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Interview   

Ihsahn le solitaire


Depuis qu’il a entamé sa carrière solo, Ihsahn ne fait pas le moindre compromis sur ce qu’implique une telle démarche. Ihsahn compose quasiment seul, s’efforce de se libérer des influences extérieures ou de ce qu’on attend de lui. Pas question pour lui de se limiter à une formule instrumentale précise. Sa musique doit simplement être le reflet de ce qu’il est.

Et sur un autre sujet, mais dans cette même optique d’introspection, il affirme que sa définition du Black Metal ne compte que pour lui et qu’il ne l’impose à personne.

Pour mieux comprendre son nouvel album Eremita et plus généralement sa carrière solo, Ihsahn partage avec nous dans cette interview son univers et son mode de pensée.

« Je suis mon propre chemin, je n’ai pas besoin de me fondre dans la masse. »

Radio Metal : Cet album s’intitule Eremita, ce qui, en latin, signifie « ermite ». La question peut paraître facile, mais te considères-tu comme un ermite ?

Ihsahn : Artistiquement, je dirais que oui. De façon plus terre-à-terre, ce titre évoque le fait que je travaille plus ou moins tout seul. Je suis mon propre chemin, je n’ai pas besoin de me fondre dans la masse. Mais le titre peut se comprendre à des niveaux plus importants, je crois. Nietzsche m’a beaucoup influencé. Il était lui-même un philosophe un peu ermite. Il a écrit sur Zarathoustra, sur l’existence érémitique. Tout au long de ma carrière, je suis toujours revenu à certaines figures mythologiques : Prométhée, Icare ou Lucifer, des outsiders qui voulaient se distancer du collectif et réfléchir par eux-mêmes. Ça reflète bien le concept de l’album, avec ce protagoniste qui trouve refuge dans la forêt. C’est un titre très naturel.

« J’aime les albums qu’on peut écouter du début à la fin tout en conservant une certaine atmosphère. »

Tu as déclaré dans une interview que, pour l’album After, tu t’étais essentiellement inspiré de paysages désolés, sans aucun signe de vie. Pour cet album, tu avais apparemment en tête des images en noir et blanc, comme un vieux film d’horreur. Il semblerait que, pour chaque album, tu sois inspiré par un schéma visuel qui t’inspire. D’où cela te vient-il ?

Tu as raison. Ça fait partie de la méthode que j’ai développée au fil des années, avant de devenir artiste solo. La musique ne reste jamais vraiment en place, elle n’arrête pas de faire des allers et retours entre les différents membres du groupe, elle change pendant les répétitions. Pour moi, c’est un moyen de rester concentré. Personnellement, j’aime les albums qu’on peut écouter du début à la fin tout en conservant une certaine atmosphère. Ce ne sont d’ailleurs pas forcément des concept-albums. Même si les chansons sont très variées, il y a toujours un lieu avec cette atmosphère. C’est ce que je cherche à faire avec mes albums. C’est la raison pour laquelle j’ai défini un cadre pour mes derniers disques. Je cherche à me concentrer sur certains aspects visuels. Cette fois, c’était une sorte de vieux film d’horreur, avec des plans en noir et blanc. Musicalement, de nombreux éléments, comme les accords très sombres, les trombones, deux basses et les cors, faisaient office de référence sonore pour rendre le son plus organique. J’avais aussi des idées de paroles, de titres, ce genre de choses. Avec l’aide de Heidi, ma femme, qui est très douée avec les concepts et les structures, j’ai développé un plan, un scénario, un synopsis pour l’album. C’est devenu la clé de voûte du processus créatif, un moyen de le faciliter. C’est important pour moi, parce que je joue tellement de parties que parfois, je me mélange un peu. Ça ne veut pas dire que les gens qui achèteront l’album ressentiront la même chose. Ça me sert seulement à conserver une cohérence.

Il s’agit de ton album solo le plus long à ce jour. Y a-t-il une raison spécifique à cela, ou est-ce simplement le tour qu’a pris l’album ?

C’est le tour qu’a pris l’album. Il n’y avait rien de planifié !

Étant donné la longueur de l’album, as-tu dû renoncer à certaines chansons ou idées ?

Quand je commence à écrire, je jette des idées très vagues sur le papier. Beaucoup d’entre elles sont mises de côté si elles ne mènent nulle part. Je sais que certains artistes écrivent des chansons complètes et les jettent par la suite. Mais si une idée ne m’inspire pas et ne me conduit nulle part, je la laisse au stade d’idée. Je préfère continuer à travailler sur les idées avec lesquelles je sens une connexion.

Tu as déclaré à propos de cet album : « J’ai le sentiment qu’il s’agit de l’une de mes œuvres les plus abouties ». C’est une déclaration classique pour un artiste qui sort un nouvel album, mais je n’ai pas souvenir que tu aies dit quelque chose comme ça avant. Qu’a-t-il de si spécial pour toi, cet album ?

Je dirais qu’il y a plusieurs raisons. Après avoir fini les trois premiers albums, la trilogie, je me suis retrouvé à une étape musicale que j’appréciais. J’avais les bases de la musique, les racines extrêmes, mais maintenant, j’ai une nouvelle cour de récréation pour expérimenter. J’ai attaqué ce nouvel album avec plus d’assurance. Je me sentais capable de définir jusqu’où pousser l’album. Avec cette assurance est venue l’idée que je pouvais aller chercher davantage d’influences du début de ma carrière. Je pouvais revenir au black metal, dont je me suis éloigné pendant longtemps. J’ai l’impression de dire n’importe quoi, là ! C’est juste le sentiment que j’ai. Quand j’écoute l’album, il me paraît plus profond que ce que j’ai fait avant. Je ne suis pas mécontent de mon travail jusqu’à présent, mais cet album a quelque chose de plus. Je crois que je me suis approché très près de ce que j’avais prévu de faire. C’est comme ça que j’évalue ma réussite : à quel point me suis-je approché de mon objectif, cette fois ? (rires)

Dans une interview à propos de la trilogie que tu as conclue avec After, tu as déclaré que ta décision de commencer par une trilogie venait du désir de réinventer ou de reconstruire une plateforme musicale qui te soit propre. Peut-on dire que ces trois albums t’étaient nécessaires pour comprendre qui tu étais musicalement ?

Oui et non. Je voulais me laisser le temps de ces trois albums pour explorer ce que je pouvais faire seul, sans que personne ne vienne mettre son nez et ses idées dans le processus. (rires) Mais je voulais également me recentrer et ne pas en faire une extension de mon travail avec Emperor. Je voulais me constituer une base solide, qui pourrait fonctionner par elle-même. À ces deux niveaux-là, c’était très important. Au jour d’aujourd’hui, cette distance ne me semble plus aussi vitale. Je suis beaucoup plus à l’aise dans mon rapport au début de ma carrière. D’un point de vue plus pratique, je ne voulais pas non plus donner des concerts avec un ou deux albums, jouer cinq chansons du premier albums et faire des reprises d’Emperor le reste de la soirée. Je ne voulais pas que ce projet devienne un dérivé d’Emperor, mais que ça soit authentique.

After ayant conclu ta trilogie, on pourrait penser que le nouvel album, Eremita, serait différent. En fait, à l’écouter, il semble que cet album est dans la continuité de After, comme si tu avais voulu aller plus loin et améliorer ce que tu as fait sur After. Pendant l’écriture d’Eremita, la trilogie était-elle une sorte de point de départ ?

Comme je l’ai dit, je crois que c’est lié à l’assurance que j’ai gagnée grâce aux trois premiers albums et à la situation musicale à laquelle je suis arrivé. Sur After, certains éléments tenaient plus de l’expérimentation, et même s’ils étaient à leur place, j’ai pensé qu’il y avait matière à explorer. Je voulais réutiliser le saxophone, accorder les instruments plus bas, ce genre de choses. Pour moi, la grosse différence, c’est le synopsis. Même si les éléments musicaux sont similaires, l’atmosphère est globalement différente. Je ne voyais pas l’utilité de me distancer consciemment de ce que j’ai fait avec After, parce que j’avais le sentiment que certains éléments pouvaient être explorés plus avant. La plupart des artistes metal ne font rien de nouveau ! (rires)

« Je ne vois pas l’intérêt de me lancer dans un projet solo si c’est pour le limiter à une certaine instrumentation ou à un certain entourage. Je ne veux pas avoir de limites. »

Il y a beaucoup d’invités sur cet album, et tous sans exception sont des musiciens avec lesquels tu as déjà joué récemment. Comment se fait-il qu’il n’y ait personne d’autre ? Est-ce seulement une coïncidence ?

Non, c’était simplement pratique et plutôt naturel. Tobias, le batteur, fait partie de mon groupe live depuis mon tout premier concert. C’est un formidable batteur, avec un style particulièrement expressif et dynamique. Ce n’est pas un batteur metal traditionnel, ce qui était exactement ce que j’avais à l’esprit pour cet album. Et bien sûr, étant donné que j’ai joué avec lui tellement souvent, en répétitions et en concert, la communication entre nous est très facile. Cette collaboration avait énormément de potentiel, et je trouve qu’il a incroyablement bien joué. Il a apporté à l’album le rythme, le côté organique que je cherchais. En ce qui concerne Jorgen, c’est une heureuse coïncidence qui m’a fait travailler avec lui sur l’album précédent. Depuis, nous sommes devenus de bons amis. C’est un type génial, et il était naturel de lui proposer de me rejoindre à nouveau pour apporter sa magie. Quant à Jeff Loomis ou Devin Townsend, ils m’ont demandé d’assurer du chant sur leurs propres disques. Du coup, quand je me suis dit, pour mon album à moi, que telle partie sonnerait bien avec une voix différente, j’ai contacté Devin. Quand j’en suis arrivé à telle partie solo, j’ai pensé que Jeff Loomis collait parfaitement. Je leur ai simplement demandé de me renvoyer l’ascenseur, c’était un échange de faveurs amical. Il n’y a rien de spectaculaire dans cette histoire. Einar, qui chante sur le premier titre, assurera sans doute ses lignes de chant sur scène, parce qu’il joue aussi chez Leprous. J’étais ravi qu’il accepte de participer à l’album. Je ne cherchais pas à mettre un autocollant sur le disque pour dire : « Avec la participation de Untel et Untel » ! Ce n’est pas l’objectif de l’album. C’est un bon disque indépendamment de leurs contributions. C’était pour ajouter un peu de piment au mélange : j’en ai apporté sur leurs albums, ils en ont apporté sur le mien.

Les performances des invités s’adaptent très bien à la musique. As-tu écrit la musique en sachant qui serait invité ?

Non ! (rires) À l’exception de Tobias et Jorgen, bien sûr.

L’album rappelle le Deconstruction de Devin Townsend, dans le sens où il s’agit d’un album très diversifié avec beaucoup d’invités. Te sens-tu proche de la façon qu’a Devin Townsend d’écrire de la musique ?

Son mode d’expression, l’atmosphère de ses albums, son inspiration et ses motivations sont très différents des miens. Mais il y a beaucoup de similitudes quant à notre rapport à la musique et à la façon dont nous travaillons. J’ai eu le plaisir de le rencontrer à plusieurs reprises, c’est un type formidable qui a beaucoup d’énergie. Il a cette force qui le pousse à faire de la musique, et à suivre la musique où qu’elle le mène. Il se fiche de réussir à placer tel ou tel élément, il fait simplement de la musique aussi bien qu’il le peut. Parce qu’il fait surtout ça pour lui, je pense. Comme moi, il ne sait rien faire d’autre, c’est comme s’il n’avait pas le choix. Il a cette envie irrésistible de faire de la musique. Il va en studio avec une vision, et il prend les éléments qu’il pense utiles pour la réaliser, même si cela signifie qu’il doit tout jouer lui-même. Je peux comprendre ça ! (rires)

Jorgen Munkeby, du groupe norvégien Shining, assure le saxophone sur cet album. Penses-tu que cet instrument fera partie intégrante du son d’Ihsahn pour les albums à venir ?

Je ne sais pas encore. J’ai beaucoup d’idées pour le prochain album, et quelques-unes pour le suivant. Mais je n’en suis pas encore à réfléchir en termes d’instrumentation. J’adore son jeu, mais je ne le vois pas comme une nécessité. Je ne vois pas l’intérêt de me lancer dans un projet solo si c’est pour le limiter à une certaine instrumentation ou à un certain entourage. Je ne veux pas avoir de limites. Autant jouer dans un groupe, dans ce cas ! La prochaine fois, je ferai peut-être quelque chose de très différent, pour ensuite retravailler avec Jorgen plus tard. Je ne veux pas que ce son devienne nécessaire.

Les musiciens qui ont enregistré After ne sont pas les mêmes qui ceux qui tournent avec toi. Cela n’a-t-il pas créé un gouffre entre l’esprit d’origine des chansons et leur interprétation sur scène ?

Je dirais que non. Asgeir Mickelson et Lars Norberg, qui ont assuré la batterie et la basse sur After, ont fait du très bon boulot, et j’étais ravi de les avoir. Je ne cherche en aucun cas à minimiser leur contribution, mais il faut savoir que je dirige la plupart des choses. J’écris les chansons, je programme ce que j’attends de la batterie, et ensuite, le batteur peut s’en faire sa propre interprétation. Nous n’avons jamais répété ensemble, tout était déjà très structuré. Du moment que j’ai des musiciens de session capables de jouer leurs parties… La façon dont je travaille ne leur laisse pas l’occasion d’apporter leur touche personnelle. D’un autre côté, j’ai déjà travaillé avec Tobias, j’ai beaucoup répété avec lui. Je sais tout ce qu’il y a à savoir sur les spécificités de son style. J’ai intégré ça dans la programmation et je lui ai fait confiance, d’une façon différente. Son approche de la batterie est très différente, mais il n’a aucun problème pour jouer les parties de After de façon très groovy.

« Personne ne détient la vérité absolue quant à ce qu’est ou ce que n’est pas le black metal. Pour moi, le black metal, c’est un sentiment. La façon dont je le ressens et dont je l’exprime, ce n’est le problème de personne. « 

La dernière fois que nous avons discuté, il y a deux ans, pour la sortie de After, tu as déclaré : « Aujourd’hui, le black metal est considéré comme un genre comme les autres, parce que tout le monde sait de quoi il s’agit et que le genre est souvent défini en fonction de ce qu’il doit ou ne doit pas être. Ça va totalement à l’encontre de ce que j’ai toujours pensé. Le black a pour moi toujours représenté la liberté musicale. Maintenant qu’il est codifié à ce point, ce n’est plus du black metal ». Peut-on dire que ce qui a tué l’esprit du black metal, c’est le nom qu’on lui a un jour donné ?

Pas nécessairement. C’est juste une étiquette, et c’est très subjectif. Je ne peux qu’interpréter ça à ma façon. Personne ne détient la vérité absolue quant à ce qu’est ou ce que n’est pas le black metal. Pour moi, le black metal, c’est un sentiment. La façon dont je le ressens et dont je l’exprime, ce n’est le problème de personne. Je ne qualifie pas ma musique de quelque façon que ce soit, parce que pour moi, ce n’est pas l’important. Mais ce que j’associe au black metal, c’est une certaine sensation. Si je la ressens en écoutant de la musique, alors, pour moi, c’est du black metal. Je me moque de ce que dit ou fait le groupe, ce qu’ils ont pensé en écrivant la musique ou quel chemin ils ont suivi. Soit j’ai ce sentiment, soit je ne l’ai pas. Je me moque qu’on me dise que ce que je fais n’est pas du black, parce qu’il y a du saxophone et qu’on n’a pas le droit de faire ça. Pourquoi me préoccuper d’eux ? De mon point de vue, l’une des chansons les plus black que j’ai jamais écrite est « The Grave », tirée de cet album. Si je devais qualifier une seule chanson dans ma carrière d’essence du black metal, ce serait celle-ci.

Crois-tu possible de faire du black metal sans faire du metal extrême ?

Si tu posais la question au premier venu, il catégoriserait sans doute ma musique comme extrême ! (rires)

Il y a quelques semaines, nous avons interviewé Varg Vikernes et lui avons demandé de commenter ta déclaration. Sa réponse, très agressive, était la suivante : « Ihsahn ne saurait pas définir ce qu’était supposé être le black metal. Il faisait partie de ces musiciens de death metal qui ont subitement voulu en 1992 jouer du black metal et ce bien après que Darkthrone et Burzum aient sorti leur soi-disant premier album de black metal. Ainsi, son groupe de death metal Thou Shall Suffer a changé son nom en Emperor et s’est soudainement revendiqué comme étant un groupe de black metal. […] L’essentiel dans le black metal était que chaque groupe soit différent de tous les autres – en contraste avec tous les groupes de death metal ultra branchés qui, à cette époque, avaient tous le même son. Si un groupe n’avait pas son propre style, sa propre originalité et une approche spéciale de la musique, alors ça n’était pas du black metal. Lorsque ces rats des groupes Emperor et Enslaved ont très rapidement laissé tomber leurs rêves de death metal et se sont soudainement mis à copier Darkthrone et Burzum, c’est-à-dire Euronymous et moi-même, nous étions furieux contre eux. Ils ne comprenaient véritablement rien ! Ihsahn a peut-être raison quand il dit que les groupes jouant du soi-disant black metal aujourd’hui ne sont pas de vrais groupes de black metal, mais Emperor ou Enslaved ne l’ont jamais été non plus, et je crois qu’il n’arrive toujours pas à le comprendre. » Qu’en penses-tu ?

Il fallait s’y attendre. Que dire ? Il ne se souvient pas des mêmes choses que moi. S’il détestait à ce point ce que nous faisions, pourquoi était-il l’un des meilleurs amis de Samoth à l’époque d’Emperor ? Pourquoi nous rendait-il visite ? Pourquoi a-t-il assisté à l’enregistrement de In The Nightside Eclipse ? Pourquoi faire ça s’il nous détestait à ce point et pensait que nous faisions tout de travers ? Il n’a sans doute pas les mêmes souvenirs. Je ne me suis jamais bien entendu avec Varg, il était davantage l’ami de Samoth. Et je m’en moque. Il est dans une situation particulière, et c’est le cas depuis des années. Beaucoup de ceux qui jouaient ce style dans les années 90 sont sans doute passés à autre chose. Mais au-delà de ça, je ne veux pas vraiment faire de commentaire. Il a des idées bizarres sur beaucoup de choses, mais il a droit à ses opinions. Je ne laisse personne me dire ce qu’est ou ce que n’est pas ma musique. Je fais de la musique pour moi, et je me fous complètement de ce que les gens en pensent. Si vous aimez, très bien ; sinon, ça m’est égal.

C’était ma dernière question. As-tu une dernière chose à ajouter ?

Merci pour votre soutien. Même si je suis surpris de me retrouver dans cette querelle avec Varg !

Je suis désolé, je voulais conclure cette interview de façon plus sympathique, mais les choses ont pris un autre tour !

Il n’est pas nécessaire d’insister sur la dernière partie de l’interview. Si vous sortez ça en annonçant qu’il existe un conflit entre Emperor, moi-même et Varg, ce serait exagéré. Je n’ai pas eu beaucoup à faire à lui au début des années 90, ni, évidemment, depuis les… quoi, 20 dernières années ? Je n’ai rien à faire avec lui ! (rires) Sur quoi pourrions-nous nous battre ? Tout repose sur qui a raison et qui a tort de son propre point de vue. Ça n’intéresse personne ! (rires)

Interview réalisée le 1er juin 2012 par Metal’O Phil par téléphone
Questions : Spaceman et Metal’O Phil
Retranscription et traduction : Saff’
Introduction par Metal’O Phil

Site Internet d’Ihsahn : www.ihsahn.com
Album : Eremita, disponible via Candlelight Records



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  • apparemment l’album n’ai pas encore sorti contrairement a ce qui été dit , il sera dispo dans 10 jours , en tous cas c’est ce que m’a dit un vendeur aujourd’hui.

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  • thedevilyouknow dit :

    Ihsahn est vraiment un Dieu, c’est confirmé…

    [Reply]

    Zenos

    Pour l’avoir vu au Hellfest, je confirme la confirmation.

    Styks

    Après écoute d’Eremita, on peut confirmer la confirmation de la confirmation !

    guigui14

    pour l’avoir entendu au Graspop, je confirme la confirmation de la confirmation!

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