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Interview   

INFECTIOUS GROOVES : ENTRETIEN AVEC DEAN PLEASANTS


En mélangeant parfaitement le funk et le métal, Infectious Grooves est devenu une référence en matière de groove ! Le combo américain était de passage en France pour une longue tournée. Radio Metal en a donc profité pour échanger quelques mots avec Dean Pleasants, guitariste et fondateur du groupe.

Radio Metal : Tu es actuellement en tournée en Europe avec INFECTIOUS GROOVES. Comme se passe cette tournée ?

Dean Pleasants :
Ca se passe très bien ! Tous les concerts ont été formidables, chacun d’entre eux meilleur que le précédent. Nous n’étions pas montés sur scène depuis longtemps donc cette tournée dépasse toutes mes espérances.

Le groupe aura donné huit concerts en France. La dernière fois que tu es passé par ici avec SUICIDAL TENDENCIES, la tournée était également très longue. Aujourd’hui, il est rare pour un groupe international de donner autant de concerts en France. On a l’impression que ce pays est un vrai centre d’intérêt pour INFECTIONS GROOVES. Quelle en est la raison ?

La première fois que nous sommes venus en France, le public nous a fait un très bon accueil et a apprécié notre musique. Chaque fois que nous sortons un opus, nous voulons revenir jouer ici. Nous voulons montrer que nous sommes toujours vivants. Même chose avec SUICIDAL. Ce pays est génial pour nous et les fans nous réservent toujours un excellent accueil.

Un DVD live sera même enregistré demain à Paris (NDLR : INFECTIOUS se produisait le lendemain à l’Elysée Montmartre). Pourquoi avoir choisi cette ville ?

On adore la salle, on y a déjà joué plusieurs fois avec FISHBONE ou INSPECTOR CLUZO. C’est pour cette raison que l’on a décidé de faire le DVD là-bas : la salle nous est très familière.

Les INFECTIOUS GROOVES n’ont pas fait parler d’eux pendant près de dix ans. Nous avions presque perdu espoir ! Que s’est-il passé pendant toutes ces années ?

Nous n’avions pas pour objectif de sortir quoi que ce soit. Certains de nos membres ont quitté le groupe – c’est le cas par exemple de Robert – et Mike et moi faisions des trucs de notre côté. Nous voulions maintenir le groupe en vie, mais pendant longtemps, nous n’avons pas voulu sortir d’album. Maintenant, nous sommes de retour, et il est intéressant pour nous de faire un nouvel album.

Steve Brunner, le bassiste d’INFECTIOUS GROOVES et de SUICIDAL, et son frère Ron sont relativement jeunes. Idem pour Josh Paul qui avait 17 ans quand il a rejoint SUICIDAL ou encore pour Brooks Wackerman (NDLR : Brooks avait 14 lors de son arrive chez IFECTIOUS GROOVES). Penses-tu qu’engager de jeunes musiciens permette au groupe de conserver une sorte d’énergie naïve ?

Effectivement : un jeune musicien est une vraie éponge ! Il absorbe tout, mais il se sert en même temps de son propre style et évolue. Il arrive que certains musiciens restent englués dans leur technique, leur style, et n’arrivent pas à s’adapter. Les petits jeunes, eux, s’adaptent très facilement. Ils ont aussi cette énergie un peu sauvage. Comme un cheval qui n’aurait pas encore été dompté.

Comment se fait-il qu’Adam Siegel, membre fondateur du groupe, ne soit pas de la partie ?

Adam ne tourne plus. Nous avons un peu discuté avec lui. Il est marié et, de toi à moi, je ne pense pas que ça femme apprécierait de le voir partir en tournée. Il nous rejoindra probablement si nous donnons un concert à LA, mais je crois qu’il a lâché les guitares heavy. Aujourd’hui, il joue des trucs beaucoup plus légers. C’est son choix, mais il est toujours notre ami, et nous n’avons aucun problème avec cette décision.

Participera-t-il toujours aux pochettes des albums ?

Je l’espère. Nous allons lui en parler. Au pire, on le menacera pour qu’il le fasse !

On parle de la sortie d’un nouvel album d’INFECTIOUS GROOVES pour cette année. Que peux-tu nous dire à ce sujet ?

Il devrait sortir en septembre, peut-être un peu plus tôt. Avec le line-up actuel, nous sommes assurés de la qualité musicale. C’est aussi un album un peu déjanté mais avec un côté beaucoup plus groovy. Notre premier opus était très diversifié : celui-ci sera plus funky.

Aurons-nous le plaisir d’assister au retour du reptilien Sarsippius (NDLR : Dessin culte chez Infectious)?

Il fera une apparition, mais il faudra aller le chercher sur son rocher, d’abord !

Comment vous est venue l’idée de créer ce personnage ?

Nous avions énormément d’idées pour INFECTIOUS, notamment l’idée d’une musique très particulière. Sarsippius est simplement né de cette musique.

Qui interprète Sarsippius sur les différents albums ?

Sarsippius est interprété par un type appelé Aladin Sulemanagic. C’est son vrai nom, d’ailleurs, il s’appelle Aladin Sarsippius Sulemanagic. C’est un type sympa. Beaucoup pensent qu’il est noir, mais en fait, il est Yougoslave !

SUICIDAL TENDENCIES va également sortir un nouvel album. Que peux-tu nous dire à ce sujet ?

Cette galette sera très différente d’INFECTIOUS. Nous allons revenir aux racines de SUICIDAL : l’album sera rapide, brutal, du SUICIDAL très « in your face ». Je pense que les fans apprécieront. Ça n’a plus rien à voir avec INFECTIOUS. Il y a quelques années, nous avions tendance à mélanger les deux groupes, mais cette fois, les deux styles sont bien séparés.

En effet la limite entre SUICIDAL TENDENCIES et INFECTIOUS GROOVES n’est pas toujours très claire. Les nouvelles chansons ont-elles été écrites comme si les deux groupes n’en formaient qu’un ou avez-vous eu deux sessions différentes ?

Il y a eu deux sessions différentes. Nous avons beaucoup composé. Parfois, Mike nous donne une direction, nous dit où les paroles doivent aller, et comment il voit les choses. Aujourd’hui, comme je l’ai déjà dit, il y a une nette séparation entre les deux groupes et les fans la remarqueront. Avant, nous avions tendance à faire « Suicidal Grooves », c’est-à-dire à jouer du INFECTIOUS un peu plus heavy mais, à présent, SUICIDAL et INFECTIOUS sont deux groupes distincts. Et ça s’entend.

As-tu des nouvelles de Robert Trujillo ?

Mike et moi avons vu Robert il y a quelque temps. Il va très bien, il a deux enfants et il est très heureux. Je suis très content pour lui. Il a l’air d’aimer faire partie de METALLICA. Il n’a pas le temps de faire beaucoup de choses en-dehors du groupe, mais il a tout de même pu passer un peu de temps avec Mike et moi-même. Au niveau musical, les gars de METALLICA veulent le garder pour eux tout seuls !

Il y a un bout de temps que nous n’avons pas entendu les lignes de basse pour lesquelles il était connu au sein de SUICIDAL TENDENCIES et INFECTIOUS GROOVES. Toi qui le connais bien, penses-tu qu’il soit complètement satisfait avec le style de musique proposé par METALLICA ?

Je n’en sais rien, il faudrait que je lui pose la question. Il a donné ce qu’il avait de meilleur avec SUICIDAL et INFECTIOUS, et aujourd’hui, son style a changé. J’ai connu Robert il y a très longtemps, avant même de connaître Mike. C’est lui qui m’a appelé pour venir jouer chez INFECTIOUS. J’ai participé à quelques groupes avec Robert, et je connais sa façon de jouer. Mais il est capable de s’adapter à plusieurs styles. Ce qui est une bonne chose pour un musicien.

Dernière question : quel est le dernier CD de funk que tu aies acheté ?

Ohlala, le dernier CD de funk que j’aie acheté ? The Brothers Johnson !

Entretien réalisé le 25 avril 2008 à Lyon.

Traduction : Saff’

Myspace INFECTIOUS GROOVES: www.myspace.com/infectiousgrooves



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