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Potin   

Incompris du metal, Papa Panda vous a compris


Depuis tout petit, je suis très porté sur les pandas. Même la Fiat Panda, à huit ans, me semblait la voiture la plus classe du monde… Et puis leur « faux pouce » montre bien la supériorité des pandas. Les géants surtout… Car les pandas roux, il est temps d’ouvrir les yeux, c’est un complot d’êtres à la mélanine dérangée qui profitent d’internet et de la prolifération des trucs mignons et pelucheux pour tenter de faire croire que la couleur de poil orangée est adorable, au mépris des preuves millénaires que le roux est maléfique. Sauf sur certains sites pour adultes où un grande vide régnerait dans les catégories de vidéos disponibles.

Voici un paragraphe qui vous aura mis en condition pour parler de Fier Panda, dont la devise est « Bon goût. Mauvaise foi. Petit chat. » Tous ces épithètes et noms pouvant être mélangés sans trop perdre le sens de ce qui se fait dans ce repère de l’ursidé qui se veut un « magazine des Internets top cool sur la culture bis mais aussi sur d’autres trucs moins chiants comme les nichons » dans lequel il tente régulièrement d’attirer le metalleux avec un racolage (ce n’est pas un gros mot) régulier mais non moins séduisant.

Et parmi les plus touchés : certains animateurs de RM. Ainsi aucune émission High Hopes ne commence sans un tour dans leur maelstrom des internets, puits sans fond de la procrastination recensant tout ce qui se fait et s’est fait dans l’histoire des internets en matière de « bon goût », choses mignonnes, sexy ou « ouate de phoque » (voire les trois en même temps) et autres machins qui buzzent deux jours sans qu’on n’ai trop su en quoi cela aiderait l’humanité : la rubrique Coucou Internet de Fier Panda. Et puis il y a ces autres espaces beaucoup moins « Safe for work » ou ces articles qui mettent deux doigts parfois trempés dans l’ordure dans la bouche de l’internaute pour l’aider à se purger de tout ça (et de bien d’autres choses) ou pour faire de la place pour encore plus de ces choses qui ne servent qu’à perdre trente secondes sur le web. Mais quelles secondes !

Enfin, il y a ces billets, qui parleront notamment aux jeunes trentenaires, ou ceux qui le deviendront bientôt (plus vite qu’ils ne le pensent, les malheureux), qui ont perdu leur innocence au détour d’une étagère lourde de boitiers de VHS vides d’un vidéo-club, ou dans les rayons d’un disquaire quand ils ont acheté leur premier album de néo-metal, comme si c’était le truc le plus ouf de leur adolescence, pour s’en repentir quinze ans plus tard, tout en continuant à chérir ces disques qui leur ont mis le pied à l’étrier metallique.

Fier Panda touche un peu à tout et à rien, pour ne pas trop s’attacher, car on ne s’attache pas dans le web : les liens, ça ne signifie pas la même chose dans ce cyberespace où tout passe à la vitesse d’un sashimi sur un tapis roulant nucléaire qu’on lèche avant de le reposer pour le prochain qui voudra y goûter. Et donc touche aussi au metal et plus récemment au concept qui touche tout metalleux en société : l’incompréhension de ses plus proches compagnons d’espèce, principalement en milieu professionnel, qui ne comprennent rien à votre passion pour le metal, « genre un peu du Hard-Rock », « genre AC/DC ? Et genre tu fais tourner tes cheveux et tout ? » et « genre Marilyn Manson ? Le mec qui sacrifie des chèvres sur scène là ? » Pire encore quand on fait partie d’un groupe et qu’il faut expliquer ce que vous faites exactement. De l’incompréhension de son art, un nouveau papier qui parlera à tout ceux qui préféreraient chanter du Zaz à la machine à café que d’expliquer à leurs collègues ce qu’ils font le weekend.

De toute façon, tout le monde sait que le panda, c’est metal…



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