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Hellfest 2022 : fil rouge de la journée du vendredi 24 juin


Après deux ans de disette, ça y est, la grand-messe française du metal a enfin lieu ! Quel plaisir de refaire son sac à dos, rempli de crême solaire pour certains, de bière bon marché pour d’autres, de préparer son running-order, la bave aux lèvres. Avec deux weekends dans le viseur cette année, inutile de dire que le menu s’annonce copieux et varié : de Metallica à Nine Inch Nails en passant par Mastodon, Sepultura, Jerry Cantrell ou Converge, il y en aura pour tous les goûts.

Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette quinzième édition forcément très spéciale. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est possible que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Vous pouvez retrouver notre fil rouge du premier week-end du Hellfest dans nos colonnes pour la journée du vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 juin. Bonne lecture !

02h08 : NINE INCH NAILS / Mainstage 1

@radiometal Soirée événement pour ce deuxieme weekend de #hellfest2022 avec la première venue du groupe de metal industriel Nine Inch Nails ! @hellfest_openair #metalfest #indusmetal #indusmusic #indusrock #trentreznor ♬ son original – Radio Metal

Le Hellfest a encore changé de visage ce vendredi soir. Alors que le site s’est partiellement transformé en marécage après les pluies diluviennes, l’épilogue de cette journée très indus n’est autre que le géant Nine Inch Nails. Rare en France, et pour la première fois a l’affiche du festival, certains ont ici fait le déplacement uniquement pour la bande de Trent Reznor. Et ce n’est pas l’humidité ambiante qui va les décourager ! Sous un jeu de lumière particulièrement soigné et efficace, le groupe anime un set massif aux multiples couleurs musicales. Les lourds rythmes industriels prennent le relais des passages électro très dansant et des moments oniriques et minimalistes. La foule assemblée en cette nuit pluvieuse, à la lueur des scansions, danse avec langueur, puisque l’ambiance reste sage devant la mainstage. Un spectacle envoûtant qui ne convainc pas les plus réticents au style mais qui satisfait pleinement les curieux et les fans !

02h04 : THE BLOODY BEETROOTS / Valley

Pour conclure ce deuxième vendredi, c’est un gros nom qui se produit sous la Valley… Mais pas du metal. C’est sans doute le choix le plus étrange après Nitzer Ebb, qui trouve néanmoins sa cohérence avec la tendance électronique de la journée, mais il y a malgré tout de quoi hausser les sourcils à la vue de The Bloody Beetroots sur l’affiche du Hellfest. Et pourtant, très nombreux sont les festivaliers à braver la boue de cette immonde Valley glissante pour accueillir le DJ italien. Si on s’interrogeait aussi sur la réception du public d’un tel concert, il faut dire que « la question est vite répondue » comme dirait l’autre : l’ambiance est absolument explosive ! Des barrières jusqu’à la cabine son, ça saute et ça danse furieusement sous le gros son de Bob Rifo (seul dans cette configuration), transformant à nouveau la Valley en fest électro. Si on fait de la sociologie métallurgique à base de stéréotypes et en se basant sur les t-shirts et les patchs, il y a absolument de tout, du festivalier qui sort de NIN, du punk qui sort de Bad Religion, même du blackeux qui sort d’Enslaved… Au vu des réactions, les spectateurs à avoir du The Bloody Beetroots dans la playlist Spotify sont assez nombreux, ce qui dépasse les nombreuses caricatures régulièrement perpétrées par les metalleux eux-mêmes d’une certaine fermeture d’esprit musical. Côté setlist, nous ne pouvons pas réellement vous en dire beaucoup car le rédacteur qui rédige ces lignes n’y connaît pas forcément grand chose, mais dans la sauce remixée on a pu entendu du Drowning Pool, « New Noise » de Refused, mais également du The Prodidgy et du Vitalic. Remplacer Atari Teenage Riot par The Bloody Beetroots Dj Set était un choix incongru, voir un défi audacieux, mais qui a été relevé haut la main ! Peut-être que des sceptiques grinceront encore des dents sur les réseaux en invoquant l’identité originelle du Hellfest qui se perd avec le même discours creux à chaque édition depuis dix ans, mais tant pis, les vrais gens sur le festival en ont décidé autrement en survalidant cette programmation. Encore un bon point pour le Hellfest !

01h04 : ENSLAVED / Temple

La Norvège a plané au dessus de la Temple durant tout le set d’Enslaved. Pendant près d’une heure, le groupe a fait le plaisir de jouer des morceaux d’Utgard, comme ceux de plus anciens albums, mais aussi de leur dernier EP Caravans To The Outer Worlds. Chacun ont permis un véritable engouement fédérateur qui s’est ressenti dans le public, même après une journée bien pluvieuse et à une heure tardive. Enslaved a réussi à nous transporter à travers les âges et renouer avec les ancêtres de l’ancien temps d’Yggdrasil.

23h10 : ALICE COOPER / Mainstage 2

22h53 : LES SHERIFF / Warzone

22h48 : MARDUK / Temple

Sous une brume orangée, les portes de l’enfer s’ouvrent avec violence et nous aspirent dans un tourbillon de lave en fusion, un magma terrifiant formé par nul autre que Marduk. Sous des coups de batterie assassins et des cris stridents, les ondes elles-mêmes se sont senties agressées et ont propulsé un larsen agressif – et certainement pas volontaire – dès le deuxième morceau. Avec précipitation les accords de basse s’enchaînent et fracassent les tympans de qui se trouve trop près du mur de son que nous a propulsé le groupe. Indéniablement Marduk frappe fort, – et a joué très fort- pour autant ils ne sont pas exempts de quelques soucis techniques ça et là qui démontrent que même les plus anciens peuvent en pâtir. En tous les cas, c’est un show absolument impeccable en terme de lumières qui a été délivré, et qui en a mis plein les yeux aux quelques âmes innocentes présentent dans l’arène.

21h55 : Il pleut. Et l’espace presse ferme, nous sommes donc jetés dehors. Des larmes et des gouttes de pluie coulent sur nos visages…

21h54 : MINISTRY / Mainstage 1

@radiometal Ça bouge devant la mainstage malgré la pluie avec Ministry ! #metalheads #hellfest2022 #metalfestival @hellfest_openair #indusmusic #indusmetal ♬ son original – Radio Metal

21h00 : Il pleut. Beaucoup.

20h52 : MOONSPELL / Temple

Le passage de Moonspell mérite d’être souligné puisque celui-ci entre pour l’instant dans le haut du classement des concerts ayant eu le meilleur son sous la Temple, à l’échelle de la journée. Mais au-delà de ce qui semble presque être une prouesse technique, les Portugais ont ravi leur public en offrant une setlist assez différente de leur dernier passage en 2019, en jouant une majorité de morceaux tirés de l’album Irreligious, et hormis bien sûr leurs titres classiques qui ravissent tout autant les fans et qui ont cette puissance autant fédératrice que volcanique et mélodique à la fois. La prestance scénique de tous les membres du groupe ne peut passer inaperçue, notamment le claviériste que l’on pouvait apercevoir remuer son crâne chevelu derrière son synthétiseur grimé en orgue. A cette qualité visuelle s’ajoute un jeu de lumière particulièrement immersif, passant du bleu nuit à un vert aux airs d’aurore boréale et même, étonnement, à un rose pétillant mais non moins totalement justifié. Moonspell peut rendre fier le Portugal qui l’a vu naître, et l’on espère bien vite les revoir de passage en France.

20h46 : EARTH / Valley

20h38 : KREATOR / Mainstage 2

Vous savez ce qu’il y a de pire qu’un mauvais concert ? Un bon concert dans lequel il ne se passe tellement rien de spécial que le report en devient compliqué… Que les choses soient claires, Kreator est un groupe culte, à l’histoire et à la discographie bien fournies, et Mille Petrozza a bien mérité son statut de légende du thrash. Mais c’est justement là que le bât blesse : quand on est bon, on est bon, et il ne reste plus grand-chose au pauvre chroniqueur à raconter, surtout quand il ne se passe pour ainsi dire rien sur scène. Certes, les « cadavres » empalés en guise de décor ont toujours beaucoup de succès, de même le drapeau fièrement brandi par Petrozza pour annoncer l’inaltérable et toujours efficace vieillerie qu’est Flag Of Hate, ou les confettis rouges qui viennent marquer la fin du set. Bons points également à Frédéric Leclercq, ce véritable couteau suisse (ou plutôt français, d’ailleurs) du metal, qui volerait presque la vedette à Petrozza avec ses interventions dans sa (et notre) langue natale. Les festivaliers, eux, ne se laissent pas impressionner par la météo : pluie ou canicule, il y aura toujours quelqu’un pour lancer un circle pit de compèt’ ou slammer comme si sa vie en dépendait. En résumé, Kreator, c’était (vraiment) bien. Mais demandez-nous pourquoi et on aurait du mal à répondre autre chose que : « Parce que c’est Kreator. »

19h43 : GAMA BOMB / Altar

Pour qui aime le thrash de qualité à prendre au huitième degré, le concert de Gama Bomb est un peu « the place to be » en ce début de soirée. Les musiciens nord-irlandais, biberonnés aux films d’horreur et de série B, ont beau proposer du thrash parodique dégoulinant de références cinématographiques plus ou moins obscures, ils le font avec un talent indéniable, et on serait bien en peine de prendre un quelconque membre du groupe en défaut en matière de performances musicales. Le chanteur Philly Byrne donne le ton dès son entrée en scène dans un costume jaune orné de ciseaux bleus (y a-t-il vraiment des magasins pour vendre ce genre d’horreur ou plutôt une mamie à « féliciter » pour son travail ?) – un ton qui se poursuit avec des titres ultra-speed à la gloire de Robocop et de nombreux films cultes des années 80 et 90, ainsi que par l’intervention de la mascotte du groupe, sorte de yéti mal dégrossi et fini à la bière qui remporte instantanément les faveurs du public. Celui-ci est d’ailleurs extrêmement réceptif aux âneries de haut niveau du groupe, et les circle pits s’enchaînent sans temps mort dans la fosse. Et quand Byrne commence à jeter des T-shirts dans la foule, on se dit que Gama Bomb a tout compris à la façon dont se mettre les festivaliers dans la poche. La bonne humeur chronique y est forcément pour quelque chose, mais le merchandising gratuit n’a jamais fait de mal à personne !

19h30 : GODFLESH / Valley

19h07 : KILLING JOKE / Mainstage 1

Pour son deuxième passage au Hellfest en 2022 – le groupe s’était produit sous la Valley le week-end précédent – Killing Joke s’offre cette fois-ci un emplacement de choix sur la Mainstage : les Britanniques sont qui plus est accueillis par une légère pluie à l’anglaise. Pour l’occasion, le groupe débute les hostilités avec le classique « Love Like Blood » qui capte immédiatement les spectateurs. Jaz Coleman, qui avait eu un grave accident en 2021, assure le show avec ses mimics robotiques tout au long d’une playlist qui jongle habilement entre les ambiances. « The Death and Resurrection Show » ou « I Am the Virus » enflamment toujours le public : certains dansent tandis que d’autres se lancent dans des pogos aux rythmes lancinants et hypnotiques des compositions. Les nappes de claviers charment autant que les percussions tribales font bouger, et l’épilogue « Pandemonium » rappelle l’importance du groupe dans une scène industrielle à l’honneur en ce vendredi de Hellfest.

18h59 : IHSAHN / Temple

Ihsahn est à nouveau au Hellfest et cela faisait quelques temps qu’il n’était pas venu avec son projet solo. Très productif ces dernières années, l’ex-leader d’Emperor est en constante recherche d’ouverture musicale. Preuve en est avec ce set un peu particulier, qui n’est pas forcément au goût des fans de la première heure. Peu de vieux morceaux, beaucoup de récents, quelques reprises, mais aucune d’Emperor. C’est au nom de l’ouverture d’esprit dans un festival rock que le musicien va reprendre « Rock And Roll Is Dead » de Lenny Kravitz ou bien « Wrathchild » d’Iron Maiden. Avec sept albums solos et deux EPs, ces covers semblent un peu curieuses, car même si elles sont parfaitement exécutées et réappropriées à la sauce du musicien, l’impression que celui-ci évite progressivement ses titres les plus black metal se fait vite ressentir. Les puristes auraient de quoi grincer des dents sachant que le son de la Temple était assez bon pour accueillir les Norvégiens. Il y a tout de même un peu de black au programme, puisque l’artiste reviendra douze ans en arrière en revoyant un petit peu After, puis achèvera son set sur « Telemark » issu de l’EP du même nom et qui se voulait plus obscure. Aussi, sa voix unique extrêmement saturée fera toujours écho à cette scène extrême. Mais Ihsahn est complètement libre dans sa démarche, il le montre avec une discographie assez variée. Ses choix de titres en sont aussi une démonstration, annonçant peut être au passage qu’il ne faudra peut-être pas forcément l’attendre sur un terrain que l’on lui connait déjà…

17h55 : DRAGONFORCE / Mainstage 2

Les spectateurs sont nombreux à attendre la formation britannique et dès le premier titre, la foule est en liesse : pogos, circle pits et slams en cascade ne tardent pas à s’enchaîner sans interruption. Le power metal aussi kitsch qu’épique proposé, avec glaçage heroic fantasy, notamment en référence à Skyrim, semble enchanter la foule. Chaque solo (pas toujours audible) est attendu et accueilli sous les clameurs : Sam Totman et Herman Li en jouent assurément en exhibant des postures toujours plus improbables pour enchaîner les notes. Dragonforce jouit sans équivoque d’une notoriété bien acquise. Leur reprise acclamée de « My Heart Will Go On » de Céline Dion en témoigne même très bien. Qui plus est, le chanteur rappelle d’ailleurs qu’une partie de cette notoriété vient du jeu Guitar Hero dans lequel apparaît leur titre « Through The Fire And Flames », leur tube incontournable qui conclut d’ailleurs leur set sous les cris et applaudissements endiablés d’un public décidément très friand de ce power metal surchargé de références geeks.

@radiometal DRAGONFORCE au #hellfest2022 @hellfest_openair #metal #powermetal #skyrim #videogames ♬ son original – Radio Metal

17h51 : BENIGHTED / Altar

On ne cache jamais notre plaisir d’accueillir notre fierté nationale du brutal death sur le festival… Un set de Benighted, c’est la garantie du bordel dans le pit et des nuques brisées. Ça tombe bien, c’est tout ce réclame Julien Truchan. Le souriant vocaliste du groupe communique son bonheur de retrouver les fans après ces années de pause. Le combo qui a l’art de motiver les foules a de la matière en réserve, surtout qu’il vient défendre Obscene Repressed sorti en plein covid… Il va en jouer quelques titres, et même si le son en concert n’a évidemment pas la clarté du son studio, les morceaux sont redoutables grâce aux breaks puissants qui vont faire de véritables ravages pour le plus grand plaisir des fans dont beaucoup connaissent le nouvel album au vu des réactions positives. Car le sourire est obligatoire sur Benighted, non pas car le groupe parle « d’histoire d’amour et de poésie » (selon les dires de Julien), mais car l’énergie qui se dégage de la performance est ultra communicative. La bonne humeur du frontman qui veut faire crier « Slut » au public, pour annoncer le titre du même nom, et car une Altar bondée qui crie ce mot charmant c’est quand même très fun, fait que le public ne peut rien lui refuser. Ainsi quand il demande de faire du pogo pendant une minute et vingt-quatre secondes sur « Necrobreed », ce qui est « peu à l’échelle d’une vie mais beaucoup si on a le doigt coincé dans une porte » pour reprendre sa métaphore, il s’exécutera. Le public offrira d’ailleurs un circle pit immense en guise de complicité directe avec le groupe, car le spectacle se passe aussi dans la fosse. Dans un court moment plus solennel, le leader n’oubliera pas d’évoquer Trevor Strnad de The Black Dahlia Murder qui nous a récemment quitté avec forcément une certaine émotion en lui dédiant un titre. Nous ne voyons pas le temps passer sur Benighted, qui ne cesse d’accélerer le tempo pour ne laisser aucun répis. Encore une fois, les français sont passés par là, et ont laissé la Altar en serpillère.

16h34 : Notre Spaceman national, photographe de qualité à la chevelure dorée, vient de passer en gros plan sur les écrans de la Mainstage. Pourquoi donc ? Danko Jones, en plein show, a remarqué que ce cher Nicolas ne prenait plus de photos depuis au moins un morceau mais campait sur ses positions, alors que presque tous ses confrères étaient déjà partis. S’adressant à la fosse, il a donc pointé notre collègue en déclarant que celui-ci restait, à l’affut du cliché qui vaudrait des millions de dollars… Et c’est tout le mal qu’on lui souhaite !

16h10 : NITZER EBB / Mainstage 1

Sacré défi pour les anglais de Nitzer Ebb : faire danser le public de la Maintage 1 au son de son électro/indus/EBM. Une musique à laquelle le public du Hellfest n’est pas forcément habitué, et cela se sent. Au début du set, la foule qui comprend beaucoup de curieux ne parvient en grande partie pas à être captée par les scansions électro du groupe. Il faut dire que ces derniers partaient avec un certain handicap puisque le chanteur Douglas McCarthy est absent et qu’ils se retrouve à devoir animer le show à seulement deux. Malgré cela, une partie des spectateurs accompagne le groupe jusqu’au bout et ils sont d’ailleurs rejoins par un public attiré par les rythmes dansants qui résonnent ici. Certains persisteront à s’insurger sur cet OVNI musical pas très metal – pas moins que la dark folk de la veille – qui annonce malgré tout la couleur indus/électronique de la journée.

15h20 : POGO CAR CRASH CONTROL / Warzone

« Qu’est-ce qui va pas ? », « Pourquoi tu pleures », « Conseil », « Crève »… Les brûlots de Pogo Car Crash Control s’enchainent à la Warzone, alors que le ciel s’amuse à nous faire des feintes d’averses. En maitrisant et détournant les codes, PCCC est aujourd’hui LE groupe en vogue de la scène punk, il n’y qu’à voir le nombre de gens amassés devant la barrière, hurlant en chœur les refrains entêtants du groupe. Avec leurs gueules d’anges éternellement adolescents, les quatre zicos sont tous autant impliqués et accrochent la rétine par leur jouissance d’être ici. Une claque foutrement rafraichissante.

14H40 : STÖNER / Valley

Certains diraient qu’il est bien trop tôt pour accueillir des légendes du stoner sous la Valley. Effectivement, c’est à l’heure de la digestion du repas de midi que se produit le supergroupe bien nommé Stöner, avec Brant Bjork, Nick Oliveri et Ryan Gut ! Ne nous voilons pas la face, le public venu sous la sainte scène du stoner/doom attend quelques petites reprises sympathiques de Kyuss, quitte à avoir deux anciens de ses membres sur les planches. Et justement, les fans seront… pas trop servi. En effet, le groupe préfère amplement honorer ses deux premiers albums – ce qui est compréhensible pour des musiciens qui lancent un nouveau projet – mais malheureusement le sentiment qui se dégage en live est le même que celui du public lors de l’écoute studio, se résumant à l’expression « sympa sans plus ». Le son est gras comme on l’aime, parfois un petit peu psyché, mais force est de constater que ça manque pas mal de banane, et ça se voit dans l’audience… Celle-ci commencera véritablement à se bouger sur l’emblématique « Green Machine » de Kyuss, qui fait bien plaisir, mais qui se retrouve en conclusion du set. Le combo propose un moment agréable au détriment d’un concert d’exception…

14h35 : Dans le metal, il y a des grands défenseurs des océans, à commencer par Gojira ou Alissa d’Arch Enemy. Il n’est donc pas illogique de voir un stand Sea Shepherd au HellCity Square.

14H30 : BLUES PILLS / Mainstage 2

Pour les plus flémards de l’équipe de Radio Metal, la journée commence sur le tard, avec le concert de Blues Pills en Mainstage. La météo typiquement bretonne, car la Loire-Atlantique EST bretonne quoi que l’administration français en dise (NDLR, ces propos n’engagent que Tiphaine elle-même !), passée en moins de 5 minutes de la pluie à un niveau d’ensoleillement exigeant de la crème solaire, permet d’apprécier pleinement le blues rock psyché des Suédois en extérieur. « Apprécier » est un faible mot, car malgré le créneau horaire, Blues Pills est particulièrement en forme ! La raison en revient principalement à la chanteuse Erin Larsson, véritable pile électrique en combi lycra rouge moulante digne de Véronique et Davina (mauvaise nouvelle : si vous avez cette référence, vous êtes vieux), qui parcourt des kilomètres sur scène quand elle ne descend pas tout simplement devant les grilles pour se faire de nouveaux copains. Vocalement, la frontwoman est également au top de sa forme, comme le prouvent des titres un brin exigeants comme « High Class Woman » ou « Kiss My Past Goodbye ». Le reste du groupe a beau être totalement statique, Larsson a de l’énergie à revendre pour tout le monde. À noter que la pluie a cessé juste avant le début du set et reprend immédiatement à la fin. De là à penser que les dieux de la météo sont des amateurs de blues-rock suédois, il n’y a qu’un pas…

13h50 : GAEREA / Temple

Lorsque l’on va voir Gaerea en live, la première chose qui peut nous frapper – mis à part les coups de grosse caisse qui, eux, nous percutent radicalement – c’est la gestuelle très singulière du chanteur entouré de ses trois autres musiciens. Celui-ci adopte une attitude presque animale, et semble complètement se donner à sa musique et à ses vocalises, si bien qu’on le croirait presque pleurer derrière son masque noir à la fin du dernier morceau, le visage contre le sol. La performance incarnée permet de particulièrement s’immerger dans les compositions du groupe qui sont de nature très brutales et agressives, avec une aura apocalyptico-mystique. Gaerea mérite définitivement la rapide montée de notoriété dont il a profité, et à l’écoute d’une nouvelle chanson issue du nouvel album que la formation va sortir prochainement, et dont ils ont offert au public l’exclusivité, cette ascension n’est pas prête de s’achever puisque le nouvel opus s’annonce très prometteur ! Même en début d’après-midi, les Portugais ont réussi sans mal à faire headbanger la foule venue les acclamer jusqu’à la dernière seconde de leur set…

13h30 : Un festival agréable, c’est un festival propre. Pour cela, l’association Animagreen œuvre pour un festival sans déchets. D’ailleurs, les festivaliers peuvent gagner un pass pour 2023 en triant leurs déchets ! On vous en parle en vidéo.

13h10 : OKKULTOKRATI / Valley

Avec son black/doom/sludge teinté d’influence punk et goth, Okkultokrati ratisse large sans jamais tomber dans le cliché ou le patchwork mal fini. Mieux, les Norvégiens ont un son calibré pour hypnotiser. Avec une setlist qui jongle entre les cascades de riffs et les synthé planants, on se laisse happer par leurs sonorités ravageuses, parfois étonnantes avec des fulgurances dignes de The Cure, sans que jamais leur stylistique musicale ne paraisse forcée. Le public se laisse secouer par ces lourdes mélodies noires avec autant de curiosité que d’entrain et on se délecte de cette performance pour finir de chasser les dernières miettes de sommeil.

13h03 : FRACTAL UNIVERSE / Altar

@radiometal Les français Fractal Universe ramènent leur saxophone sous la Altar au @hellfest_openair #hellfest #fractaluniverse #metal ♬ son original – Radio Metal

Belle reconnaissance pour notre scène death technique/progressive française que de se produire sous la Altar ! Fractal Universe est fier de ses deux derniers albums sortis chez Metal Blade et compte bien les défendre devant une fosse assez remplie, bien que visiblement un peu fatiguée. Les musiciens ont un style sobre, vestimentairement parlant, puisque musicalement nous sommes sur autre chose… Cela étant, comme en studio, le groupe sait rendre accessible un style parfois indigeste pour les oreilles fragiles. Le public est studieux pendant le premier quart d’heure du set, statique et contemplatif, mais le groupe ne l’entend pas ainsi et souhaite retourner la foule. Il exige donc un petit wall of death qu’il obtiendra, réveillant un peu plus les festivaliers venus les applaudir et déclenchant quelques headbangs frénétiques bienvenus. On rajoute à cela une bonne sonorisation, des petits passages au saxophone pendant le set (pas du sample, merci!), et on obtient une excellente performance des français !

12h00 : Il y a quelques années, les toilettes du Hellfest étaient aussi accueillantes que celles de la gare de Vénissieux… Aujourd’hui, c’est comme à la maison, et ça c’est important. Voici donc notre reportage de chiotte en vidéo.

11h36 : Nous voilà garés au parking Est où certains visages embrumés dépassent des tentes, c’est reparti pour un tour !



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