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Chronique   

Indica – Shine


Allez savoir pourquoi, Indica a su conquérir le tendre cœur de certains métalleux alors que pour d’autres, cette formation provoque une éruption cutanée à sa simple évocation ou, au mieux, sert de prétexte pour grassement rigoler (et, avouons le, se rincer l’œil). Et pourtant, Indica n’a jamais officié dans le metal pur et dur, celui qui transpire à grosses gouttes la testostérone. Quelques incartades dans la scène sympho avec un Tuomas Holopainen (Nightwish) venu apporter sa patte de fin compositeur sur A Way Away sorti il y a désormais quatre ans (et qui était déjà à la production de Valoissa en 2009) et c’est tout. Et pourtant, étonnement, c’est bien chez Nuclear Blast – label metal par excellence – qu’est sorti le 24 janvier Shine, le nouvel opus des Finlandaises.

Finalement, après quatre ans d’attente, le girls-band revient avec le même discours, à peu de chose près. Indica c’est une certaine volupté (« War Child »), une grosse dose de kitsch un peu baveux (« A Definite Maybe »), du kitsch pur et dur (l’intro de « Missing ») et de la bonne humeur (« Goodbye To Berlin »). C’est pop ! Oui, complètement. Exit les violons gothiques, adieu orchestrations sympho. Indica épure sa musique pour en garder le nectar le plus sucré. Et même si l’accrocheur « Moutain Made Of Stone » laissait prévoir l’inverse avec son ouverture et ses violons. C’est avec l’ambition évidente d’aller chercher le grand public et de s’expatrier hors de ses frontières natales que le groupe avance. Et si Shine est le second opus du groupe chanté intégralement en anglais, c’est aussi le plus léger, avec des guitares vaguement crunchy, tout au plus, reléguées au second plan et du piano en veux-tu en voilà sur des titres mid-tempo et ballades aux structures radiophoniques. Indica joue sur l’évidence dans l’interprétation, les mélodies mais aussi jusqu’aux paroles naïves à souhait (« Comme une montagne faite de pierre, je suis ce que je suis », merci Captain Obvious pour ces belles paroles…).

Indica c’est de la variété pop dans tout ce qu’elle a de plus édulcorée, du « candy rock » pourrait-on qualifier ça. Et en fait, c’est peut-être bien pour ça qu’Indica fonctionne : à force de brasser cet ours en peluche au nez de l’auditeur, c’est bercé que ce dernier se laisse plonger dans une avalanche de confiseries avant de s’endormir, en toute innocence, dans son lit douillé, loin de la brutalité du monde environnant. Mais attention, en gobant toute cette guimauve, à l’écœurement qui pourrait vite arriver…

Ci-dessous la lyric-vidéo de « Mountain Made Of Stone » :

Album Shine, sorti le 24 janvier 2014 chez Nuclear Blast.



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  • Ils ont oublié de brancher leurs guitares je crois.

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  • Indica c’est bon, mangez-en… mais en finnois. Je n’ai pas réussi à accrocher à « A Way Away », ni à aucune de leurs chansons en anglais (et même celles qui étaient précédemment en finnois).

    Dans l’article: « dans son lit douillé »… y’a-t-il une métaphore Metallique que je n’aurais pas capté? 😀

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