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Chronique   

Iced Earth – Plagues Of Babylon


Jon Schaffer a touché le gros lot en intégrant Stu Block à Iced Earth. Il a découvert en ce chanteur une puissante voix, à la fois dans un registre proche de l’emblématique Matt Barlow mais aussi dans celui plus criard, façon Judas Priest, de Tim Owens. Une réussite non seulement transportée sur scène mais aussi et surtout due à un album, Dystopia, réalisé sans autre prétention que celle de délivrer des chansons – de simples et bonnes chansons – à la fois puissantes et catchy.

Allons-y franchement : c’est un peu ce qui manque à Plagues Of Babylon, son successeur, un album ambitieux, mais peut-être trop pour un groupe qui a passé énormément de temps sur les routes et si pressé d’y retourner. Des chansons qui montrent, pour une bonne partie, un visage épique, une moitié d’album conceptuelle qui reprend l’histoire sans fin de Something Wicked, des invités de marque dans les personnes de Hansi Kursch (Blind Guardian) pour les chœurs sur diverses chansons et Russel Allen (Symphony X) et Michael Poulsen (Volbeat) pour un trio vocal sur la reprise de Jimmy Webb « Highwayman ». Mais au bout du compte, Iced Earth passe à côté des ingrédients clé qui ont fait que Dystopia fut si bien accueilli. Des longueurs, le chant de Block, pourtant toujours très convaincant, qui montre moins de diversité et des invités qui ne sont bien là que pour le symbole, voire l’anecdote, tant le compère de Schaffer dans Demons And Wizard se fait discret. Et, surtout, même si la puissance est bien évidemment toujours au rendez-vous dans ce coup de médiator tranchant comme un hachoir, Iced Earth perd en efficacité et de son pouvoir d’accroche, si ce n’est dans les poignants et pourtant trop rares refrains de « The Culling » et « The End? ». Alors, Iced Earth aurait-il pêché par excès de confiance ?

On ne peut tout de même pas reprocher à Schaffer et Block d’avoir à la fois fait preuve d’ambition – après tout Iced Earth s’est déjà montré par le passé nettement plus épique et ambitieux qu’ici, avec succès – et voulu démarquer Plagues Of Babylon de son prédécesseur. D’autant plus que l’album est travaillé, son interprétation aux petits oignons et qu’il a tout du style classique d’Iced Earth, mis à part deux titres plutôt hard rock, « Highwayman » et « Peacemaker », sorte de chevauchée western étonnante. Ce n’est, en définitive, qu’une simple question de sauce qui aurait pu être mieux relevée.

Ci-dessous les titres « Among The Living Dead » et « Plagues Of Babylon » :

Album Plagues Of Babylon, sortie le 06 janvier 2014 chez Century Media Records



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  • Plagues of Babylon m’a foutu une claque gigantesque (dans le bon sens bien sûr!)par contre Among the Living Dead j’ai dù l’écouter 2 fois pour pouvoir l’apprécier mais j’attend quand même cet album avec impatience ! Ce sera peut être pas le meilleur album d’Iced Earth mais je pense qu’il pourrait être pas mal 😉

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  • Twisted Brother dit :

    Among the living dead est du très grand Iced Earth. Vivement l’album.

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  • Dystopia étant un album excellentissime, une vraie renaissance avec Stu Block au chant, j’avoue que j’espère un album dans la même lignée. Les deux titres sont plutôt bons surtout Among The Living Dead qui reste bien dans la tête après plusieurs écoutes. Plagues Of Babylon m’a légèrement déçu au premier abord car je l’aurais pensée plus accrocheuse comme chanson-titre, comme l’a été Dystopia par exemple. Mais là aussi après l’avoir écouté des dizaines de fois déjà, je dois dire que ça passe vraiment bien…
    Mon avis est qu’il va falloir un peu de temps et beaucoup d’écoutes pour apprécier cet album !!

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    Alex

    S’il faut « un peu de temps et beaucoup d’écoutes pour apprécier cet album » ce ne sera donc pas un « album excellentissime ».
    Les grands albums te mettent une grosse tarte dans la face dès la première écoute. Et ils sont très très rares.
    Ceux que tu dois écouter de nombreuses fois peuvent être de bons albums mais pas plus.
    La même remarque est applicable aux morceaux d’ailleurs.

    TOT

    en même temps qu’est ce qu’on attend réellement d’un groupe qui a déjà 10 albums derrière lui (dont certains sont de « grands albums » comme tu dis) ? Pas qu’ils sortent l’album du siècle ça c’est sur… Ce serait comme attendre que Metallica te ressorte Master Of Puppets. Qu’ils continuent sur la lignée de Dystopia et ce sera déjà très bien, même si effectivement celui ci sera peut être moins bon que son prédécesseur.
    Après, peu importe l’album ou le groupe, moi j’ai besoin de plusieurs écoutes avant d’apprécier pleinement les compos. ça dépend aussi de ton état d’esprit quand tu écoutes (concentré ou juste envie de secouer la tête dans tous les sens). Je ne me risquerais d’ailleurs pas à donner un jugement sur un album ou un morceau après une seule écoute

  • Si le dernier est inférieur à son très moyen prédécesseur Distopia, j’ai peur avant de l’écouter ; les deux titres écoutables m’ont laissé de marbre (oui je me répète).
    Jon s’est un peu dispersé avec son projet Liberty for the sons of the free true american revolution spirit…
    On déconne mais c’est tout sauf marrant.

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  • Jouer au Grammar Nazi n’est pas dans mes habitudes mais on écrit plutôt « pécher par excès » (sinon le sens n’est pas le même…) ^^ Et Iced Earth évoluant justement dans un registre biblique, je me devais de corriger ceci ! 🙂

    Sinon j’imagine que comme souvent, un (même semi-)concept-album mérite plus que tout autre des écoutes répétées pour être apprécié à sa juste valeur.
    Et en tout cas les deux titres que j’ai pu avoir en amuse-gueule m’ont plutôt ouvert l’appétit !

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