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Interview   

Joe Lynn Turner : ce qu’il a dans le ventre


Quinze ans que Joe Lynn Turner n’avait pas proposé de nouvel album solo. Simplement, désireux de « faire quelque chose de spécial, de différent, d’artistique, de plus profond », il attendait le bon moment. La bonne rencontre aussi, en quelque sorte. C’est lorsqu’il a croisé le chemin de Peter Tägtgren qu’est né ce qui aurait dû devenir un nouveau projet pour finalement prendre la forme d’un nouvel album sous son propre nom, intitulé Belly Of The Beast. Le mariage des deux musiciens peut paraître curieux de prime abord tant ils sont issus de styles musicaux, de générations et de géographies différentes. Mais c’est justement là l’intérêt de cette collaboration : montrer Joe Lynn Turner, ce chanteur qui a souvent été qualifié de « pop » ou « commercial », sous un jour différent mais qui le représente tout autant.

Dans l’entretien qui suit, il nous explique ce qu’il y a derrière cet album résolument sombre, en phase avec l’« âme torturée » qu’il est, à l’image de son intérêt pour l’occulte l’ayant mené jusqu’aux confins d’un conspirationnisme débridé, aux fondements scientifiques que l’on pourra qualifier de farfelus ou discutables… On vous en laissera juges. En tout cas, ses propos nous en apprennent plus sur la complexité d’un personnage hors norme qui aura marqué l’histoire du rock, que ce soit au sein de Rainbow, du groupe d’Yngwie Malmsteen et même de Deep Purple. Un album dont il se sert également pour révéler être atteint d’alopécie totalis depuis l’âge de trois ans – une maladie entraînant la perte totale des cheveux. Il nous parle ainsi également, avec beaucoup de sincérité et de manière touchante, de son expérience à vivre avec cette condition que ce soit quand il était enfant ou quand il se faisait une place, usant d’une perruque, dans un milieu musical dominé par les cheveux longs.

« Pour moi, l’art doit te perturber. Si ce n’est pas le cas, il n’a pas vraiment d’importance dans ta vie. Que tu aimes ou que tu détestes, tu ne l’oublieras pas. Voilà ce que ça doit déclencher chez les gens. Ça doit te retourner. »

Radio Metal : Tu sors un tout nouvel album studio, intitulé Belly Of The Beast, pour lequel tu t’es associé à Peter Tägtgren. Vus de l’extérieur, vous semblez évoluer dans deux sphères musicales très différentes. Pour commencer, peux-tu nous raconter comment vous vous êtes rencontrés et ce qui vous a donné l’idée de cette collaboration ?

Joe Lynn Turner (chant) : Le frère de Peter, Tommy, est un grand fan. Peter lui a organisé une grande fête pour son cinquantième anniversaire et il m’a embauché pour y jouer. La fête s’est très bien passée, nous avons discuté et évidemment bu, et Peter et moi nous sommes rendu compte que nous avions beaucoup de choses en commun et que nous voyions les choses – à l’intérieur comme à l’extérieur – de la même façon. C’était très intéressant. Bien sûr, la musique s’est invitée dans la conversation, et il m’a demandé : « Qu’est-ce que tu en dis ? On pourrait peut-être travailler ensemble. » Je lui ai répondu : « J’adorerais. Ce serait formidable. J’attends depuis longtemps de faire quelque chose de différent, de spécial, et je suis ravi que tu me le proposes. » Il m’a alors donné une chanson sur laquelle je pourrais me pencher, écrire les paroles et les mélodies et enregistrer une démo du chant. Quand je la lui ai renvoyée, il a adoré et m’a dit : « C’est génial. » Cette chanson est devenue « Don’t Fear the Dark » telle qu’on l’entend sur l’album, qui est l’une de mes chansons préférées. Je trouve qu’elle déchire. C’était notre toute première chanson. Je me suis rendu aux Abyss Studios, en Suède, et nous avons écrit deux chansons là-bas : « Black Sun », qui vient de sortir, et « Tortured Soul ». Nous avons écrit et fini ces deux-là en studio, avec le chant et la totale. À ce moment-là, nous savions que nous avions l’alchimie nécessaire, que la magie opérait.

Et puis il est parti en tournée, et quant à moi, j’avais quelques obligations scéniques. Nous sommes restés en contact, mais nous n’avions pas le temps de travailler sur l’album. Finalement, la pandémie est arrivée, nous avons tous été confinés, comme tu le sais, et nous avons commencé à travailler à distance. Aussi terrible que cette situation ait été pour tout le monde, par bien des aspects, je crois qu’elle nous a donné l’opportunité de créer un excellent album. Nous n’avions pas à nous presser, à nous précipiter pour le sortir rapidement. Nous avons pris notre temps et nous nous sommes assurés que chaque chanson était aussi bonne que possible. Ça nous a vraiment aidés. Voilà comment ça s’est passé. Après, il a simplement fallu trouver un contrat et maintenant le sortir !

Le côté heavy caractéristique de Peter est clairement présent sur l’album, notamment au niveau des guitares, de même que son sens de l’arrangement. C’est comme si vos deux mondes se mélangeaient. Même si, au final, c’est ton nom qui apparaît sur la pochette, as-tu le sentiment que c’est son album autant que le tien ?

Tout à fait. Absolument. À la moindre occasion, je chante les louanges de Peter, qui est un musicien, un auteur, un compositeur et un producteur brillant. Il a un talent fou et j’ai un immense respect pour lui. Tout à fait. C’est notre bébé. C’est mon nom sur la pochette parce que… Nous voulions nous lancer dans un groupe tous les deux, mais il a réalisé qu’il avait déjà Pain et Hypocrisy, ainsi que d’autres productions en cours. Il m’a dit : « Je vais être extrêmement occupé, et pour être honnête, je ne peux pas m’engager. Je ne peux pas me lancer là-dedans, mec. » Je lui ai répondu : « Écoute, j’apprécie ta franchise. Je respecte ce que tu me dis. C’est une déception parce que j’aurais adoré que ça se fasse » – comme il l’avait fait pour le groupe Lindemann. Mais je lui ai dit : « Du coup, si ça te convient, on en revient à un album solo de Joe Lynn Turner. » Ce à quoi il a répondu : « C’est ce qui était prévu à l’origine, et c’est ce que ce sera. » Voilà comment les choses se sont déroulées.

« ‘Commercial’ n’est pas un gros mot. Ça signifie simplement ‘populaire’. C’est tout. […] Les gens aiment la chanson ? Ce n’est pas un crime, ce sont les affaires ! Après tout, entre l’art et les affaires, il faut que le mariage fonctionne, non ? Tout ce que j’essaie de faire, c’est de m’assurer que ce mariage dure. »

J’imagine que travailler avec un artiste qui évolue dans un univers musical complètement différent de ce à quoi tu as été habitué pendant la majeure partie de ta carrière a dû te faire sortir de ta zone de confort. Quel niveau de travail sur toi-même cela a-t-il exigé ?

Tu sais, je me mets à l’épreuve en permanence. En permanence. J’aime essayer de nouvelles choses, et ça, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. En d’autres termes, je n’ai pas sorti d’album solo depuis des années parce que je voulais faire quelque chose de spécial, de différent, d’artistique, de plus profond. Je crois que le moment était venu. L’époque dans laquelle nous vivons… Il s’est passé beaucoup de choses. C’est parfait pour les paroles et pour la réflexion – car l’art est un reflet de la réalité, et les artistes devraient toujours se faire le miroir de la réalité. Ce n’était vraiment pas la bonne période pour les arcs-en-ciel et les petites fleurs. La période est trop sombre. Du coup, le sujet est venu très vite. J’avais beaucoup de problèmes personnels, donc c’est venu très rapidement. J’aime écrire des chansons qui parleront à tout un chacun, pas seulement à moi. Je suis sûr que ce que j’ai traversé et la façon dont je vois les choses parleront à d’autres gens, parce que nous sommes tous des êtres humains. Je suis absolument certain que mes démons, mes problèmes et mon âme torturée ne me sont pas propres et que d’autres gens en font aussi l’expérience et peuvent comprendre. Il fallait donc que cet album soit parfait, avec beaucoup de profondeur (surtout en raison de la noirceur du monde actuel), et soit le reflet, le miroir de ce que l’artiste s’efforce de raconter.

Je voulais que ce soit artistique dès la pochette. L’illustrateur, un jeune peintre et tatoueur, est un très bon ami à moi. Quand j’ai vu la peinture qui est aujourd’hui la pochette de Belly Of The Beast, deux ans avant que nous finissions l’album, j’ai dit : « Il faut que ce soit la pochette du disque, parce qu’elle est vraiment frappante. » Pour moi, l’art doit te perturber. Si ce n’est pas le cas, il n’a pas vraiment d’importance dans ta vie. Que tu aimes ou que tu détestes, tu ne l’oublieras pas. Voilà ce que ça doit déclencher chez les gens. Ça doit te retourner. Tu dois te dire : « Mec, j’ai vu un truc… C’est horrible, mais waouh, j’ai vu un truc aujourd’hui et je n’arrive pas à y croire. Ça m’a changé, ça m’a fait voir les choses d’une façon différente. » Parce que quand tu vois les choses de façon différente, ta perspective change et tu grandis grâce à ça. C’est très exactement l’album que je voulais faire. Peter a été le catalyseur et la base sur laquelle j’ai pu poser mes paroles et mes mélodies. Est-ce que j’ai dû me conformer à certaines attentes ? Non, parce qu’à mon avis, je peux chanter beaucoup de styles différents, et j’ai grandi en en essayant plusieurs, même si le public m’a toujours considéré comme un chanteur pop ou de ballades. Je ne sais pas. Je pense avoir été souvent mal catégorisé, mais c’est quelque chose que j’ai en moi. Je ne dis pas que j’ai fait aussi sombre que j’aurais pu, parce que Peter, dans son rôle de producteur, m’a retenu en me disant : « On établit un pont entre le hard rock, le hard rock mélodique et le metal moderne. Restons sur cette voie. Gardons cette vision. » Et c’est ce que nous avons fait. Chaque fois que je partais trop à droite ou lui trop à gauche, nous nous retrouvions au milieu pour dire : « Voilà quelle est la vision. » Il me disait tout le temps : « J’ai la vision. Tu as la vision. » C’est comme ça que nous avons créé Belly Of The Beast.

Tu viens d’affirmer que l’art doit perturber. Dirais-tu que tes albums précédents ont toujours eu un élément perturbant ?

Je dirais qu’ils étaient parsemés d’éléments perturbants. Un fan l’a très bien résumé dans un commentaire, en disant : « Ce n’est pas nouveau pour Joe Lynn Turner. Il a toujours fait ça. C’est juste que, cette fois-ci, il le fait sur un album complet. » Si tu regardes en arrière, je peux te citer dix chansons dérangeantes. Je peux revenir à l’époque de Rainbow ou de ma carrière solo. Prends une chanson comme « Dark Days » sur Slam, ou « Blood Money » sur Usual Suspects. Il y en a tellement… Ces concepts, ces idées, ces paroles ont toujours été là. « Babylon » en est un bon exemple. En fait, « Black Sun » vient de la chanson « Babylon », dans laquelle je chante « the Black Sun is on the rise ». Mais la plupart des gens sont passés à côté. Tu comprends ? Aujourd’hui, avec une compilation entière de ce genre de choses, c’est impossible de passer à côté. Les gens vont se prendre le message en pleine face. C’est vraiment mon intention : faire passer un message. Bien sûr, c’est du bon rock ; il y a une mélodie, on peut chanter, on peut jouer, on peut s’éclater avec, mais il y a un message. Et c’est ce que j’essaie de faire passer.

« Tu dois entrer dans l’arène avec ces guitaristes et faire preuve de beaucoup de psychologie [rires]. La meilleure chose à faire est de faire croire aux gens que ton idée est en fait la leur. C’est de la manipulation, mais ça fonctionne. »

Je pose la question car les gens ont tendance à te voir davantage comme un chanteur de hard rock commercial. Lorsque tu as rejoint Rainbow, le groupe a pris un tournant plus commercial. Même chose avec Yngwie – je crois même que c’est ce que le label attendait de toi lorsque tu as commencé à travailler avec lui – et Deep Purple…

Oui, oui et oui. C’est ce que je ne comprends pas. J’ai toujours raconté la même histoire, à savoir que j’avais été engagé – engagé ! – pour rendre ces artistes plus commerciaux. Et tu sais, « commercial » n’est pas un gros mot. Ça signifie simplement « populaire ». C’est tout. Aujourd’hui, quand on dit « commercial »… Rainbow est devenu plus commercial, mais nous avons toujours fait preuve d’intégrité en matière de hard rock. Évidemment, nous avons fait « Stone Cold », « Street Of Dreams », « Can’t Let You Go »… Mais ces chansons sont devenues des tubes, et nous avons obtenu un grand succès en radio et donné plus de concerts que tous les projets précédents de Richie. Pareil avec Purple : ils voulaient devenir plus commerciaux. Et l’album – je crois que c’est Slaves And Masters – est très solide, chanson après chanson. Vous voulez l’appeler Deep Rainbow ? J’imagine qu’avec trois gars de Rainbow et quatre de Purple, c’est inévitable. Vous pouvez l’appeler comme vous voulez, mais ça ne vous donne pas le droit de le traîner dans la boue et de le faire passer pour un mauvais album. C’est un bon disque. Et Malmsteen aussi. J’ai eu une réunion dans les bureaux de Polygram et je leur ai dit : « Yngwie est un guitariste génial, mais il n’arrive pas à passer à la radio. » Eh bien c’est moi qui ai changé ça ! « Heaven Tonight » est sorti et a fait exploser les ondes. D’autres chansons comme « Déjà Vu », « Riot In The Dungeons » ou « Dreaming » étaient très bonnes. Je dirais que c’est non seulement l’un de ses meilleurs albums, mais aussi l’un de mes meilleurs.

As-tu jamais été frustré d’être toujours considéré par les labels comme un chanteur commercial ?

Oui, ça m’a toujours poursuivi. Et c’était l’occasion pour moi de briser le moule, pour ainsi dire, et d’affirmer : « Écoutez, pour commencer, ‘commercial’ n’est pas un gros mot. » Je ne l’ai jamais pris comme ça. Je crois que c’est Jimi Hendrix qui a dit : « Ce n’est pas un crime d’avoir sa chanson dans un jukebox. » Et il avait raison, mec. Quand tu mets ta pièce dans le jukebox, comme on le faisait à l’époque, la chanson est là. Les gens aiment la chanson ? Ce n’est pas un crime, ce sont les affaires ! Après tout, entre l’art et les affaires, il faut que le mariage fonctionne, non ? Tout ce que j’essaie de faire, c’est de m’assurer que ce mariage dure. Malgré tout, je ne pense pas avoir un jour produit un désastre commercial. J’ai déjà entendu des désastres commerciaux de la part de certains groupes – de vraies catastrophes. Mes tentatives à moi avaient au moins de la valeur. « Street Of Dreams » est devenu iconique, c’est indéniable. Pareil pour « Stone Cold ». Ensuite, nous avons sorti « Death Alley Driver » et « Eyes Of Fire », qui étaient plus heavy. Et « Fire Dance », on en parle ? Nous étions un groupe heavy, mais avec un côté commercial. Je crois que nous étions considérés comme les leaders du hard rock mélodique. Rainbow faisait du hard rock mélodique. Nous avons donné le ton et ouvert la voie pour ce genre. Je pense vraiment que c’est le cas, parce qu’avant ça, même Europe… Joey Tempest m’a dit : « On suit la voie tracée par Rainbow. C’est commercial, mais c’est du rock cool. » Exactement.

Je vais digresser un peu, parce que tu as commencé à parler d’Yngwie. Il a la réputation de vouloir tout contrôler dans sa musique – du moins c’est ce qu’il affirme aujourd’hui, en chantant et en jouant tous les instruments lui-même sur ses albums. Comment était-ce, pour toi, d’entrer dans son univers et d’essayer de mener la barque ?

[Rires] Bonne question. C’est un peu comme être un dompteur de lions. Tu as une chaise et un fouet, comme au cirque. Tu dois entrer dans l’arène avec ces guitaristes et faire preuve de beaucoup de psychologie [rires]. La meilleure chose à faire est de faire croire aux gens que ton idée est en fait la leur, si tu vois ce que je veux dire. J’écrivais quelque chose et je lui disais : « Tu te souviens quand tu parlais d’écrire quelque chose qui ferait ta ta ta ta… » Et il me répondait : « Je ne sais plus… Ah oui, ça y est, je me souviens ! » [Rires] Mais je venais de l’inventer pour faire accepter ce que je voulais faire accepter ! C’est de la manipulation, mais ça fonctionne. Fais-lui croire que c’est son idée. Je me fiche de savoir s’il pense que c’est mon idée ou la sienne. Je n’ai pas à défendre mon ego, c’est lui qui se bat en permanence contre le sien ! J’aime beaucoup Yngwie ; je n’ai pas eu de problèmes avec lui. Je me dis juste que, parfois, il est son pire ennemi.

« Je faisais toujours attention à la mélodie et je crois que j’ai fini par acquérir un don pour ça. Mon père, paix à son âme, disait toujours : ‘Si on ne peut pas le chanter, ça ne veut rien dire pour les gens.' »

Tu as évoqué les mélodies, et j’imagine que c’est ce qui a fait la clé de ton succès. Même sur cet album, on retrouve des mélodies accrocheuses. Où as-tu développé ce talent pour les mélodies ?

Avant toute chose, c’est un don. Vraiment. Enfant, j’ai été élevé au milieu de plein de types de musique. Ma maison en était remplie. Mon père chantait, de même que ma mère et mes grands-mères. Mes oncles m’ont appris la guitare, ce genre de chose. J’ai eu un accordéon quand j’avais sept ans. Pendant les déjeuners dominicaux en famille, il y avait vingt personnes et tout le monde chantait en buvant du vin. C’était une famille très musicale, et encore une fois, j’ai écouté de tout, de l’opéra à Sinatra, en passant par le rockabilly, la country, la soul, le R’n’B… La soul marchait bien à l’époque. J’ai grandi dans un milieu hautement multiculturel et j’avais des amis de différentes cultures qui jouaient des musiques différentes, que ce soit de la musique latina, de la salsa, du R’n’B, du funk et j’en passe. Je faisais toujours attention à la mélodie et je crois que j’ai fini par acquérir un don pour ça. Mon père, paix à son âme, disait toujours : « Si on ne peut pas le chanter, ça ne veut rien dire pour les gens. » Je crois qu’il existe un mot pour ça en allemand ; c’est l’équivalent de « ver d’oreille » [Ohrwurm]. C’est comme si la mélodie entrait dans ta tête et ne voulait plus en sortir. Du coup, tu finis par passer ta journée à chanter [il chante l’air] : « Do you remember me? », dans « Street Of Dreams ». Cette mélodie va te hanter. Si tu es capable de créer ce genre de mélodie, tu peux faire chanter le monde entier. C’est un don, et je suis très reconnaissant envers ce don. Il a toujours été en moi. Et oui, l’album est très mélodique, dans un sens metal. Je pense que les mélodies sont solides et structurées de telle façon que… C’est plutôt costaud.

En parlant de mélodies, dans le titre « Desire », il y en a une qui peut vraiment faire penser à Richie Blackmore. Était-ce voulu, pour injecter un peu de ton passé chez Rainbow et Deep Purple de façon subliminale dans cet album ?

Je vois ce que tu veux dire, mais je ne pense pas que c’était voulu. Je pense que c’est une partie de moi qui ressort ; comme on dit, on est la somme de ses parties. Je crois que ça fait simplement partie de moi. Si tu entends un passage qui te fait dire : « Tiens, ça sonne un peu Rainbow, un peu Purple », c’est sans doute parce que cette partie de moi ressort. Tu ne peux pas toujours écrire quelque chose de neuf et… Je ne m’exprime pas bien. Je fais du neuf à chaque fois, mais dans le même temps, la musique vient toujours de la même source, c’est-à-dire moi. Il y aura toujours ce côté Deep Rainbow ! [Rires]

Peter s’est fait connaître avec le groupe de death metal Hypocrisy. Au cours de ta longue carrière, tu as vu les modes se succéder dans le metal. Comment as-tu vécu la montée du metal extrême ?

Il y a toujours des formes extrêmes dans chaque art. Il y aura toujours quelque chose qui sera poussé d’un côté ou de l’autre, et quelque chose au milieu. Ça arrive systématiquement. Le metal extrême que j’écoute… J’essaie d’apprécier – le chant guttural, tout ça. Je pense que, si j’étais plus jeune, ça pourrait m’attirer davantage, parce que c’est un peu rebelle, d’une certaine façon. Mais ces musiciens se rebellent-ils par rapport à eux-mêmes ou par rapport à un principe dont nous avons besoin ici-bas ? Est-ce que cela fera grandir l’humanité ? Je n’en comprends pas une bonne partie, mais je comprends que ça plaise. Le metal extrême est tellement poussé d’un côté ou de l’autre, aujourd’hui, que je pense que ça parle davantage aux jeunes qu’aux vieux, même quand ce sont des fans de metal. C’est comme ça que je le vois.

Comme tu l’as dit, c’est un album assez différent, ou en tout cas, ce n’est pas nécessairement ce que les gens attendent de toi. Le risque avec cet album n’était-il pas d’aller un peu trop loin ? Ou considères-tu qu’un véritable artiste ne devrait pas avoir peur du changement et des défis ?

C’est tout à fait ça. Les vrais artistes doivent changer, car le changement est la seule chose dont on puisse être sûr dans la vie. Si tu ne changes pas, tu meurs. Tu ne fais que te répéter, encore et encore, jusqu’à ce que plus personne n’en ait rien à faire – pas même toi, parce que c’est toujours la même chose, tout le temps. C’est exactement ça : j’avais besoin d’évoluer, de me renouveler par bien des aspects, et j’avais besoin de changer. Il se trouve que c’était le bon moment. Encore une fois, toutes les pièces se sont assemblées : ma vie, mes expériences, mes envies, mes objectifs… Tout pointait dans cette direction. Tout ce qui s’est passé devait se passer de cette façon. Oui, j’ai pris un risque, parce que, comme nous l’avons dit plus tôt, les gens me connaissent comme quelqu’un qui évolue dans un style complètement différent. Et certains me disent : « Ce n’est pas la musique pour laquelle on te connaît. » OK, très bien. Je ne dis pas que je me compare à David Bowie, mais David Bowie a toujours évolué – toujours. Chaque disque est différent, mais c’était toujours du David Bowie. Je ne fais pas la comparaison, mais je fais l’analogie.

« Les vrais artistes doivent changer, car le changement est la seule chose dont on puisse être sûr dans la vie. Si tu ne changes pas, tu meurs. »

Tu as profité de la sortie de cet album pour rendre public le fait que tu es atteint d’alopécie totalis. Tu as été diagnostiqué à l’âge de trois ans et as dû porter une perruque dès tes quatorze ans pour dissimuler ton absence de cheveux. Pourquoi avoir rendu cela public maintenant – et pourquoi seulement maintenant ?

C’était le bon moment ! La version courte, c’est que, à l’époque où j’ai voulu devenir musicien, les Beatles ont débarqué sur la scène, et il n’était question que de cheveux. Puis est venue l’époque des hippies et des cheveux longs. La calvitie n’était pas vraiment à la mode. Du coup, pour entrer dans le moule… Ce qui est très important en société, les gens veulent entrer dans le moule. Personnellement, je savais que je ne rentrais pas dedans, mais je me cachais au vu et au su de tous, tu comprends ? Ça m’a toujours donné une longueur d’avance, parce que je savais qu’au fond, j’étais différent. J’étais différent. Pas par choix, mais pour des raisons médicales. Je ne l’ai pas choisi. J’ai été moqué et harcelé pour quelque chose que je n’ai pas choisi et que je ne peux pas contrôler. Du coup, j’ai commencé à porter une perruque, et ça a marché. Mais je n’ai jamais essayé de tromper qui que ce soit. D’ailleurs, le fait que je portais une perruque était un secret de Polichinelle pour la plupart de ceux qui me connaissaient, achetaient mes disques et venaient me voir en concert. Circulez, il n’y a rien à voir. Les gars de Kiss portent des perruques et du maquillage ! [Rires] Regarde tous ces groupes avec des sets à base de châteaux et de dragons. Regarde Ghost – regarde-les tous ! Les gars de Slipknot portent des costumes. Pourquoi était-ce un tel sujet de conversation ? Je n’ai jamais compris. « Oh là là, il porte une perruque, bla bla… »

Il y aura toujours des haters. Ils m’amusent, parce que ça me semble tellement idiot de seulement évoquer le sujet. Mais ces gens-là ont toujours fait des commentaires stupides pour essayer de me blesser. J’ai appris il y a longtemps que les gens qui font ça n’ont probablement pas de vie. Ils sont très cruels et se détestent probablement davantage que ce qu’ils prétendent détester chez moi. Et ils sont sans doute jaloux, aussi ; il y a toujours de la jalousie. Encore une fois, ils m’amusent, mais ça fait mal malgré tout. Quand on est confronté à un problème ou à une affliction de quelque type que ce soit, quand les gens se moquent de soi, on a tendance à se replier sur soi-même. On ne m’a pas laissé faire ça. J’ai eu des parents qui m’ont été d’un grand soutien, et je devais en parler. Je devais faire quelque chose.

Mais cette révélation… J’ai une femme et une famille aimantes, qui me soutiennent, et elles m’ont dit : « C’est le moment. Tout pointe vers ça. C’est à la mode, l’industrie peut l’accepter, maintenant. » C’est plus ou moins la norme, maintenant. C’est un vrai look ! Et n’importe quel homme, toi y compris, en passera par là. La calvitie, Nicolas, mon ami, arrivera forcément ! [Rires] Je suis en avance là-dessus. Tu as deux options : soit tu assumes la tonsure, soit tu rases tout ! [Rires] C’est vrai, non ? Crois-moi, si tu es un homme, ça arrivera. En d’autres termes, c’était le bon moment. Pas avant. Je n’étais pas prêt personnellement jusqu’à présent, pas à l’aise émotionnellement et psychologiquement, et à l’heure actuelle, j’ai commencé à avoir l’impression de voir des types chauves ou qui se rasent la tête un peu partout. Ce n’est pas seulement à la mode, c’est aussi un look génial et les gens adorent. Beaucoup de stars de cinéma ou de groupes le font, surtout dans le metal. Du coup, je me suis dit : « Il est temps pour moi de rejoindre les rangs ! Ça va être intéressant ! »

Mais je vais te dire une chose : si je chante « Endlessly », « I Surrender » ou « Stone Cold », je mets la perruque. Et quand je fais Belly Of The Beast, c’est la calvitie qui gagne. Encore une fois, prends Slipknot ou Ghost. À ce propos, il n’y aura plus de chansons de Rainbow. À la sortie de Belly Of The Beast, je ne jouerai plus de chansons du passé. Ou plutôt si, j’en jouerai, mais tirées de mes albums solos. Comme je te l’ai dit, j’ai déjà abordé ces sujets, comme dans « Blood Money », « Dark Days » ou « Evil ». Je vais metalliser ces titres, et ils iront parfaitement avec les quarante-cinq minutes de Belly Of The Beast. Ça me donnera un show de soixante-cinq ou soixante-dix minutes, et ça marchera formidablement bien. Je t’en fais la promesse. Je peux faire ce que je veux. Je suis libre. Libéré ! [Rires] Ça fait du bien.

« Je n’ai jamais essayé de tromper qui que ce soit. D’ailleurs, le fait que je portais une perruque était un secret de Polichinelle pour la plupart de ceux qui me connaissaient, achetaient mes disques et venaient me voir en concert. Circulez, il n’y a rien à voir. Les gars de Kiss portent des perruques et du maquillage ! [Rires] « 

Tu as déclaré que tu avais commencé à porter une perruque pour faire face aux « dégâts émotionnels et psychologiques causés par du harcèlement à l’école ». Tu as également affirmé que « la colère et la douleur sont des outils formidables. Si on les applique correctement, ils peuvent nous aider à devenir la meilleure version de nous-mêmes ». Être artiste t’a-t-il aidé à surmonter ta colère et ta douleur, ou la colère et la douleur ont-elles créé l’artiste ?

Je pense que c’est interchangeable. Pour commencer, je suis convaincu que tout artiste ressent beaucoup de colère et de douleur. Je le pense vraiment. C’est un moteur. On ne change pas… J’ai oublié la formulation exacte, j’essaie de me souvenir. On ne change pas le monde avec une chanson joyeuse. Ça ne fonctionne pas comme ça. Pendant cinq minutes, peut-être : « don’t worry, be happy ». OK, suivant ! Mais quand tu prends cette colère et cette douleur et que tu les canalises dans quelque chose auquel les gens peuvent s’identifier, ils comprennent leurs propres sentiments. Il faut en faire un outil, le diriger et le canaliser correctement, sans s’en prendre aux autres – ce n’est pas ce type de colère. La colère est intérieure, et ce qui est à l’intérieur finit par passer à l’extérieur. C’est tellement motivant ; c’est le genre de moteur qu’une belle journée à la plage ne peut pas t’apporter, crois-moi. Une journée à la plage ne fait pas ça. Mais la souffrance, la douleur… Pourquoi le groupe de Peter s’appelle-t-il Pain ? Parce que c’est l’émotion essentielle qu’on ressent tous. On ressent tous la douleur.

Comment le fait d’avoir vécu ce genre de chose à l’école a-t-il formé ta personnalité ?

Pendant un temps, tu deviens timide et introverti. Et puis, avec l’aide et le soutien de mes parents, je suis devenu extraverti, dans le sens où je me suis forcé à participer à la société et à trouver un moyen d’entrer dans le moule. Ma première copine… C’était très difficile à cause de la situation. Mais il y a eu des gens bien, fais-moi confiance. Il y a beaucoup de gens bien qui comprennent ce que tu vis, et j’ai pu avoir une copine, ce genre de chose. J’ai écrit des chansons d’amour. Petit à petit, je crois que j’ai simplement développé une force intérieure que la plupart des gens n’ont pas l’occasion de développer parce qu’ils ne vivent pas la même chose. J’ai pas mal participé à la fondation Make A Wish, et une fois, par exemple, nous sommes sortis de scène – c’est une petite anecdote. Il y avait vingt-cinq mille personnes qui hurlaient, et quand nous sommes sortis de scène, les enfants dans leurs fauteuils roulants étaient alignés au bout de la rampe. Je me suis dirigé vers l’un d’eux. Les gars sont tous allés discuter avec un gamin, et moi, encore plein de l’énergie de la scène, je me dirige vers ce gosse et je lui dis : « Il faut que tu sois fort, il faut que tu sois courageux, il faut que tu sois ceci et cela. » Il m’a regardé avec ses grands yeux, et c’est là que ça m’a frappé, Nicolas ; j’ai réalisé que je lui disais à lui d’être fort et courageux. Je venais de sortir de scène, où il y avait vingt-cinq mille personnes qui hurlaient devant moi, et ce môme était en fauteuil roulant. J’ai pleuré sur son épaule. Je ne pouvais pas arrêter de pleurer, parce que j’ai compris à ce moment-là que c’était lui, le héros – pas nous. C’est lui, le héros ; c’est lui qui est fort. J’ai appris tellement de cette expérience. J’espère que cette histoire explique ce que j’essaie de faire passer. J’ai appris de cette leçon, et je me suis dit : « Je veux être comme lui. »

Avec cet aveu, espères-tu donner du courage à d’autres personnes ayant des caractéristiques physiques avec lesquelles elles peuvent ne pas être à l’aise en société ?

C’est exactement l’un de mes autres objectifs : la motivation et l’inspiration. Quel que soit le défi que vous rencontrez, quelle que soit l’adversité à laquelle vous êtes confronté, j’aimerais que quelqu’un me regarde et se dise : « C’était courageux. Il faut de sacrées couilles pour faire ça. Ce type est courageux et sa conscience est libérée. » Je veux que les gens utilisent cette inspiration, cette motivation, l’appliquent à eux-mêmes et se disent : « S’il a réussi à le faire, je le peux aussi. J’en suis capable. Je vais prendre un petit morceau de ce qu’a fait Joe Lynn Turner et le faire germer en moi. » Je pense qu’ils n’en seront que plus forts et plus courageux. On dit que, une fois libéré de ses peurs, on connaît la véritable liberté. Alors allez affronter vos peurs. La motivation et l’inspiration sont absolument un facteur.

« La colère est intérieure, et ce qui est à l’intérieur finit par passer à l’extérieur. C’est tellement motivant ; c’est le genre de moteur qu’une belle journée à la plage ne peut pas t’apporter. »

L’alopécie est devenue un sujet de conversation dans les médias en mars, lorsque Will Smith a giflé Chris Rock lors de la cérémonie des Oscars après que Chris a fait une plaisanterie sur la femme de Will, qui souffre de la même maladie. As-tu compris la réaction de Will Smith ?

Je crois qu’il y a différentes dynamiques dans cette histoire. Je pense qu’il a commencé par en rire, comme la vidéo le suggère, et puis il a regardé Jada, qui avait l’air assez grave. À cause de leurs problèmes conjugaux, je crois qu’il a essayé de jouer au dur, mais il s’est rendu ridicule en attaquant Chris Rock de cette façon. Ce n’était pas une mauvaise blague, tu sais. Je peux te dire d’expérience ce qu’est une mauvaise blague à ce sujet, et celle-ci ne l’était pas. Mais, d’après les recherches que j’ai faites, Jada est un peu étrange. Je crois qu’elle l’a poussé à réagir, parce que la liaison qu’elle a eue avec cet autre gars a vraiment mis la virilité de Will Smith en danger et que tout le monde le traitait de cocu – le mari qui laisse sa femme coucher avec d’autres hommes. Il devait prouver quelque chose au monde, mais tout ce qu’il a réussi à faire, c’est prouver que c’est un idiot. Elle n’aurait pas dû faire comme si elle avait été blessée, parce que je ne pense pas qu’elle l’ait été. Ce n’était pas une mauvaise plaisanterie, crois-moi. Comme je l’ai dit, je sais ce qu’est une mauvaise plaisanterie. C’est quand on te traite de quelque chose et que ça te pénètre jusqu’aux os que c’est terrible.

Concernant le titre de l’album, Belly Of The Beast, tu as déclaré que tu avais toujours trempé dans « l’ésotérisme, l’hermétisme, l’occultisme, la recherche biblique et la philosophie éclectique ». Peux-tu nous en dire plus sur cette fascination et comment elle est apparue ?

C’est venu quand j’étais beaucoup plus jeune – au lycée, je crois. C’est là que j’ai commencé à réaliser que ce qui se passe dans le monde va bien au-delà de ce qu’on perçoit, que le monde n’est vraiment pas tel qu’on le voit et que notre perception est complètement fausse. Des amis plus âgés m’ont fait lire des livres de David Icke et de nombreux autres philosophes. Par la suite, je me suis intéressé aux sociétés secrètes, à l’hermétisme et à l’occulte. J’ai toujours été intéressé par Crowley, la magie, les arts noirs, ce genre de choses – et au pourquoi. S’il existe une énergie positive, il doit forcément exister une énergie négative, parce que c’est la nature de l’univers. Il ne peut y avoir de courant alternatif sans courant continu, de yin sans yang. En physique, on ne peut avoir de neutrons sans protons, des choses comme ça. Les opposés existent toujours. J’ai fréquenté une école catholique, où on m’a appris la Bible, mais ce n’est rien par rapport à ce qu’on t’apprend dans le supérieur. Je suis allé dans une école jésuite privée, et j’ai appris ce qui était vrai ou non dans la Bible. C’est un vrai livre d’histoire, qui prophétise certaines choses. On ne te dit pas pourquoi elle les prophétise. On te dit seulement que les prophètes recevaient les messages, mais il y a bien plus derrière tout ça. On peut parler d’extraterrestres.

Je ne crois pas du tout aux théories de Darwin. Mon groupe sanguin est O-, ce qui ne représente que trois pour cent de la population. Les scientifiques n’en connaissent pas l’origine. Ils ne savent pas d’où vient ce groupe sanguin. Je suis donneur universel. Je peux donner du sang à n’importe qui, mais seul un autre O- peut m’en donner, sinon je meurs. O- est le groupe sanguin des pharaons, des rois, des tsars, des présidents… En fait, c’est le groupe sanguin des Illuminati, d’une certaine façon, parce qu’on parle des élites de ce monde – les sang-bleu. Ça m’a fasciné, et j’ai commencé à faire des recherches très poussées sur tout ça, sur le pourquoi, le comment et le quoi. J’ai commencé à m’intéresser aux fraternités, à la Skull and Bones [une société secrète créée à l’université de Yale, dont la liste de membres comprend des noms comme Rockefeller, Kellog, Vanderbilt ou Bush], aux francs-maçons, ce genre de choses. Très intéressant. Les nombres rituels, les signes, les symboles et les sacrifices qui sont encore pratiqués aujourd’hui – les sacrifices de sang que pratiquaient les Mayas –, c’est incroyable. Le sang est une question tellement importante. Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler de l’adrénochrome ; c’est la potion préparée à base de sang de bébés et d’enfants, que les élites boivent pour rester jeunes. C’est absolument vrai. Tu peux en acheter sur le dark web.

« Il y a beaucoup d’histoires personnelles que je ne vais pas divulguer, mais crois-moi, le côté obscur fonctionne de la même façon que le côté dans la lumière. La prière et les incantations fonctionnent. La terre est le terrain de jeu du diable. […] Si tu me demandes si le bien et le mal existent, alors oui, ils existent. J’en suis convaincu. »

Il y a beaucoup de mystères dans la vie que les gens ne comprennent pas et dont ils n’ont aucune conscience au quotidien. Je trouve ça fascinant, parce que le fait de voyager à travers le monde comme je l’ai fait – et j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir le faire – m’a permis de voir beaucoup de choses. Vraiment beaucoup. Je ne peux même pas te parler de certaines des… Nous avons invoqué les esprits avec Blackmore, et les esprits ont répondu. Ça marche vraiment. Il y a beaucoup d’histoires personnelles que je ne vais pas divulguer, mais crois-moi, le côté obscur fonctionne de la même façon que le côté dans la lumière. La prière et les incantations fonctionnent. La terre est le terrain de jeu du diable. Celui que nous appelons Lucifer était l’ange porteur de lumière de Dieu. [Lui et ses disciples] ont été bannis, et ils se faisaient appeler les Guetteurs. D’ailleurs, c’est comme ça que Peter et moi avions prévu d’appeler le groupe, les Guetteurs [The Watchers], parce que ce sont… Appelons-les les mauvais anges, OK ? Dans Belly Of The Beast, je parle d’anges déchus. Voilà qui ils sont. Ils sont réunis pour le festin. Et le festin, qu’est-ce que c’est ? C’est ton âme – prendre ton âme. Voilà ce qui se passe. Ça a été annoncé dans la Bible et c’est en train de se passer en ce moment-même.

Ils veulent asservir l’humanité, jusqu’à ce que tu ne sois plus qu’un robot qui se plie à tout. Fais ci, ne fais pas ça. Reste ici, ne reste pas là. Voilà ce qu’ils veulent : le contrôle absolu. Ils veulent contrôler ta nourriture, tes ressources, ton énergie, ta liberté. Même pas en rêve ! Regarde ce qui s’est passé en termes de liberté pendant la pandémie. Tu peux t’en rendre compte par toi-même. La censure, ce qu’on a le droit de dire… On ne peut même plus raconter une blague sans que quelqu’un soit offensé. C’est fou. Tout le monde est offensé aujourd’hui, et tout le monde a la tête à l’envers. Les gens ne savent plus s’ils sont hommes ou femmes… C’est l’œuvre des démons. C’est l’œuvre du diable. La terre est une planète-prison. Nous ne sommes pas dirigés par le paradis, mais par les anges déchus. Tous les grands leaders ont toujours adoré Baphomet et Baal. Il y a toujours eu des statues. Même le CERN affiche le symbole de Shiva. Ce sont des entités maléfiques. Et à l’heure actuelle, je suis convaincu – j’ai même les recherches qui le prouvent – que les leaders en question ne sont pas aussi humains qu’on pourrait le croire. Ils sont parmi nous. On dirait un film de science-fiction, j’en ai conscience, Nick. On dirait de la SF, mais c’est parfaitement vrai. Tu as déjà vu le film Invasion Los Angeles [de John Carpenter] ? Mec, c’est exactement ça. Lors que le gars met ses lunettes, il voit ce qui se passe vraiment. Quand il les retire, le monde a l’air normal, comme ce que nous voyons nous-mêmes. Mais dès qu’il les met, il voit à travers tout et tout le monde, et il voit qu’il ne s’agit plus vraiment de gens et que rien n’est ce qu’il paraît. Ce film est génial, et il remonte à des années. Tu vas adorer, c’est super. Et c’est plus ou moins ce qui se passe en ce moment.

Les gens ne se rendent pas compte de ce qui se passe. Ils sont trop occupés. Nous sommes trop occupés à travailler. Nous sommes trop occupés et distraits par les jeux vidéo, la télé, Netflix, ce genre de chose. Nous sommes trop occupés, ou trop distraits. C’est vraiment ça, le mot : distraits par la guerre et d’autres événements. On ne sait même plus en quoi on croit. C’est vraiment fou. Je dirais que Belly Of The Beast s’efforce de secouer les gens et de leur dire : « Attendez une minute. Voilà ce qui se passe. » Les masques – qui, d’ailleurs, ne fonctionnent pas. C’est une certitude, à présent. Il n’y a jamais eu d’argument scientifique pour – jamais. Ils ont inventé ça pour nous contrôler, OK ? Si tu fais des recherches aussi poussées que moi… Je ne suis pas anti-vax, mais non, je ne me suis pas fait vacciner, parce que je refuse les drogues expérimentales qu’on veut me forcer à prendre. Quand tu dois forcer quelqu’un à faire quelque chose, il y a un truc qui cloche. Et puis c’est contraire au code de Nuremberg, selon lequel nul ne peut être contraint de prendre une drogue expérimentale, inconnue ou non testée contre son gré, pour quelque raison que ce soit – parce que ça avait été fait contre les Juifs, avec le gaz. Mais tout le monde s’y est plié, Nick. Tout le monde s’est fait vacciner. Les gens ont peur. Il faut bien comprendre quelque chose : pour le camp négatif, le camp du diable, la peur est leur meilleure alliée. Ils génèrent de la peur et tout le monde est sous leur contrôle. Ils génèrent de la peur avec la guerre, la famine – regarde ce qu’ils essaient de faire avec la nourriture. Ils veulent faire disparaître les agriculteurs et les plantes. Ils veulent nous faire manger des insectes.

« Je ne joue pas pour la politique ; je joue pour les gens. Mais c’est là que le bât blesse : tout le monde se dit que si tu vas en Russie, c’est que tu es pro-Poutine ou quelque chose du genre. Je n’ai jamais dit ça. Ce n’est pas ce que je crois. Je suis pro-gens. »

Je pourrais parler de tout ça pendant des heures, mais ce que j’essaie de dire, c’est… Laisse-moi t’expliquer quelque chose. Tu peux aller sur YouTube et écouter Conversations With The Devil, de Napoleon Hill. Ça dure deux heures, mais tu peux le faire en deux fois. Un gars lui demande : « Pardon, mais comment est-ce qu’on contrôle les gens ? » Et il répond : « Grâce à la peur. » « Quel genre de peur ? » « La peur de la mort, la peur des maladies, la peur de la pauvreté, la peur de la critique… » Il y a cinq ou six peurs. Et il dit : « Avec ces peurs, on peut contrôler les gens en leur disant : ‘Vous allez mourir si vous attrapez cette maladie, et il va se passer ceci si vous faites cela.’ » C’est incroyable, la façon dont le monde fonctionne. On en revient à mon passé ésotérique. Il faut savoir analyser les choses. Tu ne peux pas te contenter d’accepter ce qui t’est dit. On finit toujours par découvrir que l’Histoire nous ment, que ce qu’on pensait être vrai ne l’est plus. L’Histoire est toujours écrite par les gagnants, non ? Qui a gagné la guerre, qui a fait ceci ou déclenché cela, comment les choses se sont passées… La vérité est toujours la première victime de la guerre. La liste n’en finit pas, et les gens, malheureusement, n’ont pas le temps de se plonger là-dedans. J’ai eu la chance d’avoir un mode de vie qui m’a permis de le faire, ainsi que la capacité intellectuelle de creuser ces sujets et de me renseigner. Je ne dis pas que je crois tout ce que je lis, non, non, non. Je fais des recherches, je fais des croisements. Je fais preuve de ce qu’on appelle l’esprit critique. Les gens ont perdu leur esprit critique. Ils font ce qu’on leur dit de faire, prennent ce qu’on leur dit de prendre, mangent ce qu’on leur dit de manger, regardent ce qu’on leur dit de regarder. Mais ils ne voient, ne goûtent et n’entendent pas vraiment. C’est une matrice. J’ai conscience que ça fait beaucoup à digérer, mais va voir et écouter Invasion Los Angeles et Conversations With The Devil. Ça t’ouvrira la porte d’un autre monde.

Tu as parlé d’équilibre, et il est intéressant de remarquer que, si certaines chansons sont très sombres thématiquement, comme « Tortured Soul », « Dark Night Of The Soul » ou « Fallen World », d’autres sont manifestement là pour apporter de la force, de la positivité et de l’espoir, comme « Rise Up », « Don’t Fear The Dark » ou « Living The Dream ». Ressens-tu la responsabilité d’offrir aux auditeurs un équilibre dans les messages que tu transmets ?

Oui, Nick. Bonne Remarque. Il y a un équilibre, mais en même temps, je mets le côté sombre davantage en avant jusqu’à un certain point, parce qu’il faut que ça entre dans la tête des gens. En d’autres termes, oui, les gens ont ce qu’ils appellent de l’espoir. Mais l’espoir sans foi est vide. Ça ne fonctionne pas. L’espoir n’est que ça. « Oh, j’espère. » Eh bien ça ne suffit pas. Il faut passer à l’action. Tu peux espérer toute ta vie, espérer devenir quelque chose de basique comme un millionnaire, mais que se passe-t-il si tu ne fais rien ? Si tu ne travailles pas ? Tu peux espérer autant que tu veux, mais il faut avoir la foi derrière, pour dire : « Oui, j’y crois. Pourquoi est-ce que j’y crois ? Parce que je travaille dur. Je crois en moi. Je bosse, je fais ceci, je fais cela. J’y arriverai. J’espère que j’y arriverai parce que je crois en moi pour y arriver. » Ce que j’essaie de dire, c’est que tout le monde espère ceci et cela, mais trop peu de gens font ce qu’ils devraient faire pour améliorer le monde. Car nous vivons dans un monde en déchéance [« Fallen World »]. Je parle de tout, dans cette chanson. Nous sommes déchus, nous sommes toujours en train de tomber plus bas, et il faut que ça cesse. Nous seuls pouvons y parvenir – nous, les gens, l’humanité, avons le pouvoir d’y arriver. Mais quelque part en chemin, nous avons perdu l’esprit critique nécessaire pour le comprendre, à cause de la propagande qu’on nous fait avaler, des mensonges et des conneries et à la télé et aux infos.

On ne peut rien apprendre des médias d’informations mainstream. Pourquoi crois-tu qu’on appelle ça un programme, Nick ? Parce qu’ils te programment le cerveau. Tu sais ce que signifie le mot « gouvernement » ? On en revient aux signes et aux symboles. J’ai fait du latin pendant douze ans. « Gouverne », c’est le contrôle ; « ment », c’est le contrôle mental, le contrôle de l’esprit. Voilà comment on se retrouve avec « gouvernement », et tu penses qu’ils ne nous programment pas avec tout ce qu’ils veulent que nous croyions pour que tout le monde se comporte bien gentiment ? C’est une question de contrôle. Ils ne veulent pas que tu sortes de ta voie. Ne dis pas ci, ne dis pas ça. Ne fais pas ci, ne fais pas ça. Sinon, on va t’enfermer. Ou tu iras en enfer, ou un autre type de punition. Ou tu vas attraper le Covid ! [Rires] Il y a toujours quelque chose. Oh oui, voilà comment ça se passe. J’essaie de secouer les gens, de les réveiller, de leur dire : « Ce n’est pas comme ça que ça marche ! » C’est bien plus profond, bien plus sombre. Il y a beaucoup de choses à savoir ; faites vos recherches. Coupez Netflix, arrêtez les jeux vidéo, pour l’amour du ciel. Apprenez quelque chose. Peut-être que je peux vous donner une étincelle. Peut-être que je peux vous y encourager par le rock‘n’roll, avec un bon album. Voilà ce que j’essaie de faire : j’essaie d’envoyer un message. La musique est le message.

« Le rock‘n’roll est devenu trop corporate, trop détendu, trop cosmétique, d’une certaine façon. Il n’y a plus de rebelles, plus de hors-la-loi, plus d’anti-establishment. La musique n’a aucune originalité, parce que tout le monde sonne pareil, s’habille pareil, agit pareil. Personne ne se démarque, personne ne brandit le drapeau de la liberté, de la libre pensée, de l’individualité. Ça a disparu. On s’est égaré quelque part. »

Tu es toi-même allé à contre-courant et tu as joué à Saint-Pétersbourg le mois dernier…

Je ne vais contre rien du tout. Tu sais quoi ? Je ne joue pas pour la politique ; je joue pour les gens. Mais c’est là que le bât blesse : tout le monde se dit que si tu vas en Russie, c’est que tu es pro-Poutine ou quelque chose du genre. Je n’ai jamais dit ça. Ce n’est pas ce que je crois. Je suis pro-gens.

C’était précisément ma question : considères-tu que jouer pour les Russes n’implique pas de soutenir la guerre ?

Ça n’a rien à voir avec ça. Ce sont des gens ! Quoi qu’on en dise, je joue pour les gens. C’est tout. Partout dans le monde. Je jouerai en Ukraine – et je l’ai déjà fait. Je jouerai n’importe où, parce que je joue pour les gens. Et c’est vraiment très stupide de penser que tout d’un coup, je suis dans un camp ou dans l’autre. Ce qu’ils ont fait, Nick, c’est qu’ils nous ont séparés en deux camps : tu es noir ou blanc, tu es ceci ou cela. Nous avons oublié de leur dire que nous sommes tous des gens et que nous avons tous les mêmes rêves. Nous avons tous les mêmes envies. Nous voulons une famille, une voiture décente, une maison, peut-être des enfants, quelques bières… Nous sommes plus ou moins tous pareils partout, mais ils préfèrent pointer du doigt nos différences. Qui fait ça ? Pas les gens, mais le gouvernement. Tous ces gouvernements, tous ces gens qui contrôlent les esprits, contrôlent ton cerveau. Ils détestent les Russes ou l’Afrique, ils détestent les noirs, les blancs, les jaunes, les Chinois, tout le monde. Haine, haine, haine… Et nous sommes censés être les gentils ? Sérieusement ?! La plupart du temps, ce sont les méchants qui prétendent être les gentils. Et je n’arrive pas à croire la… pardon d’utiliser ce mot, mais la stupidité des gens qui tombent dans le panneau. Ils pensent vraiment que les leaders leur disent la vérité. Ce n’est pas une équipe de foot. Tu peux soutenir une équipe de foot, c’est un jeu, mais dans la vie, sous prétexte qu’on est noir, blanc, jaune ou vert, on doit se haïr ? Voilà ce qu’ils font. Ils nous ont rendus tellement fous qu’ils veulent qu’on se demande si on est un homme ou une femme. Tu as déjà eu des problèmes avec cette question, Nick ? Pas moi ! [Rires] Mais aujourd’hui, ils te font t’interroger là-dessus. C’est dingue ! Dis-moi que ce n’est pas fou !

Avant la guerre en Ukraine, tu es l’un des rares artistes à avoir publiquement défendu et exprimé son soutien à Vladimir Poutine. Ton point de vue a-t-il changé, aujourd’hui ?

Ce n’est pas tellement une question de soutenir telle ou telle personne. Ce n’est pas ça. C’est le problème dont il est question. Tout ce que je fais, c’est me pencher sur le problème. Si quelqu’un ment ou si quelqu’un dit la vérité, je me fiche de quelle couleur ou de quelle race il est. C’est tout. D’ailleurs, cette histoire a pris des proportions ridicules, parce que Blabbermouth n’arrête pas d’affirmer que je suis un supporter de Poutine. C’est tellement éloigné de la réalité. Ce n’est absolument pas ce qui s’est passé – pas du tout. Tu sais, personne ne m’a demandé quelle était mon orientation politique, et je ne leur répondrais de toute façon pas, parce que ce n’est pas leur problème. Mais si tu me demandes si le bien et le mal existent, alors oui, ils existent. J’en suis convaincu.

Tu as déclaré que dans le rock‘n’roll « tout le monde semble avoir vendu son âme aux grandes corporations… »

Effectivement !

« … Une fois que les gens sont devenus riches et célèbres, ils font partie de l’establishment. Où sont passés les rebelles ? » Penses-tu que l’esprit de cette musique a été terni ?

Oui, je le pense. Je pense que le rock‘n’roll est devenu trop corporate, trop détendu, trop cosmétique, d’une certaine façon. Il n’y a plus de rebelles, plus de hors-la-loi, plus d’anti-establishment. Dans les années 60, c’était exactement ça. On n’aimait pas ce que le gouvernement nous infligeait, et on le disait. Dee Snider a fini au Congrès avec l’histoire des paroles [de Twisted Sister], et il a gagné. Aujourd’hui, on fait juste partie de ces corporations. En fait, tout le monde essaie activement de se fondre dans le moule des corporations. La musique n’a aucune originalité, parce que tout le monde sonne pareil, s’habille pareil, agit pareil. Personne ne se démarque, personne ne brandit le drapeau de la liberté, de la libre pensée, de l’individualité. Ça a disparu. On s’est égaré quelque part. Je ne dis pas que ça concerne tous les groupes, parce qu’il y en a qui se rebellent, mais ils doivent s’efforcer de toucher plus de gens. Ils doivent trouver le moyen de toucher plus de gens. Et je pense que ce que je fais permet de toucher plus de gens. Pourquoi ? Parce qu’il y a malgré tout un côté commercial à Belly Of The Beast. L’album peut être écouté par les metalleux, par les fans de hard rock, et par tout le monde sur le spectre. Il peut passer à la radio. Il touche un large éventail de gens. Belly Of The Beast ratisse large, et je pense que c’est le genre de message qu’il faut faire passer. Il faut s’assurer que tout le monde peut le comprendre – tout le monde, et pas seulement les gros fans de metal ou les amateurs de hard rock. Il faut pouvoir rassembler les gens et leur dire : « Hey, voici quelque chose de nouveau avec un message profond. J’ai appris quelque chose. Peut-être qu’il nous demande de réfléchir au lieu de simplement suivre le mouvement. » Pourquoi ? Commencez par vous demander pourquoi. Faites vos recherches, protégez-vous et combattez l’anarchie. Combattez le totalitarisme, l’autoritarisme, parce que c’est ce que ce monde est en train de devenir. Ils ne prennent même plus la peine de demander, aujourd’hui. Ils se contentent de t’imposer leur agenda, de te dire que c’est bon pour toi. C’est bon pour toi de manger des insectes, de ne pas être propriétaire de ta maison et d’aimer ça. C’est ce que Schwab a déclaré. Il l’a dit tel quel, et tout le monde s’est contenté de répondre : « OK ! » C’est une blague ?

Interview réalisée par téléphone le 11 octobre 2022 par Nicolas Gricourt.
Retranscription & traduction : Tiphaine Lombardelli.
Photos : Agata Nigrovskaya.

Site officiel de Joe Lynn Turner : www.joelynnturner.com

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  • Un retour gagnant pour le grand Joe Lynn Turner, aurait-il lu le livre de Claire Séverac, ou écouter Aaron Russo, tous deux mort subitement après leurs déclarations… « Dormez bien, braves gens, il ne se passe rien ! »

    Respect Mr Turner et Merci

    [Reply]

  • Le mec raconte n’importe quoi au calme et la moitié des gens le respectent de balancer des fadaises ?

    Non mais sérieusement ? On est XXI siècle ou quoi !?

    Pour des gens qui doutent et pensent être plus malins que la moyenne, l’esprit critique n’est pas au rendez-vous ! Pensez pourquoi vous pensez ce que vous pensez, la réalité est assez dingue comme ça, pas besoin d’ajouter des histoires de sorcières ou d’extraterrestres.

    Les gars y’a la guerre en Europe et on vit de nouveau sous une menace d’anéantissement nucléaire et y’a des timbrés qui sortent que c’est pour mieux nous contrôler quantités d’autres informations non vérifiées faisant appel à un imaginaire fantaisiste. POURQUOI on le croirait ?

    Y’a des gens qui voudraient que leurs croyances soient réalités et s’enferment dans un délire mental pour tout justifier même quand la réalité ne vas pas dans leurs sens. Ce type est pas rebelle, il est fou !

    Merci Radio Metal pour ce travail de fact-cheking …

    Siècle des lumières où la raison triomphait sur l’obscurantisme et la superstition, où es-tu ?

    [Reply]

  • Très surpris par ce grand chanteur, agréablement surpris, même s’il va un peu loin en parlant de l’adenochrome ou de contrôle mental (MK Ultra)par exemple, cela peut choquer le commun des mortels. Mais au moins il plante une graine dans un milieu peu habitué à ce genre de discourt libre, en recherche de vérité. Du coup je vais acheter son album (rien que pour le titre Tortutred soul ça vaut le détour) . Bravo à lui, il a raison de jouer en Russie comme en Ukraine, c’est courageux, et il a entièrement raison: « Avec ces peurs, on peut contrôler les gens » , finalement en faisant un peu de recherche ,il a raison sur toute la ligne, c’est écrit noir sur blanc dans le livre de Klaus Schwab l’homme qui dirige Davos (sic!)

    [Reply]

    Fab

    Tout est aussi écrit dans le livre de Claire Séverac (Rip) « guerre secrète contre les peuples » écrit en 2015.

  • Ok, autant Joe Lynn Turner est un grand chanteur, autant quand il attaque sur les anges, les démons, le sang des bébés, Poutine et le dernier quart de cette interminable interview (à mon avis bien trop longue!)il part totalement en sucette et raconte vraiment n’importe quoi… c’est encore une fois une bonne leçon pour tous les journalistes : » questionnez les artistes uniquement sur leurs œuvres et surtout pas sur les forces occultes , les complots et autres conspirations, essayez d’éviter leurs analyses géopolitiques foireuses.. » Du coup, je suis encore plus déçu,par l’album que je trouve moyen mais aussi par l’artiste que je trouve pathétique ( en restant correct !)

    [Reply]

    Pour la défense de RM, il est « parti en sucette » tout seul sur une question concernant le titre de l’album. xD
    Qu’il raconte des trucs wtf, c’est une chose ; personnellement c’est surtout le côté condescendant et « moi j’ai tout compris et vous vous êtes teubés » que je trouve agaçant.

  • Ouais,bof, moyen l’album… comme beaucoup de grands chanteurs de sa génération,il faut souvent un grand « compositeur » en face pour sublimer leur voix et là clairement, malgré des musicos plutôt bons,il manque la »touche » particulière d’un Blackmore, par exemple,pour mettre en valeur la voix de Joe…je ne jette pas la pierre, plus de 40 ans de carrière c’est déjà un exploit….

    [Reply]

  • Incroyable, un artiste Metal Rebelle , youhou .Et pas n’importe qui Joe Lynn Turner qui a bercé nos années 80, que j’ai découvert avec « Straight Between the Eyes », la claque. il n’a pas peur de s’exprimer librement, respect, mais c’est ça la démocratie. alors vous pouvez le taxer de complotiste, le mot magique qui réduit à néant toute crédibilité et tout débat d’idées. Utiliser plutôt le terme conspirationniste, qui signifie réfléchir par soi-même, faire ses propres recherche, aller à coutre courant de la pensée dominante (insufflé par les grands médias depuis longtemps corrompus). BRAVO à cet homme et chanteur d’exception. Et puis cet album est excellent et surprenant.

    [Reply]

    vives

    Tout à fait d’accord avec les propos de Creepshow ! enfin un artiste qui ne ressasse pas le discours ambiant de l’empire et je rajouterai qui nous culpabilise pas avec le climat, la guerre, l’épidémie… Cela fait du bien à lire, rien que pour ça, j’irai écouter son album. Je reprendrai ces propos en guise de conclusion « On finit toujours par découvrir que l’Histoire nous ment, que ce qu’on pensait être vrai ne l’est plus. L’Histoire est toujours écrite par les gagnants, non ? Qui a gagné la guerre, qui a fait ceci ou déclenché cela, comment les choses se sont passées… La vérité est toujours la première victime de la guerre. »

    cloporte

    Le gars parle de groupe sanguin des élites, d’extraterrestres, d’élites qui boivent le sang de bébés pour rester jeunes, il croit que la terre est le royaume du malin et que les anges existent, que Darwin dit n’importe quoi… Tout ça à base de « je fais des recherches, je sache ».
    Kamoulox.

    (et j’aimerai bien savoir là différence entre conspiration et complot, pour que tu arrives à une telle définition du mot « conspirationniste ». Comme quoi y’a pas que les woke qui réinventent la langue).

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