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Live Report   

Iron Maiden : qu’ils ne s’arrêtent pas !


Dans la suite des prestations vivement saluées d’Ozzy au HellFest et de Judas Priest à ce même Hellfest ainsi qu’au Zénith de Paris, un autre vétéran de la scène metal débarque pour deux soirs de suite à Paris : Iron Maiden. Tout le monde connaît leurs classiques, leurs splendides pochettes d’album (on ne comptera pas la dernière) et leurs fans fidèles. Toutefois, il reste légitime de se demander si les Anglais, avec en poche leur nouvel album à l’accueil mitigé, sauront à leur tour maintenir haut l’étendard du metal sur scène. Deux Bercy complets, il faut les assumer. Premier signe de l’impact de la Vierge de Fer sur la capitale, les thermomètres qui s’affolent affichant depuis le début de la semaine des températures en surchauffe. Eddie est dans la capitale et cela se sent. D’ailleurs, dès le mercredi suivant, les températures seront plus clémentes. Alors, ces « vieux » Anglais sont-il toujours capables de nous botter le cul ?

Artistes : Iron MaidenRise To Remain
Lieu : Paris
Date : 28 juin 2011
Salle : Bercy

Rise To Remain : Tiens, le gamin, là il ne vous fait pas penser à quelqu’un ?

Après la fille de Steve Harris et son groupe Lauren Harris, c’est une nouvelle fois dans la famille que les affaires se font. En effet, c’est Rise To Remain qui ouvre la soirée avec, au chant, Austin Dickinson, le fils de Bruce. Rise to Remain évolue dans un registre metalcore et les membres qui le composent sont tous très jeunes. Ce qui ne les empêche pas de prendre leur chance, vêtus de tenues sobres, intégralement noires. Particulièrement Austin Dickinson qui, en plus de ressembler à son père, a récupéré chez lui de réels talents de frontman. Une assurance impressionnante et parfois amusante quand on le sent attentif aux photographes. Un peu jeune pour une attitude de star ? Face au public, le garçon ne manque pas d’humour et porte le groupe. Ses collègues, bien que dynamiques, semblent néanmoins légèrement crispés et timides. On remarquera cependant le guitariste soliste assumant parfaitement son rôle de guitar hero et dégageant une certaine présence. Musicalement parlant, il y a encore du travail pour se démarquer de la meute.

Ces quelques points perfectibles soulevés, Rise To Remain n’a pas à rougir de ce set, le groupe y a mis de l’énergie et du cœur.

Iron Maiden

Avant même le démarrage des premières notes de « Doctor, Doctor » de UFO, l’OVNI préféré de Maiden et introduisant ses concerts, l’ambiance est là. Des fans effectuent un joli lancer de ballons et l’arrivée de caméras qui filment le public déclenche une série de belles olas au cœur du Palais Omnisports de Paris Bercy. Au moins une chose est sûre : le public est présent aussi pour ce second soir. A l’instant où les dernières notes de « Doctor, Doctor » résonnent dans Bercy, l’excitation est à son comble, les lumières s’éteignent et… Eh bien, non, point de Steve et sa bande dans l’immédiat ; le concert débute avec un film projeté sur les deux écrans géants disposés des deux côtés de la scène et qui accompagne « Satellite 15 ». Un film dispensable et on a déjà vu mieux comme intro. Ce sera là le seul bémol de la prestation de la bande menée par Bruce.

« The Final Frontier » et « El Dorado » suivent logiquement. Avec cinq morceaux du dernier album, le groupe propose une setlist marquée The Final Frontier sur laquelle se greffent des classiques comme « 2 Minutes To Midnight » qui nous plonge pas loin de vingt-sept ans en arrière ! Rien que ça. Tout le monde n’était pas né, n’est-ce pas ? Retour vers le présent avec « The Talisman » et le très bon « Coming Home » avant que « Dance Of Death » n’illumine Bercy de sa splendeur. En fond de scène un superbe backdrop présente le Eddie encagoulé de la pochette de l’album. Sur ce titre, le public se montre plus que présent.

Une recette qui marche

Arrêtons-nous d’ailleurs sur ce public. Bercy est plein à craquer. Et ce n’est pas qu’une façon de parler. La fosse, même si la scène spacieuse la grignote un tantinet, tout comme des barrières de sécurité supplémentaires au tiers de la salle, est archi-pleine et archi-remuante. Même jusqu’au fin fond des gradins, les fans chantent, hurlent leur joie de voir ce groupe toujours en forme proposer une de leur très bonnes prestations. Les ingrédients sont connus. On sait que Bruce va jouer avec le public, que Janick va être un pantin désarticulé, que Steve courra sur scène comme sur un terrain de foot tout en nous mitraillant de sa basse. On les connaît par cœur les “The Number Of The Beast”, les “Hallowed Be Thy Name” ou “Running Free” qui clôtureront le set. La recette est éculée, mais cela n’empêche pas Maiden d’apporter ce petit truc pour rendre cette soirée fantastique.

« The Trooper » et son backdrop montrant Eddie en soldat nous ramènent au quatrième album de Maiden, datant de 1983 ! Sur ce titre, Bruce porte le célèbre étendard sans lequel le titre ne serait pas complet. De son côté, le public joue le rôle de septième homme et ne se fait jamais prier pour chanter. Côté son, c’est plutôt pas mal même si Bercy n’est pas connu pour son acoustique, ce que l’on ressent notamment sur « The Wicker Man ».

Quel est le secret de Bruce pour rester en forme ?

Quoi qu’il en soit, que la forme de ce groupe fait plaisir à voir ! A la fin du titre, Bruce s’exprime dans un français tout à fait correct et tient des propos engagés. Il rappelle que Maiden est contre le nationalisme, contre les extrémismes religieux, que le groupe a des fans dans le monde entier, juifs, chrétiens… Que nous sommes tous frères et sœurs, que nous sommes tous des « Blood Brothers ». Le public donne de la voix sur ce second titre de Brave New World, disque qui avait vu le retour de Bruce dans le giron de la vierge. Sur le refrain, le public chante à gorges déployées, applaudit. Un Bercy plein qui tape des mains et chante à l’unisson, c’est impressionnant.

Le concert continue sur le « calme » « When The Wild Wind Blows » dont le final fait à nouveau applaudir ce fantastique public. Le groupe, tonitruant, enchaîne sur « The Evil That Men Do ». Un invité de marque fait alors son apparition : il ne s’agit ni plus ni moins que d’Eddie en personne, à la sauce The Final Frontier. La mascotte extrêmement bien réussie et articulée fait son tour de scène affublée d’une caméra afin de partager avec le public ce qu’elle voit. Elle s’amuse avec Jannick Gers avant de prendre elle-même une guitare pour taper le bœuf ! Puis, Eddie parti, c’est l’heure du moment de bravoure avec le magistral « Fear Of The Dark ». Putain, quel morceau ! Putain, quelle ambiance ! Vous nous pardonnerez cette exceptionnelle vulgarité, c’était un cri du cœur. Sur ce titre plus que sur les autres, nous soupçonnons clairement Bruce de profiter de ses concerts pour faire du footing. Une passerelle couvre les côtés de la scène et passe derrière la batterie. Passerelle que Bruce n’a de cesse de parcourir en long, en large et en travers. Vous l’avez vu comme nous, avouez que ça ressemble à un marathon ! « Pas question que la pression ne retombe ! ». C’est ce qu’il doit penser, en hurlant sans cesse « Scream For Me Paris ».

Vient le moment de jouer « Iron Maiden ». Trente ans et des poussières et ce titre claque toujours. On notera que la setlist n’a pas souffert d’un tel écart de générations, anciens et nouveaux titres se fondant parfaitement. Une tête géante d’Eddie à la mode The Final Frontier apparaît alors derrière la batterie, un peu à la manière de ce que le groupe avait fait sur le Somewhere On Tour, les doigts de la bête s’accrochant à la scène. La tête est extrêmement bien réussie et dotée d’une mâchoire qui bouge.

Pour le rappel, c’est au tour du diable de faire son apparition sur la chanson qui lui est dédiée (« The Number Of The Beast »).

Maiden, ça tue

En conclusion, tout ce qui a été dit dans ce compte-rendu doit être redit : le groupe est toujours on ne peut plus en forme, et le public le lui rend bien jusqu’au dernier titre. A la toute fin, le chanteur saluera et offrira son bonnet, provoquant d’inévitables remous dans la fosse.

Ainsi, la réponse est oui, sans hésiter : dans la lignée des prestations d’Ozzy et de Judas Priest, Maiden aura prouvé être encore à la hauteur de sa légende. Que demander de plus ? Après autant d’années sans déclin, qu’ils ne s’arrêtent tout simplement jamais.

Setlist :

Intro : Doctor Doctor (UFO)
Satellite 15… The Final Frontier
El Dorado
2 Minutes To Midnight
The Talisman
Coming Home
Dance Of Death
The Trooper
The Wicker Man
Blood Brothers
When The Wild Wind Blows
The Evil That Men Do
Fear Of The Dark
Iron Maiden
————
The Number of the Beast
Hallowed Be Thy Name
Running Free
Outro : Always Look On The Bright Side Of Life (Monty Python)

Photos : Lost



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  • putain c’était énorme!!
    j’y étais pas le lundi, mais ceux du amrdi qui avait aussi fait la veille m’ont assuré que c’était aussi bien les deux soirs!
    je veux bien les croire tant je me suis éclaté pour mon 4ème concert des Vierges de Fer

    sinon, pour les belles pochettes d’albums, vous pouvez aussi ommetre la hideuse Dance of Death… je lui préfère même la dernière!

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  • Jamais chanté Fear of the Dark avec autant de passion ! C’est bien le meilleurs groupe de l’Histoire !

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  • PrinceOfD34th dit :

    Ce concert était monstrueux!! Pour mon premier (et je l’espère pas le dernier) concert d’Iron Maiden, groupe qui m’a fait découvrir le Metal, je ne regrette vraiment pas ce moment!!!

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  • le meilleur concert que j’ai vu 🙂 une ambiance de folie dans la fosse et des classiques parfaits 🙂 up the irons \m/!

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  • Purin ! ce fut une formidable soirée. Je les ai découvert en 1984, j’avais alors 14 ans. Je ne les avais jamais vu en concert (à par les vidéos) alors j’ai sauté sur l’occase, purin à 40 ans quel pied ! En pleine forme les Maiden ! j’ai participé au lancé de ballon mdr, le bonnet de Bruce est parti en charpie dans la fosse (^^)

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  • C’était génial ce concert! J’ai fait 700 km pour les voir et je ne regrette pas! Il n’est jamais trop loin pour voir maiden! C’est super cool que vous avez fait un compte rendu de ce soir en particulier. UP THE IRON’S

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  • Bruce et sa clique ont un catering santé. Ils font attention à ce qu’il bouffe. Il n’y a pas de secret 😉

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  • Autant j’apprécie Maiden sur CD, mais sans que ce soit mon groupe préféré, autant leurs prestations live, p’tain, je m’en lasse pas ! Bruce Dickinson me scotche à chaque fois, je me demande comment il tient une telle forme.

    Je me suis ruiné les cordes vocales à hurler sur « Fear of the Dark » et « Number of the Beast » à la fin du show le 28, et qu’est-ce que c’était bon !

    (Par contre, quid du bonnet alors qu’il fait 35° dehors et à peine moins dedans ?!)

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    Elroir41

    Quid du bonnet ? avec la chaleur m’est avis que c’était plus pour éponger la sueur avant que ça lui tombe sur les yeux , d’ailleurs un moment il l’a carrément essoré (^^)

  • Mode PUTAIN [ON] :personnellement rien a redire sur ce groupe il font de la putain musique des putin de live pour des putain de fans inconditionnel comme moi il on tune putain de force et d’endurance et une putain de bonne humeur communicative longue vie a la vierge de fer

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  • Ouais j’y étais le 27 et j’avoue que j’ai été assez impressionné de la pèche qu’ils mettent dans leurs shows, malgré leur âge, ils ont vraiment été à fond pendant 2 bonnes heures, ce que même les groupes récents, ne font plus…

    Un super concert en tout cas, faut non seulement pas qu’ils s’arrêtent, mais aussi qu’ils repassent au plus vite !

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    luk trujillo

    carrément d’accord pour le 28 aussi ^^

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