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CR De Festival    Live Report   

Journal intime d’un wackeneur


Par où commencer ? Que dire ? Il y a tellement de choses. Fantasques, démesurées, impressionnantes. C’est trop pour un seul homme. Tout n’est pas faisable. Allez faire l’intégralité des attractions d’un Disney Land en quelques trop courtes journées, on va bien rire. Ensuite, tentez de raconter votre aventure, surtout si c’était votre première fois. D’ailleurs, n’avez-vous jamais tenté de raconter votre première fois (celle à laquelle vous pensez maintenant en lisant ces lignes) ? On en retient seulement que c’était bien ou non. C’est tout. Puis le temps passe, on égare dans un coin de sa tête la date exacte mais en rien l’acte lui-même, même si certains détails sont passés sous silence. D’ailleurs, quand est-ce que tout cela a vraiment commencé ? C’était début août. Il y a un bail donc, mais pour le moment, comment oublier ? Après tout, on parle de ce lieu comme du lieu de pèlerinage obligatoire pour tout metalhead. Ce petit village au nord de Hambourg, en Allemagne, à environ une heure de la frontière danoise mais surtout, à mille trois cent kilomètres de Lyon (!), que l’on nomme Wacken a quelque chose de magique.

Ça y est, je me souviens ! Tout à commencé comme ça : c’était un lundi 29 juillet 2013. Elle s’est insérée par la file de droite. D’un rouge vieillit, un peu crasseux. La peinture de la carrosserie était même par endroit craquelée, notamment en bas du coffre, légèrement au dessus du pare-choc arrière. La marque ? Aucune idée, je dois reconnaître que je suis plutôt mauvais en la matière. Ce que je retiens le plus c’est ce geste, ce simple geste qui annonçait que quelque chose de démesuré m’attendait. Quelque chose de grand. Car après s’être inséré devant nous, le conducteur de cette voiture rouge ré-ajusta son rétroviseur. Il avait le temps, nous étions coincés dans des bouchons. Devant, on le voyait intrigué par quelque chose. Peut-être ces trois lettres qu’étaient « WOA » taguant l’avant de la 1007. Il ouvrit son toit ouvrant et dressa en l’air, fier et fermement, les cornes du diable. Le GPS indiquait encore 730 kilomètres au compteur et Wacken avait déjà commencé.

Le voyage a été des plus laborieux d’ailleurs. Combinant tout ce qui peut satisfaire un conducteur : pluie et circulation. En plus, c’était de la bonne grosse pluie. Pour nous arranger… Celle-ci nous suivant de Lyon jusqu’à trois cent kilomètres en terre allemande. Il est donc inutile de préciser que la traversée de la Suisse fut affreusement longue. Qui plus est parce qu’un départ en festival, en soi, se doit d’être aussi mémorable que le sera le festival lui-même. Packs de bière éventrés sur la banquette arrière, paquets de chips recouvrant le tableau de bord, canette de cola roulant sous les sièges et surtout, du gros son ! Là il ne fallut rien de tout cela pour rendre ce voyage « épique ». Le temps s’en chargea comme un grand. C’est enfin (et j’insiste sur le « enfin »), à quelques kilomètres de Hambourg, que le ciel offrit ses plus belles couleurs. Rosé qu’il était devenu, éclairé par les derniers rayons d’un soleil couchant. Et quel magnifique spectacle que ce port de Hambourg. Véritable ville lumineuse avec ce port immense et ses infrastructures démesurées rayonnant de mille feux. Le spectacle vaut le coup d’œil. Il est bientôt 22 heures, plus qu’une trentaine de bornes et enfin on pourra regarder les sombres nuages au loin et s’en moquer. Du moins, c’est ce que nous espérions.

Au plus profond de moi je voulais enfin voir si Wacken avait quelque chose de spécial. Maisons aux architectures folles ou statues immenses à l’effigie des barons du metal. On fantasme beaucoup dès lors que l’impatience se mêle étroitement à la curiosité d’une première fois. Tout est possible, tout est imaginable. Mais on a tendance à souvent garder le meilleur et mettre les pires situations de côté. Rien ne doit vous extirper de vos rêveries. Rien hormis un convoi exceptionnel ! Un convoi exceptionnel sur une portion d’autoroute qui, sur cinq kilomètres, est réduite à une voie. Un convoi exceptionnel bloquant un petit millier de voitures pendant deux heures. Un convoi exceptionnel bloquant un petit millier de voiture sur plus de cinq kilomètres, pendant deux heures, à trente kilomètres de Wacken à 22 heures passées ! Un voyage épique, qu’on disait. Le panneau indiquant la sortie apparaît enfin. Une masse conséquente de voitures sort à notre suite. Les wackeneurs sont nombreux à s’être fait avoir, semble t-il. Mais ça y est, Wacken est là, devant nos yeux. Les Allemands, quant à eux, devraient penser à mettre en place des itinéraires bis (ce qu’il s’est passé là aurait, vraisemblablement, fini dans un bain de sang en France).

La porte sur un tout autre monde : Wacken !

Il est minuit passé, on nous dirige vers un emplacement du camping. Dieu, que ça semble grand ! A Wacken, les voitures sont autorisées sur le site du camping. C’est mieux ainsi d’ailleurs. Imaginez donc quatre-vingt-mille festivaliers obligés de se garer dans un petit village d’à peine plus de milles habitants. Bon d’ailleurs ce dernier est, à première vue, normal. Les pelouses sont toutes bien tondues et l’église semble particulièrement belle. Mais il fait sombre, la circulation est assez dense et l’esprit se tourne inlassablement vers le matelas prochainement gonflé. Quinze heures de route, ce n’est pas une partie de plaisir. Loin s’en faut. Si les Allemands sont très respectueux au volant, si leurs autoroutes sont gratuites (bien que salement amochées et toujours en travaux), les Allemands n’ont pas de tentes Quechua. C’est donc en un claquement de doigt que tente et matelas furent installés alors que nos chers voisins en étaient encore à monter l’armature de leur tente (leurs regards interrogateurs furent particulièrement jouissif, surtout après quinze heures de voiture). D’autres avaient déjà sortis les tentes de réceptions, installés leurs systèmes son et y diffusaient, à fond de balle, du Rammstein (ambiance!). Une fois installés, les jambes dégourdies, il est donc temps de visiter les lieux. Mais surtout, il est l’heure d’aller chercher son bracelet. Indéniablement, récupérer celui-ci à quasiment trois heures du matin est très pratique (tout à Wacken est ouvert en permanence, ce qui est un avantage). Et la queue du lendemain afin de récupérer ce sésame nous aura conforté dans notre démarche et décision de la veille. En plus, avec le bracelet vous est offert un sac plein de goodies tous plus ou moins inutiles (de la lessive pour vêtement noir ? Vraiment ?). Mais bon, tout cela ne s’est pas fait sans que l’on se perde quelque peu avant.

Au centre ? Le Wackinger. Autour ? Le camping !

Le Wackinger est désert à cette heure-ci. Nous n’y étions que deux et nous cherchions notre chemin. Cet immense espace réservé à l’art artisanal (bijouterie comme restauration) proposera tout au long du festival de multiples activités (démonstration de force avec un marteau, combats d’épées) et concerts avec une petite scène largement consacrée au folk et musique médiévale. Ce sont des petits groupes allemands qui, majoritairement, y mettront l’ambiance. La veille des hostilités, le 31 juillet, ce sera d’ailleurs Inpius Mundi (rock médiéval) qui aura eu pour charge d’ouvrir le bal des premiers concerts à Wacken. Fun, dansant, c’est du folk. Le public se tassera (déjà) devant cette petite scène sur laquelle la convivialité semblait être le mot d’ordre. Le Wackinger est « l’espace décoration » du Wacken. A contrario d’un Hellfest qui, au sein même de ses murs adopte une identité visuelle forte, le Wacken mise tout sur ce large espace paisible rappelant la lointaine époque médiévale. De la viande y cuit sur des broches alors que les bijoutiers présentent des bagues et autres colliers brillants de divers minéraux. On pourra s’y asseoir pour s’y restaurer ou pour boire. Car oui, si un festival de metal mise vraiment beaucoup sur ses buvettes, en Allemagne tout bon allemand se doit d’avoir une bière entre ses pognes. Et sur plus de quatre-vingt milles festivaliers ça fait du monde (et là aussi, de la bonne viande cuite) ! Toutefois, pour en revenir au Wackinger, l’espace requit par ce dernier semble démesuré. Bien entendu, s’y déplacer est aisé et, de facto, agréable. Or resserrer le tout accentuerait l’aspect convivial de cette partie au caractère si prononcée du fest. En attendant, tout n’est pas encore monté. Wacken termine ses derniers préparatifs. Et crotte, il est bientôt deux heures du matin.

Alors après s’être à nouveau perdu pour retourner à notre tente (il en pousse absolument de partout !), le temps est enfin au repos. La première vraie journée à Wacken débute dans quelques heures. Une journée qui débutera par la douce Nana Mouskouri et son « Guten Morgen Sonnenschein », qui sera programmé par nos voisins tous les matins à neuf heures tapante. Chaque matin se mêleront d’ailleurs ça, ou bien ceci. Sans oublier celui-là. Un bal auditif qui, bien que loin d’être mauvais, vous encourage grandement à fuir le camping pour aller se réveiller autour d’un café (ou d’une bière). Pour cette première journée, dans tous les cas, pas de temps à perdre, il y a une trop grande curiosité à assouvir. Ce premier vrai jour sert ainsi à découvrir ce qu’il sera difficile de découvrir par la suite en raison du rythme constant de concerts et autres activités au sein du fest. Ici je parle du village Wacken. Le premier constat est que celui-ci est littéralement collé au festival. Si quelques riverains en France semblent mal vivre l’expérience Hellfest et ses nuisances sonores, à Wacken le village est désert. Normal me direz-vous quand plus de la moitié de celui-ci travaille en tant que bénévole pour le festival. Ainsi les maisons sont closes (en majeure partie) et le village est abandonné aux métalleux. Une file constante de voitures défile dans le village et… et, des toilettes sont installées dans le village même ! Et en plus, elles sont propres ! Il y en a partout (sur le site, il y en a même qui ont une chasse d’eau, c’est dire). Joie ! Et en plus la police diffuse du metal à travers les haut-parleurs de leur voiture ! Et le bar du village fait cracher du Edguy (pour une fois que Tobias Sammet n’est pas programmé à l’affiche, celui-ci reste diffusé de partout, et – n’apprendrons-nous qu’à notre retour en France – était toutefois présent sur le site du fest cette année encore) ! Ma curiosité en prend pour son grade. Indéniablement.

Boutique Wacken : sculpture décorative présente sur scène pour le concert des Scorpions en 2012.

Wacken est un petit village rural allemand apparemment aisé. Les maisons sont toutes imposantes et ont chacune un joli espace de verdure. Il faut toutefois regarder cela derrière des grillages qui servent, supposons-nous, à retenir ceux qui auraient trop abusés de la jaja et qui iraient uriner, voire déféquer dans les jardins. La population locale semble également âgée. Papis et mamies saluent les metalleux qui passent devant chez eux, un sourire aux lèvres. Si on leur demandait, ils nous diraient que cela fait plus de vingt que c’est comme ça. Vingt-quatre, pour être précis. La petite épicerie fait sans nul doute son plus gros chiffre d’affaire de l’année. Les enfants du village parcourent celui-ci en vélo, transportant les courses de certains festivaliers dans des petites remorques en échange de quelques pièces et billets. L’immense tour Wacken se dresse vers les cieux et accueille à ses pieds la boutique officiel du festival. On y trouve de tout : T-shirts, serviettes de bain, godemichés, etc. Mais le plus intéressant reste ses vieilles coupures de journaux datant des premières heures du Wacken décorant les murs de la boutique. Bref, tout Wacken se plie en quatre pour les besoins du festival.

Et un festival, sans musique, ce n’est pas vraiment un festival. Sept scènes forment ainsi le Wacken Open Air. Les deux scènes principales (la Black Stage et la True Metal stage), une secondaire (la Party Stage), une tente qui regroupe la Headbangers Stage et la W.E.T. Stage et enfin la Beer Garden Stage et la Wackinger Stage qui portent toutes deux fort bien leur nom. Les vraies hostilités ? C’était pour le 1er août. Après les traditionnels bien que fadasses Skyline (groupe originaire de la ville qui reprend des classiques du genre), le vrai coup d’envoi se nomme Annihilator ! Le thrash des Canadiens apparaît tout de suite démesuré sur scène. L’impact sonore est impressionnant (le son est monstrueux) et le duo Jeff Waters/Dave Padden fonctionne à merveille. Les deux comparses se fendent la poire sur scène. Le public aussi, du coup. Pour une ouverture c’est une ouverture ! Les sourires du groupe se marient avec les rayons d’un soleil allemand de fin d’après-midi agréable. Le combo distribue brûlots thrashy sur brûlots groovy à tour de bras : « King Of The Kill », « Clown Parade », « The Fun Palace », « No Zone » ou le culte « Alison Hell ». Sans oublier de présenter son nouvel opus, Feast, par un « No Way Out » qui par la suite sera d’ailleurs accompagné d’un clip (cf. ci-dessous) reprenant, notamment, des images de cette prestation au Wacken. Le show est délectable en tout point. A tel point que le temps de jeu déboule à toute vitesse.

Thunder, faisant suite aux Canadiens, ne jouit pas de la même vitalité, vivacité et percussion scénique. Et Dieu que c’est longuet ! C’est en fait un apéritif quelque peu mou du genoux qui introduit par son bon hard rock de papa le show de Deep Purple qui lui fera suite. Formé en 1989 par le guitariste Luke Morley et le chanteur Danny Bowes, Thunder fait partie de ces groupes dont la notoriété n’a jamais véritablement explosé. En même temps les années 90 ont mis à mal plus d’un groupe de heavy et de hard rock. Et faire du classic hard rock, en 1989, n’était pas la meilleure des idées. Une prestation au final anecdotique, de laquelle on ne retient vraiment pas grand chose. Suivant !

Steve Morse (Deep Purple) : le solitaire.

Chaque concert à Wacken est annoncé via un écran géant – placé pour chaque scène – qui simule une machine à sous en forme de guitare. Un levier virtuel s’actionne et quand le nom d’un groupe s’affiche trois fois c’est le jackpot, le show ne va pas tarder à débuter. Ainsi quand celui de Deep Purple s’affiche pour la troisième fois, un regard vers la foule suffit pour comprendre que les vétérans Anglais ne vont vraiment pas tarder à fouler les planches. Deep Purple est un véritable marathonien capable d’avaler concerts sur concerts et cette date allemande, première au Wacken, doit symboliser et rendre hommage à cette folle carrière de plus de quarante ans. Or débarquer sur scène armé d’une nouvelle œuvre aussi dense que ce Now What?! change la donne. La curiosité est grande. Et la déception sera à la hauteur de cette curiosité. La faute à un faux-pas sur l’ouverture même du concert : « Highway Star ».

Si vocalement Ian Gillan souffre de légers soucis de justesse, c’est malheureusement l’immobilisme quasi totale du combo qui plombera, petit à petit, cette prestation. Un seul sort du lot : Steve Morse. Si la scène est terriblement immense pour le groupe qui n’arrive, ni ne cherche, à la combler, le guitariste, lui, ne démord pas. Souriant et toujours aussi incisifs dans ses solos, il semble le seul maître à bord alors que Gillan se fait lentement mais inévitablement aspirer par la profondeur de la scène. Pourtant, que la setlist est belle et variée. On a même droit à un Uli Jon Roth (ex-Scorpions) qui vient jammer sur « Smoke On The Waters » en compagnie de Steve Morse ! Mais il y a définitivement trop de substance dispensable. Solos et jams – pas toujours inspirés qui plus est – parviennent à achever ce show qui, dans tous les cas, est parti sur un mauvais tempo. Et malheureusement ce triste constat sera à nouveau observé quelques semaines plus tard, à Colmar, lors de la Foire Aux Vins.

Rammstein : le coup de grâce !

Du feu, des paillettes, un gros son, le tout devant plus de quatre-vingt milles spectateurs : Rammstein, dernier groupe programmé pour ce premier jour, va faire mal ! Si un concert des Allemands, ici, en France, s’avère toujours grandiloquent, chez eux, dans le plus grand festival metal d’Europe, inutile de préciser que la baffe est démentielle. Vraiment démentielle. Au point de couper la chique à un Till Lindemann toujours froid et distant. Toujours dans son personnage scénique. Ici, c’est une récompense qui est offerte à Rammstein. Car nul feux d’artifice, qu’ils soient au dessus, en dehors ou dans la scène ne peuvent rivaliser avec ce spectacle : celui d’une foule qui chante et reprend en chœur un « Ich Tu Dir Weh », prenant de court le frontman. Une seule et même voix résonne dans l’enceinte du festival ! Car oui, nous pauvres français à l’accent vagabond, ne pouvons rivaliser face à un peuple qui peut, lui, tout chanter en comprenant tout ce qu’il chante. La foule est dense. Tout le festival est au pied du combo qui, comme à son habitude, gratifie son auditoire d’un show visuel toujours autant soigné. Côté setlist on retrouve quasiment les mêmes titres que sur la date lyonnaise que nous avions couvert plus tôt au printemps. Soit, une setlist best-of. Le concert se terminera dans une éjaculation de substance sucrée (et collante) sur « Pussy » après un « Sonne » en duo avec le chanteur de musique populaire et traditionnelle allemand, Heino. Véritable coup de poing dans le museau, Rammstein quitte la scène ému et bluffé par l’accueil qui leur a été réservé. Le public, lui, file se coucher après avoir mis plus de trente minutes à traverser le site du festival au bord de l’implosion. Le lendemain matin Rammstein avait laissé une trace palpable : le site était littéralement désert. Réveil difficile pour ce second jour ?

Après un copieux et délicieux petit-déjeuner à la manière allemande (charcuterie et bière), le second jour sera bien plus complet et sportif que le précédent. Le coup d’envoi est sonné à 11h par Neaera, formation teutonne de death mélo aux lourds relents deathcore de très bonne qualité. Groupe de toute évidence inconnu en Hexagone, Neaera a une base de fans solide outre-Rhin. Bien que le son soit quelque peu brouillon, la prestation scénique est excellente tant le frontman du combo, Benjamin Hilleke, est heureux d’être ici, sur cette scène principale, à Wacken. Le concert sera un bon et agréable moment. Mais l’attraction du jour sera de chez nous. Car après le concert anecdotique de Tristania, dont l’ensemble de la prestation est, plus ou moins, à oublier (quelle horreur ce son !), la Black Stage voit arriver nos Frenchies de Gojira. Second passage des Français au Wacken, mais ce coup-ci, c’est sur l’une des deux scènes principales que le groupe est accueilli par une foule compacte.

« Explosia » ouvre les hostilités. Le son est énorme. Le groupe est parti pour faire mal. Gojira est véritablement devenu un groupe de référence de la scène metal. Le constat est flagrant ! Après avoir entendu une Française hurler un « Mario, à poil », à nos côtés se produira un spectacle déconcertant : celui d’une groupie, de sexe masculin, véritable fan hardcore allemand du combo. La violence de son headbanging n’aura d’égal que sa joie après avoir cumulé baguette, médiator et bouteille d’eau reçus du combo. Sur scène, le groupe distille une setlist imparable : « Flying Whales », « Backbone », « Love », « L’Enfant Sauvage », « The Heaviest Matter of the Universe », « Vacuity », « Connected », « Remembrance », « Oroborus » et un « The Gift of Guilt » du feu de dieu pour clouer sur place une foule conquise. Même la sécu est sous le charme des Français. Un vigile, sur « The Gift Of Guilt », se tournera en effet vers son collègue en hochant la tête d’un signe approbateur ponctué d’un pouce dressé en l’air après avoir désigné les membres de Gojira. Le collègue acquiescera lui aussi d’un signe de tête. Véritable attraction que je vous disais. Outre les fans du groupe, Gojira a désormais une aura incroyablement captivante qui sait convaincre une audience non initiée. La prestation est solide, au même titre que la réputation du groupe hors de ses frontières. Gojira est grand et l’a prouvé.

Le Metal Market sous un soleil de plomb.

Le soleil est désormais haut dans le ciel allemand. L’été bas son plein et le ciel radieux étire les sourires sur les visages. Mais celui-ci fera bien des ravages arrivé au cœur de l’après-midi. Les allers et retours aux points d’eau pour s’arroser sont nombreux, et biens futiles. Les vêtements inondés sèchent inlassablement en à peine quelques minutes. De plus les points d’ombres sont rares devant les scènes. Ainsi, le concert de Powerwolf aura été savouré en perpétuel mouvement afin de ne pas rester planté sous ce soleil brûlant.

Sur la True Metal Stage Powerwolf gratifie le public d’un show joyeux, bien que visuellement en total contraste avec le temps. Le groupe arrive sur scène grimé de noir et de blanc dans un décors de cathédral dressé pour les besoins de leur show. L’ambiance est plutôt sombre mais le soleil se dressant au dessus de la scène illumine le public au pied de celle-ci. Armé d’un nouvel album, Preachers Of The Night, Powerwolf est un groupe qui sait occuper son espace scénique (notamment grâce au clavier Falk Maria Schlegel). Son charismatique leader à la voix puissante, Attila Dorn, intrigue et attire les regards. Sa justesse est déconcertante. Le power du groupe reste indéniablement coincé dans un coin de la tête. Chantant et festif, voilà la force de Powerwolf. Des riffs et refrains accrocheurs déboulent titre après titre. En outre, Preachers Of The Night, bien que légèrement en deçà de ce que le groupe a déjà prouvé par le passé sur album, sonne à merveille sur scène. Dommage que ce soleil soit si piquant et vienne, au final, nuire à l’appréciation de ce concert, au demeurant d’excellente facture.

Place ensuite au Norvégien Ihsahn. Un peu d’avant-garde pour le goûter de 16 heures. Mais la carrière post-Emperor du musicien semble dépasser la foule qui dégrossit considérablement. Ihsahn se produit ainsi devant ce qui sera la plus faible audience du jour, au moins sur les scènes principales. Dommage, car le musicien et son groupe livrent comme à l’accoutumée un set musicalement riche et intense. Mais le soleil beaucoup trop virulent et le manque de popularité d’Ihsahn (hors Emperor) sont radicaux. Le public s’égraine, petit à petit, et se dirige vers le premier coin d’ombre ou, directement, au bar histoire de se désaltérer.

Le jardin de la bière, pour assouvir une quelconque soif !

Après un petit tour à l’ombre d’une tente (où se déroulait une conférence tenue par Henry Rollins), l’objectif était désormais d’éviter au maximum le soleil ardent. Et en se dirigeant vers le camping, à l’ombre de notre tente le temps de quelques minutes, un objet inhabituel sur un festival croisa notre regard. Devant les douches, à l’entrée du Wackinger, se tenaient plusieurs…machines à laver ?! Des machines à laver, sur un festival ! La présence de ce seul meuble définit ce qu’est Wacken. La présence de ces machines expliquant au passage la présence de lessive donnée en début de festival. Enfin bon, des machines à laver sur un festival, ça valait bien un paragraphe, non ?

Côté concerts, Pretty Maids offre son heavy (genre musical dont les Allemands raffolent !) sur la True Metal Stage avant qu’Agnostic Front vienne apporter un vent de hardcore sur la Black Stage pour un concert puissant et bien plus maîtrisé, a contrario de ce que le groupe avait offert aux spectateurs présents au Hellfest en juin dernier. Dans le même temps, Soilwork offre une prestation attendue sur la Party Stage, devant un public conséquent et heureux de se délecter de ce death mélo scandinave, qui ici mettra l’accent sur sa dernière galette en date : The Living Infinite. Mais la grande surprise de ce jour, sur scène, se fera à 21h. Alors que Motörhead était censé rester au garage pour l’été suite aux légers soucis de santé de l’increvable Lemmy, le son rugueux et typique des Anglais s’échappe – à ma plus grande surprise – des enceintes de la True Metal Stage. Lemmy et sa bande sont bel et bien présents en terre allemande.

Motörhead : plus de peurs que de mal.

Un show qui a fait suer froid plus d’un metalhead. Car en effet, Motörhead a dû écourter celui-ci après six titres, soit une demi-heure de concert au lieu d’une heure et quart. La raison, tous s’en doutait. L’état de santé du frontman n’était pas au mieux et laissait transparaître un Lemmy en petite forme après les quatre premiers titres. Ainsi, après « Over The Top », Lemmy quitte une première fois la scène, laissant le guitariste Phil Campbell exécuter un inhabituel solo pour faire patienter la foule. Lemmy a eu beau revenir un dernier coup, c’est Thomas Jensen (fondateur et organisateur du Wacken Open Air) lui-même qui est revenu annoncer que le concert n’irait pas plus loin. Toutefois, plus de peurs que de mal, la légende est toujours vivante. Et six titres auront suffi à faire vibrer la foule qui était prête à en découdre.

Si la programmation sur les scènes principales est conséquente et alléchante, c’est sur la Headbanger Stage que Leprous démontre tout son talent. Le backing-band d’Ihshan armé de son nouvel opus Coal est irrésistible sur scène. Entre un son clair et limpide mettant en avant la justesse vocale d’Einar Solberg et des compositions intelligentes et poignantes dans leur format live, Leprous est un groupe qui laisse une marque dans l’esprit des spectateurs. Évidemment axés sur son nouvel album, la setlist et le concert dans son intégralité s’avèrent envoûtants. Indéniablement, « The Cloak » laissera pantois plus d’un spectateur par les envolées lyrique du chanteur. Si Ihsahn s’est produit en pleine après-midi sous un soleil de plomb, Leprous joue à la tombée du soir, sous une tente, pour un show, de surcroît, sublimé par de somptueuses lumières. Un concert marquant par sa richesse musicale qui a sans doute fait de nouveaux adeptes.

Un peu plus tard, retour sur les scènes principales avec Doro, chez elle, ici au Wacken. Le festival rend hommage à la dame qui, dans l’histoire du heavy metal, a laissé son empreinte au Panthéon des grands. Sur scène, Doro c’est avant tout un personnage. Souriante, sincère, sa crinière blonde au vent, et heavy jusqu’au bout des ongles. Le concert enchaîne classiques sur classiques (notamment de l’époque Warlock) dont l’inévitable hymne du Wacken : « We Are The Metalheads ». A cela suit un « Raise Your Fist In The Air » quelque peu bateau mais qui reste indéniablement fédérateur, au moins en live. En plus d’une pléiade d’invités (Biff Byford, Uli Jon Roth, Eric Fish et Frau Schmitt, Phil Campbell, Joakim Brodén et Corvus Corax) le concert offrira aux Wackeneurs deux reprises éminemment heavy : « Denim And Leather » de Saxon et « Breaking The Law » de Judas Priest. Un show dans la plus pure tradition heavy. Oui, heavy !

Ce second jour se clôturera à trois heures du matin avec le heavy (pour changer) et power de Grave Digger. Et, Dieu, qu’il y avait encore foule !

Wacken c’est plus de 80 000 festivaliers sur trois jours.

Ce dernier, troisième et ultime round est, sur l’affiche du moins, ni plus, ni moins qu’une mise à mort. Têtes d’affiches du jour : Anthrax, Trivium, Alice Cooper et Nightwish. De quoi émoustiller plus d’un festivalier malgré le fait que les mines sont de plus en plus fatiguées, crasseuses mais encore et toujours souriantes. La bonne ambiance règne sur le festival. Mais force est de constater que nos chers voisins de tente ont tout de même ralentis la cadence. Car il faut croire que la petite playlist matinale finie par faire mal au crâne arrivé en fin de semaine. Quoi qu’il en soit, après une semaine en terre allemande, le moment est venu de profiter de cet ultime jour. De plus, le temps s’est couvert, un léger vent souffle et le soleil brûlant de la veille a laissé sa place à quelques grincheux nuages. Idéal donc, pour partir voir Fear Factory qui a pour mission de tirer le premier coup de canon.

Réputé pour ses prestations live en demie mesure, Fear Factory ne s’en sortira finalement pas trop mal. Agréable surprise de voir un Burton C. Bell s’en sortir vocalement avec mention « passable » sur ce show. Certes il y a encore quelques couacs, ci et là. Mais le son assez fort n’aide guère. La guitare est criarde et la batterie légèrement sur-mixée. C’est en s’asseyant que le son trouve enfin un bon équilibre. Evidemment, cela oblige de se relever de temps à autre histoire de voir ce qu’il se passe sur scène. Mais le peu de mouvements du combo force à se concentrer sur le son plus que sur le visuel. Même si Mike Heller est un diable derrière son kit de batterie et que Dino Cazares reste un sacré bonhomme sur scène. Étonnement, The Industrialist, nouvel opus du groupe, n’est pas des plus représentés aujourd’hui. Le public aura droit au titre éponyme qui fera malheureusement parti des couacs du jour pour les Américains. L’audience aura cependant droit à un « Cyberwaste » pour la première fois joué avec Dino Cazares à la guitare. Mais trop d’émotion tue l’émotion. Le groupe tire ses deux dernières cartouches « Replica » et « Martyr » puis s’en va.

Si le groupe a été placé en milieu d’après-midi, il n’en demeure pas moins que Lamb Of God était fichtrement attendu. C’est une ovation pour Randy Blythe et ses comparses à leur arrivé sur scène. Le couteau entre les dents, L’Agneau De Dieu dégaine, frappe, touche. Premier coup, premier essai. Lamb Of God part littéralement comme une furie. Le public se déchire et bouge comme s’il avait le diable au corps. Blythe est dans une forme hallucinante, le faisant sauter et headbanguer avec force. Toute son énergie surexcite encore un peu plus le public qui, pourtant, va prendre une bonne douche froide. Le ciel, jusqu’alors couvert, laisse apparaître au loin un bien sombre nuage. Celui-ci se retrouva au dessus de nos têtes sans qu’on eut le temps de comprendre. La pluie s’abat à grosses gouttes sur le site. Et au-delà des pogoteurs acharnés, la partie passive du public court trouver un abri. Certains et certaines seront accueillis sous les stands de nourritures qui tirent alors leur auvents et offrent quelques saucisses chaudes. Le geste est classe. Le nord de l’Allemagne est malheureusement coutumier de ces soudaines averses. Et si la pluie ne dura pas, le sol, lui, était désormais boueux. Lamb Of God, de son côté, distribue encore ses riffs affûtés dans les oreilles des nombreux fans qui n’ont eu que faire de cette pluie, au final, salvatrice pour eux. « Redneck » subjugue l’audience, puis un dernier morceau pour la route, afin de laisser les oreilles groggyes.

Messieurs, sachez qu’un individu a uriné dans cette flaque avant que vous veniez vous y jeter…

Avant la forte démonstration de Lamb Of God, sur la True Metal Stage avait lieu la prestation des Teutons de Die Apokalyptischen Reiter. Festif et tout en légèreté, ce concert aura vu, à l’instar d’un Rammstein, un public chanter à plein poumons, heureux de les retrouver sur cette édition 2013, alors que les slammeurs s’en donnaient à cœur joie et que les sourires du frontman Fuchs étaient plus que communicatifs. Un show agréable et à l’image de ce qu’est finalement le Wacken. Enfin, après le thrash moderne des Agneaux De Dieu, place à Anthrax. Concis et « in your face ». Voilà comment résumer cette prestation du combo qui ouvre par la doublette « Among The Living »/ »Caught In A Mosh ». Le tempo est donné d’entrée de jeu : Anthrax va poursuivre là où Lamb Of God s’est arrêté. De plus, le groupe à une setlist qui a de quoi convaincre les plus rétiscents. Entre un « In The End » dédié à Ronnie James Dio et une reprise de « TNT » d’AC/DC, Anthrax marque des points – bien que le groupe n’ait plus rien à prouver à qui que se soit. La formation reste l’une des plus constantes du Big 4, et Scott Ian étant encore et toujours un véritable phénomène sur scène, Anthrax ne peut que satisfaire.

18h30, Danzig monte à son tour sur scène. Ce coup-ci direction la Black Stage. Les guitares lourdes au son épais couvrent les premiers rangs d’un flot de décibels incessant. Toutefois, le show peine à décoller. Jusqu’à ce que Doyle Wolfgang Von Frankenstein grimpe aux côtés de son ex-collègue des Misfits pour, en plus d’exposer sa musculature luisante, pousser l’ambiance dans des retranchements bien plus électriques. Les fans sont aux anges, et le concert prend alors des allures de revival des Misfits avec une seconde partie de set entièrement consacrée au répertoire de ces derniers. Le spectacle se clôture sur l’incontournable « Mother » puis sur un expéditif « Die, Die My Darling ». Pendant ces derniers titres, la foule migre et se condense subitement devant la scène voisine, prête à accueillir Trivium. 19h45, Matt Heafy et ses comparses entament leur set par le très bon « Throes Of Perdition ». Le public ne tarde pas à réagir. Ça saute et tourne dans tous les sens sous un soleil qui décide enfin à pointer derrière les nuages. L’après-midi est éprouvant par la cadence des concerts qui s’enchaînent tout en mettant quasi systématiquement une petite claque derrière la nuque. Or Trivium, après un démarrage réussi, laisse filer le tempo. Plus le show avance et plus les fans du groupe rentrent dans ce concert. A contrario du reste de l’audience qui laisse filer son attention. Pourtant le groupe n’oublie pas ses classiques que sont « A Gunshot To The Head Of Trepidation » et « In Waves ». Ainsi, Trivium quitte la scène en laissant un goût amer dans la bouche de certain, alors que les fans sortent tout sourire et tout boueux.

Alice Cooper et Orianthi.

Que les choses soient claires de suite, Alice Cooper a offert à Wacken une setlist tout bonnement excellente. Le don de la mise en scène chez l’artiste n’est plus un mystère – vague curiosité encore pour quelques uns. Ainsi, quand on va voir un show d’Alice Cooper, on s’attend à la fameuse guillotine, à la camisole de force et aux autres objets en tout genre qui agrémentent le spectacle. Mais, couplé à cela une setlist minutieusement travaillée et vous aurez un concert de grande classe. Entamer le show par un « Hello Hooray » auquel s’enchaînent « House of Fire », « No More Mr. Nice Guy » et « Under My Wheels » et voilà le Wacken embarqué par Alice et sa bande. Des musiciens désormais aux côtés du chanteur depuis quelques années et qui, à tour de rôle, seront mis en lumière à travers divers solos ou mises en scène, assurent le spectacle et tiennent la baraque musicalement parlant.

En outre, ce concert sera avant tout un hommage au Rock avec un grand « R ». Si le concert se termine sur l’habituel « School’s Out » enchevêtré à « Another Brick In The Wall » de Pink Floyd, Cooper rend aussi hommage à quelques icônes majeures de la musique rock, et donnant aussi une idée de ce que l’artiste prépare sur son futur album de reprises : Jim Morrison, John Lennon, Jimi Hendrix et The Who sont ainsi représentés ce soir, sur scène. Premier réminiscence à coup de « Break On Through (to the Other Side) » de The Doors, fédérateur comme pas deux. Puis, « Revolution » des Beatles et un « Foxy Lady » d’Hendrix pour rappeler à quiconque en aurait douté qu’Orianthi est une sacrée guitariste. Et enfin, « My Generation » de The Who, dressé depuis fort longtemps au rang des titres cultes du rock, voire de l’histoire de la musique.

Il est aisé d’émettre une critique. Nightwish l’a bien saisi au cours de ces dernières années. Dénigrée par une partie des fans, Anette Olzon a finalement mis voile vers le large laissant ses collègues lui trouver une remplaçante. Et ce coup-ci, pas question pour Tuomas de refaire la même tentative : pour rassurer les fans du genre autant prendre un nom que tout le monde connaît (ou presque) avec Floor Jansen. Choix artistiquement cohérent au vue du pedigree de la dame et du style musical de Nightwish. Ainsi, pour de nombreux Européens, c’est la découverte. Comment Floor Jansen se débrouille-t-elle avec le répertoire des Finlandais ? Si nombreux sont ceux à avoir parié sur le fait que, quoi qu’il arrive, elle ne pouvait pas être pire qu’Anette, nombreux sont ceux qui auront déchanté.

Le premier constat ne tarde pas à se dresser : le son est trop fort ! Nous supposons alors que le groupe prévoit d’enregistrer ce live. A juste titre. Car souvent, en festival, un concert dont le son est démesurément fort est synonyme d’une captation live. Cependant, si le son est sur-dosé, la voix de Floor sur « Dark Chest Of Wonder » fait subitement sombrer toutes illusions. Car ce titre est, malheureusement, fort mal géré et la voix est littéralement à côté de la plaque. Floor Jansen a une tendance à sur-jouer et en faire des caisses sur scène. Ainsi, « Wish I Had An Angel » s’en sort sans gros dommages à l’inverse de « She Is My Sin » et pire, de « Storytime »…la déception est grande. Heureusement, sur scène, le spectacle en met plein les mirettes. Les effets pyrotechniques sont nombreux et explosent dans tous les sens. Tout n’est pourtant pas à jeter dans ce concert. « Romanticide » et « Ghost Love Score » verront briller la chanteuse qui, étrangement, adopte un ton subtil et adéquat pour ces titres à la technicité vocale folle. Mais le sentiment général reste bien fade, et dans les couacs de ce Wacken 2013 Nightwish vient se loger en bonne place.

Un petit match de catch entre deux concerts sous la Headbangers Stage !

Ainsi se clôture le Wacken pour votre serviteur. Plus qu’un festival, le Wacken est une institution. Preuve en est, cette année encore, ce record de vente de billet conduisant l’édition 2014 à être d’ores et déjà sold-out. En même temps, lors du dernier jour, les écrans géants annonçaient déjà les premiers noms de l’année prochaine. Emperor, Apocalyptica ou encore Avantasia, il est évident qu’une affiche du Wacken Open Air ne sera jamais mauvaise.

Une semaine de son, de concerts et de souvenirs mémorables, poussé jusqu’au moment du départ où, même levé à 7h du matin, le camping s’est déjà transformé en dépotoir. Le nombre de tentes abandonnées est hallucinant et on se trouve à prendre en pitié les pauvres bénévoles qui devront nettoyer ces champs de tout ces déchets.

Certaines choses sont évidemment oubliées ou mis de côté dans ce compte-rendu, tel les matchs de catch ou les différentes activités sur du Wackinger ou dans le village (telle que la fanfare). Mais le titre de Mecque du metal n’est définitivement pas usurpé et tout metalhead se doit, finalement, de faire tôt ou tard son pèlerinage en terre allemande afin de se faire, à son tour, ses propres souvenirs.

Source photos : Wacken.



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  • merde, tellement de souvenirs…. :’)

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  • Merci pour ce compte rendu, ça rappelle de très bon souvenirs. Je suis juste pas du même avis concernant Nightwish, j’ai trouvé se concert vraiment énorme et pourtant avant de les voir j’avais de gros doute concernant Floor

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