vai ressent la moindre fluctuation sonique qui sort de ses Ibanez. L’homme, qui se définit lui-même plus comme un bluesman ou un jazzman qu’un rockeur, déroule ses phrasés, solidement entouré par une rythmique discrète mais aux petits oignons. Les plus anciens apprécieront « Bad Horsie » et son introduction vidéo tirée de film Crossroads (avec Ralph Macchio, que les moins anciens ont peut-être vu dans Cobra Kai). Le guitariste, qui affirmait quelques heures plus tôt qu’il pouvait être compliqué d’être techniquement à 100% dans des festivals où la température peut parfois être extrême, semble ici dans dans les conditions idéales. Même s’il reconnait sans complexe avoir été dépassé techniquement par une nouvelle génération de six-cordistes, le musicien continue de faire blêmir par son toucher d’orfèvre. Peu loquace mais heureux d’être là, le guitar hero repart comme il est venu, son instrument à la main, le sourire aux lèvres.

19h24 : TRIBULATION / Altar

Une étoile montante de la scène se produit sous le hangar de la Altar ! Tribulation explique son succès avec la performance de cette fin d’après-midi : il est une porte ouverte vers le metal extrême par son aspect punchy, mélodique et accessible. Si l’étiquette death’n’roll lui colle plutôt bien, c’est car ses riffs endiablés sont dignes de grands groupes de rock qui faisaient danser nos aînés avec son groove évident… avec la touche death metal en plus, s’appuyant sur ce chant caverneux et son efficacité assassine. D’ailleurs le groupe jouera exclusivement des titres des deux derniers albums qui confirmaient ce virage musical, ceux de Down Below étant particulièrement bien reçus par le public qui les connait bien à présent. Et si comme tout groupe de rock qui se respecte le groupe rencontre quelques coquilles technique, cela n’entache pas le spectacle qui se finira sur « Lacrimosa », déchaînant quelques slams dans la foule. Du rock macabre, en somme.

19h20 : ZEAL & ARDOR / Temple

Du negro spiritual au Hellfest ? Eh bien oui, et pas que. Le groupe d’avant-garde suisse Zeal & Ardor l’a fait, et au vu du monde qui s’est empressé de venir le voir, qui est resté bien implanté devant la scène, complètement déganté, son mélange expérimental extrêmement bien ficelé fait mouche. Pas étonnant cela dit, puisque le génie des compositions qui se véhicule déjà complètement en studio explose totalement à la face du spectateur en live. Mais comment arrivent-ils à trouver ces mélanges improbables, ces transitions ahurissantes et ce groove impeccable ? C’est là le véritable secret de ces artistes qui ne volent pas leur nom, et pour lesquels on leur souhaite de grimper encore bien plus haut sur l’affiche et de partager leur art au plus grand nombre.

19h15 : SLOMOSA / Valley

18h37 : THE RUINS OF BEVERAST / Temple

C’est à une transe cauchemardesque que The Ruins of Beverast invite son assemblée. La formation allemande qui déverse une musique extrême aux multiples inflexions d’obscurité propose en effet un show dense et envoûtant. Grâce à un set bien de équilibré, alternant passages hypnotiques – comme avec l’onirique titre d’ouverture « Ropes Into Eden » – et des moments de noire agressivité. Seul invariant : Alexander von Meilenwald qui nous aboie son chant des profondeurs, qu’il soit clair ou growlé. La qualité sonore de la Temple fait cependant une fois encore défaut, et les guitares autant que les claviers sont à peine audible derrière le brouhaha de la batterie et de la basse…

18h24 : La pluie fait son retour, et c’est très bien.

17h50 : THE LAST INTERNATIONALE / Mainstage 2

17h48 : LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL / Valley

« On est content de revenir sur la plus belle scène du Hellfest, la Valley ! ». Les français de LDDSM ont l’honneur d’ouvrir la scène réputée pour avoir le meilleur son du festival. Mais comme toute règle, il y a des exceptions… Et pour ce concert d’ouverture, le son n’est pas optimal avec beaucoup de basse et des aigus difficiles à distinguer (même si selon les chauves barbus du public, le stoner ca s’écoute avec de la grosse basse). Une fois cette petite réserve posée, le groupe qui consacre une partie de son set à son dernier album Polaris réserve quelques petites surprises et joyeusetés à son public, avec notamment une reprise très personnelle d' »Immigrant Song » de Led Zeppelin. Les musiciens assez statiques ont l’air assez impressionnés d’être là à nouveau devant autant de monde, bien que très enjoués, à commencer par la charismatique Katia à la basse. Ils iront jusqu’à se lancer le défi de lancer un circle-pit sous la scène, suggérant qu’il s’agit peut-être du premier de son histoire et affirmant que toutes les autres scènes se foutent de la gueule de la Valley à cause de cette lacune. C’est donc un circle pit assez énigmatique qui se lance sur un morceau qui s’y prête assez peu… ce qui s’avère quand même assez fun à voir. Une belle ouverture donc pour relancer les grasses festivités de la Valley.

17h05 : LILI REFRAIN / Temple

Lili Refrain est seule sur scène, mais il se pourrait que quelques esprits l’accompagnent malgré tout. Une chose est sûre, l’ambiance pagan et très atmosphérique qu’elle crée sous les yeux ébahies de son public est propice à quelques visites mystiques. Tout l’art de Lili Refrain s’épand à travers la Temple et soulève les âmes en peines. Malgré un léger souci technique nous empêchant d’entendre sa guitare électrique au début de son set, c’est avec beaucoup d’aisance qu’elle ne perd pas une miette de son show en maintenant une atmosphère vibrante et apaisante. L’intérêt majeure de voir Lili Refrain en live tient dans le fait de pouvoir observer la maîtrise avec la laquelle elle manie les boucles sonores qu’elles crée sur scène, n’ajoutant par dessus pas que de la musique mais aussi sa prestance naturelle et ses mouvements hypnotiques. De manière magique et spirituelle, l’artiste permet aux spectateurs venus la voir de s’évader le temps d’un instant, sur des sons électriques et extatiques.

16h12 : THUNDER / Mainstage 1

16h35 : Micro-aperçu du premier weekend pour ceux qui auraient manqué ça.

16h12 : PHIL CAMPBELL & THE BASTARDS SONS / Mainstage 1

Sans doute en guise d’amuse-bouche à la cérémonie à la mémoire de Lemmy prévue ce soir, l’honneur d’ouvrir ce premier jour de Hellfest Part 2, le retour de la vengeance, revient à Phil Campbell & The Bastard Sons… transformé pour l’occasion en groupe de reprises de Motörhead. Entendons-nous bien, aucun metalleux n’a (et n’aura sans doute jamais) aucun problème avec la discographie de Motörhead, mais de la part d’un groupe ayant déjà un EP et deux albums de musique originale et de qualité à son actif, passer un set de festival entier à reprendre les classiques d’un groupe légendaire est à la fois un peu triste et surtout très injuste. Certains d’entre nous pensaient (et espéraient) entendre des titres du groupe dont le nom figure sur le programme, et non « Iron Fist », « Born To Raise Hell », « Ace Of Spades » ou encore « Killed By Death ». Encore une fois, non pas qu’il y ait le moindre problème avec ces titres en eux-mêmes, ou avec la performance des musiciens ; après tout, les Campbell père et fils ont ça dans le sang, et le nouveau chanteur Joel Peters, malgré son timbre beaucoup trop « propre » pour espérer tenir la compétition face à Lemmy, fait un frontman tout à fait honorable. L’hommage du jour à l’homme dont l’immense statue se dresse au cœur du Hellfest n’est certainement pas étranger au choix de la setlist, mais en dehors d’un drapeau gallois fièrement arboré sur scène (et dans la foule), tout cela sent un peu l’opération nostalgie. Il n’aurait plus manqué que la présence de Mikkey Dee derrière les fûts (l’homme étant sur place pour jouer avec Scorpions ce soir, cela n’avait rien d’impossible) en lieu et place de Dave Campbell pour que l’illusion soit poussée jusqu’au bout.

15h50 : En partenariat avec la compagnie de La Machine (connue pour ses créations robotiques complètement dingues), le Hellfest dévoile son projet « La Gardienne des Ténèbres », une machine de 10 mètres de haut capable de transporter jusqu’à 35 personnes, prévue pour 2024. On parle également d’une aire de jeux pour enfants et d’une brasserie Hellfest (avec sa propre bière) qui s’implanteront sur le site du festival, ouvertes tous les jours et qui devraient employer une cinquantaine de personnes. De quoi donner envie de retourner plus souvent à Clisson.

15H08 : Si vous avez pris un petit café ce matin sur le camping, c’est grâce à l’association Animaje ! On vous en parler dans ce court reportage.

15H00 : Un guitar hero rentre dans l’espace presse, Steve Vai est dans la place pour sa conférence !

14H20 : Un petit garçon devant le tee-shirt Radio Metal « Metal is my religion » : « waaaaaaah, regarde maman ». Réponse de sa mère : « je te rappelle que tu es scolarisé à Saint Thomas ». Dur.

14H10 : Ce sont les héros des assoiffés du Hellfest, les désoiffeurs… Reportage vidéo ! #RadioMetalTV

14H00 : Coucou, nous revoilou ! De retour sur le site du Hellfest, les jambes reposées pour cette deuxième édition sur quatre jours. Il fait déjà chaud, mais c’est tolérable…



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  • Vous perdez quand même volontiers votre temps à lire des reviews d’un fest qui ne vous intéresse pourtant pas à vous entendre… C’est drôle.

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  • Le disneyland du Metal !

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  • Mr Claude dit :

    Le Hellfest a dépassé le cadre du simple festival métal pour devenir un évènement culturel majeur. C’est presque mainstream, voire populaire.
    Cela montre juste qu’avec leurs ambitions et leurs moyens, les organisateurs font les choses jusqu’au bout. Et tout ce qui était naissant dans les premières éditions est devenu à maturité, et grossit encore plus avec des projets artistiques connexes (les sculptures en tout genre qui célèbrent la vie et la mort, je dirtais même la resurection du site touts les 3° week-end de juin) le développement touristique, l’intégration du vignoble comme un élément fort de l’identité du festoch’…

    Tout ça montre une très belle réussite.
    Mais comme tout, il y a un revers de la médaille. Et moi aussi, la démesure du Hellfest ne me convient plus.

    Je trouve mon compte dans les petits festivals, tel le Sylak, qui ont une prog toujours excellente, un petit site, l’accessibilité à la scène.

    Bref, y’en a pour tous les goûts.

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  • Oui le Hellfest d’aujourd’hui à un nouveau modèle économique, plus rien à voir avec les premières éditions.
    Le seul intérêt pour moi est la qualité de la programmation .
    Je ne vais pas dénigrer le festival car j’y est passé vraiment de très bon moments il y a quelques années , je pourrai y retourner mais seulement pour l’aspect musical.
    Et effectivement le public très très nombreux peut en rebuter certains préférant la convivialité des petits festivals.

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  • On est de plus en plus loin de l’image véhiculée au départ ! J’ai fait 10 Hellfest d’affilée (2009-2019) et en 2019, je me suis promis de ne plus y mettre les pieds. Trop de monde, trop de « touristes » qui squattent les Mainstages…et voir un groupe sur écran géant, cela ne m’intéresse pas ! cette année, beaucoup de pickpocket apparemment. C’est devenu le Coachella du métalleux (enfin ce qu’il en reste vraiment). Je privilégie maintenant les petits festivals où sont programmés d’ailleurs beaucoup d’artistes ayant joués au Hellfest. Bon festival quand même à ceux et celles qui y sont.

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  • Une aire de jeux pour enfants sur un festival metal ça fait un peu bizarre quand même…

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