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Live Report   

It’s The Groove, don’t fight it !



Artiste : Infectious GroovesThe Elderberries
Lieu : Orléans (France)
Salle : L’Astrolabe
Date : 24-03- 2010
Public : environ 450 personnes

Ca commence par le cou, de petits mouvements de gauche à droite et de haut en bas. On continue avec les bras et des mouvements rotatifs de plus en plus grands. Au tour des hanches, un tour complet. Mouvements rapides et saccadés des jambes. On court sur place. Un bandana, un t-shirt avec le nom d’une équipe de basket. Voilà, vous êtes prêts pour la célébration du groove !


The Elderberries – Back to the 70’s

Trois nationalités composent The Elderberries qui ouvrent pour Infectious Grooves. Dans un style résolument influencé par AC/DC, ces anglo-franco-canadiens font preuve d’une énergie communicative. Ce n’est pas leur look très 70’s qui les empêchera de plaire au public. Le son est cru et direct, le chanteur très expressif et le batteur survolté. Chacun y va de son grain de voix pour les choeurs. Les chansons sont arrangées de sorte que chaque changement de rythme provoque malgré tout un headbanging continu. Voilà donc une bonne surprise que le rock bien foutu d’Elderberries !


Une bien belle moustache !

Avec Infectious Grooves, nous allons encore avoir l’occasion de faire pratiquer nos cervicales. Rien à voir avec le groupe précédent, mais le résultat est toujours là ! Une immense vague de groove, de jumps et de headbanging traverse l’Astrolabe pendant toute la durée du concert. L’impressionnante section rythmique mène la danse et donne furieusement envie de se laisser envahir par ce groove qui a de quoi rendre fou ! La setlist, principalement concentrée sur les trois premiers albums (The Plague That Makes Your Body Move… It’s The Infectious Grooves – 1991, Sarsippius’ Ark – 1993, Groove Family Cyco – 1994), n’est constituée que de « hits » avec une mention spéciale pour les versions démentielles de «Monster Shank» et de «Rules Go Out Da Window», sur laquelle Tim Stewart semble volontairement casser une corde, qui témoignent d’une communion totale entre le groupe et le public. Le morceau « Therapy » va plus loin encore : sur ce dernier, sont invités sur scène quatre spectateurs, dont une chanceuse, qui vont pouvoir s’éclater et chanter le refrain.


Imprenable Mike Muir

Avant d’arriver à ces moments inoubliables, Infectious Grooves aura fait résonner son style unique par des morceaux tous plus marquants les uns que les autres, à croire qu’Infectious Groove détient le secret du groove entre ses mains ! Et ce serait pécher de ne pas mentionner les riffs qui vous martèlent la tête et ce chant, certes pas très metal, mais fluide et efficace ! Mike Muir ne tient pas en place, un vrai cauchemar pour les photographes ! Eric Moore est un poulpe réincarné en batteur tant il maîtrise son instrument et est visuellement captivant, notamment sur un solo durant «You Lie… Your Breathe Stank». Dean Pleasant et Tim Stewart, aux guitares, ne se côtoient pas beaucoup mais dialoguent par soli interposés. La clé d’Infectious Grooves, à savoir le bassiste Steve Brunner, est au centre, à la place du chanteur, et fascine l’oeil et l’oreille.


Steve Brunner – ça groove sec

Musicalement parlant, le concert est excellent, alors quoi de plus pour combler les fans qu’une attitude tournée vers le fun ? Steve Brunner tente en vain de taper dans la main de Mike Muir qui, en joyeux luron, ne se laisse pas faire, le tout se terminant par un «hug» bien mérité. Même le roadie, Steve, aura droit à son câlin, gracieusement offert par une jeune fille du public !

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La setlist

Voici qu’apparaît Hans, un fan allemand qui a fait le déplacement et qui s’agenouille devant le tour-bus du groupe, interpellant Mike Muir. Mais Mike refusera de devenir son ami du fait de son masque de sado-maso et de sa baguette. Hans se retrouvera pourtant sur scène, hurlant « Rammstein ! » à plusieurs reprises dans le micro. Puis il se mettra à crier de fureur sous les huées méprisantes du public. Le numéro se termine et l’individu enlève son chapeau, ses lunettes et son horrible manteau orange. Mike lui demande alors s’il sait jouer de la guitare et lui en prête une. La surprise est totale : il s’agit de Mike Clark (Suicidal Tendencies) ! Le groupe joue alors « Subliminal » de l’album Suicidal Tendencies (1983). L’ambiance se fait plus électrique et les pogos s’agitent.

En toute logique, le groupe termine le concert par un morceau qui fera office de morale pour la soirée :
« It’s The Groove…Don’t Fight It ! »




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