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Interview   

Kamelot : la musique, ce refuge


Thomas Youngblood - KamelotLa musique est une de ces choses qui, de manière assez inexplicable, nous touche de manière intime et nous permet de magnifier les bons moments comme nous donner la force de traverser les mauvais. Ca a notamment été le cas du guitariste de Kamelot Thomas Youngblood qui nous relate dans l’entretien qui suit sa propre expérience du « refuge » que peut représenter la musique. C’est ainsi qu’il souhaiterait que sa propre musique deviennent ce même genre de refuge pour ses fans, dans un monde pas toujours facile à vivre et qui semble de plus en plus se disloquer. D’où le patronyme du nouvel album de Kamelot : Haven (« Havre » ou « Refuge » en français). Second opus avec Tommy Karevik, auprès de la voix duquel Kamelot a lui-même trouvé son refuge après le mini-séisme dans la carrière du groupe qu’avait représenté le départ du talentueux et charismatique Roy Khan.

Youngblood nous parle donc de cette seconde borne dans la nouvelle ère de Kamelot, la façon dont elle a été abordée, ce qu’elle représente d’un point de vue des thématiques, mais aussi des sujets plus généraux. Le guitariste nous donne également quelques nouvelles de son album solo, qui n’en est semble-t-il plus un…

Kamelot 2015

« Après tant d’années, j’ai l’impression de connaître les fans. Il y a un sentiment général d’acceptation par rapport à ce que nous faisons, même lorsque nous expérimentons avec la musique, ils sont ouverts d’esprit. »

Radio Metal : La tournée de Silverthorn était la plus longue et la plus populaire de vos tournées. Comment expliquez-vous autant de succès et que retenez-vous de cette expérience ?

Thomas Youngblood : J’imagine que c’est une récompense du dur labeur, le fait de croire en nous et les choix que nous avons faits, notamment par rapport au choix de nos chansons et à la composition. Nous avons trouvé un incroyable chanteur, Tommy Karevik. Je pense que ces choix ont permis au groupe de faire plus de tournées, jouer dans des villes et des endroits où nous n’avions jamais joué avant. La clé est de croire en soi, en ses tripes, et je vois déjà aujourd’hui, avec l’arrivée du nouvel album, de nouvelles offres pour des villes où nous n’étions jamais allés avant. Et nous visiterons plus de pays et plus de villes dans la partie française de la tournée. C’est excitant !

Silverthorn a imposé Tommy Karevik comme le nouveau chanteur de Kamelot. Quelle a été la réaction de l’audience et des fans ? Vous attendiez-vous à ce qu’il soit facilement accepté ?

Je n’étais pas sûr, mais après tant d’années, j’ai l’impression de connaître les fans. Il y a un sentiment général d’acceptation par rapport à ce que nous faisons, même lorsque nous expérimentons avec la musique, ils sont ouverts d’esprit. Quand tu compares les fans d’autres groupes qui ont dû remplacer leur chanteur, comment leurs fans ont réagi par rapport aux nôtres, je suis très fier de dire qu’il y a eu très peu de réactions dramatiques, et bien plus un esprit d’aller de l’avant, de regarder vers le futur.

Comme Silverthorn était le premier album avec Tommy au chant, vous aviez tout à prouver. Vous sentiez-vous donc moins sous pression et peut-être plus détendus pour ce nouvel album ?

Je suis toujours un peu sous pression, qu’importe la raison. Je pense qu’après dix albums studio, faire ce onzième album m’a fait me sentir, je ne dirais pas détendu mais je pense que l’on voulait faire des choses différentes, toujours en gardant le son de Kamelot. Mais les fans veulent aussi entendre de nouveaux éléments, comme ce que nous avons fait sur chaque album. Même aujourd’hui je ne dirais pas que Silverthorn jouait la carte de la sécurité, mais c’était certainement plus un hommage pour ce qui est des chansons par rapport à Haven et, peut-être, les albums du passé.

Jusqu’à 2012, tu étais le compositeur principal avec ton ancien chanteur Roy Khan, avant qu’il ne parte du groupe. Pour l’album Silverthorn, les choses ont changé et Oliver Palotai (NDLR : claviériste de Kamelot) a été plus investi dans l’écriture. Que peux-tu nous dire à propos du processus d’écriture de ce nouvel album, comment la dynamique a-t-elle évolué ?

Ce fut incroyablement fluide dans un sens. Un des trucs cool à propos d’Oliver est qu’il est un incroyable musicien, il comprend ce qu’était le son de Kamelot, ce que c’est maintenant et ce que ce sera dans le futur. Il aime beaucoup les accords que nous avions l’habitude d’utiliser par le passé, les structures et ce genre de choses. Le fait qu’il soit un pianiste est aussi super parce que Roy aussi joue du piano, donc nous écrivions ainsi une bonne part des accords pour les voix et je pense que c’est une clé importante pour que ça donne moins l’impression qu’il y ait eu une coupure.

Est-ce que l’implication de Tommy dans le processus d’écriture a évolué, étant donné qu’il n’était pas là au début de l’écriture de Silverthorn ?

Nous avons présenté les chansons sans les voix, sans les mélodies vocales sur Silverthorn, et Tommy et Sascha (NDLR : Sascha Paeth, producteur) ont bossé ensemble sur les mélodies, les paroles et autres. Je dirais que c’est une approche similaire cette fois, mais avec peut-être un peu plus venant de Tommy et de ses idées musicales. Il a été clairement plus impliqué avec Haven, et je pense qu’il s’est senti un peu moins sous pression. Il a été capable de s’exprimer un peu plus personnellement. Tu entendras sur Haven des parties vocales incroyables et uniques, juste hallucinantes.

Dans une interview de 2013, tu nous as dit que Tommy Karevik avait dépassé tes attentes. Dirais-tu que ses capacités vous ont permis d’explorer de nouvelles choses ?

Ouais, aujourd’hui encore je suis étonné de la manière dont tout s’est goupillé. Je suis impressionné par son talent en tant que chanteur et aussi, les paroles de Haven sont pour moi parmi les meilleures dans l’histoire de Kamelot. Je ne dis jamais que quoi que ce soit est le meilleur, parce que c’est une question de goût avant tout, mais je suis vraiment heureux des mélodies vocales, des paroles, et le fait que l’album soit à cent pour cent du Kamelot. Et pour autant, nous avons été capables d’ajouter des éléments originaux pour essayer de garder les choses fraîches.

Au fait, as-tu des nouvelles de Roy Khan ? Nous n’avons eu absolument aucune nouvelle de lui depuis un bon bout de temps…

Tout ce que je sais, c’est qu’il vit toujours en Norvège. Je pense qu’il est heureux. En dehors de ça, nous ne correspondons pas vraiment.

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« [Les fans] sont sous pression à l’école, dans leur famille, avec leurs parents ou autre, et ils auront cet album dans lequel ils pourront se perdre. »

Ce nouvel album est appelé Haven (NDLR : « Havre » ou « Refuge » en français), et pourtant il décrit un monde plutôt dingue. Etait-ce l’intention que l’auditeur trouve, dans cet album, un refuge dans un monde devenu fou ?

Absolument. C’est tout le contexte de Haven. C’est effectivement un monde fou. Chaque année, il le devient de plus en plus, et ça va probablement être comme ça jusqu’à ce qu’une catastrophe arrive. J’ai juste pensé que ce serait sympa d’avoir un album qui, avec un peu de chance et à un faible degré, ferait s’évader les fans. Ils sont sous pression à l’école, dans leur famille, avec leurs parents ou autre, et ils auront cet album dans lequel ils pourront se perdre. Et c’est pour ça que Haven a une grande diversité, pour que tu ne l’écoutes pas qu’une fois ou deux, mais que tu puisses continuer de l’écouter et trouver de nouvelles choses à chaque écoute.

Penses-tu que c’est un des objectifs principaux de la musique, ou de l’art en général, d’être un refuge pour les gens, leur permettant d’échapper à la réalité ?

Je pense que, pour beaucoup d’artistes, c’est l’une des motivations originelles, d’une certaine manière. Ils le font pour eux-mêmes ; c’est quelque chose de cathartique. J’adorerais commencer à faire de la peinture, et je pense que ce serait une bonne manière pour moi de m’écarter de la musique pendant un temps, me perdre et laisser mon imagination vagabonder dans une direction différente. Pour un peintre expressionniste, un musicien, ou un réalisateur, toutes ces choses sont en quelque sorte un reflet de ce que tu pourrais vouloir pour toi-même.

Peux-tu nous en dire plus sur ce qu’est ce concept ? Oliver Palotai a notamment mentionné que « Haven a un côté agressif qui est la représentation du groupe comme étant « Le Changement Révolutionnaire dans le scénario. » Qu’est-ce que ça veut dire ?

A la base, nous ne voulions pas faire d’album concept, et techniquement ce n’en est pas un. Mais il y a ce thème de révolution d’un bout à l’autre. Et c’est un peu ce dont je parlais plus tôt, cette échappatoire, que ce soit du gouvernement ou des multinationales qui nous bombardent de produits, tu vois une famille de cinq personnes dans un restaurant et tout le monde est sur son téléphone portable au lieu de se parler entre eux. Nous voulions dépeindre ce contraste entre la beauté et ce monde apocalyptique dans lequel on se dirige lentement. Et pour montrer qu’il y a de l’espoir au bout du tunnel, il faut montrer les parties sombres. Nous espérons que nous avons pu exprimer ces images, avec ce contraste entre lumière et ténèbres, entre le beau et les choses apocalyptiques.

As-tu été inspiré par des évènements qui ont eu un impact sur toi ?

Quand j’étais petit, mon père est décédé, et c’est évidemment bouleversant pour un enfant. Ca m’a inspiré pour écrire « Don’t You Cry » (NDLR : de l’album Karma de 2001) et m’a sans doute fait mûrir un peu plus vite que prévu. Je me souviens qu’il a fallu que je déménage dans cette ville vraiment merdique, j’étais complètement perdu quand mon père est mort. Je ne connaissais personne à l’école ; ce n’était vraiment pas l’endroit idéal pour vivre. Donc quand je rentrais de l’école, j’écoutais des groupes comme Ozzy Osbourne et Scorpions, et je dessinais des logos pour… A l’époque je voulais avoir un groupe, alors je travaillais sur des logos. C’était environ une période d’un an et demi et ça m’a permis de traverser des temps difficiles, tu sais. Donc quand j’étais gamin, j’avais ces albums qui étaient mon havre. Même à un moindre degré quelqu’un peut obtenir quelque chose du nôtre, je crois.

Il y a trois invités sur cet album : Alissa White-Gluz (Arch Ennemy), Troy Donockley (Nightwish) et Charlotte Wessels (Delain). Et c’est quelque chose qui est devenu assez récurrent dans Kamelot. Te sentirais-tu limité dans tes histoires dans le fait de compter sur une seule voix dans tout l’album ?

Absolument pas, je pense que nous ferons ça à un moment mais tant que j’ai le luxe d’avoir de supers amis qui peuvent ajouter leur étincelle à nos chansons, je pense que c’est amusant à faire. En gros, dès The Fourth Legacy nous avons eu des chanteuses en invitées, comme Rannveig [Sif Sigurdardóttir] sur « Sailorman’s Hymn » il y a longtemps. Sur « Nights Of Arabia » nous avions aussi une invitée, [qui s’appelait Cinza Rzzo]. Elles n’étaient pas très connues mais elles avaient ce piment que nous recherchions, presque comme quelque chose de théâtral. Maintenant on a le luxe d’avoir des amis qui sont un peu plus connus sur l’album.

Deux de ces invités sont des chanteuses et le troisième, Troy, vient de Nightwish. En plus, un de vos albums, Epica, a inspiré le nom d’un groupe à chanteuse désormais connu. Dirais-tu que Kamelot a une relation spéciale avec les groupes à chanteuses ?

J’imagine que ce n’est pas de notre faute. Il est clair que si un groupe de death metal s’était appelé Epica, il y aurait eu une connexion là aussi, tu vois. Mais je pense que musicalement, il y a une similarité. C’est juste qu’il se trouve qu’ils ont une chanteuse, et nous nous avons un chanteur. Cette catégorie du metal symphonique est assez large. Je pense que nous sommes l’un de ces rares groupes qui fonctionnent vraiment bien avec ces groupes à chanteuse.

Est-ce que l’idée d’engager un second chanteur, et en l’occurrence peut-être une chanteuse, dans le groupe vous a déjà traversé l’esprit dans l’optique d’un complément de la voix à celle de Tommy au lieu d’avoir des invités ?

Oui, mais en même temps je ne pense pas que ça arrivera un jour, car on ressent vraiment cette liberté de pouvoir faire ce que l’on veut et de ne pas devoir en quelque sorte brouiller les cartes en ajoutant un autre membre permanent. Et puis, tu sais, c’est plutôt cool maintenant, puisqu’en ce moment Linnéa Vikström de Therion tourne avec nous, et elle est vraiment douée. Elle apporte un élément différent par rapport à Alissa ou Eliz. Et ensuite, peut-être que pour la tournée en Europe Alissa tournera avec nous, et peut-être qu’au Japon Eliz tournera avec nous. Donc pour nous ça rend la chose amusante et sympa de travailler avec des gens différents, sans que le show ne dépende de ce membre, et c’est pourquoi je pense que c’est une bonne chose de rester à cinq gars.

Kamelot 2015

« Nous espérons que nous avons pu exprimer ces images, avec ce contraste entre lumière et ténèbres, entre le beau et les choses apocalyptiques. »

Kamelot était connu dans ses premières années pour ses influences speed metal, qui sont maintenant presque complètement parties en faveur d’une musique plus heavy et orchestrale. Est-ce que tu dirais que les riffs speed metal, qui caractérisaient votre musique à un certain moment, étaient une marque de jeunesse et que la grande diversité que vous avez maintenant est le résultat de l’expérience que vous avez acquise ?

Je pense qu’il y a une certaine vérité là-dedans. Dans Haven, nous avons une de nos chansons les plus rapides, « Liar Liar (Wasteland Monarchy) », avec aussi Alissa en invitée. Donc nous avons toujours cette influence, et c’est pourquoi, quand je réécoutais l’album entier, il y avait quelques parties me rappelant The Fourth Legacy, des chansons rapides comme « Liar Liar (Wasteland Monarchy) » ou « Veil Of Ensilyum ». Et ensuite, il y a des éléments modernes que nous étions juste en train d’expérimenter à l’époque. Je trouve que ça fait partie de la diversité que nous avons ajoutée sur Haven.

Tu as composé tout seul des albums entiers pendant presque vingt ans. Dans une interview, tu disais que, quand tu as commencé, tu avais un petit enregistreur quatre pistes et une boîte à rythmes. Dirais-tu que, parce que tu ne pouvais t’appuyer sur la technologie comme beaucoup de groupes aujourd’hui, tu as appris à te concentrer et faire de bonnes chansons ?

J’imagine qu’il y a du vrai là-dedans, jusqu’à un certain point. Même avec les systèmes d’enregistrements numériques, tu te dois de faire de bonnes mélodies avec le chanteur, mettre des accords en arrière plan, etc. mais effectivement, quelquefois, la vieille époque où tu pouvais juste brancher ta guitare et enclencher l’enregistreur à bande me manque, parce qu’alors tu n’avais pas à te soucier des crashs d’ordinateur et autres problèmes. D’un autre côté, avoir des programmes comme Toontrack servent pour les idées de batterie que je peux envoyer à Casey [Grillo] (NDLR : batteur de Kamelot), ensuite il peut écouter ça et l’arranger à sa façon. Ce genre de trucs te permet d’écrire et d’avoir des idées beaucoup plus vite. Ce n’est peut-être pas meilleur, mais c’est plus rapide. J’ai eu à un moment une boîte à rythme SR-16, et je programmais les rythmes dessus, ce qui prenait une éternité, et pour autant ça ne sonnait toujours pas comme je voulais. Mais maintenant, je peux prendre Toontrack, trouver un rythme qui correspond à peu près à ce que je souhaite, l’ajouter à ma session et l’éditer pour que ce soit exactement comme je veux, et c’est genre vingt fois plus rapide que de galérer avec une vieille boîte à rythme. Donc pour cet aspect, c’est vraiment cool. Mais pour ce qui est des claviers, je n’utilise pas beaucoup de plug-ins. Il y a des bons et mauvais côtés, je pense. Des fois, c’est juste frustrant de travailler avec des ordinateurs, avoir à faire à des problèmes de mémoire et autres trucs. Mais, par exemple, sur Haven nous avions des chansons écrites sans partie de chant ou paroles et Tommy était en Suède, Oliver était en Allemagne, et ils se connectaient avec un truc qui s’appelle VST Connect, c’est un plug-in de Cubase. Et ils ont pu travailler ensemble avec de petites fenêtres à l’écran pour se voir sur l’ordinateur. Et Tommy enregistrait son chant et Oliver récupérait ça depuis l’Allemagne. C’était juste pour une maquette mais c’était vraiment plus simple que de prendre l’avion jusqu’en Allemagne, payer un hôtel et enregistrer.

Dirais-tu que, puisqu’il est plus facile aujourd’hui de produire de la musique, il est aussi plus facile de produire du bon contenu ? Ou, au contraire, comme on l’a entendu par des musiciens confirmés, que c’est une mauvaise chose, puisque ça permet à de mauvais musiciens de produire un album ?

[Petits rires] C’est quand même un processus de création, bons musiciens ou non. S’ils veulent jouer sur scène, alors ils devront prouver qu’ils savent jouer, tu sais. Il y a plein d’exemples de groupes qui ont un son énorme sur les enregistrements mais quand tu les vois en live, c’est affreux. Mais au bout du compte, tout est une question de créativité, pour pouvoir faire quelque chose de créatif que les gens aimeront, même si tu n’es pas vraiment un claviériste qui envoie pleins de notes à la seconde, c’est quand même cool, tu sais.

La dernière fois que nous avons parlé, tu nous as dit que le label SPV « croyait vraiment en Kamelot. » Qu’est-ce qui vous a décidé de changer encore et de signer chez Napalm Records ?

SPV a eu des problèmes financiers et légaux dans lesquels nous ne voulions plus être impliqués. D’autres options se sont présentées, nous avons eu des tonnes d’offres de différents labels, et au bout du compte Napalm Records est le label que nous avons choisi en nous basant sur la passion qu’ils montraient pour Kamelot.

Tu nous as aussi dit que tu avais besoin de temps pour faire ton album solo, et que tu commencerais peut-être quelque chose en 2013. Peux-tu nous donner des nouvelles là-dessus ?

En fait, pour l’instant, mes idées pour un album solo se sont changées en un truc que je ferai sûrement avec Oliver. Et ce ne sera sûrement pas « mon » album solo à proprement parler. Du coup je vais devoir encore reléguer [mon album solo] au second plan. Mais il y a bien un projet qu’Oliver et moi envisageons de faire. Quand ça sortira ? Je n’en ai aucune idée. Mais c’est ce qui nous occupera après la tournée qui arrive.

Est-ce que ce sera quand même un genre d’album collectif avec des invités comme prévu ?

Ouais. Je veux dire que ce sera similaire mais Oliver sera sûrement plus investi, parce que j’adore collaborer avec lui, et on fera aussi en sorte que ce ne soit pas un second Kamelot. Ça sera différent. C’est le même genre d’idée, en ayant ces invités. Des gens comme Alissa, ce serait génial d’avoir Alize Ryd, peut être Simone (Simons] d’Epica, j’adore Apollo [Papathanasio] de Firewind, c’est un chanteur qui tue, et d’autres gens. Je ne leur en ai pas encore vraiment parlé de ça, donc ça n’a sûrement pas de sens d’avancer des noms pour l’instant. Mais pour ceux que j’ai mentionnés, ça serait super de les avoir dessus.

Interview réalisée en face à face le 16 mars 2015 par Valentin Istria.
Retranscription et traduction : Valentin Istria.
Introduction et fiche de questions : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Kamelot : www.kamelot.com.



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